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La douceur du miel

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La douceur du miel

 

Bonjour madame 
Bonjour jolie flamme 
Puis-je un instant vous parler ? 
Puis-je pour un moment vous courtiser ?

 

Cela fait si longtemps que je voulais vous rencontrer 
Simplement pour vous connaître et votre beauté apprécier 
Sans bien entendu vous importuner car ce n’est point mon intention 
Je vous promets qu’à mes paroles je porterai grande attention

 

Je vous voyais souvent assise sur ce banc 
Sur ce banc dans ce parc où se trouvent des amants 
Des amants, des époux qui se promènent avec leurs enfants 
Main dans la main souriant gaiement à pleine dents

 

Oui je sais que trop vieux pour vous je le suis 
Ce qui ne m’a pas empêché de faire ces quelques pas 
Vers vous pour savoir ce qui en vous ne va pas 
Si je peux faire quelque chose pour vous dites oui

 

Est-ce une blessure d’amour ? 
Celle qui souvent croit-on dure toujours 
Et qui de notre corps de jeunesse tire nos larmes 
À en briser à jamais nos pauvres âmes

 

Vous ignorez sûrement 
Que j’ai visité bien des continents 
J’y ai rencontré riches et pauvres gens 
J’y ai vu hommes puissants et bien d’autres indigents

 

Des beaux et des laids, des parfaits et encore plus des éclopés 
Des gens vivant dans l’opulence et bien d’autres qui ont été abandonnés 
Des savants et des ignorants sans oublier les braves et peureux 
Des gens tellement comblés qu’ils en oublient comme ils sont chanceux

 

Des gens qui ont grande morale mais pas la foi 
Des gens qui vivent dans la foi mais sans morale bien des fois 
Des gens comme vous et comme moi cherchant un sens à leurs vies 
Des gens aux cœurs généreux et d’autres qui ne connaissent que l’envie

 

Mais en dépit de nos différences nous avons cette particularité 
Celle qui a passé la barrière des langues et du temps et c’est de vouloir être aimé 
Ne vous en faites pas trop avec votre chagrin car il passera comme un nuage dans le ciel 
Alors humblement, je vous en prie, garder votre sourire qui me fait penser à la douceur du miel.

 

De

 

RollandJr St Gelais 
Québec (Québec) 
Canada 

Laissez-moi vous prendre !

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Dessin par Gier de Gier de la France

Laissez-moi vous prendre !

 

Bonsoir madame
Qui ravivez ma flamme
Flamme de passion et d’émotions
Flamme de désirs et de pulsions

 

Que vous êtes belle
Votre démarche me fait penser
À un oiseau qui veut être caressé
Un petit être semblable à une hirondelle

 

Venez vers moi ! Allons, n’ayez pas peur.
Je prendrai soin de vous tout en douceur.
Satisfaisant vos moindres caprices
Qui seront pour nous un véritable délice

 

Venez! Venez! Venez!
Découvrir un monde insoupçonné.
Où la volupté de nos corps magnifiques
S’uniront dans des étreintes dignes des contes féeriques.

 

Allez! N’attendez pas ce moment.
Où tout sera permis assurément
Des baisers! Des caresses! Des jeux interdits!
Loin de ces gens où tout plaisir semble être maudit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une flamme de la langue française s’est éteinte.

Une flamme de la langue française s’est éteinte.

Bonjour tout le monde,

C’est avec une tristesse immense que j’ai appris le décès de Charles Aznavour. Il était l’une des dernières grandes flammes qui savaient allumer la passion de la langue française. Une langue qui est, de par ses origines historiques, d’une noblesse incomparable. Charles Aznavour possédait à la fois une voix chaleureuse, une personnalité extraordinaire et un parcours de vie peu bien particulier.

Bref, cet homme est allé rejoindre les étoiles plus brillantes dans le firmament. Puisse-t-il inspirer d’autres chanteurs à reprendre le flambeau de la passion pour la plus belle langue au monde; la langue française.

Je partage avec vous cette chanson qui constitue sans aucun doute l’une de ses compositions fétiches. Une parmi tant d’autres….

Paix à son âme !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’ultime loi de la vie

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L’ultime loi de la vie

 

Il arrive que parfois, 

Bien malgré nous et bien malgré moi, 

Que le chemin de nos vies prend un grand détour, 

Et que l’on s’aperçoit qu’il nous a joué bien des vilains tours.

 

Nous naissons et grandissons loin des tumultes de l’existence, 

Disons que cela peut dépendre de sa propre enfance, 

Nous sommes alors animés par une grande vitalité, 

Sans savoir que ce ne sera jamais pour l’éternité.

 

Puis, vient le temps des premiers amours.

Le temps des chagrins qui semblent durer toujours. 

Ceux qui blessent au plus profond de soi et de nos âmes, 

Celles qui brûlent tout notre être par une horrible flamme.

 

Puis, un jour ou un autre et où on s’y attend le moins. 

Apparaît l’âge adulte qui contemple l’enfance disparaître au loin. 

Avec elle s’égrainent nos rêves, nos illusions et parfois nos espoirs. 

Tel le feraient les rayons du soleil à l’approche de dame lune au soir.

 

À la virginité de nos idées préconçues, 

Viennent s’y frotter grande vérité toute nue. 

Nous bousculant sans cesse dans les recoins de nos valeurs, 

Nous faisant avec raison vivre bien des craintes et bien des peurs.

 

Comment cela se peut-il ? 

Comment cela est-il un tant soit peu possible ? 

Souvent, essayer de comprendre ne fut-ce qu’un seul instant est impossible. 

Qui et où en sommes-nous ? Pourquoi de tels mensonges existent-ils ?

 

Serait-il nécessaire de faire une mise au point ? 

Que la lumière nous frappe en plein visage à coups de poings ? 

Maintenant que l’âge de la vieillesse annonce sa grise couleur, 

Mes folles pensées et rêves de jeunesse s’envolent vers les hauteurs.

 

À quoi bon avoir d’éternels regrets ? 

Bien et mal ont été, bon gré et mal gré, faits. 

Toutefois, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné. 

C’est de ne jamais faire pleurer celles qui nous a aimés.

 

Et pourtant, ce que j’aimerais revenir en arrière. 

Aussi loin que le jour où je naquis tel un rescapé de la guerre. 

Pour éviter toutes ces erreurs que j’ai commises depuis naguère. 

Mais, c’est l’ultime loi de la vie et je ne peux rien y faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

À vos crayons ! À vos dessins ! 

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Dessin par Gier De Gier 

À vos crayons ! À vos dessins !

 

Mesdames et messieurs, 

Soyez, je vous en pries, silencieux. 

Vous avez devant vous cette femme, 

Nue mais resplendissante comme une flamme,

 

Soyez attentifs! 

Et non point oisifs. 

Car pour admirer sa splendeur 

Il faut sortir à jamais de notre torpeur.

 

Avez-vous aimé votre boisson? 

Avez-vous mangé à profusion? 

Remercier votre humble serviteur, 

Sans oublier cette dame nue en cette heure.

 

Allez! Savourez votre vin. 

Il est à l’image de ce corps divin. 

Allez! Prenez vos fusains de vos agiles mains. 

Sachez rendre ce corps aux éternels lendemains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

Simplement femme !

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kell de la France

Simplement femme !

 

Coucou ! 

Comment allez-vous? 

J’ai pour vous une petite devinette, 

Un peu maligne ! Un peu coquette !

 

Née comme vous, je ne suis pas votre semblable. 

Mais comme vous, je suis dans bien des choses capable. 

J’ai le même sang mais la moitié de l’humanité, 

Sans moi, vous cesseriez d’exister.

 

Vous m’adorez et parfois vous me craignez, 

Vous m’aimez et parfois mon corps vous l’exploiter. 

Mère de vos enfants, épouse de vos pères, 

Je pleure mes chéris morts à la guerre.

 

Je suis votre égale, 

Parfois cela vous est égal. 

Mais sans moi, point de futur possible, 

Avec moi à vos côtés, rien d’impossible.

 

Je suis telle une flamme, 

Brille dans le feu de l’amour mon âme, 

Gèle mon cœur dans le gouffre de la froide lame 

Je suis être fort et fragile car je suis simplement une femme.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Femmes de bois

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Photo prise à la basilique Notre-Dame de Montréal

 

Femme de bois

 

Dans le silence de ces lieux,

Je suis venu me questionner,

Sur le sens de ma modeste destiné,

Quelle en a voulu ce Dieu dans les cieux.

 

Né sans langue mais avec la parole facile,

Me taire fut parfois tellement difficile,

Né sans avoir mes deux mains,

Pourtant jamais je n’ai craint.

 

Né avec une seule jambe,

Et un seul pied pour lui tenir compagnie,

Jamais je n’ai eu peur de me faire des amis,

Et de mes obstacles, avec sourire je les enjambe.

 

J’ai mes yeux pour admirer la beauté de ces dames,

Celles qui ont mis en moi cette magnifique flamme.

Que parfois on nomme amour et que moi j’appelle passion,

Passion de vivre! Passion de la chair! Passion d’une sainte union!

 

Et que dire de mon cœur?

Parfois, il a connu la joie et parfois la peur.

Joie simple d’aimer et de librement me donner.

Mais grande tristesse d’avoir blessé celles qui m’ont aimé.

 

Ainsi va la vie sous les cieux étoilés,

Ainsi sera le chemin de tous ces nouveaux-nés.

Parcourant ce vaste monde avec ses nombreux joyaux,

Combien de fois je m’exclama comme je le trouvais beau?

 

De ces gens riches et adorés,

De ces gens pauvres et souvent mal-aimés,

J’en ai tellement rencontrés sans avoir connus,

Car semblables ils sont devant Dieu et entièrement nus.

 

Je n’ai peut-être pas votre sainteté,

Car je sais trop bien nombreux sont mes péchés.

Cependant je vous en prie: À ma question, répondez-moi.

Que voyez-vous de ce monde là où vous êtes? Femme de bois!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Contorsion

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Autre superbe dessin ayant pour thème la « Contorsion » de mon ami Eri Kel de la France

Contorsion

 

Jouir

Vivre et rire

Devant vous sans gêne

Sans craindre la Géhenne

 

Être femme,

Vivre de cette flamme,

Exprimer avec mon corps,

En me souvenant qu’il vaut de l’or.

 

Prendre grande conscience,

De cette sublime magnificence,

En un instant! En un mouvement!

De cette posture prise très lentement.

 

Pour les juges qui nous accablent

Qui nous dévorent tels des enfants à table,

Sans cesse tentés de faire fortes ripailles,

Faisant penser à une vulgaire marmaille.

 

Attendez quelques minutes, je vous prie.

Patientez quelques secondes, je vous supplie.

De mon corps et de mon âme, je veux bien en faire une parfaite union,

Dans ce mouvement intime lié à cette libératrice contorsion.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être femme

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Réalisation de Gérard Teillot de la France

Être femme

 

Qu’est-ce qu’une femme?

Est-ce une question sans réponse?

Cela m’horripile et parfois même me défonce.

Est-ce de raviver sans cesse chez l’homme une flamme?

 

Est-ce d’être à jamais condamnée?

D’être en dépit de notre volonté et par notre corps,

D’avoir encore et toujours à subir le mauvais sort?

Est-ce de voir notre futur de mère et de filles qu’être des âmes damnées?

 

De ces religions phallocrates,

Qui se croient être démocrates,

Mais qui envoient les porteuses de vie,

Aux bûchés afin de satisfaire leurs mortelles envies.

 

Femmes jeunes et belles ou ridées et mûres,

Mais délicieuses en tout temps telles des mûrs,

Qui souvent ne connaissent pas le droit à la jouissance,

Qui leur a été interdite dès les premiers instants de leur adolescence.

 

Femmes aux corps si mystérieux et divers,

Affrontant les périodes de paix ou de guerre,

Être ou bien ne pas être la moitié de l’humanité?

Question sur laquelle repose l’ensemble de notre destinée.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rêveuse

Eri Kel

 

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

 

Rêveuse

 

Ô douce dame,

Tendresse si pure et si vierge,

Comment mon amour vous le dirais-je ?

Vous qui ravivez ma folie tel un brasier tout feu tout flamme.

 

Puis-je vous suivre en votre destiné ?

Sur vos chemins dans le pays des songes,

Car vous laissez seule en des terres inconnues me ronge.

Petite beauté ! Tendre demoiselle ! Dites-moi oui, par pitié.

 

Vous rêvez de quoi, à qui ?

Serait-ce à votre ami à votre amant ?

Qu’il serait, de tout mon cœur, moi en espérant,

En souhaitant vous accompagner dans le cours de la vie.

 

Ô belle rêveuse !

Quelle envie scandaleuse,

De vous faire l’amour maintenant et pour toujours,

Car de votre corps parfait j’en suis ébahi à chaque jour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada