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Oh! Quelle belle journée

Oh Quelle belle journée Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Oh-Happy-Day-929794540

Oh ! Quelle belle journée

 

Nous sommes samedi.

J’aime tellement ma vie.

Tout brille de mille couleurs.

Je ne vois pas passer les heures.

 

Le week-end fait que commencer.

On prévoit du temps frais et ensoleillé.

Cela fera du bien de sortir de mon appartement.

Après avoir vécu une saison froide en confinement.

 

Le réveille-matin a sonné tôt.

Prestement, j’ai ouvert les rideaux.

Les rayons d’automne sur mon visage,

M’ont donné l’idée de faire du vagabondage.

 

Ne rien faire à part me promener dans le parc,

En regardant avec admiration quelques tireurs à l’arc.

La météo annonce un maximum de 17 degrés.

C’est amplement suffisant pour aller me balader.

 

Quel plaisir d’entendre le bruit des feuilles se mouvoir !

Elles sont si semblables qu’elles semblent vivre dans un miroir.

L’astre du jour maintient sans broncher dans le ciel le fil de sa route.

Il m’enseigne à poursuivre inlassablement mon chemin coûte que coûte.

 

J’éprouve une étrange mélancolie en cette fin de la saison estivale.

Quand je pense, qu’il y a peu dans peu temps, c’était le Carnaval.

Et pourtant, nous sommes seulement au milieu de septembre.

Rien qu’à l’imaginer, mon corps et mon âme tremblent.

 

Les feuillages rouges et orangés se révéleront sur les érables.

De leurs couleurs, la venue de l’hiver sera plus supportable.

Assez discuté pour le moment, je dois maintenant y aller.

Nous avons une si belle journée et je veux en profiter.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me souviens bien

Je me souviens bien Poème de Rolland Jr St-Gelais Collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/S-l1600-8-917609033

Je me souviens bien

 

Je me souviens bien

De ce jour où je t’ai vue

À cette séance photo où tu étais venue

Nous avions discuté des poses avec entrain.

 

Quelques jours auparavant, j’avais passé une annonce

Cela m’avait coûté seulement quelques centimes

J’y étais allé à pied en fredonnant une étrange rime

Dans un quotidien, en espérant que personne n’y renonce.

 

Puis par un bon matin, j’ai reçu ton appel

Jour après jour, le temps lentement passa

Je l’avoue avec plaisir, ta douce voix m’étonna

Mais, je ne me doutais point comme tu étais belle.

 

Nous nous étions convenu d’une heure

Pour réaliser cette séance photo avec salaire

Pour être franc avec toi, cela commençait à me plaire

Plus les minutes s’écoulèrent, plus en moi venait le bonheur.

 

Dès le moment où tu es entrée dans mon appartement

Tu m’avais, par ton charme et par ta beauté, bien envoûté

Tes yeux avaient réussi à pénétrer mon âme alors si bien cachée

Je savais bien que depuis ta venue rien n’allait être comme avant.

 

Souvent, je t’ai invitée à prendre un café au bistrot

Avec tendresse et respect, nous nous sommes connus

Jamais de ma vie tant d’amour en mon cœur je n’aurais cru

Ces instants passés sont devenus mes souvenirs les plus beaux.

 

Malheureusement, une maladie sournoise t’a emportée

Laissant en moi une douleur sans nom sans âme

Emportant ma joie de vivre dans les flammes

Ma chérie, si tu savais comme je t’ai aimée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Assise, les jambes écartées

Assise, les jambes écartées. Poème de Rolland Jr St-Gelais Source de la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/30-00075a-907816968

Assise, les jambes écartées

 

Je viens de regarder les nouvelles télévisées.

Je ne sais pas quoi faire, quoi dire, quoi penser.

Est-ce une illusion qui amène tant de confusion?

Des rumeurs de guerre qui parcourent tant de nations.

 

Pourtant, j’ai de tout et je ne manque de rien.

Dans mon appartement que j’entretiens si bien.

Je vis dans un pays de neige et de poudrerie.

Où plusieurs gens, y rester, ont bien envie.

 

Loin des guerres et des conflits armés.

Un pays dans lequel on peut encore s’aimer.

Je m’étais préparée pour le coucher.

Une douche rapide pour être disposée.

 

À passer toute la nuit sous les draps chauds.

À me réfugier dans mes rêves de jardins si beaux.

Des amants si magnifiques qui me feront l’amour,

Jusqu’à ce que viennent les rayons du soleil du petit jour.

 

Je crains maintenant de m’endormir.

De voir mes rêves se transformer en cauchemars infinis.

De me réveiller dans un monde en guerre et dans l’indifférence.

Je suis assise, les jambes écartées, car je perds peu à peu mon innocence.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La leçon de guitare

La leçon de guitare Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/The-Guitar-Lesson-Scene-de-Genre-888071207

La leçon de guitare

 

En une chaude soirée d’été.

À une étrange leçon, je suis allé.

Une leçon de guitare bien particulière,

Dans un décor modeste et une faible lumière.

 

Aussitôt mon arrivée en ce lieu assez inusité,

Une belle dame m’invita d’y entrer avec gaieté,

Modeste appartement meublé d’objets ici et là mêlées,

D’une simple table de bois sur laquelle une guitare était déposée.

 

Table revêtue d’une couverture chaude et d’un rouge corail,

Accueillant cette guitare, telle une enfant retournant au bercail.

Assise avec aplomb sur la chaise prête à me donner la leçon,

Elle m’invita à me placer sur ses jambes avec belle façon.

 

Glissant ses doigts avec délicatesse sur mon corps de déesse,

Afin d’harmoniser les cordes de mon être avec tendresse.

Je la laissai accomplir avec confiance son introduction,

À ce qui allait devenir ma toute première leçon.

 

Sentant surgir au plus profond de mon intimité,

Un liquide qui allait avec candeur me faire soupirer.

Un soupir d’un immense bien-être en réponse à un tel savoir-faire,

En ce lieu secret où nous étions sereines et libres comme l’air.

 

Sur un air des années de paix et d’amour,

Une chanson de cette époque révolue pour toujours,

J’ai compris que les vibrations des cordes avaient de l’importance,

Puisqu’en elles émanent leurs plus belles romances.

 

Index et majeur sont sur mon nombril légèrement appuyés.

Cherchant de son autre main ma forteresse avec belle agilité.

Câlinant avec profusion de ses doigts ce lieu de plaisir inhabituel,

Je me suis sentie de plus en plus femme, de plus en plus belle.

 

Leçon de guitare prodiguée jusque tard dans la nuit,

Tellement tard que j’acceptai de me retrouver dans son lit,

Un lit où nous nous sommes endormies enlacées telles des amoureuses,

Une leçon de guitare que je n’oublierai jamais, car j’étais tellement heureuse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Faire le mouvement

Faire le mouvement
Faire le mouvement Texte de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par Craig Gum Photography Modèle : Madison Lindfors et JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Make-your-move-731664430

Faire le mouvement

La vie est faite de mouvements lesquels sont dans la majorité des cas forgés dans des habitudes inculquées en soi depuis l’enfance. Se lever tôt pour aller travailler, porter des vêtements selon notre appartenance à tel ou tel sexe, se brosser les dents, se laver etc. Bref, nous agissons plus souvent qu’on le pense en fonction des règles apprises depuis notre tout jeune âge.

Il y a aussi des mouvements que l’on fait de plus en plus par choix. Des choix qui deviennent de plus en plus sérieux au fil des années. Avec tel type de personnes désirons-nous entretenir des liens amicaux ou bien choisir comme partenaire de vie? Avoir ou non une maison? Vivre ou non en appartement? Faire telle ou telle activité? Choisir tel type de placements? Choisir telle profession ou tel métier? Bref, plus nous vieillissons plus nos choix personnels prennent de l’importance.

Une chose doit être comprise une fois pour toutes. Il est impossible de faire aucun mouvement car cela est une partie inhérente de la vie. Faire le choix de ne faire aucun mouvement signifie que la vie le fera pour nous et cela au risque de nous être fatal. Certes, on peut par mesure de prudence retarder de faire tel ou tel mouvement afin d’avoir plus d’information et de prendre les décisions qui s’imposent. Toutefois, il est inévitable de faire le mouvement en fonctionne de nos choix. La procrastination est une très mauvaise habitude.

C’est un fait que le résultat de chaque mouvement peut être aux antipodes de ce à quoi on espérait. La vie est semblable à bien des égards aux fluctuations boursières avec ses soubresauts parfois à court terme, parfois à long terme. L’essentiel est de savoir garder le cap en tenant bon le gouvernail de notre vie. Pas toujours évident mais c’est à mon humble avis le mouvement le plus important entre tous. Tenir le gouvernail parfois en eaux calmes, parfois en mers agitées, parfois contre vents et marées afin d’atteindre les rivages de l’expérience humaine.

Vivre, c’est faire des choix. Vivre, c’est bouger à notre rythme. Vivre, c’est faire le mouvement. Le mouvement d’aller de l’avant, d’assumer nos décisions en regard des résultats sans regrets ni amertume, de savoir tourner la page et de recommencer. Le mouvement c’est la vie. De grâce, faites le mouvement avant que l’autre le face pour vous.

Merci d’avoir fait le mouvement de lire ce présent article.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada