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La cérémonie

La cérémonie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-ceremony-889152758

La cérémonie

 

Toi qui souffres en silence,

De peur que l’on te juge dans l’indécence,

Viens vers moi, ne crains pas mes tatouages.

 Ils témoignent de mes expériences à travers l’âge.

 

Lourde dans ton cœur est la pierre que tu portes,

Pénible est la croix que chaque jour tu transportes.

Viens me parler ! Viens te confier ! Viens me raconter !

Sans dire un seul mot, je serai là simplement pour t’écouter.

 

Ces lumières nous envelopperont lors de notre séance,

Elles éloigneront loin de nous les démons et leur démence.

Prières d’exorcisme, je réciterai en certaines occasions,

La prudence sera en effet de mise dans mes incantations.

 

Je vois dans tes yeux comme tu as souffert,

Viens ! Délivre-toi pour toujours de cet enfer.

Tu es une enfant née pour vivre dans la paix,

Mais tu as connu bien des peines, voilà ce qui en est.

 

Sache que tu es une dame de belles et nobles valeurs,

Une femme, une mère qui a subi de grandes douleurs.

Ne serait-il pas le temps de tourner les pages sombres de ta vie?

Avant de quitter ce monde et ceux que tu aimes et d’aller vers l’infini.

 

En cette nuit, je serai ta véritable amie.

Je serai celle qui te guidera durant la cérémonie.

Une cérémonie qui te libérera de tes plus tristes souvenirs,

Tu es toi aussi remplie d’amour, et par-dessus tout tu as le droit de vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La foi

La foi Dessin par Michel T. Desroches Texte de Rolland Jr St-Gelais

La foi

Quel mot extraordinaire, rempli à la fois de mystère et de force, qu’est la foi. Un mot qui, au cœur de celui qui le porte en son cœur, permet de déplacer des montagnes, d’affronter vents et marées et, dans plusieurs cas, d’aller contre mers et monde. Foi en soi? Foi en Dieu? Foi en une force supérieure? Trois catégories de foi qui ramènent l’être humain vers sa plus grande force, la reconnaissance de sa faiblesse.

Une faiblesse qui l’incite à se surpasser, à y voir l’occasion d’être en réalité plus que ce qu’il a toujours imaginé être, à aller toujours plus haut, toujours plus loin. Une faiblesse qui le pousse également à s’unir à ses frères et sœurs dans l’humanité. Des êtres différents d’apparence, mais semblables en leur for intérieur, qui ont aussi des épreuves à surmonter, des défis à relever et des expériences à acquérir. Ici, la foi en soi est une prérogative sans équivoque.

Que puis-je dire en une foi en Dieu? Certains y croient, d’autres pas tandis que d’autres encore n’osent guère se prononcer. Pour ma part, je crois en Dieu. Celui que mes parents m’ont enseigné et qui a été jusqu’à maintenant la base même de ma vie, avec ses hauts et ses bas. Avoir foi en Dieu implique d’avoir confiance en un être que l’on ne voit pas, mais qui se révèle de manière graduelle dans les saintes Écritures et, plus particulièrement en un homme que quatre personnages ont bien voulu présenter à l’humanité, et ce selon leurs visions. Des visions qui leur sont propres tout en étant baignées par les différentes cultures, notamment celle du monde gréco-romain, et influencées par la richesse de la langue grecque et la particularité de la religion juive de croire en un Dieu unique, créateur de tout l’univers.

Oui, je crois en ce Dieu même si une multitude d’adaptations ont eu lieu au cours des siècles. J’ai foi en ce Dieu. Mais une foi qui se développe au fil du temps et de mes expériences personnelles. Un peu à l’image du passage de l’enfance à celui de l’adolescence puis celui du monde adulte et qui se poursuivra tout au long de ma vie sans pour autant, je l’espère de tout mon cœur, remettre en doute ma foi catholique. Une foi qui m’a servi jusqu’à maintenant.

Et pour ce qui est de la foi en une force supérieure? Celle qui est préconisée au sein même du mouvement des alcooliques anonymes et de tous ceux qui ont adopté leurs douze étapes. Une telle foi est tout simplement magnifique, car elle reconnaît de manière plus ou moins explicite la prémisse suivante : « la reconnaissance chez l’être humain de sa plus grande force qui est celle de sa faiblesse ». Une telle reconnaissance est le commencement vers une nouvelle vie. Une vie riche, féconde et surtout heureuse. Que de vies ont été sauvées et transformées par une telle reconnaissance? Oui, avoir la foi en une force supérieure est tout aussi important, valable et digne de respect que les deux types de foi, précédemment nommée.

Je terminerai cette missive en mentionnant ceci : la foi peut certes déplacer des montagnes, mais elle peut aussi faire beaucoup plus. Elle peut aider toute une équipe sportive à déjouer bien des pronostics qui leur étaient défavorables dès le début des séries. J’ai ici une pensée bien spéciale pour le regretté Jacques Demers, ancien entraîneur en chef des Canadiens de Montréal. Un homme qui avait une foi inébranlable envers son équipe, mais aussi envers la bonne Sainte-Anne.

C’est à suivre …

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Les critères de sélection

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les critères de sélection

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord vous offrir mes plus sincères excuses pour le temps de publication du présent article au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à la réflexion personnelle sur des sujets d’ordre philosophique. Ensuite, je tiens à préciser que seul le motif d’obtenir le maximum d’information pertinente a été retenu pour répondre à la question du présent article, et ce de manière adéquate. Enfin, je devais de mettre en place les pièces du puzzle afin d’établir un fil conducteur sur les éléments qui serviront à élaborer sur le sujet au sein de cet article. En effet, tel un fil de soie dans un labyrinthe obscur, les éléments serviront à nous faire découvrir la sortie.

Mais, au fait, de quoi est-il question dans ce présent article? Comme vous le savez déjà, j’ai la chance d’avoir une collaboration de photographes dont le travail est spécialisé dans la nudité artistique. Une collaboration qui a été jusqu’à maintenant une aide extraordinaire dans la construction de ce blogue. À cela s’ajoute mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art, mais aussi par des séances avec des photographes de renommée internationale. Bref, tout ceci m’amène à résoudre cette problématique : quels sont les critères de sélection pour le choix de retenir ou non telle ou telle photo dans l’optique d’une éventuelle publication?

De mémoire, je ne crois pas avoir déjà réalisé un article sur un tel sujet au sein de mon blogue artistique, à moins qu’il y ait un lien avec ma passion en tant que modèle vivant. J’ai cru bon, voire nécessaire, de suppléer à une telle carence. Qui plus est! Vu l’état actuel des choses causé par les nombreuses restrictions de déplacement et des mesures sanitaires en vigueur au Québec, j’ai été dans l’obligation de mettre ma passion de modèle vivant sur pause. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’arrêtera dans la création de mon blogue, et ce tant pour votre plaisir que pour le mien.

J’ai donc demandé à quelques-uns de mes plus fidèles collaborateurs s’il leur était possible de m’expliquer en quelques mots leurs critères de sélection sur lesquels ils se basent pour choisir une photo en particulier pour une publication. Fait important à retenir! Les photos dont je parle se retrouvent au sein du site artistique DeviantArt dont je suis moi-même membre et où je peux utiliser les photos de mes collaborateurs. Il va de soi que j’obtiens au préalable leurs autorisations, bien entendu.

Le premier à m’avoir répondu est connu sous le pseudonyme de samo19.(1)  Il m’a confirmé qu’il réalise « entre 120 et 300 photos lors de la séance photo » de son modèle. Or ce n’est qu’après d’une à trois semaines qu’il en sélectionne entre 50 à 150 dans l’éventualité d’une publication. Ici, le temps joue un rôle fondamental. En effet, il n’en choisit que deux à trois, et après y avoir apporté les corrections jugées nécessaires. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’il en publiera d’autres. En ce qui concerne les photos de Fanny, « elles ont été prises il y a neuf ans et à cause du verrouillage, j’ai revisité les vieilles piles et fait de nouvelles éditions. » En résumé, il ne publie jamais toutes les photos réalisées lors d’une séance. Il conclut sa réponse par une affirmation qui est sans équivoque : « les photos que je choisis de publier le sont parce qu’elles me semblent les belles à mes yeux au moment au moment même où je les vois.

Le deuxième à avoir accepté de répondre à ma requête est G.B. d’Allemagne. (2) Pour lui, tout est une question de sensation, de « feeling » comme on dit si bien dans la langue de Shakespeare. Cependant, pour ce photographe, « la recherche d’un titre approprié est souvent la partie la plus « compliquée » dans son processus de publication. » Fait à noter, les titres qu’il choisit pour telle ou telle photo servent souvent dans mon inspiration lors de mes compositions poétiques au sein de mon blogue. À vrai dire, il s’agit là d’un facteur d’une importance majeure dans mes compositions. Comme quoi tout peut être utile dans le domaine de la nudité artistique. Mais, avant toute chose, est-ce que cette photo lui plaît? Il est aisé de comprendre toute l’importance d’une telle condition dans le processus de sélection. N’est-ce pas! Par ailleurs, il est le seul parmi les répondants à avoir fait allusion à la « censure » dans sa réponse. Cette photo est-elle trop explicite selon les critères du site DevianArt? Serait-elle en dehors des normes imposées par la censure? Enfin, le modèle se touche-t-il à un endroit interdit dans le cadre d’une séance photo? Comme quoi ce qui est vécu lors d’une séance ne peut pas toujours être retenu pour une publication.

Le dernier à avoir eu l’amabilité de me répondre est mon ami Rick B. d’Allemagne. (3) Sa réponse est à la fois brève et ne laisse aucun doute sur les deux éléments les plus importants dans le choix de telle ou telle photo pour une publication. En premier lieu, l’aspect technique relève du professionnalisme avec lequel il travaille en présence du modèle. Il va de soi que plus le professionnalisme est visé lors d’une séance photo, plus la réussite des résultats se fera sentir. En second lieu, l’aspect instinctif demeure la pierre angulaire dans la réalisation photographique. Ici, le photographe se doit d’être à l’affût de la pose idéale et de la saisir dès qu’elle se présente. Tel un chat camouflé dans les branches d’un arbre, il saisira de ses yeux l’oiseau dès qu’il prendra son envol. Un instant qu’il immortalisera de son appareil-photo.

Pour ma part, je me laisse aller dans le choix des poses que je réalise lors de séances où ma nudité est requise. Que ce soit ou bien avec un professionnel ou bien lors d’ateliers. En effet, l’élément fondamental pour le choix des photos dans l’optique d’une éventuelle publication demeure l’aisance du modèle avec son physique et le bien-être qu’il ressent durant sa prestation.

Ceci peut vous paraître simple comme approche. Or, il n’en est rien. Bien au contraire! Bien des modèles, souvent des néophytes dans ce domaine, ressentent une certaine gêne incompréhensible face à tel ou tel photographe ou bien à un groupe d’artistes en herbe. Une gêne qui, a priori, n’avait aucune raison d’être. Vous conviendrez qu’une telle situation peut influencer de manière cruciale les résultats.

En résumé, je me fais un devoir de me rappeler que le succès de la séance repose autant sur mes épaules que sur celles pour qui je pose nu. C’est une responsabilité que je dois prendre à la fois avec sérieux et avec plaisir. Un sérieux dû à la confiance que l’artiste porte envers moi et un plaisir de vivre une expérience qui restera dans mon cœur. De plus, est-il utile de vous rappeler l’adage suivant ; « là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir? »

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Backside and drapped chair. by samo19 on DeviantArt

(2) gb62da – Hobbyist, Photographer | DeviantArt

(3) https://rickb500.deviantart.com/

Pour terminer le mois de novembre en beauté

Réalisations photographiques Phylactère

Pour terminer le mois de novembre en beauté

Bonjour tout le monde,

Il est vrai que l’année 2020 a été digne des pires montagnes russes pour bon nombre d’entre nous. En effet, l’arrivée surprise de la pandémie laquelle a amené les instances gouvernementales à instaurer des mesures sanitaires inhabituelles et à imposer des périodes de confinement jusqu’alors inconnu pour la grande majorité d’entre nous. Va pour les mesures sanitaires puisque des vies en dépendent, mais pour ce qui est du confinement cela est une autre paire de manches. En effet, ce dernier a très certainement eu un impact négatif chez plusieurs personnes d’avantage sensibles à la solitude et à l’isolement que d’autres.  Il va sans dire que nous agissons différemment face aux événements inhabituels. Certains vont y voir une période de reprise en mains tandis que d’autres vont plutôt ressasser des idées lesquelles sont loin d’être réjouissantes.

Il y en a même qui découvriront des souvenirs enfouis quelque part et qui leur feront vivre une certaine nostalgie. Mais, attention! La nostalgie, comme dit si bien la philosophe Fara, ‘’ … c’est se souvenir qu’hier on a vécu.’’ Et, effectivement, nous nous rendons compte que la vie a pris un temps d’arrêt, un moment de répit, pour se distancer des futilités du monde moderne tout en nous faisant découvrir les événements les plus importants de nos vies, ceux qui nous ont permis de grandir, d’évoluer et devenir un être tout autre.

Parfois, c’est l’une de nos connaissances qui découvre un souvenir d’un événement que l’on a vécu ensemble et qui décide, par gentillesse, de le partager avec nous. Rien de plus facile à l’ère de l’Internet et des services de courriels accessibles à presque tout le monde. C’est un fait que nous vivons pour le meilleur et pour le pire au sein d’un village global.

Voilà donc que j’ai reçu par courriel deux belles photos prises à l’occasion d’une séance réalisée par la photographe Phylactère et votre humble serviteur. Une séance de nudité artistique a eu lieu dans son studio situé à Montréal Vous vous doutez bien toute la joie qui m’a envahi dès que je les ai reçues. Et pour cause puisque d’une part, c’est à la fois un honneur et un plaisir d’avoir pu travailler avec ce photographe reconnu mondialement nos seulement dans ce domaine mais également dans celui du yoga cachemirien, dont elle est une véritable experte, et dans celui du modèle vivant dont elle est assidue depuis plusieurs années.

Passionnée par ces domaines, elle écrit des articles au sein d’un webmagazine régulièrement. Des articles dans lesquels elle partage sa vision de ces réalités de manière approfondie en y apportant des éléments propres à ses expériences. D’ailleurs, j’ai eu l’idée de mettre un lien en annexe afin de vous amener vers un de ses articles publiés dans ce webmagazine. Il va sans dire que j’ai obtenu son accord au préalable, et ce pour une question de respect tant personnel qu’intellectuel.

En résumé, il est vrai que l’année 2020 a été vécu en dents-de-scie par plusieurs d’entre nous. Mais, parfois, il arrive que de belles surprises nous arrivent et qui nous permettent de croire que l’avenir pourra être tout aussi beau qu’a été le passé. Après tout, comme disent les britanniques, demain est un autre jour.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Lien à suivre : In Spirit: The Body in Art : Never Apart

J’ai appris à être seule

J’ai appris à être seule Poème de Alexandra Julien. Source de la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Vb2198-861792691

J’ai appris à être seule

 

J’ai appris à être seule,

Pour ne plus étouffer autrui,

Et également à faire les deuils,

De ce qui était bien fini.

 

J’ai appris à m’apprécier,

Pour ne plus dépendre des regards,

Que d’autres pouvaient prendre ou donner,

Pour une vie, un mois, un soir.

 

J’ai appris à voir le mieux,

Même quand j’étais au fond du pire,

Pour que mon cœur ne soit pas vieux,

Et qu’il connaisse le plaisir.

 

J’ai appris à m’élever,

Pour ne pas perdre la lumière,

Je n’ai jamais cessé d’aimer,

Pour que ne vienne pas l’hiver.

 

Et quand parfois survient le froid,

Je voyage dans la solitude,

Pour prendre un peu plus soin de moi,

Et faire tomber les habitudes.

 

J’ai appris à me découvrir,

Pour aller vers le mieux pour moi,

Et c’est avec le sourire,

Que je continue sur ma voie…

 

Auteure : Alexandra JULIEN