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Un diaporama de la séance à la Factrie

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Un diaporama de la séance à la Factrie

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé en cette journée du 2 mars de réaliser trois séries de diaporama de mes prestations lors des séances de nudité artistique qui eurent lieu d’une part, au petit atelier situé à Shawinigan communément appelé  » La Factrie  » et, d’autre part, à Mont-Tremblant lequel fut réalisé le 25 février dernier.

L’objectif de ces diaporamas est double. En premier lieu, vous faire vivre, un peu par intermédiaire interposé, lesdites prestations. Et, en second lieu, vous faire davantage connaître de manière tout à fait visuelle l’ensemble des œuvres effectuées par les artistes présents lors de mes prestations. Certes, une aisance absolue à la fois avec ma situation physique et avec la nudité, avec une grande pudeur et un respect absolu faut-il le préciser, est un pré requis indéniable dans la  démarche d’une telle forme d’arts.

Les deux autres diaporamas concerneront la séance vécue à Mont-Tremblant. Toutefois, le premier se rapportera strictement aux dessins tandis que le second exposera ce que j’appellerais  » le vécu  » proprement dit. Pourquoi donc ? Tout simplement pour démontrer qu’il y a à la fois un vécu, une interrelation et un échange parfois très intime entre le modèle vivant et les artistes en chaque dessin. Élément qui est, hélas, souvent oublié dans les cours ou ateliers de dessins.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir se donner

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Savoir se donner

(En reprise)

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine s’est bien passée. Pour ma part, tout va bien même si quelques petites situations fort désagréables m’arrivent ces derniers jours. Quoiqu’il en soit, je garde le cap sur la voie du beau, du bien et du bon en mettant de côté les choses futiles de la vie. Est-ce là une réflexion sur mon expérience personnelle face à mon destin ? C’est fort possible.

Cependant le fait de vivre mes séances de nudité artistique, sans omettre la composition de mes poèmes et la réalisation de photos prises au cours desdites séances ou bien selon les circonstances qui s’y prêtent, constitue sans aucun doute une source de plaisir qui permet à votre humble serviteur de faire confiance à la vie. Or, faire confiance à la vie c’est aussi savoir se donner dans ce que l’on fait et, sous un autre ordre d’idées, se donner à ceux et à celles que nous rencontrons dans la vie. Attention ! Je ne dis pas se donner aveuglément, mais d’adapter notre don de soi aux contextes qui lui sont rattachés. Et vous savez aussi bien que moi que les contextes peuvent apparaître, un peu à l’image des grains de sable sur la plage, quasi infinis.

Pour ce qui du don de soi lors d’une séance de nudité artistique, je dois avouer que plusieurs éléments y sont d’une importance capitale. Pour alléger le présent article, j’ai décidé après mûres réflexions, de circonscrire ces éléments au nombre de trois. Trois éléments qui étrangement ont été inspirés de la doctrine fondamentale de la foi chrétienne à savoir la sainte trinité. Trois éléments à la fois indépendants et différents l’un de l’autre mais dont d’autres objets de réflexion viennent les enrichir. Vous conviendrez qu’une telle présentation ressemble de près à un cours de théologie. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une de mes quatre formations universitaires est justement … la théologie chrétienne, notamment catholique, au sein de l’université Laval de Québec.

Tout d’abord, se donner c’est avant tout chose … être authentique, c’est à dire être vrai en chaque instant des poses choisies, analysées et choisies devant un groupe. Par exemple, le fait d’être un homme ne pourra jamais être camouflé d’une manière ou d’une autre pour la simple raison que je suis totalement nu avec tout ce que cela inclut dans la masculinité et même, en certaines occasions la virilité. Ici, le sens professionnel est d’une rigueur absolue.

Ensuite, me donner implique la capacité d’accepter que l’autre soit aussi authentique dans sa vision de mon corps, de mes forces et de mes faiblesses et d’y trouver des richesses jusque-là insoupçonnées. Cela peut quelques fois m’étonner mais aussi, bien que cela soit rarissime, me choquer. Bref, je ne peux en aucun temps condamner l’autre sur sa vision puisqu’il en est l’unique propriétaire et, fait à retenir, je lui ai donné librement accès à mon corps nu. Autrement dit, vous êtes responsable de ce que vous y voyez avec vos yeux alors que je suis responsable de ce que je présente. Un point, c’est tout.

Enfin, se donner c’est de prendre conscience que l’on ne pourra en aucun temps revenir en arrière une fois l’oeuvre réalisée. Ce qui est fait l’a été une fois pour toutes. Le plomb qui a servi à dessiner ne pourra pas être extrait du papier ayant servi à supporter dans le temps le personnage sur le tableau. Ce qui est d’autant plus le cas une fois l’oeuvre signée par l’auteur. Ici, l’acceptation du fait accompli est une preuve de maturité tant chez le modèle nu que chez l’artiste. Une maturité qui se construit au fil du temps, des nombreuses séances et des partages entre les personnes concernées. À titre d’exemple, je suis toujours quelque peu étonné lorsque je regarde l’oeuvre qui est présentée ci-dessus car, bien que l’artiste en herbe a voulu bien faire en réalisant son dessin. Il a simplement perçu mon corps, ma nudité et ma situation physique, avouons-le peu commune, selon ses perceptions de ces réalités. Plusieurs de mes amis et connaissances y ont vu un corps alors que d’autres, votre humble serviteur inclus, y ont découvert totalement autre chose.

En résumé, se donner est subséquemment une question de don et de se don-né , voir ici naître aux yeux de l’autre, et d’éternité. On se donne librement pour renaître sous des formes souvent au diapason de ce qu’on s’est construit de notre propre image corporelle. On se donne aussi pour permettre, sait-on jamais, aux générations suivantes de connaître une partie, souvent minime, de soi. Qui plus est! Une telle partie a pris forme dans la formulation de la réalité d’un artiste professionnel ou amateur. Trois éléments indépendants mais tellement complémentaires qu’ils forment une seule entité.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Des élèves très attentifs au cours de dessin

Des élèves très attentifs au cours de dessin

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous en ce mercredi 15 novembre ? Pour ma part, je dois avouer que je me prépare à rejoindre les pays des rêves puisqu’il presque minuit en cette nuit du 14 novembre au Québec. Hé bien oui ! Je voulais absolument dédier un article aux étudiants et aux étudiantes du cours de dessin de ma bonne amie madame Laurence Boulay afin de terminer ma journée en beauté. 

Pourquoi donc me direz-vous ? Les raisons en sont simples. En premier lieu, il me semble impératif de leur faire ce petit clin d’œil afin d’une part, de les remercier pour leur courtoisie, pour leur respect, pour leur amabilité et, enfin pour leur grande attention à mon égard et, d’autre part, pour souligner le caractère très mature dans leur volonté d’apprendre et de se parfaire. En second lieu, mon désir est de démontrer à vous mes fidèles lecteurs et lectrices de la pertinence même de ce blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie.

En effet, c’est bien beau de vous présenter quelques-unes des photos20171110_101223 prises au cours de mes prestations, mais force est d’admettre que la raison d’être de ma passion repose avant toute chose sur le travail des artistes professionnels ou en herbe pour qui j’accepte depuis presque sept ans de poser nu. Sans ces personnes formidables et leurs intérêts pour le domaine de la nudité artistique, il y aurait longtemps que j’aurais mis un terme à cette profession laquelle est devenue au fil du temps une véritable passion.

En dernier lieu, cette vidéo, réalisée par madame Laurence Boulay, et qui présente d’une manière à la fois simple et avec un brin plutôt humoristique, ma vie de modèle nu, laquelle est tellement pénible à supporter, lors de la dernière séance qui a eu lieu au C.E.G.E.P. de Sept-Îles vendredi le 10 novembre. Une telle vidéo est la preuve irréfutable que mon désir réside au fait de transmettre chez les personnes qui suivent mes publications ma passion de modèle vivant (nu intégral) puisque je suis bel et bien vivant tout comme les artistes pour qui j’ai eu l’honneur de travailler dans ce domaine. C’est pour moi l’une des plus belles réussites de ma vie. Mais comme on dit souvent au Québec :  »  le meilleur est à venir ».

received_2025103461054087Merci à toutes les personnes qui ont cru et qui continuent de croire à mon potentiel en tant que modèle nu. Merci aussi aux artistes professionnels ou en herbe qui ont permis à votre humble serviteur de vivre des expériences extraordinaires et de rencontrer des gens formidables. Merci à vous amis et amies de ce blogue qui par vos présences ont fait grandir en moi le souhait de  le rendre de plus en plus vivant. Merci à mes parents qui ont fait en sorte de n’avoir jamais honte, ni à me sentir coupable, de ma situation physique, puisque tout le monde sur cette terre est fondamentalement différent. Et, le plus important, merci mon Dieu pour la vie incroyable qu’il m’a donné. Je suis certes un modèle vivant, mais cette soif de vivre trouve sa source en Dieu.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les courbes

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Les courbes

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je désire vous entretenir tout simplement d’un dessin qui a été réalisé par une amie et artiste du nom de Virginie B., pour qui j’ai accepté d’être son modèle vivant à l’occasion d’une séance qui a eu lieu samedi le 18 mars dernier ici même à Québec. Une séance où la bonne humeur et la complicité ont été au rendez-vous tout au long de notre après-midi.

Personnellement, je dois avouer que ce dessin évoque en moi énormément d’émotions. Tout d’abord, de savoir que malgré ma situation physique, on peut trouver une certaine beauté au sein de mon corps. Ensuite, il y a en moi une certaine gratification lorsque je prends conscience qu’une femme réussit à attraper toute la puissance qui émerge dans chacun de mes muscles démontrant d’une certaine manière ma masculinité. Ensuite, être capable de le faire et ce grâce notamment aux courbes de mon corps nu relève presque de l’exploit. N’importe qui peut tracer des courbes, mais rares sont ceux qui en arrivent à y extirper la présence vitale qui s’y trouve.

Une présence qui relève presque de la spiritualité. Serait-ce la raison pour laquelle la jeune artiste a nommé son œuvre « Prayer » au sein de son portfolio artistique ? C’est fort possible. D’ailleurs, quelle serait la plus belle offrande que l’on peut faire à Dieu si ce n’est celui de notre corps ? N’oublions pas que notre corps n’est que le réceptacle du divin en chacun de nous.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada