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Mon cœur de tristesse

Laissez-le venir
« Mon cœur de tristesse » réalisation photographique par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da

Mon cœur de tristesse

 

En ces jours de printemps,

Je tente de prendre tout le temps,

Le temps de ne point m’en faire face à ce désert,

Désert de tous ces gens qui craignent ce virus venant de l’enfer.

 

Bien beau d’entendre ta voix sur le combiné,

La voix de celle qui est à mes yeux ma tendre aimée,

De t’écrire à chaque moment de ces drôles de journées,

Car rien de plus joyeux d’admirer ta beauté en pleine réalité.

 

Mon ultime souhait est d’être près de toi,

Que tu sois collé jour et nuit tout contre moi,

Que je te réchauffe dans le creux de mes bras meurtris,

Meurtris par les horreurs de la guerre vécue au cours de ma vie.

 

Nous nous sommes connus sur le bord de la mer,

Sous un ciel bleu, d’un bleu si pur, d’un bleu si clair.

Tu avais deviné mon désarroi dans mes yeux remplis d’effroi,

Tu avais compris quoi me dire au bon moment au bon endroit.

 

Jour après jour, nous avons appris à nous connaître,

Jour après jour, tu m’as permis tel le Phoenix à renaître.

À renaître des cendres semées par le souvenir de mes êtres chers,

Mes frères d’armes qui sont maintenant libres comme l’air.

 

En ces jours si étranges si bizarres,

Émergeant de cette calamité sans crier gare!

Je ne peux aller te rejoindre pour t’offrir mes caresses,

Pour qu’à mon tour te rassurer, ce qui remplit mon cœur de tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Silence

Silence
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silent-816327603

Silence

Parfois, il ne suffit de pas grand-chose. Un moment de solitude, d’être avec soi-même, d’être ici et maintenant. Autrement dit tout simplement être. Être pour soi et en soi.

Chose certes de plus en plus difficile à réaliser de nos jours où le temps file et défile tel un tapis roulant nous amenant vers un lieu inconnu. Un tapis roulant d’où l’on voit passer à grande vitesse les étapes de la vie. Celles que la vie elle-même nous a imposées, celles que la société a exigées à chacun d’entre nous et celles, plus rarement, que nous avons choisies. Que nous avons choisies selon notre connaissance du moment et que nous aurions choisies autrement en d’autres circonstances.

Être pour soi est devenu synonyme de tares, d’insanités, nous condamnant de manière quasi automatique aux portes des enfers. Et pourtant, qui n’a jamais ressenti le besoin de se retrouver en lui-même? C’est-à-dire de se trouver de nouveau et ce, bien au de-là de ce que les normes sociales lui ont imposées et qui ont contribué de manière insidieuse à effacer son individualité en l’agglomérant dans un tout informe, inodore et sans saveur.

Certains vont choisir la fuite dans des plaisirs à la fois éphémères et potentiellement destructeurs. Et le choix de tels plaisirs est fort étonnant. L’on a qu’à penser à la consommation effrénée de l’alcool, à la drogue laquelle est de plus en plus forte comme bien d’autres substances plus ou moins illicites afin de camoufler le mal-être qui est de plus en plus présent chez eux qui sont devenus leurs esclaves. Je pourrais davantage élaborer sur tout ce qui touche aux dépendances plus subtiles mais de plus en plus présentes au sein de la société. La dépendance au travail, à l’amour et au sexe en sont des exemples parfaits.

Pourtant, il suffirait d’un peu de silence à la fois autour de nous et en nous. Un silence qui jouerait le rôle de bouclier face à toutes les lances qui nous assaillent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes. Oui, toutes les lances qui transpercent inlassablement parfois jusqu’au plus profond de notre être nous laissant à peine respirer et qui, une fois après que nous ayons repris conscience, recommencent leur jeu avec un plaisir malicieux indescriptible.

Nous sommes tous des humains et par le fait même nous avons tous besoin de connaître, de ressentir et d’expérimenter le silence à des moments propres à chacun d’entre nous. L’enfant à naître n’a-t-il pas connu le silence dans le sein de sa mère lorsqu’il était qu’aux stades de sa formation? Et c’est seulement qu’une fois qu’il est formé qu’il devient apte, j’en conviens de manière graduelle, à affronter le monde lequel lui brise le silence authentique et ce à tout jamais. Un silence dont bien des sages et des êtres ayant une grande spiritualité tentent avec plus ou moins de succès de retrouver à des instants bien spécifiques de leurs existences terrestres.

Bienheureux sont ceux qui ont su communier avec un tel silence même si cela a eu lieu pour un bref moment. Un moment qui les a incités à aller au-devant leurs contemporains afin de les inviter à communier à leur tour avec une telle lumière susceptible d’éclairer toute la noirceur qui assombrisse leur univers. Je souhaite ardemment que vous aviez lu cet article avec un silence bienfaiteur dans les trois sphères qui composent votre être que sont l’âme, l’esprit et le corps.

Merci pour votre lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur le mur

Sur le mur
Poème inspiré par un très beau dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France.

Sur le mur

 

Sur le mur

J’ai pris un appui

Puis, sur ma vie, j’ai réfléchi.

Sur ce que de ma vie l’avait rendu si dure.

 

J’ai enfin pu comprendre

Je crois sans m’y m’éprendre,

Que ce qui m’a le plus blessée

C’est que l’on m’ait caché la vérité.

 

La vérité sur mes origines,

De mon être, de mon âme et de mon cœur.

Qui ont fait de moi ce que je suis en chaque heure,

Quand j’y pense vraiment, je sens comme un étau sur ma poitrine.

 

Pourquoi m’a-t-on sans cesse menti?

Depuis le jour de mon abandon et que je vis.

Qui sont mes véritables parents?

Quels gènes donnerai-je à mes enfants?

 

Tant de questions sans réponses?

Voilà bien ce qui en ce moment me ronge.

C’est là une chose bien légitime de vouloir savoir,

De sortir de cette nuit horrible où il n’y a que du noir.

 

Maintenant je dois savoir qui je suis vraiment,

Je ne dois pas attendre trop longtemps,

Car peut être ne sont-ils plus vivants,

Sont-ils simplement mourants?

 

De tout mon être, je désire connaître.

Qui je suis afin de pouvoir renaître,

Renaître de mes cendres,

Sans plus attendre!

 

De

 

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ferais mieux de partir maintenant

Tu ferais mieux de partir maintenant
« Tu ferais mieux de partir maintenant » Photo par G.B. d’Allemagne

Tu ferais mieux de partir maintenant

 

Je suis femme sauvage,
Je suis une femme sans âge,
Je suis celle qui préfère sa liberté,
Celle qui choisit avec qui elle veut baiser.

 

Je suis en ces lieux venu,
Je suis libre d’être toute nue,
Je suis consciente de ma folie,
Car de toi j’en avais tellement envie.

 

Je désirais te connaître,
Je souhaitais enfin renaître,
Je voulais apprécier ta langue experte,
Parcourant mon intimité en ayant aucune perte.

 

Je sentais le sable chaud,
Caresser allègrement mon dos,
Pendant que tu explorais ce mont mystérieux,
Que j’offre avec grande passion à tous mes amoureux.

 

C’est vrai, je t’ai laissé me lécher,
C’est vrai, je t’ai laissé me pénétrer,
C’est vrai, je t’ai permis de me défoncer.
Mais ce fut ma volonté, c’est à ne jamais oublier.

 

Ô toi bel homme ! Ô bel inconnu,
Nous avons eu tout ce que nous avons voulu,
Et comme dirait une jolie veuve noire à son amant,
Avant que je décide de te tuer, tu ferais mieux de partir maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans le silence

Parfois seul le silence demeure
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans le silence

 

Ô mon amour, je t’ai tout donné.
Ô mon amour, comme je t’ai aimée.
Ô mon amour, malgré cela, tu as fait ce choix.
Ô mon amour, sur mon cœur, tu y plantas une croix.

 

Une croix de bois,
Qui transperça au fond de moi.
Une autre croix fait de fer,
Celle qui me précipita en enfer.

 

Que me reste-t-il de nos souvenirs ?
Quand avec grande joie je t’entendais rire.
Que reste-t-il dans mes lointaines pensées ?
Quand je te voyais sourire sous le ciel étoilé.

 

Ce que j’aurais donné pour t’avoir à mes côtés,
Ce que j’aurais offert aux dieux pour te faire l’amour,
Pour te dire que je t’aimerais à jamais et pour toujours,
Car dès l’instant où je t’ai vue assise à un café, tu étais ma bien-aimée.

 

J’ai avec simplicité bu qu’un verre,
Car pour entendre ta voix, je voulais me taire.
Je voulais te connaître, savoir qui tu étais, si on pouvait,
Faire un bout de chemin main dans la main sans aucun regret.

 

Mais je me suis trompé,
Je ne t’en veux pas, sois-en rassurée !
Même si mon envie de toi, je te le chantai en mélodie,
Car de tout mon cœur et de mon âme, j’espérais cette nuit.

 

Maintenant que tout est fini,
L’essentiel en cette vie, j’ai enfin compris.
Que de toutes les plus belles des romances,
Ce sont celles qu’on se souvient dans le silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada