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Mes cheveux colorés

Mes cheveux colorés Poème par Rolland Jr St-Gelais DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mes cheveux colorés

 

Quel bonheur,

De prendre du soleil,

En cette journée sans pareille,

Moment sublime en cette heure.

 

Quel plaisir,

Des rayons chauds,

Sur ma tendre et sensible peau,

De les sentir avec un profond soupir.

 

Sur la peau de mon corps de femme,

Ce vent, à la fois si bienfaiteur et agréable,

Que je le répartis à cette partie avec un plaisir palpable,

Désir et complaisance, ces éléments qui m’enflamment.

 

Quel bel été que me prodigue le ciel,

Mais tellement court en ce pays nordique,

Pays de ces légendes et de ces contes magiques,

De ces contrées où coulent le vin capiteux et le doux miel.

 

Ressentant l’air caressant avec bonté mes cheveux colorés,

Humant le parfum des fleurs du jardin où gambadent les écureuils,

En jetant un regard vers les jeunes amoureux sous les vertes feuilles,

Je n’ai pu m’empêcher de rêver à celui qui un jour saura me combler.

 

Mais quel bonheur d’être là en cet instant précis,

Un moment à savourer telles les gouttes du café du matin,

De ce café que j’ai dégusté après être sortie de mes draps de satin,

C’est en imaginant à des suaves baisers que j’ai légèrement souri.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mauvais roman

Mauvais roman Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Rick B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Bad-Romance-868419125

Mauvais roman

 

Ma vie est comme un mauvais roman,

Je n’ai connu que des mauvais garnements,

Des mauvais garçons qui me mentaient allègrement,

Mais qui savaient jouer de leurs mains et de leurs langues divinement.

 

Ma vie de maîtresse est digne des plus belles histoires,

Des contes, des récits remplis de passion de rencontres d’un soir.

Je suis une courtisane parmi tant d’autres, mais qui n’a pas son pareille,

Car par mon savoir-faire, je sais rendre les hommes au septième ciel.

 

Je préfère la nuit sombre auréolée de ses mystères,

Au soleil qui les dévoile par la force de sa lumière,

Car rien n’est plus agréable que les plaisirs de la chair,

Et de son parfum qui vogue sur les vagues de l’air.

 

L’ombre fraîche qui recouvre mon corps,

De mon corps de femme caressé par ces doigts en or,

Qui me font haleter sans cesse de plus en plus fort,

Jusqu’à cet instant précis où j’atteins la petite mort.

 

J’adore ma vie de volupté et de luxure,

Car chaque soir, je m’enivre de cette eau pure.

Qui abreuve tous mes désirs à la recherche d’une cure,

Même si je sais qu’au plus profond de moi je désire rester impure.

 

Je suis la plus grande des pécheresses,

Mais jamais de la vie, je me priverais de caresses.

De ces caresses qui parcourent mon dos jusqu’aux fesses,

M’en priver ? Voilà ce qui causerait ma seule détresse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En amour avec mon lion

En amour avec mon lion
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En amour avec mon lion

Chose tellement étrange,
Peut-être même drôle de coïncidence,
J’avais décidé de faire un ménage dans mes affaires,
Car, pour une rare fois, de mes dix doigts je n’avais rien à faire.

Je suis monté dans le vieux grenier,
Dans la maison familiale où jadis je vivais,
Entourée de mes frères et de mes sœurs que j’aimais,
Dans ce vieux grenier j’y ai découvert biens des effets insoupçonnés.

Parmi ceux-ci il y avait une chaise berceuse,
Dans laquelle ma mère s’assoyait en paraissant si heureuse,
Pendant qu’elle nous lisait un conte de son pays d’où elle était originaire,
De ces pays où les animaux dans la chaude savane librement gambadèrent.

J’imaginais gorilles, zèbres et gazelles ensemble s’amuser.
J’imaginais plaines remplies d’animaux de toutes les couleurs,
Mais celui qui m’impressionnait vraiment car rien il ne lui faisait peur,
C’était le plus beau, le plus fort, le lion avec sa crinière et son grand cœur.

Voyant mon admiration pour le roi des animaux,
Mes parent m’offrir pour ma fête un très joli cadeau,
Un de ces souvenirs qui restera gravé dans mon cœur d’enfant,
Dès l’instant que je l’ai reçu, maintenant et pour bien longtemps.

Un lion en peluche que je serras très fort contre moi,
En le tenant tendrement comme une fleur dans mes bras,
En souhaitant que cet instant si précieux dure éternellement,
De ce moment où j’étais si bien avec ma famille et mes parents.

Dès l’instant où dans le vieux grenier je l’ai trouvé,
Quelques larmes du plus profond de mon être, j’ai versées.
Maintenant que je suis jeune femme et que je serai bientôt une mère,
À mes enfants, je raconterai ces contes dont je me souviens comme si c’était hier.

Sur cette vieille chaise berceuse en bois je m’assoirai.
Et comme faisait ma mère, ces contes je leur raconterai.
Mais je prendrai bien garde de toujours placer à mes côtés,
Ce joli présent, ce lion que m’avait donné mes parents bien-aimés.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ève et sa pomme

ve et sa pomme
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Ève et sa pomme

 

J’ai à l’esprit des questions saugrenues,
Pas tant que ça à propos d’une belle dame nue,
Une dame par laquelle serait entré dans le monde le péché,
Celui qui nous accable depuis des lustres et depuis que nous sommes nés.

 

Que serait-il donc arrivé si ce fruit elle n’y avait pas goûté?
Que serait-il arrivé si le serpent elle n’avait point écouté?
Que serait-il arrivé si à Dieu elle n’avait point désobéi?
Que serait-il arrivé si à elle n’avait point pris ce fruit?

 

Je tenterai de répondre à ces quelques questions,
Mais avec grande prudence car je ne veux pas y perdre ma raison,
Voilà là bien des questions à la fois théologiques et philosophiques,
Que bien des sages ont essayé de résoudre par leurs discours épiques.

 

Ô le pauvre et humble mortel que je suis,
Certes, je suis loin d’être un sage, c’est moi qui vous le dis.
Mais, je sais fort bien que nos destinés en auraient été changées.
Guerres et armes, destruction et larmes, jamais n’auraient existés.

 

Mais, en dépit de tout ce que l’on dit et l’on raconte.
Dans cette histoire inspirée de la Babylone et de ses contes,
Il faut retenir une grande leçon tant dans nos cœurs que dans nos âmes,
Réside cet irrésistible envie d’outrepasser les règles dans chaque homme.

 

Alors, je vous demande cette ultime requête à vous mes fidèles amis.
Veuillez ne point lancer la première pierre à celle qui a fléchi,
Qui aurait par défaillance, semblerait-il, réalisé le premier délit.
Car nous sommes tous semblables à cette dame au cœur épris.

 

Aucune réponse infaillible ne peut satisfaire tant de doutes,
Aucune vérité ne peut étancher la soif de mes lèvres je goûte,
Mais une seule chose m’apparait être si claire et tellement belle,
Il y a aussi dans le cœur de l’homme le désir de créer des merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me suis couché

 

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Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt 17 octobre à l’U.Q.A.C.

Je me suis couché

 

Dans la vierge forêt,
J’ai fui ce monde si laid,
En y cherchant la beauté innocente,
Des contes de fées qui en mon esprit me hantent.

 

Dans la fraîcheur du petit matin,
J’y suis allé avec un coeur léger et serein,
Ne craignant guère ce que j’allais y trouver,
Écoutant les oiseaux chanter et regardant les lièvres balader.

 

Que l’air frais me faisait du bien,
Faisant surgir en moi un drôle de refrain,
« Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas »
Voilà pourquoi j’ai continué mon chemin tranquillement par-ci et par-là.

 

Prenant plaisir de sentir les arômes des bois,
Jusqu’à une rivière où eau claire et limpide y coula,
Une soif apparut en moi, je me penchai et quelques gouttes je buvais.
Quel bonheur sublime et indescriptible en mon âme soudainement émergeait.

 

Clairière entre quelques fleurs et arbres de moi inconnus,
Lentement devant moi comme par magie à mes yeux apparue,
Me rappelant les récits de druides et de sorcellerie celte une idée naquit,
Exposer mon corps frêle aux déesses des lieux en espérant qu’il soit à jamais béni.

 

Retirant mes vêtements morceau par morceau,
Lentement et avec grâce sous le soleil de plus en plus chaud,
Désirant savourer chaque seconde de ce rituel magique improvisé,
En prononçant des formules sorties tout droit d’une kabbale imaginée.

 

Formules d’un grimoire de magie blanche,
Formules entendues par les mystiques avalanches,
Avalanches mystérieuses apportant gens courageux mais imprudents,
Vers des lieux qu’aucun mortel en ce monde a eu la chance de voir de son vivant.

 

Voulant regarder autour moi la beauté qui s’y trouvait,
Je n’ai point bougé afin d’admirer les êtres qui y vivaient,
De ces animaux sauvages aux cœurs d’or et tellement naturels,
Comme je jalousais avec douceur Dame nature d’être à la fois noble et belle.

 

Sentant venir en moi un étrange assoupissement,
Alors nu sur le sol boisé je me suis étendu calmement,
Prenant la position que j’ai connue alors que je voguais dans le néant,
Je me suis couché sans arrière-pensées pour ne jamais me réveiller assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada