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La vie est un rêve

Rêves
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vie est un rêve

 

J’ai réfléchi au parcours de ma vie,
Parcours parfois ambigus, parfois drôles,
À en rire, à en pleurer, à en avoir peur de devenir folle,
Aurais-je du me retourner afin de savoir si j’étais suivie ?

 

Suivie par des gens en tous genres,
Des types parfois biens, parfois méchants,
Que je rencontre dans un bar ou bien en marchant,
Des mecs qui craindraient de devenir pour ma mère leurs gendres.

 

J’ai souvent songé à ce que j’ai fait,
À ce qu’il aurait pu être mais qui simplement est.
Avoir fait, avoir dit, avoir cru ! C’est souvent difficile à assumer.
Ne pas avoir fait, ni avoir dit, ni avoir cru ! Ceci aurait donné une autre réalité.

 

Oui, la vie est un rêve dont on ignore notre réveille.
En étant réveillée, je médite et je veille.
Veiller si tard dans la nuit,
Et même aujourd’hui.

 

Je rêve de trouver âme-sœur.
Mais, devant l’inconnu, j’en ai peur.
Peur de me tromper, peur d’aimer et d’être aimée.
Peur de vivre ? Peur de découvrir ? Peur d’exister ?

 

La vie est ce que j’en ai réalisée,
De mes erreurs je dois les assumer,
De mes erreurs, je dois arriver à me pardonner.
Me pardonner enfin de pouvoir dans l’avenir avancer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le toréador a perdu sa tunique

Le toréador a perdu sa tunique

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le toréador a perdu sa tunique

 

Oh toréador !
Je crois que ton chien est mort.
À ce taureau tu ne feras plus de tords,
Allez ! Ramasse ta tunique et de l’arène sort.

 

Tu avais pourtant fière allure,
Dans ton habit et avec tes chaussures,
Saluant nobles dames en haut des balustrades,
Une main levée pour les embrasser ! Ô quelle mascarade !

 

Toréador ! Toréador !
Tu te croyais être le plus fort.
Devant ce taureau descendu des cieux,
Sorti du zodiaque pour te donner une leçon voulue par les dieux.

 

Un coup de cornes par-ci ! Un autre coup par-là !
Tu en perdis tous tes moyens et fis quelques faux pas.
C’est alors qu’avec étonnement, devant la foule, il te déshabilla.
Cul nu, cette foule et ces nobles dames rirent alors de toi.

 

Une leçon que tu n’oublieras pas de sitôt,
N’est-ce pas toréador ? Toi, mon pauvre idiot.
Allez ! Allez ! Cherche ta tunique. Et puis, va-t’en !
Va pleurer dans les bras de ta mère pendant qu’il en est le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La chute

Dessin par Eri Kel de la France

La chute

 

Je suis un homme

Fils de père et de mère

Par delà les cieux et la terre

Avec forces et faiblesses en somme.

 

Comment suis-je apparu en ce lieu?

Par un pur hasard ou la volonté des dieux?

Je ne suis ni un ange bienheureux ou bien déchu

Parfois de ma fortune ou de mon malheur j’en suis repu.

 

Tombé? Je me relève

Car coule en moi cette sève

Cette volonté irrésistible d’exister

Même si mes jours sont depuis toujours comptés.

 

Oui, plus souvent qu’autrement je chute

Mais je tends allègrement vers le ciel les yeux

Car je perçois qu’il y a quelque chose de merveilleux

Et l’idée d’abandonner je vous le jure me rebute.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Les seins de ma mère

Peinture réalisée par Fabienne Roques (reproduction avec son autorisation)

 » Les seins de ma mère  » par Fabienne Roques

Bonjour tout le monde

C’est avec un immense plaisir que je vous présente une peinture réalisée par Fabienne Roques. Une peinture ayant pour thème  » Les seins de ma mère ». Une œuvre d’art qui m’interpelle énormément puisque nous vivons à une époque où les seins semblent être représentés presque exclusivement en lien avec la sexualité. Une sexualité galvaudée par une image de plus en plus présente dans le domaine de la pornographie. Trois fois hélas !!!

Je trouve cela vraiment intéressant qu’une artiste ait réussi à réaliser une telle œuvre d’art sur la thématique des seins. Mais, attention ! Il ne s’agit pas de n’importe quels seins. Ce sont ceux des mères. De celles qui nous ont donné la vie et qui par l’entremise de cette partie du corps, partie très intime il va de soi, nous ont alimentés jusqu’à notre sevrage.

« Les seins de ma mère » englobe à la fois ceux de nos femmes aimées, de nos épouses, parfois de nos maîtresses, de nos sœurs lesquelles sont avant toute chose des femmes et, bien entendu, ceux de nos filles qui à leurs tours sont des femmes en devenir. Les seins maternels reflètent à eux seuls le caractère sacré de la fusion temporelle de la mère à son enfant. Une fusion qui n’a pas d’égal en ce monde.

Merci de m’avoir lu

RollandJr St Gelais de Québec

Moment de quiétude

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Réalisation photo par RollandJr St-Gelais

 

Moment de quiétude

( Pour Victoria )

 

En ce matin d’hiver,

Où je n’avais rien à faire,

J’ai décidé de naviguer entre ciel et terre,

Pour de mes bien futiles pensées m’en libérer.

 

Sur le parcours de l’eau,

Comme le temps semblait beau,

Beau temps pour se laisser aller au gré du vent,

Au gré du vent qui me berce allègrement.

 

Saisir l’importance d’être,

Être là simplement avec la grâce d’un hêtre,

Regardant glisser doucement les glaces,

Allant chercher dans le néant inexorablement une place.

 

Pour une fois, mes idées se dispersèrent.

Étaient-elles parties brûler en enfer,

Afin que je puisse devenir homme nouveau ?

Pour que  mes humbles prières aillent tout là-haut.

 

Je n’ai point dit un mot,

Je n’ai fait pas un pas de trop,

Simplement assis pour contempler la vie,

En souhaitant de tout mon cœur qu’elle soit infinie.

 

Puis, j’ai remarqué au loin un clocher.

Sur lequel se trouvait une croix,

Symbole de mes ancêtres et de leur foi,

Je me suis rappelé cette parole de mon père adoré.

 

Souviens-toi, mon enfant que ta mère et moi,

Avons traversé bien des épreuves tant de fois,

Mais jamais nous avons perdu la foi en Dieu,

Alors inclus dans tes prières ceux qui souffrent si tu le veux.

 

Et souviens-toi mon enfant,

Qu’il n’y a pas de plus beau présent,

Qu’une prière faite dans le silence pour nos amis souffrant,

Car ils seront avec toi dans ton cœur à chaque instant.

 

C’est dans ce moment de quiétude,

Où je vivais une bienfaitrice solitude,

Que je me suis souvenu de cette parole de Sagesse,

Qui résonna avec émotion en moi telle une douce caresse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi ?

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Pourquoi ?

 

Bonjour mon ami,

J’ai des questions pour toi,

Qui sont aussi un peu pour moi,

Auxquelles pour y répondre prend une vie.

 

À vrai dire, il s’agit de « pourquoi ? »,

Bien des « pourquoi ? » qui régissent les lois,

Des lois qui détruisent les êtres humains,

Depuis les temps les plus anciens.

 

Pourquoi ressentons-nous ce  besoin,

De se croire supérieur à notre prochain ?

Pourquoi désirons-nous s’accaparer de richesses,

Alors qu’ils nous suffirait de partager avec adresse ?

 

Pourquoi certains hommes bafouent les femmes,

Lorsque l’on pense qu’ils  sont nés d’une mère ?

Pourquoi pilons-nous les fruits délicieux des mers

Alors que jadis réussissaient à nourrir familles bien des pères  ?

 

Pourquoi détruire cette terre

En nous faisant depuis toujours la  guerre ?

Pourquoi sommes-nous si lents à nous aimer, à nous respecter ?

Alors que nous sommes si prompts à nous haïr et à nous entre-tuer ?

 

Que d’interrogations parcours mon esprit !

Que d’incompréhension envahit ma tête !

Tout ça, avec raison, résonne en moi un mal-être,

Voilà pourquoi chercher les réponses en ce moment, je n’ai plus envie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La relève ne saurait tarder

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Dessin très inspirant réalisé par Eri Kel de la France

La relève ne saurait tarder

 

En cette nuit du 6 juin, 

Où tous ces hommes venus d’outre-mer, 

Sont venus libérer ma patrie, mon pays et ma mère. 

Ayant une seule pensée qui dans leurs cœurs et leurs âmes les rejoint.

 

Entendant au loin éclats d’obus et sifflements, 

Annonçant notre libération tôt ou tard assurément, 

Je sentis en moi grande fierté et immense espoir, 

De voir tomber ce rideau de haine et de désespoir.

 

Mais, j’ignore la raison. 

Je m’étais endormie sur le canapé, 

Entièrement nue sans être voilée ni drapée. 

Avais-je rêvé d’être courtisée par un charmant garçon ?

 

De ces garçons venus de l’Angleterre ? 

Qui firent la promesse de revenir vers mères et pères ? 

Ou de ces jeunes hommes venus du blanc pays appelé le Canada,  

Qui allèrent avec courage et bravoure refouler ennemis de ce pas.

 

Allez mes braves ! Venez vers moi qui vous attends. 

Me suis-je dite, croyant entendre une voix dans le firmament. 

C’est alors que je fus atteinte par une balle perdue ciblant mon corps nu. 

Sans retenu, sentant mes forces avec lenteur disparaître, je me  suis étendue.

 

Pas un mot n’ai-je prononcé ? 

À quoi bon ?! J’ai si souvent répété. 

Entendant cris divers, cela aurait été futilité. 

Je devins peu à peu semblable à une rivière desséchée.

 

Je levai alors les yeux vers le ciel pour implorer, 

Pour qu’avant de partir de ce monde on puisse m’exaucer, 

Accorder une dernière faveur pour ceux qui vont aussi tomber, 

Je ne demande qu’une chose : Que la relève ne saurait tarder.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

 

En hommage aux civils tués lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie 

Le cœur d’une mère

Pour ceux et celles qui ont connu la perte de leurs mères

Pour ceux et celles qui ont connu la perte de leurs mères

Le cœur d’une mère

 

Le cœur d’une mère,
N’a point de barrière,
Elle aime tous ses enfants,
Qui seront petits même s’ils sont grands.

 

Le cœur d’une mère,
Est semblable à l’océan,
On peut à peine voir comme il est grand,
Voilà pourquoi la perdre donne un goût si amère.

 

Le cœur d’une mère,
Est semblable à une grande carrière,
Où sont entassés nos plus beaux souvenirs,
Qui le moment venu, longtemps après son départ, nous feront sourire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai la mine… graphite.

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Dessin par Eri Kel de la France

J’ai la mine… graphite.

 

À un âge vénérable,

Où l’on se sent moins capable,

Où notre mémoire nous joue des tours,

Et où nos sens nous font emprunter mille détours.

 

Revoyant le sourire de ma mère,

Lorsque je n’étais qu’une enfant de la guerre,

Devenue mère moi aussi j’ai souries à mes enfants,

Dès que je les ai pris dans mes bras et au gré du temps.

 

Je les ai vus longtemps grandir,

Je les ai vus tant aimer et tant souffrir,

Telle est l’ultime destinée du genre humain,

Avec ou sans terre, avec parfois les jours sans lendemain.

 

Prendre époux et conjointes,

Ce que j’ai prié Dieu les maintes jointes,

Pour que mes enfants chéris aient du meilleur,

En leur évitant le pire pour leur plus grand bonheur.

 

Quelle joie incommensurable !

De vous exprimer, j’en suis bien incapable.

Que mon cœur ait vécu d’avoir tenu dans mes bras,

La descendance que mes fils et filles m’offrirent ici-bas.

 

Mais quel chagrin émergea au sein de mon cœur,

Lorsque je réalisa l’absence de mon mari à ces heures.

Sachant à tel point qu’il aurait tant souhaité et tant voulu,

Tenir dans ses bras sa descendance avant le jour où il mourut.

 

Ce jour du mois de mai si triste et tellement inoubliable,

Où sa vie fut emportée par un coup du destin impardonnable.

Croyez-moi! La tragédie d’être une mère n’est point un mythe,

Voilà pourquoi, et malgré moi, en cet instant j’ai la mine graphite.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada