Archives de tags | érotisme

En lui pénétrant l’entre-fesses

oui, mon amour
En lui pénétrant l’entre-fesses Poème de RollandJr St-Gelais Dessin magnifique de CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Her-Pain-is-Someones-Pleasure-847573456

En lui pénétrant l’entre-fesses

 

Sous le soleil chaud du Midi de la France,

Tu es venue frapper à ma porte demander ma clémence,

Pourquoi donc ? Excellente question que je me suis posé,

Car quelle faute envers moi avais-tu malencontreusement osé?

 

Tu étais si jolie avec tes cheveux blonds comme les blés,

Cheveux, par le mistral de cette contrée, légèrement balayés.

 Tu t’étais présentée avec grande simplicité; Moi c’est Julie.

Et vous, mon cher monsieur? C’est Rolland que je vous répondis.

 

Mais, dis-moi ! Que m’aurais-tu donc fait?

Pour qu’en cette après-midi, tu te trouves devant moi.

Peu importe la faute, te blanchir mettrait mon cœur en émoi.

Tu sais ce que l’on dit : Faute avouée est à moitié pardonnée.

 

Alors, rentre! Ne reste pas là. Viens tout me dire et me raconter.

Assieds-toi sur le sofa qui, ma foi, a déjà une place pour toi,

Permes-moi de t’offrir un verre de ce que tu voudras,

Ensuite, après cela, tu pourras tout m’expliquer.

 

Ô mon cher monsieur, quel honneur une telle attention.

Bien entendu que j’accepte avec joie votre proposition.

Aussitôt entrée, tu disperses les larmes de ton corps.

Je voudrais offrir mes excuses, tu m’as dit d’abord.

 

Pour m’être moquée de votre situation,

Et d’avoir refusé votre verre sans aucune raison.

Ce verre de vin que vous m’avez offert avec bon cœur,

Comme si de votre situation, j’en avais vraiment peur.

 

Aujourd’hui, je suis venue pour vous demander une faveur.

Humblement vous quêter une complète absolution,

De m’être moquée je veux faire réparation,

Et d’être dès maintenant pardonnée.

 

Mais, je vous en pries mademoiselle,

De mon être ne craignez rien jeune dame si belle,

Car je suis loin d’être en ce monde le plus rancunier,

Que voulez-vous pour mon pardon si précieux échanger?

 

Prenez-moi, ici et maintenant ô doux seigneur !

Cela ferait vraiment mon plus grand bonheur.

Car, en secret, je n’osais guère me l’avouer.

En vous voyant, comme je vous ai admiré.

 

M’offrant allègrement son postérieur,

Elle me supplia d’être en ce jour son professeur,

Je l’empala donc comme il se doit de mon phallus bien droit,

Allant et venant à ma guise selon mon bon plaisir et de bon aloi.

 

Elle en redemanda sans cesse et toujours,

Ah ! Quel beau souvenir je conserverai de ce jour.

Où pour être pardonnée de sa faute, de son impolitesse.

Flatteuse dame me fit faveur en lui pénétrant l’entre-fesses.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Exprimer une émotion

Par Lyvie Llonatelli
 » Son conjoint pour modèle  » Réalisation artistique par Lyvie Llonatelli.

Exprimer une émotion

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un excellent début de semaine annonciatrice de la chaleur printanière et d’un été qui, espérons-le, nous sera accessible afin de nous faire oublier la situation que nous vivons actuellement. Mais, d’ici-là, gardons le moral.

Ensuite, je dois avouer que le fait de ne pas avoir de contrat de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts me chagrine puisque d’une part, cela me donnait une raison pour sortir de mon patelin et d’autre part, de faire la rencontre de gens intéressants. Oui, je l’avoue, je suis quelque peu casanier de tempérament au grand plaisir, semblerait-il, de ma belle princesse Goldy.

Enfin, une telle réalité est pour moi l’occasion de découvrir des œuvres de nudité artistique tout à fait remarquables. Certaines de ces œuvres sont présentées au sein de groupes d’artistes sur le réseau social Facebook tandis que d’autres sont partagées sur le site DeviantArt. Quoiqu’il en soit, il est impératif à mes yeux de demander la permission des auteurs avant d’utiliser leurs œuvres dans la rédaction d’articles dans mon blogue. C’est pour moi une question à la fois légale et de respect à leur endroit.

La découverte de certaines œuvres m’a souvent tellement interpellé que mon désir de connaître leur raison d’être n’a eu de cesse. Dis autrement, je voulais savoir ce qui a amené l’artiste à les réaliser, à les faire et les créer. Trois verbes qui n’ont pas tout à fait la même connotation. En effet, on peut réaliser une idée, on peut faire une chose quelconque, mais créer implique à la fois son âme et son cœur dans les moindres gestes que nous faisons pour donner vie à cette création. Un peu à l’image de Dieu dans le livre de la Genèse, un artiste est un être divin dans son essence même puisqu’il crée à partir des choses invisibles pour le commun des mortels. Il tire du néant ce que nous tenons pour réel. Ce qui est encore plus le cas lorsque l’œuvre a pour origine la nudité.

Comme le dit si bien Lyvie L. dans notre entretien à propos de son œuvre : « Je voulais créer une ambiance. Ambiance relative à mon émotion du moment. (…) J’emploie mon propre langage, comme champ d’exploration de mes émotions. » Créer, émotions et langage propre vont donc de pairs dans toute œuvre artistique surtout lorsque la nudité y est le sujet. Oui, je sais bien que je me répète mais il est crucial de bien saisir toute l’importance de cette idée afin de mieux comprendre ce qui va suivre.

Mais qu’en est-il de l’intégralité du corps nu, en particuliers celui de l’homme, dans la présentation de celui-ci ? Est-il possible de le percevoir comme un être à la fois doué de raison et un être sexué, surtout dans un cadre artistique ? Devra-t-il plutôt rester dans un monde angélique, un monde purement spirituel ? Quoi de mieux que de partager avec vous l’opinion de Lyvie L. afin d’y répondre de manière plus adéquate ? Après tout, la vision de l’artiste, notamment lorsqu’elle est une femme, est ici d’une importance fondamentale. Et comme elle le dit si bien : « Le fait que ce soit une femme qui exprime le corps masculin, donne une autre dimension à la lecture. Je serais un homme, on lirait différemment, c’est sociétal (puisque) les questions de genre interpellent les esprits. »

Mais quelle est sa pensée à l’égard des parties intimes de l’homme ? Doit-on le cacher ? Et dans le cas ou dans l’autre de la réponse, quelles sont à la fois sa philosophie et son éthique de travail ? Ce à quoi elle répond en ces termes : Il est « … important de représenter le corps dans sa première expression. Sans camouflage et néanmoins sans idée de voyeurisme. (Par conséquent) Le sexe masculin est rarement représenté dans l’oeuvre en général. Comme s’il s’agissait d’un tabou. On se permet dans ce contexte, de représenter la femme, mais jamais l’homme. Comme si cela était provocateur d’un trouble profond, d’un dérangement. Ouverts ou non. Je ne crois plus utile de cacher aujourd’hui. »

Toujours selon l’artiste interrogée, voilà la raison pour laquelle la représentation du phallus possède également une place, en soi sa place, dans une création artistique. Qui plus est, une telle place déloge les idées préconçues au sein d’un acquis désuet. Certes, la sensualité apparait qu’on le veuille ou non. Toutefois, elle conclut son analyse par une question que je qualifierais d’essentialisme puisqu’elle réfère à l’essence même de la réalité. Une réalité qui existe avant même les regards portés sur elle. Une question qui résume bien l’idée de l’artiste est celle-ci : « mais est-ce vraiment de l’érotisme que de montrer en toute simplicité et innocence. » Dans ce cas-là, « … seul le lecteur traduit à sa façon. »

Pour conclure le présent article sur la représentation des parties intimes, je me réfère aux propos tenus par Lyvie L. sur ce sujet. Selon elle toute serait une « … question d’éducation et d’ouverture sur (…) une certaine différence artistique qui pour autant ne plonge pas dans la pornographie. » L’objectif serait, si j’ai bien compris sa vision des choses, de simplement exprimer une émotion vécue dans une ambiance précise.

Je remercie cette artiste d’avoir si chaleureusement accepté de collaborer à la réalisation de ce présent article. Je remerciement bien entendu chacun et chacune de mes abonnés-es pour leur fidélité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une série hors de l’ordinaire

the_lovers_part_3___touch_by_mtl3_ddo4ror-pre
Superbe photo réalisée par James Fraser Modèles féminins : Paige et Tatiana Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Une série hors de l’ordinaire

Bonjour tout le monde,

lovers_part1___desire_by_mtl3_ddo4rnx-preEn ce lundi 24 février 2020, dernière semaine de ce mois, je désire vous présenter série de photos réalisée par Jambes Fraser. Un photographe vivant en Grande-Bretagne, pays où les arts ont su se manifester de diverses façons notamment par le talent exceptionnel de certains des groupes musicaux qui ont conquis la planète. L’on a qu’à penser, entre autres, aux mythiques Beatles et à Pink Floyd sans oublier The Who dont les mélodies ont embelli l’enfance de votre humble serviteur.

Or, la série que je souhaite ardemment vous faire connaître possède des particularités tout à fait étonnantes. Puisqu’il est préférable de circonscrire le présent texte afin de ne point surcharger sa lecture auprès de mes fidèles abonnés, je vais me contenter d’élaborer sur ce qui me paraît être les quatre principales, c’est-à-dire celles qui ressortent du lot. Quatre particularités qui peuvent passer inaperçues pour le commun des mortels

Tel un chemin de fer traversant le paysage d’une forêtlovers_part_2___mesmerized_by_mtl3_ddo4rns-pre vierge, un fil conducteur est un pré requis pour la compréhension de la présente analyse. Un tel chemin de fer est délimité par quatre stations qui serviront à décrire par ordre de créativité de l’ensemble des photos. Lesdites stations peuvent être nommées ainsi : l’originalité du thème choisi par le photographe, le choix des poses réalisées par les deux modèles féminins et la qualité inhérente à chacune des photos ainsi que leur présentation définie par une chronologie remplie de tendresse et douceur. Un peu comme si rien n’a plus d’importance que de vivre la passion du moment vécu.

L’originalité du thème choisi par le photographe

the_lovers_part_3___touch_by_mtl3_ddo4ror-preC’est un fait indéniable. La présence de couples de lesbiennes faisant l’amour inonde tant les sites pornographiques que les magazines érotiques qui peuplèrent jadis les kiosques à journaux. Nul n’est mon intention de juger autrui d’avoir jeté un œil, et bien souvent les deux, en les tenant d’une seule main alors que l’autre était occupée à faire autre chose. Et, comme dit si bien le dicton : 90% des mecs avouent l’avoir fait tandis que le 10% restant ment.

Toutefois, et c’est-là un point intéressant à releverthe_lovers_part_4___closeness_by_mtl3_ddo4roh-pre dans la présente série, le thème choisi a été développé de manière à répondre à ces deux critères artistiques. En premier lieu, le respect à l’égard des modèles féminins dans la formulation de l’ordre de présentation est sans contredit un élément qui le différencie de tout ce que l’on pourrait imaginer d’une séance photo mettant en vedette un couple de lesbiennes dans une chambre d’hôtel. En second lieu, certes la nudité basée sous une certaine forme d’érotisme est montrée sans faille mais, ce qui est fort louable chez le photographe, elle est aussi faite de manière à y découvrir l’harmonie des corps et ce, par le biais de la complicité entre les modèles.

C’est ce qui constitue la première station sur le chemin de fer de ma critique sur cette série. Reste à voir les trois suivantes …

Le choix des poses réalisées par les deux modèles féminins

Peu importe la beauté des modèles, la qualité des produits de développement photographique ou bien le nombres d’années d’expérience de chacune des parties présentes pour une séance, cela n’a strictement aucune importance si la recherche de l’excellence et du bon goût n’occupe pas la première place.

the_lovers_part_5___will_you_____by_mtl3_ddo4rp7-preEn effet, et c’est mon humble avis, c’est par une telle recherche que l’on différencie une œuvre d’art où règne la sensualité et même l’érotisme d’un simple cliché dans lequel la vulgarité pollue l’eau limpide d’une rivière chaste et pure. Ici, c’est tout à l’honneur à la fois chez Paige et Tatiana et James Fraser * d’avoir été capables d’exercer une telle recherche de l’excellence, ce qui est en soi un réel exploit, au sein d’une telle série. Pour cela, je leur lève mon chapeau bien haut.

  • Il s’agit en l’occurrence des deux modèles et du photographe.

La qualité inhérente à chacune des photos

Si je ne me trompe pas, je crois bien avoir déjà écritthe_lovers_part_6________be_mine__by_mtl3_ddo4rp1-pre quelques mots sur la qualité inhérente des photos réalisées par James Fraser à propos d’une photo où l’on voit une ballerine danser en tenue d’Ève. Comment aurais-je pu éviter de faire la même chose concernant cette série? Cela aurait été une carence intellectuelle majeure au sein de cet article et une faute presque impardonnable envers mes abonnés. Qui plus est, cela me semble être dans la suite des choses d’écrire quelques mots sur ce sujet puisqu’il m’est arrivé de le faire à propos d’autres réalisations photographiques faites par mes nombreux collaborateurs tant en Europe qu’en Amérique et même en Océanie.

the_lovers_part_7___together_by_mtl3_ddq7dpf-preQuoi de plus étonnant qu’une telle série, réalisée avec une élégance indéniable et bon goût, ait pu captiver votre humble serviteur au point de vouloir en rédiger un article? Tout comme la photo de la gracieuse ballerine, tout ce qui définit la splendeur de la nudité mais avec un soupçon d’érotisme à la fois sain et respectueux y est présent. L’on a qu’à penser, à titre d’exemple, au naturel des poses lesquelles sont immortalisées.

Il va sans dire que l’harmonie des gestes constitue sansthe_lovers_part_8___bedroom_by_mtl3_ddq7dno-pre aucun doute un facteur hautement déterminant dans la réussite du résultat final. Combien de fois ont-ils été obligés de faire et de refaire chacun des clichés ? Étaient-ils préparés depuis longtemps ? Ont-ils plutôt opté pour agir selon l’ambiance ? Une telle séance avait-elle été envisagée depuis longtemps ? Peu importe les réponses, l’essentiel c’est que les résultats présentés dans cette série ont été fort bien réussis. Encore là, c’est tout à l’honneur des parties concernées.

Une chronologie remplie de tendresse et douceur

the_lovers_part_9___telephone_by_mtl3_ddq7dnl-preLa dernière particularité qui donne toutes les lettres de noblesse à cette superbe série se rapporte, tel que mentionné par le titre mentionné ci-dessus, à une chronologie remplie de tendresse et de douceur. Et, contrairement à ce que le commun des mortels peut penser à première vue, il s’agit d’une chose beaucoup plus facile à dire qu’à faire dans le cas présent.

En effet, rien de plus aisé que de montrer une série dethe_lovers_part_10___bed_by_mtl3_ddq7dne-fullview photos dans laquelle deux femmes vivent une intimité, voire une proximité de type sexuel, afin d’attirer le regard. C’est une réalité que l’on ne peut pas nier. Mais, rien n’est plus remarquable, voir louable, de réaliser une chronologie dans ladite présentation afin de susciter chez le public non pas un regard malsain mais plutôt une aspiration que je qualifierais de romantique, et pour ceux qui me suivent dans ce blogue où la poésie occupe une place loin d’être négligeable, que je qualifierais de poétique dans l’ensemble représentative des œuvres.

the_lovers_part_11___nipple_by_mtl3_ddq7dmx-preTout y est dévoilé à la fois avec pureté, prudence et prévoyance. Pureté des poses, prudence dans les gestes des modèles et prévoyance dans ce qui peut suivre telle ou telle photo. Rien n’est donc accompli à la légère même si, sans faire de jeu de mots, les modèles féminins furent légèrement vêtues.

En résumé, il m’était impératif de rédiger un tel articlethe_lovers_part_12___touch_by_mtl3_ddq7dnh-fullview au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Impératif puisque ne pas l’avoir fait aurait été un manquement grave à son enrichissement vu l’originalité d’une telle série. Une série réellement hors de l’ordinaire. Hors de l’ordinaire tout comme ce présent article qui l’est, un peu à ma grande surprise, car il est sans contredit le plus long de tous les articles que j’ai rédigés au sein de mon blogue, y compris mes nombreux poèmes, jusqu’à présent. Mais, entre vous et moi, faut-il s’en étonner ? Ma passion pour l’écriture et la nudité artistique y est pleinement comblée. 

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir apprécier les courbes

Courbes
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Savoir apprécier les courbes

Bon début de semaine,

J’ai décidé de vous présenter une critique personnelle à propos d’une réalisation photographique réalisée par James Fraser du Royaume-Uni. Certes, ce n’est pas la première fois qu’une telle critique est faite par votre humble serviteur sur l’une de ses œuvres mais je dois avouer que je réponds à sa demande publiée sur sa page au sein du site DeviantArt. Quant à répondre favorablement à sa requête, j’ai cru qu’il serait approprié de partager ma critique au sein de mon blogue artistique. Et ce, pour votre PLUS GRAND plaisir et le mien.

Un élément majeur est à retenir dans le cas présent, une telle photo sur cette partie de l’anatomie du corps humain est loin d’être aisée à réaliser surtout si l’on tient compte qu’il s’agit d’un corps de femme. Une difficulté liée de près à l’image hyper sexualisée de la nudité au sein de notre société actuelle. (1) Doit-on s’en étonner devant la consommation quasi effrénée des sites pornographiques disponibles sur le web? Je ne le pense pas.

Pour en revenir à ma critique artistique d’une telle photo, je vous dirai qu’il y a trois aspects qui la rendent réellement intéressante. Trois aspects qui peuvent échapper à un néophyte dans le domaine du nu et qui méritent d’être démontrés dans ce présent article.

Le premier point à noter est qu’il appert que le choix de la teinte bleuâtre rend le résultat agréable à regarder. En effet, une telle teinte adoucit le choix de la pose faite par du modèle et accepté par le photographe. Bon ! Le contraire est aussi possible. Qui plus est ! L’agencement des ombres démontre une recherche d’originalité de la part du photographe.

Et pour approfondir ma réflexion sur un tel agencement, deuxième point à retenir, je vous dirais que les ombres donnent une certaine aura de mystère sur les parties intimes du modèle. Une aura semblable à un voile pudique lentement déposé sur cette région la préservant ainsi des regards mal-attentionnés et qui n’ont certes pas leur place dans le domaine de la nudité artistique. (2) Une pudeur qui semble être occultée par une proportion considérable d’individus. Triste constat, je l’admets avec regret.

Enfin, le dernier point se rapporte sur mon impression tout à fait personnelle que celui qui découvre une telle photo en arrive à la toucher par un simple regard tout en le faisant avec une précaution minutieuse. Un peu comme si cette partie du corps du modèle serait de porcelaine. Par ailleurs, c’est par une telle fragilité qui transcende cette photo qui lui attribue une beauté si particulière.

J’en conviens qu’une telle critique artistique au sein de mon blogue peut paraître long à lire. Toutefois, j’ai désiré développer ma critique de manière à susciter un certain débat au sein de mes fidèles abonnés. Savez-vous pourquoi ? Tout simplement, et contrairement à ce que le dicton affirme, les goûts se discutent très bien sans pour autant les imposer à autrui.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

  1. Je devrais plutôt écrire sur l’ensemble des sociétés et ce peu importe les époques. En effet, chaque époque reflète à la fois les interdits et les permis véhiculés par les populations lesquelles sont assujetties de manière plus ou moins formelle aux principes imposés par les règles civiles et plus particulièrement les institutions religieuses. L’histoire regorge d’exemples qui peuvent avec une facilité déconcertante démontrer la véracité de mes propos.

  2. N’oublions que la pornographie et la nudité artistique se situent aux antipodes l’une de l’autre. Certes, il peut arriver que la seconde ait de manière occasionnelle une certaine forme érotisme sans pour autant verser dans l’obscénité.

Poses suggestives

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Photo par Phylactère Raina

Poses suggestives

Bonjour tout le monde,

J’ai remarqué que certaines personnes abonnées à mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie se questionnent sur certaines poses que j’ai jadis réalisées dans le cadre de mes activités de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts. Des poses qui, selon ces personnes, seraient quelque peu suggestives. Après de bons moments de réflexion, il m’est apparu utile de rédiger un article afin d’expliquer dans la mesure du possible ce qui en est réellement et ce, dans le but de dissiper toutes possibilités de malentendus.

Poses suggestives 1Tout d’abord, chaque activité artistique est en soi suggestive puisqu’une part, elle relève à la fois de l’imagination de son auteur et de l’interprétation du spectateur une fois le résultat terminé et présenté. En effet, l’œuvre trouve son origine souvent au plus profond de son auteur. L’œuvre n’est pas un phénomène spontané tiré du néant. Il existe déjà chez l’auteur qui devient en quelque sorte le premier instrument servant à la créer. Une telle œuvre peut être, et vous en conviendrez avec moi, présentée sous différentes formes telles que des écrits, des productions visuelles, sonores, musicales et sous différents supports tels que le papier, les films photographiques et bien d’autres. Ici, c’est l’auteur qui est le maitre d’œuvre. Un maître qui sert de canalisation à sa production. Que va-t-il réalisé ? Avec quoi va-t-il le réalisé ? Et, la question la plus importante ; comment va-t-il faire ? Ici, tout est à priori une question de suggestivité. (1)

Ensuite, il y a autant d’interprétations possibles d’unePoses suggestives 2 œuvre finale qu’il peut y avoir de spectateurs. C’est ainsi qu’une œuvre peut paraître grandiose chez l’un tandis qu’elle peut paraitre tout à fait banale chez l’autre, voir horrible chez un autre. Là encore, tout est relié au caractère émotionnel chez l’individu. Or qui dit caractère émotionnel dit aussi expériences de vie. Ce qui est encore plus vrai en ce qui a trait au domaine de la nudité artistique. En effet, pour bon nombre de gens éduqués dans la tradition judéo chrétienne, avec ses bons et moins bons côtés, la nudité est explicitement reliée à la sexualité. Or, ceci est loin d’être le cas dans le domaine du nu. Sans occulter le fait que la sexualité est quasi omniprésente dans la société, avec ces nombreuses dérives que cela implique malheureusement, il n’en demeure pas moins qu’elle est une composante que je qualifierais de minimaliste dans le nu. Ceci permet fort heureusement au nu de garder ses lettres de noblesse.

Certes, il existe bien des dessinateurs qui se spécialisent dans le domaine de l’érotisme et ce, avec un talent indéniable. Mais, ils constituent à eux seuls une branche bien à part dans le nu. Il m’a paru bon ici de le spécifier.

Enfin, l’apport du modèle nu est un élément plus que considérable lors de la réalisation d’une œuvre d’art. Il va de soi que les attentes d’un modèle qui débute dans ce domaine est loin d’être les mêmes que ce qu’on a envers un autre ayant déjà quelques années d’expérience. Ce qui est tout à fait normal. C’est là un élément d’une importance capitale à retenir dans mon propos. En effet, un modèle nu ayant une expérience a une capacité, voire ici une aisance, de prendre des poses qui sembleraient être très suggestives à première vue. Ici, tout est une question de perception.

IMG_20171007_005922_146D’ailleurs, j’ai à ce sujet une anecdote fort intéressante. Je me rappelle à l’occasion d’une séance au C.E.G.E.P. de Sept-Îles à laquelle j’ai participé, en deux cours consécutifs, que j’avais réalisé une pose qui pour un œil non averti aurait pu être dérangeante. Mon désir était de permettre aux élèves présents en classe de pouvoir dessiner mes jambes, c’est-à-dire celle dite normale et ma jambe artificielle d’une manière moins conventionnelle. Mais, à ma grande surprise, une des élèves avait dessiné cette dernière sans qu’elle ait ajouté ma prothèse, et ce simplement à partir de son imagination.

Croyez-moi sur parole qu’elle a eu de ma part une tonne de louanges tellement le résultat était fabuleux. Veuillez noter, en terminant ce récit, que ladite pose a été faite longtemps après avoir brisé la glace entre les élèves et votre humble serviteur. C’est une question de gros bon sens et de respect mutuel.

En résumé, tout est sujet à interprétation dans le monde des arts. Ce qui est plus particulièrement vrai si la nudité y est présente. Ici, tout est lié à un bon dosage à la fois dans la réalisation de l’œuvre et sa présentation au grand public. Comme dit si bien le proverbe : La modération a bien meilleur goût.

Merci de m’avoir lu !
Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

(1) Avec la permission de Gteillot