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Offrande de Sabbat

Offrande de Sabbat
Réalisation photographique par Elizabeth Blair Stephenson Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/I-Disagree-827853311

Offrande de Sabbat

 

Depuis cette magique nuit,

Où j’ai appris à vous être soumis,

À devenir un bon garçon obéissant,

À être entre vos mains un jouet satisfaisant.

 

En me laissant caresser par vos mains si douces,

Alors que j’étais à votre merci dans votre chaude douche,

À votre volonté de faire de moi tout ce qu’il vous aurait plu,

Seul et fragile devant vos yeux admiratifs de me voir ainsi nu.

 

Que pouvais-je faire pour vous satisfaire ?

De votre beauté captivante, je ne voulais pas m’en défaire.

De vos tatouages, je les jalousais tant de ne point en faire partie.

Vous offrir ma peau en guise d’obole, telle était en cet instant mon envie.

 

M’allongeant dans votre baignoire,

Tel un holocauste pour une magie noire,

J’écoutais avec délice votre voix envoûtante,

Prononcer d’un grimoire cette incantation ensorcelante.

 

Lève-toi et suis-moi dans mon donjon,

C’est l’heure où je t’enseignerai grande leçon,

D’aimer mes supplices au point de ne pouvoir t’en passer,

De ton corps je saurai bien avec ma générosité le dompter.

 

Sens sur tes bras la douceur de mes cordes,

Obéis à mes désirs car pour toi ils seront des ordres,

Que chaque parcelle de ton corps devienne mon terrain de jeu,

Que tes souffrances soient au gré du temps la satisfaction de mes vœux.

 

Voilà les mots que vous avez prononcés,

Que j’ai lu en silence dans vos sadiques pensées,

De vos moindres désirs, de vos aspirations et de vos souhaits.

Enfin bref, et pour être franc avec vous, tout ce qu’il me plaisait.

 

Tel un élève docile,

Je recevais sur mon dos fragile,

Les lanières de cuir de cet adorable fouet,

Malgré mon silence, vous saviez que j’en redemandais.

 

Déliant ces liens qui me retenaient,

Vous avez souris? Bien sûr que je m’en doutais.

Car vous aviez un projet particulier en cette veille de Sabbat.

Sur cette table rouge de sang de ses victimes, vous unir à moi.

 

Par quelle action perfide, ai-je mérité cet honneur?

Fou de joie, je l’étais, dès que j’ai su quel serait votre bonheur.

Être offert en pâture à votre corps selon vos secrètes aspirations,

Ô maîtresse, veuillez agréer ma semence lors de notre charnelle union.

 

Par vos gestes si excitants et vos étreintes si luxurieuses,

Vous avez réussi à briser au plus profond de moi toute ma volonté,

Et ainsi, avec belle passion, me laisser par votre savoir-faire dominer,

J’étais votre jouet dont vous saviez tirer plaisir avec une allure ricaneuse.

 

Nous laissant aller à nos pulsions libératrices,

Avec bon gré, vous étiez ma bien-aimée dominatrice.

En ce vendredi de pleine lune, vous étiez une reine sans roi.

De ma verge gorgée vous en avez extrait potion étrange pour le Sabbat.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Où regardes-tu ?

Ou regardes-tu
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Où regardes-tu ?

 

Depuis le temps qu’on se connait,
En me souvenant de tous les coups qu’on faisait,
Des coups d’enfants et d’adolescents pas bien méchants,
Que l’on se racontait à voix basse pour ne pas inquiéter nos mamans.

 

Je me rappelle bien la cabane en bois,
Que tu avais construite pour toi et moi,
Afin de s’y réfugier lors des forts vents et des orages,
Qui nous faisaient toujours un peu peur vu notre jeune âge.

 

Les chauds étés se sont vite écoulés,
Les feuilles d’automnes se sont vites envolés,
Les neiges du blanc hiver ont vite fondu aux printemps arrivés,
Qui annoncèrent la saison où tout allait après une longue attente ressusciter.

 

C’est ainsi que tu es devenu un homme beau et vigoureux,
Que je prenais plaisir à me blottir dans ses bras pour le rendre heureux,
C’est ainsi que je suis devenue une femme belle et à tes yeux agréable à regarder,
Que tu prenais plaisir, une fois blottie dans tes bras, comme tu l’aimes lui chuchoter.

 

Nous nous sommes longtemps fréquentés,
Tu as toujours su à chaque jour me respecter,
Tes gestes de pure tendresse sans cesse je les ai appréciés,
Mes actes d’amour dans notre lit chaque nuit librement je te les ai donnés.

 

Mais, je m’aperçois qu’il y a depuis quelques temps quelque chose d’étrange.
Tu ne m’appelles plus comme jadis mon amour, ma chérie, ni mon ange.
Aurais-je fait de quoi qui aurait pu te blesser, te meurtrir, te peiner ?
Une simple réponse suffirait amplement pour me réconforter.

 

Nous avions tant de projets et de rêves à accomplir,
Maintenant je ne sais pas quoi penser et ça me fait tant souffrir,
Face à notre avenir, nous avions la même vision vers l’horizon nu.
Mais maintenant dis-le moi franchement : « où regardes-tu ? »

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

N’approche pas

N'approche pas
Courtoisie de Spitting-to-windward Poème de RollandJr St-Gelais

N’approche pas

 

Non, je ne suis pas à toi,
D’ailleurs, est-ce si important ?
Que j’appartient à un maître impotent ?
Qui fera son jouet adoré et abusera de moi.

 

Je me suis mise entièrement nue,
Car c’est ainsi que tu rêvais si longtemps,
De me voir depuis cet étrange mais court instant,
Où par la fenêtre de ma chambre tu m’as vue.

 

Ce corps m’appartient,
Et jamais il ne sera le tien,
Pas plus qu’à aucun autre homme,
Car vous tous ne valez rien en somme.

 

Tiens-toi loin de moi,
Car je tiens à mon intimité,
Je protègerai jusqu’à la mort ma virginité,
Car le respect de ma chair est mon unique loi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada