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Je danse

Je danse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Dancing-With-Myself-867083684 Modèle : Radmila

Je danse

 

En cette matinée tout ensoleillée, je danse

Je valse en écoutant les oiseaux chanter un air d’été

Avec allégresse, je sautille sur mes pieds dénudés et si légers

Je virevolte sous les chauds rayons de soleil jusqu’à ce que je sois en transe.

 

Avec douceur, je soulève au gré du vent

Le drap blanc qui recouvre mon intimité

Présentant mon pubis, à mère Nature, sa beauté

En croisant mes jambes faites de satin pur et blanc

 

Telles les ballerines du célèbre théâtre de Moscou

Dont leurs beautés rendirent bien des hommes fous

Mais la quiétude de la forêt où je gambade en ce moment

Au plus profond de mon être dès cet instant suffis bien amplement.

 

Je me revois à l’époque de ma belle enfance

Quand ma mère me racontait un conte de romance

J’imaginais me voir danser sur les mots prononcés

Par ma mère avant de m’endormir sous un tendre baiser.

 

Depuis qu’elle est partie vers d’autres cieux

Je revois en pensées toute la douceur de ses yeux

Que dirait-elle de me voir ainsi danser presque nue?

Et de savoir qu’une telle allégresse me transporte vers les nues.

 

Pour être franche, qu’à cela ne tienne

Je l’avoue, cette vie n’est nul autre que la mienne

Pour mon plus grand bonheur, je danserai bien chaque jour

En espérant faire entrer de nombreux amants sur mon parcours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Esméralda, la princesse des sables

Esméralda, la princesse des sables Dessin par Noble Roro de la France Poème de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Esméralda, la princesse des sables

 

Je suis Esméralda,

Je suis une femme fière,

Des valeurs transmises par père et mère,

De leur sang qui coule dans mes veines ici et là.

 

De ma langue étrangère,

Qui a survécu au de-là les frontières,

Qui affronta mille périples et autant de guerres,

Lesquelles durent affronter tous mes nombreux frères.

 

Ma chevelure d’ébène,

Témoigne de mes origines lointaines,

Qui ont donné à mon être une auréole mystérieuse,

Qui a fait fantasmer mes amants devant ma peau savoureuse.

 

Parmi ces hommes, un seul a su me combler,

Car il avait trouvé les mots magiques qui m’ont fait rêver,

De sa tendre voix, il n’avait de cesse de m’appeler sa princesse,

Ces mots qu’il me glissait à l’oreille quand je succombais à ses caresses.

 

Princesse des sables qu’il me disait en cajolant mes seins,

Il serait toujours à moi qu’il répétait tel un refrain,

En découvrant avec délice mon jardin secret,

Un plaisir partagé car ce que je l’aimais.

 

Puis, un jour il est parti.

Vers d’autres cieux, un autre pays,

Mais jamais je n’oublierai comme il était doué,

Avec ses mains me faire sentir une femme vraiment comblée.

 

Je suis la princesse des sables chauds,

Sur une vaste contrée où il faut si beau,

Voyageant de lieu en lieu avec ce modeste convoi,

Je suis une princesse perdue à la recherche de son roi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Bouquet champêtre

Bouquet champêtre Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

Bouquet champêtre

 

Ma mère avait un magnifique jardin

Dont elle aimait prendre soin chaque matin

Elle arrosait les belles fleurs qu’elle avait plantées de ses mains

Et de ses yeux ébahis par tant d’attrait elle cessait de penser au lendemain.

 

Ce matin passé dans son jardin pouvait être son dernier

Puisque ses jours lui étaient malheureusement comptés

Mais ces fleurs lui rendaient par leur beauté son amour de la vie

Un souvenir qu’elle amènera le jour fatidique où elle partira vers l’infini.

 

En ces journées d’un été si beau, si chaud.

Elle savait que le jour de son départ viendrait bientôt

Étrangement, elle avait fait un grand ménage.

Comme si elle savait qu’arriverait la fin de son voyage.

 

Elle n’avait rien laissé au hasard,

Ses papiers réglés, ses factures payées.

Ses vêtements fraîchement lavés et remisés

Demain aurait peut-être été trop tard.

 

Les jours passèrent comme poussière dans le vent

Ce jour redouté arriva, où la mort, par belle clémence.

Est venue soulager par sa présence cette grande souffrance

Elle prit la vie de l’être cher qui était ma bien tendre maman.

 

Les fleurs du jardin semblèrent tellement affligées

De l’absence subite de leur jardinière attentionnée

Qu’elles finirent par se faner dans les jours précédant

De leur mère adoptive, l’enterrement.

 

En cette église où se réunirent la famille et la parenté

Les quelques proches qui l’avaient tellement aimée

Venus lui dire un dernier bonjour, un tendre au revoir

Qu’on le veuille ou non, arrivera tôt ou tard notre dernier soir.

 

J’ai été désigné pour lire la Bonne Nouvelle

Celle qui annonce une vie si belle et éternelle

Je me dirigeai vers l’autel avec le respect qu’il se doit

Le cœur lourd, mais avec fierté de ce privilège, y avoir droit.

 

C’est en lisant avec grande attention les saintes Écritures

Que j’ai vu que les fleurs suivront ma mère dans son aventure

Car elles ornèrent sa tombe de leurs plus belles parures

Comme un gage de leur amour envers son âme si pure.

 

Tel un bouquet champêtre!

Leur présence vint adoucir mon mal être

Celle qui aimait tant ces fleurs au parfum divin

Sera accompagnée d’un magnifique jardin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pandas

 

Pandas Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de La France

Pandas

 

Une fois, mes parents nous ont amenés au zoo.

Afin de nous montrer de nouveaux animaux

Dont on ne connaissait guère l’existence

Moi et mes chers frères durant notre enfance.

 

Il y en avait pour tous les goûts des petits et des grands

Allant du lion majestueux aux singes jouant tels des garnements

Des animaux en provenance de continents si lointains

Des kangourous d’Australie ou du pôle Sud avec quelques pingouins.

 

Même si j’étais quelque peu triste de leur sort

Car, à les enfermer ainsi, on leur faisait grand tort.

Quoiqu’il en soit, j’étais émerveillée par leur apparence.

Qui est restée gravée dans mes souvenirs d’enfance.

 

Parfois, du fait de ma curiosité particulièrement éveillée.

Des ressemblances avec les êtres humains, je le leur ai trouvé.

La tendresse innée d’une mère envers son bébé chéri

Dépasse les barrières de toute science accomplie.

 

C’est ainsi que j’ai découvert deux jolis pandas

Une mère panda qui serra son bambin dans ses bras

Appuyés sur des tiges de bambous judicieusement posées

Afin d’imiter leurs forêts qu’ils ont malgré eux quittées.

 

C’est depuis ce jour que mon amour pour les pandas se développa

Avec tout ce qui les concerne, je les collectionne avec joie.

Vu les années qui passent et mon manque d’espace

Je peins des tableaux et jamais je ne m’en lasse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La danse classique

La danse classique Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

La danse classique

 

Je me rappelle mes précieux cours de danse

Que me donnait une enseignante venue d’un lointain pays

Un pays qui ressemble beaucoup au Canada à ce que l’on m’a dit

Avec ses montagnes enneigées et ses ruisseaux gorgés de poissons en transe.

 

Un pays peuplé de gens aux accents bien étranges

À l’alphabet que seuls pouvaient transmettre les anges

Un peuple fier et courageux qui a traversé les épreuves de la guerre

Un pays aux vastes contrées, la Sainte Russie, des orthodoxes, leur mère.

 

De cette enseignante à l’allure stricte, mais si tendre en son for intérieur

Allure causée par une jeunesse difficile où elle devait combattre ses frayeurs

Calmer sa faim et lutter face à un ennemi qui était devenu le pire des envahisseurs

Mais avec tendresse envers ses élèves qui lui faisaient confiance de tout leur cœur.

 

C’est sous ses ordres que j’ai appris les rudiments du ballet

Ces pas de ballerine, qu’à ma grande surprise, avec joie j’apprenais

Ô bien sûr! J’étais encore qu’une simple enfant avec bien des maladresses.

Mais sous l’œil attentif de mon guide, j’ai appris à intégrer en moi ces souplesses.

 

Ces virevoltes, ces cabrioles et ces bonds que j’exécutai au-dessus du plancher verni

De ce plancher qui est devenu aussi sacré que celui d’une église par les cieux bénie,

Car tant de joie en mon âme d’enfant j’y ai connue en cette période magique

Hélas, vu mon âge, je n’ai de cesse de revivre en pensées la danse classique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada