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Un bel exemple

Ce soir
« Ce soir » par Stefan Grosjean de la Suisse. Son site internet est : www.stefangrosjean.com et https://www.deviantart.com/stefangrosjean

Un bel exemple

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous? Que faites-vous pour passer le temps en cette période de confinement? Faites attention à vous si vous êtes obligés de sortir de chez-vous et prenez soin de vos proches. Pour ma part, je vais très bien. En effet, je profite du temps qui passe pour partir à la découverte de réalisation photographique liée au domaine de la nudité artistique.

De fil en aiguille, et après avoir discuté avec certaines de mes connaissances, j’ai remarqué qu’il y a une mésentente sur le fait qu’il serait supposément obligatoire que la nudité soit intégrale lors d’une séance où le service d’un modèle soit requis. Or, il n’en est rien. En effet, la nudité du modèle peut tout aussi bien être partielle qu’intégrale. Dans un cas comme dans l’autre, tout se rapporte à l’optique développé par l’artiste en question et au support médiatique utilisé par celui-ci.

Certains vont opter pour une approche que je qualifierais de « vintage » alors que d’autres opteront pour une approche plus moderne, et même futuriste dans quelques cas tandis que d’autres choisiront le genre conventionnel et, dans bon nombre de cas, ils se jetteront sur l’aspect plutôt « sexy ». Toutefois, et c’est là le sujet principal de cet article, la simplicité est souvent le meilleur outil dans la réussite d’une réalisation photographique d’un modèle. 

Un bel exemple qui me vient à l’esprit est cette photo réalisée par Stefan Grosjean de la Suisse. Bon! Je reconnais d’emblée que le modèle féminin est d’une grande beauté. Facteur loin d’être négligeable dans l’élaboration d’une telle pose. Néanmoins, le fait qu’il n’y a pas de frivolité, ni d’artifice et, encore moins, de décors extravagant démontre hors de tout doute que la simplicité est souvent un élément à ne jamais prendre à la légère. Ici, tout est simplement parfait tout en étant parfaitement simple. En effet, le décors à la fois sobre et classique facilite la présentation du modèle féminin en avant-plan. À cela s’ajoute la douceur de la couleur du vêtement que celle-ci porte. Est-ce un choix délibéré ou bien par pure coïncidence? Je ne saurai pas répondre.

Pour ce qui est du modèle féminin, trois éléments intéressants sont à relever. Tout d’abord, la pose choisie. Une pose à la fois sexy et avec une certaine pudeur. Deux réalités contradictoires sur une seule photo. Fait assez inhabituel ! Ensuite, l’accent est mis non pas sur l’ouverture du vêtement laissant voir, je dirais même dans une certaine mesure admirer, une poitrine magnifique, mais plutôt la beauté féminine même de ce modèle. Enfin, l’agencement des couleurs présentes dans ladite photo est très intéressant. Ceci concerne autant les couleurs d’arrière-plan que celles de l’avant-plan. Un agencement qui agrémente de manière remarquable une photo remarquablement bien réalisée. Je tiens à remercier ce photographe pour m’avoir donné sa permission d’utiliser son oeuvre afin d’élaborer cet article.

Merci à vous tous pour votre assiduité.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada