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Je n’y suis pour rien

Je n’y suis pour rien. Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle : gfriedberg

Je n’y suis pour rien

 

Appuyé sur le cadre de la fenêtre,

Je ressens en moi tout mon mal-être,

Un profond mal-être qui n’en finit plus,

Étouffé par mes vêtements alors que je suis nu.

 

Regardant au loin pour y trouver refuge,

Loin de ce frère qui n’avait pas compris et qui me juge,

Alors que je voulais protéger le repos de notre mère,

La prémunir de revivre de nouveau ce véritable enfer.

 

Pourquoi tourner le fer rouge dans nos plaies?

Rappeler en pensées ce drame si horrible, si laid?

Ouvrir des livres écrits à l’encre si sombre, si noire?

De ces livres longtemps enfouis dans nos mémoires.

 

Méritais-je de me faire traiter de Juda?

Alors que je souhaitais garder ce triste souvenir,

Cet événement qui arracha à jamais mon plus beau sourire,

Pour toujours loin de mon âme, de mon être, de mon corps, de moi.

 

Je n’y suis pour rien dans toute cette histoire,

Qu’on me laisse tranquille tant mon esprit avant que vienne le soir,

J’ai depuis longtemps tourné la page de cette période de mon enfance,

Pour être franc, puisque tu n’as pas compris, maintenant je m’en balance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mère

Mère
Mère par RollandJr St-Gelais Photo par Rick B. Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Mother-to-Be-II-853131748

Mère

 

Mère ! Ô ma mère !

Ce que le temps a passé,

Depuis que tu as trépassé,

Je crois que cela est arrivé hier.

 

Le temps n’a rien effacé,

Le temps n’a fait qu’atténuer,

La douleur qui a poignardé mon cœur,

Qui a laissé en mon âme tant de pleurs.

 

Ton regard m’avait tant détruit,

Que pendant longtemps mon cœur a languit,

Pourquoi es-tu partie la haine dans tes yeux?

Pourquoi es-tu partie sans me dire un simple adieu?

 

Pourquoi as-tu posé cette question avant de partir?

Pourquoi avoir osé me maudire et ainsi me faire encore souffrir?

J’ai pourtant sans cesse tenu mes promesses contre vents et marées,

Peut-être que les dieux voulurent que ce soit ma simple destinée.

 

Les saisons sont venues et revenues sans cesse,

Sans pour autant effacer toute ma profonde détresse,

Oui, je me suis repris en main de jour en jour et en des lendemains,

J’ai fait des erreurs même encore aujourd’hui comme demain.

 

Alors ! Pourquoi m’as-tu regardé ainsi?

Avant d’aller rejoindre mon frère au Paradis,

Maman ? Qu’avais-je donc fait pour mériter ce regard?

Bien triste question alors que ma vie avance et qu’il est si tard.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Moi, l’africain !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada