Archives de tags | nature

Ma randonnée matinale

Ma randonnée matinale Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Her-morning-hike-887558159

Ma randonnée matinale

 

Journée du mois d’août,

Journée de ce parfum si doux,

Journée du milieu de l’été,

Journée faite pour se balader.

 

Sous les rayons chauds du soleil,

Je m’en vais découvrir les merveilles,

De cette campagne qui me surprend,

Tel un enfant qui aurait attendu longtemps.

 

Attendre la saison des vacances,

Loin des leçons et des remontrances,

Mais proche de la nature et de la claire forêt,

Afin d’écouter le silence apaisant pendant qu’on y est.

 

C’est le temps de profiter de la chaude saison,

Le temps de fredonner un air d’une vieille chanson,

De psalmodier quelques poèmes que ma mère récitait,

Et que j’écoutais religieusement comme si elle priait.

 

En cette belle matinée champêtre,

Je me promène en cherchant un vieux hêtre,

Cet arbre que mon grand-père avait jadis planté,

Le jour où il demanda ma grand-mère si elle voulait l’épouser.

 

Quelle extraordinaire randonnée,

Car, en cette journée d’été, j’ai retrouvé,

L’endroit où leur aventure s’est déclenchée,

Et qui par leur descendance va à jamais continuer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

Marcher sous le soleil d’été

Marcher sous le soleil d’été Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Walk-in-the-summer-sun-886365042

Marcher sous le soleil d’été

 

Marcher sous le soleil d’été,

Marcher avec une telle liberté,

Sentir la chaleur sur ma peau satinée,

Découvrir, de la nature, sa splendeur et sa beauté.

 

Tenant avec légèreté le parasol,

Alors que je marche pieds nus à même le sol,

Cette terre qui a vu naître tant de légendes et de paraboles,

De ces histoires si étranges qui me font croire que je suis un peu folle.

 

Simplement vêtue d’un manteau blanc,

Qui se concilie bien avec ce parasol que je tiens délicatement,

Avec pour seul couvre-chef cette fleur posée tel le ferait une enfant,

Quel charme extraordinaire que l’on avait il y a de cela trop longtemps.

 

Le temps où la féminité avait toutes ses lettres de noblesse,

Le temps où la masculinité pouvait se manifester par de la tendresse,

Le temps des chansons d’amour chantées avec une telle finesse,

Le temps des poèmes et des cœurs remplis de tristesse.

 

Le temps de la Bohême,

De ceux qui, envers et contre tout, s’aiment,

Le temps de Charles Aznavour et des fleurs que l’on sème,

Le temps de marcher sous un soleil d’été qui sera toujours le même.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’esprit de la nature

L’esprit de la nature Texte de Rolland Jr St-Gelais photo par NatureEro Source : https://www.deviantart.com/natureero/art/Spirit-Of-The-River-15-768627357

L’esprit de la nature

Plus que le temps passe et plus je comprends l’importance de renouer avec l’esprit de la nature. Un esprit qui nous unit avec l’origine de la vie laquelle dépend de la force inhérente de la nature. Une nature qui ne devrait pas être là comme un serviteur, voire comme un esclave. Bien au contraire! Ce serait davantage à nous de veiller à ses besoins.

C’est un fait indéniable que nous dépendons à la fois de ses richesses et de sa vitalité grâce à sa grande diversité. Des richesses qui se retrouvent dans l’ensemble des éléments qui la composent. Une vitalité qui se manifeste parfois de manière subtile, parfois de manière créative ou encore de manière flamboyante dans chacun de ses aspects. Par exemple, la goutte d’eau qui glisse doucement sur la feuille d’un arbre et qui tombe dans un silence profond sur le sol afin de l’abreuver démontre à la perfection une telle subtilité. Enfin, il suffit de parcourir un des nombreux parcs nationaux pour saisir la diversité qui regorge en son sein.

Les êtres humains doivent réapprendre à vivre en symbiose avec la nature. Mais, attention ! Il n’est nullement question de renier les bienfaits de la technologie, voire la haute technologie, avec laquelle la qualité de la vie a pris un tournant plus que positif depuis notamment les cinquante dernières années. Est-il utile de vous rappeler que le domaine de l’informatique, à titre d’exemple, a rendu possible l’instantanéité de communication entre des individus éloignés les uns des autres par des milliers de kilomètres? Une réalité qui n’existait pas encore voilà quelques années déjà. Oui, l’avancée technologique et scientifique a eu aussi des conséquences positives pour la plupart des gens.

Cependant, cela a été fait dans une certaine mesure en favorisant une déconnexion entre l’esprit de l’individu et celui de la nature. En effet, d’une part, l’idée de la toute-puissance de l’être humain a émergé à l’ère dite post-moderne et d’autre part, la nature a été mise au rang de simple pourvoyeuse de matières premières dans l’optique de créer des produits dans le seul but de satisfaire les besoins, trop souvent superflus, de la société dite de consommation, voire de surconsommation. Or, la pandémie dans laquelle nous nous retrouvons actuellement a permis la prise de conscience que l’être humain est responsable de la nature et que celle-ci lui rendra ce qu’il aura semé en elle.

Il serait peut-être le temps de renouer avec la nature. Le temps de s’apprivoiser mutuellement. Je termine cet article avec ceci ; la nature ne doit absolument rien. Or, nous lui devons tout et avant toute chose, nous lui devons la vie.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Déjà 25 ans

Déjà 25 ans Photo et texte par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Déjà 25 ans

(16 juin 1996- 16 juin 2021)

Chère maman,

Cela fait plus de 25 ans que tu es partie vers, dit-on, un monde meilleur. J’ose croire, comme la grande majorité des êtres humains qui ont vécu et qui vivent encore sur cette terre, que cette croyance soit vraie. Toutefois, la seule chose qui m’importe, c’est que tu reçois tout l’amour que tu as manifesté envers ceux et celles qui ont eu la chance de t’avoir côtoyée, et ce peu importe l’endroit où tu te trouves depuis ton départ. Quel amour et quelle générosité tu as su partager non seulement envers tes proches, mais aussi envers les plus démunis.

Que de beaux souvenirs tu as aussi laissés dans mon cœur. Ta belle humeur et ton optimisme ont certainement eu un impact positif dans la construction de ma personnalité puisque je me fais un devoir d’éviter toutes formes d’apitoiement et de négativité à chaque jour que Dieu m’accorde de vivre.

Et que dire de ta foi en Dieu ? Une foi inébranlable malgré le vent qui, à maintes occasions, a malmené l’embarcation de ton existence. Une foi en un Dieu qui, par sa présence silencieuse et la tendresse de sa force, a su te mener à bon port. Un Dieu que tu m’as présenté comme un père bienveillant loin d’être un juge, mais qui désire en tout temps le meilleur de moi-même.

Je me souviens de quelques-unes de tes passions qui ont animé plus d’une fois ta joie de vivre. Je pense notamment à la musique qui accompagnait chaque jour de ta vie. Que de fois, tu as écouté certains albums que mes frères et moi-même avions. Une passion que tu as laissée dans mon cœur. Un cœur qui se souvient de la mère extraordinaire que tu étais.

Cependant, parmi ces passions il y en a une qui me revient en mémoire chaque printemps. Saison de la nature qui renaît, de la vie qui ressurgit de sa torpeur et des fleurs qui sortent tout de leurs bourgeons silencieusement. C’est un fait. Ta passion pour les fleurs était connue de chaque membre de la famille, petits et grands.

En ce vingt-cinquième anniversaire de ton grand voyage vers les jardins éternels, je t’offre ces quelques fleurs. Oui, elles doivent être bien modestes à comparer à toutes celles que tu as l’occasion de sentir leur doux parfum dans le jardin des Cieux. Mais, sache que je pense à toi chaque fois que je peux humer l’arôme de celles qui se présentent devant moi. Une pensée qui réchauffe mon cœur tel un rayon de soleil qui me caresse tendrement la joue.

Merci, maman, de m’avoir permis d’être heureux aujourd’hui.

Ton fils qui t’aime.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’être humain est curieux par nature

L’être humain est curieux par nature

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, j’ai vieilli d’une année de plus. Une année qui s’ajoute à celles qui m’ont permis de découvrir quelques-unes des facettes de la vie. Il va de soi que la vie possède diverses facettes. De telles facettes sont impossibles de découvrir en une seule existence pour le commun des mortels. Voilà pourquoi nous devons respecter le cheminement de notre prochain. Il doit, en effet, explorer la route de sa vie tout en accomplissant ses réalisations.

Je dois tout de même vous avouer quelque chose d’important à mes yeux. Un aveu qui va certainement vous surprendre. En effet, après avoir réfléchi sur les caractéristiques chez l’être humain, j’ai conclu qu’il est curieux par nature. Mais, attention! Il ne s’agit pas là d’un quelconque reproche à son égard. Bien au contraire!

En effet, c’est grâce à sa curiosité que les plus grandes inventions ont été réalisées. Par exemple, le fait d’avoir découvert l’électricité et le moyen de le transmettre par câbles ont permis à la civilisation de faire un pas de géant. Un pas qui est sans aucune mesure avec tout ce que l’on a connu dans l’histoire moderne de l’humanité. Je pense notamment au simple fait que je rédige le présent texte à l’aide de mon ordinateur personnel dans le confort de mon loyer. Un texte qui serait impossible à publier sans la découverte de l’électricité. 

Cependant, il y a aussi bien d’autres formes de curiosités. Je pense, entre autres, à la curiosité à l’égard de l’autre. Certes, cela peut être malsain même si cela peut aussi être sans méchanceté envers l’autre. Qui d’entre nous ne sait jamais poser cette question :  » que lui est-il arrivé?  » Vous conviendrez que cela est une question qui relève de retenue et, avenant le cas où on ose la poser à la personne concernée, cela doit se faire avec les mots appropriés et avec un respect à son égard.

La curiosité n’a rien de mauvais en soi. Elle est ce qu’elle est tout simplement. Le seul problème réside dans sa finalité. Pourquoi se poser telle ou telle question ? Est-il nécessaire de le faire ou non ? Est-il souhaitable de connaître la réponse ? Et, surtout, quelle en sera la conséquence sur notre vie ? Comme quoi la curiosité requiert en chaque occasion une ligne de conduite qui sert de garde-fou tant à ce que l’on cherche et davantage à ce que l’on fera de notre découverte. 

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada