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Être modèle

Modèle sexué
Avec la permission de G. Teillot

Être modèle

 

Être modèle,
Devant ces demoiselles,
Voilà une véritable passion,
Tel que de prier au mur des lamentations.

 

Prier pour une cause perdue ?
Prier pour une foule à perte de vue ?
Prier pour la menace envers l’environnement ?
Hurler sa colère envers nos pervers gouvernements ?

 

Moi, j’ai choisi une autre bataille.
Même si à vos yeux que rien de ça ne vaille.
C’est mon but depuis à la coupe de l’amertume j’ai bu,
Je ne suis enivré de ce poison seul devant cette foule et nu.

 

De ce poison, de ces regards, qui me mènent aux enfers.
Regards inquisiteurs lourds comme aux pieds boulets de fer.
Certains choisissent de crier à pleins poumons leurs colères,
Et d’autres préfèrent agir en gardant les pieds sur terre.

 

Pour moi l’ultime bataille est tout à fait autre,
C’est d’offrir ma nudité aux artistes à mes hôtes,
Et par ma fragilité s’exprime tout mon amour de la vie,
Puisque mes mots gravés en leurs coeurs témoignent de mon espoir infini.

 

J’ai librement choisi de vivre ainsi,
Cela vous déplaît ? Passer votre chemin, je vous prie.
Car je ne sais vraiment que faire de votre moralité,
Tellement par votre suffisance votre existence est empoisonnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Excellente initiative !

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Excellente initiative !

Comme j’avais déjà dit  à une reporter à l’occasion d’une entrevue : « Lorsque je pose nu devant un public ou bien devant une seule personne, je ne cache strictement rien de mon anatomie, mais je ne fais pas de l’exhibitionnisme. Être nu c’est naturel. Être exhibitionniste c’est malsain. Grande nuance ! »

Par contre, dans le cas présent, je dois reconnaître que le concept est fort intéressant. La photographie dans le cadre de la nudité artistique semble mettre l’emphase sur l’ensemble du corps nu dans la globalité d’un environnement précis. Or, il est plutôt  rare que l’on mette davantage l’accent sur ce qui est à la base même de la nudité, c’est à dire la peau elle-même. Excellente initiative de la part de mon ami Rick B., d’Allemagne Bravo mille fois !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une présentation spéciale

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Une présentation spéciale :

Un entretien avec le modèle vivant Maria Clark

Bonjour tout le monde, J’espère que vous allez bien et que la vie soit bonne pour vous. De mon côté, tout va pour le mieux. En effet, j’ai eu la chance de visiter, une fois encore, la magnifique ville de Matane en Gaspésie. C’est l’une des régions à découvrir absolument si vous avez la chance de venir visiter mon beau coin de pays qu’est le Québec. Oui, Je suis fier de vivre au sein de cette contrée formidable où mes ancêtres ont bâti une nation forte et prospère et où il fait bon d’y vivre dans la paix et l’harmonie. Je profite de l’occasion pour souhaiter une bonne fête de la St-Jean-Baptiste à tous les Québécois sans oublier aux Canadiens-français qui célèbrent ce jour bien spécial.

Sous un autre ordre d’idées, et pour être dans la logique liée au thème central de ce blogue dédié à la nudité artistique, je vous présente une retranscription d’une interview réalisée avec le modèle nu Maria Clark. Il est important de retenir, en premier lieu, qu’un lien se trouve en bas du présent article afin de respecter le droit d’auteur et, en second lieu qu’une autorisation a préalablement faite auprès de madame Maria Clark laquelle a eu la gentillesse de l’accorder auprès de votre humble serviteur. Je lui en serai éternellement reconnaissant.

 

ENTRETIEN : « Quand je pose, je ne me montre pas. Je suis ! »

Modèle d’art professionnel, artiste, performeuse, auteure, réalisatrice et fondatrice d’association, Maria Clark se livre corps et âme sur son métier de modèle et la philosophie qui le sous-tend.

Modèle d’art. C’est ainsi que l’on nomme les muses et modèles qui posent pour des peintres, sculpteurs, photographes et autres artistes plasticiens. Il s’agit d’un métier ancestral, mystérieux, parfois méprisé, souvent fantasmé. Depuis toujours, le corps, réinventé dans l’œuvre, sublimé par la couleur, la lumière et le matériau, transmet une émotion universelle. Cette émotion puise autant son origine dans le regard de l’artiste que dans le talent du modèle à proposer, investir et garder la pose. Car malgré une apparente simplicité, poser est un art qui exige de réelles qualités physiques, mentales, artistiques et humaines. Maria Clark, modèle d’art expérimentée, et convoitée, du milieu Beaux-Arts de la Capitale, a accepté de lever le voile sur son métier, sa passion.

 

Maria, vous êtes modèle d’art depuis plus de dix ans. Pourquoi ce choix ?


J’ai commencé à poser à 23 ans pour un peintre avec lequel je vivais. Plus tard, en 1995, je suis devenue modèle pour les ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris, puis en 2006, j’en ai fait une profession. Mon parcours est très éclectique. Je suis née en Angleterre. Mes parents et moi avons déménagé en France, dans le Gard, quand j’avais six ans. J’ai fait des études d’arts plastiques au lycée. J’ai aussi étudié la danse contemporaine et le cinéma à l’université, à Paris, et la philosophie de l’art à la Sorbonne, puis j’ai suivi une petite formation en médecine traditionnelle chinoise. Cette année, je me suis réinscrite en thèse d’arts plastiques. C’est surtout la danse qui m’a amenée au métier de modèle. Le lien entre peinture et danse, c’est le souffle, le vivant. Je suis une passionnée, et derrière mon éclectisme se cache une réelle cohérence dont les fils conducteurs sont l’art et le corps.

 

Quelles sont vos affinités et préoccupations artistiques ?


J’aime ce qui a du sens, du poids dans les propositions artistiques. Longtemps, j’ai aimé la peinture expressionniste, tourmentée. L’œuvre de Bacon également. Maintenant, j’apprécie les transparences et la légèreté, ça m’apaise. J’aime aussi l’art contemporain, les installations vidéo, les performances, tout ce qui traduit l’existence et le spirituel humain. Notre civilisation est imprégnée d’une culture gréco-romaine axée sur la notion de beau, avec ses canons esthétiques. Je pense qu’il existe une autre façon d’appréhender le corps humain que la représentation du beau. Ce qui m’intéresse, c’est la représentation du vivant. L’art de la pose est une énergie censée inspirer pour créer de la vie, et non uniquement pour représenter une figure.

 

Comment se déroule une séance de pose ?


Souvent, j’arrive en avance sur le lieu de pose, chargée de ma vie quotidienne. Je pénètre dans la sphère de l’atelier comme dans une bulle, un autre espace-temps. J’ai un quart d’heure pour me changer. J’enfile mon kimono derrière un paravent. Ce n’est qu’une fois sur la sellette que je l’ôte. La sellette c’est un espace intime qui appartient au modèle, et à lui seul. Le travail est différent selon que je pose pour des élèves, ou pour un peintre en privé. Avec un peintre, nous développons une réelle collaboration. J’ai travaillé de longues années avec Daniel Riberzani par exemple. Il me donnait une piste de départ, par des mots ou des idées. Je lui faisais alors une proposition, un mouvement lent que je faisais évoluer, un peu comme du Qi qong. A un moment donné, il m’arrêtait et la pose était choisie. En réalité, les poses ne sont jamais complètement figées. Il y a toujours des micro mouvements, ne serait-ce que par la respiration. Une séance de poses n’excède pas quarante-cinq minutes. Elle est ensuite suivie d’un quart d’heure de repos légal. Puis s’enchaine une nouvelle session de quarante-cinq minutes, et cela plusieurs heures durant. Le modèle est auteur de ses poses.  Ma force de proposition doit alors être inventive. J’aime alterner des poses en tension et des poses relâchées et m’en amuser. C’est important aussi de s’amuser parfois !

 

C’est difficile de tenir la pose ?


Même si l’on vient de la danse comme moi et que l’on possède certaines qualités physiques, ce n’est pas évident. Au début, je pouvais prendre des poses compliquées, en torsion, difficiles à tenir. Les articulations trinquent. Avec l’expérience j’ai appris à mieux gérer mon temps et mon corps.  Pour éviter de se faire mal, il faut bien se connaitre. La pose la plus difficile que j’ai eu à tenir c’était dans une école : la même pose assise, quinze heures par semaine,  pendant trois mois ! J’avais terriblement mal aux ischions! Les poses longues en positions allongées sont aussi difficiles parfois, car tout le poids du corps repose sur les mêmes points sous l’effet de la gravité. Dans une pose debout, on peut plus facilement réadapter son centre de gravité, même si, sur la durée, ça fait mal à la plante des pieds. Poser nécessite un ancrage, une bonne perception de l’espace, du temps, de la lumière également.

 

Dans quel état d’esprit le modèle pose-t-il ?

 

Il faut une forme d’humilité, c’est un don de soi au profit d’un processus artistique. Il n’y a donc aucun exhibitionnisme dans mon acte. Je dois m’adapter à l’environnement,  ressentir l’ambiance générale. Quand j’entre dans une salle où l’énergie est molle ou électrique, j’ai envie, par ma façon d’être, d’apaiser et d’inspirer les élèves. A la différence de certains modèles plus « comédiens », je n’entre pas dans la peau d’un personnage. Je suis au contraire pleinement moi-même. J’oublie mon intellect pour entrer dans une sorte de cocon méditatif. Mais chaque modèle a son style, sa façon de poser ! Dans la plupart des ateliers, l’univers est bienveillant. En tant que modèle, on est plutôt bichonné. Personnellement, je suis dans l’accompagnement : de même que Socrate, en tant que philosophe, aidait les gens à accoucher de leur esprit, je suis le soutien silencieux et immobile qui aide les gens à accoucher de leur créativité. Ce qui me motive, à la base, c’est l’humain.

 

De façon paradoxale, ce métier, en apparence impudique, a traversé les siècles avec pudeur…


Le monde des ateliers d’art est un peu secret, hors du commun. Pour moi, il existe une éthique derrière l’acte de poser. D’une façon générale, je combats tous les préjugés. Quand je pose, je ne me montre pas. Quand je pose, je suis. Le tabou de la nudité, c’est juste culturel et éducatif. On vient au monde nu, la nudité c’est une chose simple ! Ceux qui considèrent ce métier comme impudique devraient essayer de dessiner d’après modèle vivant. Ils oublieraient vite la nudité. Ce que l’on voit en dessinant, c’est le corps dans l’espace, son architecture, ce sont des directions…

 

Vous parlez d’“espace hors du temps”, d’“instant plus-que-présent”. Êtes-vous portée par une spiritualité particulière ?


Dans un sens, oui. Quand j’ai suivi mon initiation en médecine traditionnelle chinoise (MTC), la pensée taoïste m’est apparue très familière, conforme à mes intuitions. J’y ai retrouvé par exemple l’idée que notre corps est notre propre pays, la correspondance entre les cinq organes et les cinq éléments, celle entre microcosme et macrocosme, la notion de méridien, donc de réseau. Quand je pose, je suis une partie du grand tout. De même que la goutte d’eau contient l’océan, mon corps, c’est le monde. Ma limite, pour adhérer vraiment à la pensée taoïste ou bouddhiste, c’est peut-être la « juste mesure », la « voie du milieu ». Je suis une femme émotionnelle, bien trop passionnée !


Vous avez créé une association de modèles. Pourquoi ?


L’histoire a commencé en 2008 avec la suppression du cornet par la Ville de Paris, qui amputait jusqu’à 20% des revenus à certains modèles. On a alors demandé une revalorisation des salaires, que l’on n’a d’ailleurs obtenu qu’en partie. Les modèles, jusqu’alors isolés, ont commencé à se parler, à se réunir. J’ai ensuite fondé la Coordination des Modèles d’art, une association qui compte pour l’instant une trentaine de membres et un réseau plus étendu de 200 modèles francophones. C’est une association collégiale et nous avons plusieurs pôles d’actions. C’est un espace de réflexion et d’engagement pour définir le modèle d’aujourd’hui, le valoriser et améliorer ses conditions de travail. Nous sommes cinq bénévoles à en assurer le collectif d’administration.

 

Vous venez de réaliser un film sur l’art de la pose. Quand sortira-t-il ?


Le DVD de mon film, Le Modèle vivant déplié, sortira en septembre prochain. En 2012,j’avais déjà publié un livre, À bras-le-corps, qui parle entre autres de mon activité de modèle.  Là, j’ai eu envie d’éclairer ce métier autrement. Il s’agit d’un documentaire d’art qui aborde des thématiques essentielles comme le temps, l’espace, le nu, l’immobilité, l’histoire, l’univers des ateliers… J’ai réalisé six interviews de modèles de profession (trois hommes, trois femmes, de 30 à 70 ans), puis j’ai intégré une dimension plus esthétique de l’image, en y incluant une relation à la pose et à la peau. Je souhaitais re-contextualiser ce métier au sein de l’Histoire et lever le voile de l’ignorance. Que les gens découvrent les valeurs existentielles de cette activité et du processus de création qui l’accompagne.

 

Pensez-vous jouer un rôle dans la sauvegarde des valeurs humaines de notre époque ?


Le rôle de l’artiste est crucial. Je considère que la condition d’artiste constitue en soi une forme de résistance, de contre-pouvoir. Je me suis impliquée dans le combat sociétal par mon travail personnel. J’ai réalisé pas mal de performances et d’installations artistiques, en particulier sur les thématiques de la frontière et de l’exclusion. Aujourd’hui, je reviens au dessin et à la peinture, et mon propos est plus axé sur l’intimité et « l’insularité » de chacun. Ma préoccupation c’est l’être humain avant tout, son épanouissement, sa liberté et son positionnement dans la communauté. Ce qui me motive, c’est finalement la quête du bonheur de chacun… Tous les moyens, tous les médias, sont bons pour prôner ces valeurs.

 

Propos recueillis
par Marlène Eliazord

Source : http://redacsante.blog.lemonde.fr/2017/06/19/quand-je-pose-je-ne-me-montre-pas-je-suis/

Un temps de repos

Simon Dupuis 2 (2)

Un temps de repos

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous. De mon côté, je dois avouer que la belle température que l’on a eu ces derniers à Québec m’a permis de reprendre goût à la vie. Hé bien oui, il peut m’arriver parfois un peu le cafard un peu comme tout le monde. Cela me rappelle que mon existence est parsemée de haut et de bas lesquels me gardent à l’affût de tout ce qui m’entoure. Après tout, nous sommes grandement influencés par notre environnement lequel ne doit en aucun cas nous submerger. Être libre, c’est d’une part, reconnaître que nous sommes des êtres humains limités dans le temps et l’espace. C’est-à-dire qu’il nous est impossible de revenir sur nos pas et par conséquent, il faut savoir accepter ce fait pour notre bien-être intérieur.

Et d’autre part, il est impératif de prendre en quelques occasions un recul afin d’établir nos véritables priorités dans notre vie. Que voulons-nous vraiment? Quelles sont nos valeurs? Que sommes-nous prêts à vivre? Que voulons-nous expérimenter en cette vie, même si tout est possible? Un tel recul est à mes yeux un moyen formidable pour nous aider à nettoyer l’eau trouble dans lequel nous pouvons patauger un jour ou l’autre. Il y a aussi une question fondamentale que l’on doit résoudre à chaque nouvelle rencontre que la vie nous offre: « Cette personne, avec ses nombreuses qualités et ses quelques défauts sans omettre son expérience de vie, me convient-elle réellement?

Oui, être vivant exige d’être capable d’aimer et de vouloir être aimé. Aimer en dépit de la menace de se blesser et, pire encore, de blesser l’autre. Bien involontairement, faut-il le souligner. Aimer, quel beau verbe! Ne dit-on pas, enlever le « i » de aimer, et cela devient amer? C’est un fait. Il y a aussi le désir d’être aimé. Cela peut vous paraître bizarre à première vue, mais combien de gens craignent-ils d’être aimés? Bon! Il est vrai que chacun d’entre nous a un, pardonnez mon terme anglais, background qui influence son existence au quotidien. Voilà pourquoi être vivant et être aimé vont de pairs.

Encore faut-il savoir pourquoi vit-on? Vivre simplement pour une existence sans but? Très peu pour moi. Aimer simplement par crainte de se sentir seul? Là encore, très peu pour moi. Mais, vivre pour s’accomplir pleinement dans ce que nous croyons être juste, profitable, digne et qui donne un sens à notre vie consiste, selon moi, une valeur sûre. Il en est ainsi dans l’amour. Aimer pour se donner sans rien attendre en retour, librement et pleinement conscience de nos sentiments. Chose plus facile à dire qu’à faire pour plusieurs d’entre nous. Qui plus est! Aucune faculté universitaire enseigne le cours intitulé « Savoir aimer ». Et, croyez-moi sur parole, je trouve cela bien dommage surtout à une époque où les technologies notamment en informatique semblent avoir pris presque toute la place dans la vie de nombreuses personnes.

Craindre d’être aimé? Craindre d’être rejeté? Craindre simplement de craindre? Que de possibilités ratées par cette foutue supposée raison. Attention! Je ne dis pas que l’on doit tout vivre sans avoir une certaine prudence. D’ailleurs, la prudence fait partie des quatre vertus cardinales telles que la force, la tempérance et la sagesse. De telles vertus ont fait leurs preuves depuis l’Antiquité.

Je vous ai présenté, et ce de manière bien sommaire, ma réflexion en cette journée ensoleillée lors d’une petite promenade dans la belle ville de Québec. Une réflexion qui m’a fait du bien et qui m’a rappelé d’une certaine façon que la plus grande qualité d’une modèle vivant c’est d’être apte à entrer en contact avec son plus fort intérieur. Ce dernier lui sert d’un château fort où il peut y puiser toute la force nécessaire afin de poursuivre son chemin sur cette planète que l’on nomme … la terre.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada