Archives de tags | corps fatigué

Le plus beau des présents

Le plus beau des présents Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Yves Deniaud

Le plus beau des présents

 

Bonsoir madame,

Vous êtes bien à l’heure,

Pour notre plus grand bonheur,

Mettez-vous près du foyer où dansent les flammes.

 

Ne soyez pas gênée,

Enlevez vos vêtements,

Nous en aurons pour longtemps

Rassurez-vous, cela sera fait en toute intimité.

 

Puis-je vous offrir un verre?

Quelque chose pour vous réchauffer,

Afin que vous soyez détendue en cette soirée,

Une soirée qui étrangement me fait penser à l’hiver.

 

Ah ? Je vois que vous avez choisi votre pose.

Une pose qui démontre en mes talents une certitude,

Une pose bien simple qui respecte votre style bien prude.

Permettez-moi que j’installe mon corps fatigué de porter ses os.

 

Ce corps qui en a vu du pays,

Qui a parcouru des paysages variés,

En toutes saisons en hiver comme en été,

Et ces yeux qui ont découvert tant d’horizons infinis.

 

Je me souviens d’être allé déjà au pays du soleil levant,

Y avoir découvert des valeurs bien différentes des nôtres,

Celles dont j’ai appris à apprivoiser même si ce sont les vôtres,

Ces valeurs qui dureront encore très longtemps assurément.

 

Je n’ai jamais eu la chance de dessiner une femme de cette région,

Pourquoi donc? Me suis-je à quelques reprises questionné.

Peut-être parce que l’occasion ne s’était jamais présentée.

Quoiqu’il en soit, il y a tant d’autres questions.

 

Je vous regarde en cet instant,

Veuillez, de grâce, ne plus bouger,

Car je veux immortaliser votre beauté,

Votre corps magnifique est le plus beau des présents.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Émoi … et moi?

Émoi … et moi? Poésie par Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/Emoi-et-moi-887483666

Émoi … et moi?

 

Champignon magique!

Moment tellement féerique!

Tu m’as fait découvrir des instants atypiques,

Peu importe que tu sois Isabelle, Jacinthe ou Monique.

 

Tu m’invitas à prendre un verre,

En cette soirée qui me fait oublier l’hiver,

Car nous sommes en plein été et loin de ce calvaire,

De cette saison qui, je le crains, reviendra en un éclair.

 

Formule étrange que tu versas!

Que tu glissas le long de tes doigts,

Car, une idée bien coquine, habitait en toi.

Une envie que tu voulais partager avec moi.

 

Succombant à tes caresses de doigts de fée,

À ta chaleur, je ne pouvais pas malgré moi y résister.

À la saveur de fruit défendu sortant de tes lèvres j’ai savouré.

Savouré jusqu’à en perdre ma raison en ce début de soirée.

 

Était-ce un rêve, une illusion, une fantaisie?

Une pensée qui émergea au plus loin de mon esprit?

De mon esprit vagabond qui par ta féminité en est tout ébloui.

Une féminité rarement vue dans le monde d’aujourd’hui.

 

Qu’as-tu donc mis dans ce vin capiteux?

Quel est ce champignon au goût si délicieux?

Toi qui m’amenas dans cet endroit merveilleux,

Ô dame, si belle, serais-tu envoyée par les cieux?

 

De ma solitude bien lourde qui accable mon existence,

Par ce geste, tu as osé alléger ma terrible souffrance.

En y déposant avec discrétion dans ce vin cette noble substance,

Rassure-toi! Jamais je ne te ferai une quelconque remontrance.

 

En mon pauvre cœur, j’ai ressenti un tel émoi.

Lorsque tu as daigné prendre dans tes tendres bras,

Mon corps fatigué d’avoir mené tant de luttes, tant de combats.

Nos cœurs enlacés, le temps d’une nuit passée, ensemble toi et … moi?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je me repose

IMAG0018 1

Photo prise à Montréal lors d’un de mes voyages professionnels de modèle nu

Je me repose

 

Je me repose

Tout simplement entre deux poses,

Fatigué de lutter contre l’image sans cesse véhiculée,

Qu’un homme handicapé ne peut être synonyme de virilité.

 

Et pourtant combien ont-ils laissé de leurs vies,

Sur les champs de bataille des peuples libres ou conquis ?

De leur sang sont abreuvées rapides rivières,

Et de leur chair nourries terres lointaines et étrangères.

 

Corps fatigué ! Corps épuisé !

Âme blessée par toute cette méchanceté inépuisée,

Que me reste-t-il devant tant de cruauté si ce n’est mon désir d’amour ?

Que puis-je faire pour sortir à jamais des flammes de cet infernal four ?

 

Je ne suis ni Hercule à la force gigantesque,

Ni un troubadour jouant de sa flûte aux motifs arabesques,

Je ne suis qu’une âme parfois sage parfois frivole,

Incarnée en cet être fragile aux pensées qui au gré du vent s’envolent.

 

Se reposer nu sur ce drap,

Afin de libérer son âme de ce qui le rend las,

Être là et simplement là et sans chercher à comprendre,

Car de son bon vouloir rien en la vie ne peut réellement en dépendre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pluie du printemps

New Image96

Pluie du printemps

 

Pluie du printemps,
J’entends gaiement souffler le vent,
Vent froid qui rafraîchit mon corps fatigué,
De voir ce triste monde j’en suis épuisé.

 

Pluie du printemps,
Que ton bruit est doux à mes oreilles,
T’écouter est une pure merveille,
Et me fait revivre le temps où j’étais enfant.

 

Pluie du printemps,
Qui annonce les douceurs de l’été,
Faisant disparaître la neige de l’hiver passé,
Écouter ta mélodie quelle chance d’en avoir le temps.

 

Pluie du printemps,
Larmes des tendres sirènes,
Qui guérissent les blessures de la haine,
Lave mon âme de mes péchés qui me tourmentent tant.

 

Pluie du printemps,
Pluie qui ne dure jamais longtemps,
Calme mon esprit de ses futiles pensées,
Car je sais que bientôt le ciel deviendra tout étoilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada