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Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

 

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Photo ? Isabelle PALMMITESSA

 

Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

Par Isabelle PALMMITESSA

Source :https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-metier-de-barbara-modele-vivant-a-l-academie-des-beaux-arts-de-tournai?id=9799794

À l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, dans la classe de dessin de modèle vivant, il fait chaud. Et c’est normal. Les étudiants installés en arc de cercle regardent Barbara. A peine couverte par un léger drapé la jeune femme est quasi nue, immobile. La pose dure cinq minutes, elle pourrait être plus longue. C’est le professeur, François Tasiaux, qui fixe la durée. Pour le reste, pour la pause, c’est le modèle qui choisit. C’est pour cela que n’importe qui ne peut pas être modèle, ce n’est pas une question de physique mais bien de créativité: « Tout le monde peut être modèle à condition de bien connaître son corps, de pouvoir gérer son effort et d’avoir une certaine inspiration – explique le professeur -, ce qui manque chez certains modèles débutants c’est la créativité. Après trois poses, ils ne savent plus quoi faire ».

Barbara Louis, elle, ne manque pas d’idées. Elle alterne les poses debout, assise, avec un objet en main, avec ou sans drapé. A la moitié du cours, petit break pour permettre au modèle de se relâcher. Barbara enfile un peignoir, nous allons pouvoir faire connaissance.

36 ans, la voix douce, la jeune femme explique comment elle en est arrivée à choisir ce métier hors du commun. « J’ai posé pour la première fois à l’âge de neuf ans, pour un photographe, mais j’étais habillée… » précise-t-elle en riant. « Après j’ai eu d’autres expériences, positives, c’est ça qui mise en confiance et qui m’a donné envie de continuer. Et maintenant j’ai l’impression d’être complètement à ma place et d’être tellement heureuse dans ce que je fais que je n’ai pas envie de faire autre chose ».

55d0a9598215d0b61d296acb0aa32dd2-1514552584Passionnée d’art, la jeune femme est continuellement en recherche d’inspiration. Dans les livres, les musées, le cinéma: « Je suis moi-même dans une énergie de création, de dessin, de photo, je vais voir des expos… Parfois, quand je regarde un film chez moi, je fais un arrêt sur image, parce qu’il y a un mouvement que je découvre, je suis constamment en recherche ». Cet amour de l’art, la jeune femme l’affiche sur son corps, les magnifiques tatouages qu’elle porte sont autant de références aux artistes qu’elle admire.

Mais pourquoi faut-il poser nu? Une question à laquelle les dessinateurs répondent facilement: « C’est très important, c’est ce qui permet de progresser, c’est la meilleure façon de comprendre l’anatomie du corps humain, les articulations, les muscles, les proportions… explique un étudiant. Ces jeunes sont d’ailleurs reconnaissants et admiratifs face au travail de Barbara: « c’est difficile, il faut tenir longtemps, à l’examen d’entrée, elle a fait une pose de trente minutes – explique une jeune fille. On sent qu’elle a confiance, qu’elle s’assume pleinement, elle est là pour s’exprimer. J’admire cette liberté du corps. Et c’est beau » – ajoute une autre étudiante.

Mais n’y a-t-il jamais de malaise, de gêne face à ces jeunes gens et jeunes filles? « Lors des premiers cours, quand on ne se connait pas, à travers leur attitude et leurs regards, les élèves me renvoient le fait que je suis nue, raconte Barbara, il faut prendre le temps d’apprendre à se connaitre mais ça passe très très vite, il n’y a pas de gêne, sinon je ne pourrais pas faire ce métier ». D’ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, Barbara se décrit comme une femme pudique: « Je suis mal à l’aise quand je dois me déshabiller chez le médecin, je n’aime pas me mettre en maillot à la plage. Ici, c’est parce que c’est mon, métier, il y a une motivation, un but, une raison ».

Mais ce métier de modèle vivant est éprouvant pour le corps, il exige une bonne hygiène de vie. Barbara surveille son alimentation, fait du yoga, consulte régulièrement un ostéopathe. Ce corps est son outil de travail, elle doit en prendre un très grand soin.

Tout est dans le regard.

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« Tout est dans le regard. »
« Regarder avec les yeux du coeur et les yeux du corps. Deux regards complémentaires et si riches de sens. »

Par Eri Kel

Un véritable petit chef-d’oeuvre
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

La beauté de la nudité en nature

La beauté de la nudité en nature

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, j’ai passé une journée extraordinaire en compagnie de gens formidables. Des gens soucieux de leur patrie, de leur nation, de leur langue et de leur identité. Je partage leurs inquiétudes face à tout ce qui est susceptible de détruire tout ce que nos ancêtres ont construit d’arrache-pied au fil du temps.

New Phototastic Collage 3Oui, j’aime ma patrie car c’est sur cette parcelle de terre que je suis né, où je vis et que, fort probablement, je serai enterré. Oui, j’aime ma nation car c’est en elle et par elle que je me reconnais. Une nation qui a su relever des défis quasi insurmontables malgré une situation géopolitique, qui a été jusqu’à aujourd’hui et pour les années à venir, loin de lui être favorable. Oui, je suis fier de ma langue car elle est riche  tant de mots que d’expressions pour exprimer ce que l’on voit, ce que l’on ressent et ce que l’ont est réellement.

Oui, je suis fier de mon identité canadienne-française car elle regroupe12705448_1731267483771021_3433353519302731544_n à elle seule deux cultures extraordinaires. D’abord, la culture canadienne qui a été façonnée par le milieu géographique et, fait à ne jamais sous-estimer, les relations d’entraide avec les peuples autochtones qui étaient là bien avant nous. Ensuite, la culture française qui est restée, si vous me permettez d’utiliser une telle expression, dans nos gènes en dépit des siècles d’occupation britannique et de ruptures plus ou moins complètes avec la mère-Patrie. Ici, ce qui est amusant à remarquer c’est la complémentarité qui existe entre ces deux cultures.

En effet, la culture française est portée incontestablement sur la liberté de conscience, fruit de la Révolution française alors que la culture canadienne tire ses racines, c’est le moins que l’on puisse dire, de la présence de la nature. Nature et liberté de conscience ! Quelles réalités qui se complètent à merveille. N’est-ce pas ?! Voilà pourquoi l’idée de vous présenter une si belle vidéo m’est venue en mon esprit. Une vidéo qui démontre à la perfection que la beauté de la nudité se reflète à la perfection au sein même de la nature laquelle est source ultime de notre identité à tous et à toutes.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un article à lire absolument !

Un article à lire absolument !

Bonjour tout le monde,

19601516_1964311793799921_4920796799856431853_nJ’espère que vous allez bien et que la chaleur estivale ne vaut accable pas trop. Ici, au Québec, il fait un temps tout à fait magnifique depuis maintenant plusieurs jours. Que cela fait du bien au moral de pouvoir admirer la beauté de la nature durant les chaudes journées d’été. Bien entendu que mon désir de poursuivre mes publications d’articles concernant mes passions de la nudité artistique, la photographie et la poésie se poursuit de plus belle. Quoi de mieux de profiter d’un peu de fraîcheur tout en poursuivant la rédaction d’articles au sein de mon blogue ? Est-il nécessaire de vous dire que ce dernier est devenu au fil du temps mon enfant chéri ?

Ceci écrit, je vous présente la retranscription d’un article paru au sein d’un magazine français. Un tel article porte justement sur la passion de poser nu dans le cadre d’activités culturelles et artistiques. J’ai cru bon pour mes fidels lecteurs et fidèles lectrices de retranscrire ledit texte afin de partager avec vous le point-de-vue d’un modèle vivant, de surcroît féminin, sur la noblesse de sa profession. Veuillez noter qu’un lien menant à la source est mis en annexe de cet article. Ceci est évidemment pour respecter le droit d’auteur.

Capture 1En terminant cette introduction, j’ai l’honneur de vous informer que mes services en tant que modèle nu ont été requis par un prestigieux département d’enseignement de l’art au Québec, et ce pour les quatre prochains mois. Il s’agit d’un département d’enseignement de niveau universitaire. J’ai eu la confirmation aujourd’hui même. Il va de soi que mes services seront aussi mis à la disposition d’autres écoles d’arts selon leurs besoins.

Ce qui ne m’empêchera guère de m’impliquer au sein de divers associations lesquelles sont soit politiques ou bien caritatives auxquelles je suis membre. En effet, j’ignore si vous le saviez, mais je suis très politisé, et ce depuis mon adolescence. Bref, vous verrez au cours des prochains mois certaines publications en lien direct avec les séances de nudité artistique qui auront lieu devant des étudiants et étudiantes en arts. Les mois à venir seront fort probablement très enrichissants en activités.

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture.

Sincèrement

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

“Poser nue, c’est mieux qu’une crème de beauté”

Selon Stéphanie Laurent

Que se passe-t-il dans la tête et dans le corps d’un modèle lorsqu’il pose nu devant un peintre, un photographe, un sculpteur ou un dessinateur ? Le métier de modèle de nu est-il aussi simple que l’idée véhiculée par certains magazines féminins ? Modèle vivant, le spectacle seule-en scène de Stéphanie Mathieu aborde ces questions sans fard.
Créé il y a un an, il se joue au Théâtre de Dix-Heures. L’auteure et interprète de 50 ans, blonde aux cheveux longs et élégante, a voulu partager son expérience depuis quatorze ans, en décrivant « l’état méditatif dans lequel on rentre naturellement pendant les séances de pose ». Celle qui est aussi une ancienne danseuse de revue espère contribuer à en finir avec les idées préconçues autour du métier de modèle de nu.

Quel souvenir gardez-vous de votre expérience de modèle ?

J’ai commencé à poser pour des raisons financières, histoire d’arrondir mes fins de mois de comédienne. La première fois, c’était il y a quatorze ans et j’avais 36 ans. Je me suis retrouvée dans la fermette du Jardin d’acclimatation au milieu des poules, des canards et des oies à poser pour un atelier associatif de dessin composé de dames élégantes de la bonne société. J’y suis allée avec tous les complexes que j’avais par rapport à mon corps et je me suis demandé si j’en serais vraiment capable. Depuis que je fais ce métier, je n’ai connu que des moments heureux. Car le regard de la personne qui dessine est toujours bienveillant et rassurant. Il n’y a aucun jugement, juste l’envie de retranscrire une forme de grâce, de valoriser son modèle… Aujourd’hui poser nue, c’est beaucoup mieux qu’une crème de beauté.

Quelles sont les contraintes liées à ce métier ?

Il me semble qu’elles sont essentiellement physiques : par exemple, le plus compliqué est souvent de gérer la douleur liée à l’immobilité. Selon les poses, cela peut être très pénible de rester sans bouger. Et puis, il y a la contrainte du temps, il faut être disponible.

Comment se gère la nudité, au départ ?

Il y a juste une forme de curiosité à avoir, comme un espèce de défi à vouloir relever. La société interdit de se mettre nu devant les gens, surtout si ça doit rapporter de l’argent. C’est très vite associé à de la prostitution. Donc tout est dans le désir de briser une forme de tabou.

Après, les choses se font naturellement pendant la pose, on finit par oublier qu’on est nue, la gêne du début se dissipe… Car, en face, vous avez des gens qui ne font que dessiner et qui rament d’ailleurs, parce que c’est très difficile de dessiner un être humain. Les tracas de l’autre vous désexualise et cela protège tout le monde. A la fin de la séance, le dessinateur peut être aussi fatigué que le modèle.

Bizarrement, c’est en société que c’est plus compliqué à gérer. Les gens détournent du regard quand le sujet est abordé. Contrairement à l’idée qui est véhiculée dans les magazines féminins, on passe toujours un peu pour une pauvre fille quand on veut parler de son métier de modèle de nu. Pourtant, il s’agit d’un formidable espace de liberté. Je vis ce travail comme une forme de thérapie. J’ai pu me débarrasser d’un grand nombre de mes complexes. La nudité m‘a donné de la force et de la confiance, et m’a davantage ouverte sur l’humain.

Peut-on vivre de ce métier ?

Pour moi, c’est plus un complément à mon travail de comédienne. Les salaires ne sont certes pas énormes, en moyenne 20 euros de l’heure. Mais beaucoup parviennent à en vivre, notamment ceux qui ne font que ça. Il y a d’ailleurs de plus en plus de modèles de nu à Paris :  je suppose que c’est parce qu’on peut arriver à y trouver son compte.

Pourquoi partager votre expérience de modèle à travers un spectacle ?

Je considère ce show comme militant et féministe. J’ai voulu que mon écriture corresponde à mes pensées, à mes sensations physiques, mentales pendant les poses, à mes souvenirs. En creux, il encourage à se débarrasser des carcans qu’impose la dictature de la minceur. On est superbe telle que l’on est.

Source : http://www.telerama.fr/sortir/poser-nue-c-est-mieux-qu-une-creme-de-beaute,161208.php

 

Explication concernant la soirée poésie

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Explication concernant la soirée poésie

Bonjour tout le monde,

J’ai reçu un message via email concernant ma participation à une soirée de poésie qui a eu lieu le 8 juillet dernier, un an jour pour jour, dans la belle région de la ville de Saguenay au nord de Québec. Un participation où votre humble serviteur est allé lire quelques-uns de ces poèmes entièrement nu devant public. Mais, attention ! Ce fut un public majeur et averti dont l’amour de la poésie et de la terre, notre terre du Québec encore pure de toute invasion barbare, est le point commun.

DSCN0257 (2)Oui, je suis fier de ma terre, de ma langue et de mes origines dont le sang de mes ancêtres coule, tel un ruisseau,  dans mes veines abreuvant ainsi les moindres parcelles de mon corps à la fois si fragile et si beau comme le vôtre l’est également. Oui, je suis fier de ma terre car c’est elle qui m’a vu naître, grandir et sur laquelle j’ai pu prospérer. Oui, je suis fier de ma langue car elle possède ses lettres de noblesse tout en étant parlée en des pays et des contrées magnifiques. Oui, je suis fier de mes origines à la fois française et écossaise puisqu’elles ont pour point commun la foi chrétienne. Et, comment pourrais-je passer sous si silence?, je suis aussi fier de mon corps. Corps unique et semblable aux vôtres car bien que différent, il devra un jour ou l’autre être confronté à l’ultime épreuve qu’est la mort. Mais, d’ici-là, je vivrai avec passion.

Revenons maintenant à la soirée poésie ! Il faut bien comprendre queNew Image 12 l’idée d’avoir lu quelques-uns de mes poèmes entièrement nu a été mûrie longuement par la responsable de la soirée et votre humble serviteur. La raison fondamentale d’une telle idée, certains d’entre vous diront que cela n’avait pas de sens et je respecte leurs opinions, fut de « faire-vivre » par l’imagination la journée où j’ai servi de modèle nu dans le cadre d’une journée dont le thème était la nature versus l’intimité du corps humain. Avouons-le ! Sans cette nature qui nous nourrit et qui nous abreuve et nous supporte depuis que le monde existe, l’existence même de l’humanité n’aurait jamais eu lieu. La séance photo a eu lieu sur la ferme de la responsable de la soirée poésie mais également en pleine forêt et loin des regards indiscrets.

J’ai donc choisi de composer des poèmes afin d’immortaliser cette séance de photos réalisée dans la belle région de Saguenay et d’en choisir quelques-uns pour une soirée poésie. Soyez rassurés ! La responsable de ladite soirée a eu l’amabilité d’expliquer aux gens présents en salle le lien entre la récitation de mes poèmes et le fait de les avoir récité entièrement nu. Elle en a profité pour me remercier de ma participation pour la séance de photos et pour ma présence à cette soirée poésie. Une soirée où je fis la rencontre de gens extraordinaires. Je termine cette missive en partageant avec vous l’un de mes poèmes composés pour cette occasion.

 

Joie de vivre

Vivre ! Exister ! Aimer !
Vivre de cette terre ensemencée,
Exister tant de notre sang que par ce sol labouré,
Aimer sur un air de java que  fredonnèrent oiseaux égayés.
 
Faire confiance à ce futur inconnu !
Comme cet homme dépourvu et entièrement nu,
Tel un ascèse de l’Inde mystique récitant avec piété ses mantras,
Maximes sans âges et ces proverbes dans un silence qu’il médita.

Que peut-il nous apprendre?
Que voulons-nous simplement lui prendre?
Une parole léguée par un ange lui vient alors en son esprit,
Que nulle richesse vaut gaité de cœur offert par amour à la terre épris.

Terre ! Mères ! Pères !
De cette terre ancestrale, nous en vivons comme des frères,
De nos mères à la peau délicate, nous sommes tirés du profond néant,
Et de nos pères si épuisés, nous apprenons à labourer nos champs.

Souffrir ! Mourir! Ressusciter !
Souffrir pour offrir à nos descendants abondance et riches cités,
Mourir sans chagrin d’avoir connu labeur du matin jusqu’au soir,
Ressusciter par la semence donnée en ce sol avec un si grand espoir.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Moment de réflexion en ce jour spécial

Moment de réflexion en ce jour spécial

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison estivale vous apporte joie et bonheur et que vous êtes entourés par ceux et celles que vous aimez. La vie est courte. C’est à nous d’en profiter au maximum en partageant nos joies et en aidant plus petit que soit. C’est d’ailleurs le fondement de la moralité.

18763018_10154940139913462_816691533_nComme vous l’avez peut-être deviné, je désire en cette journée un peu spéciale partager avec vous un moment de réflexion sur le sens de la vie, en l’occurrence de la mienne. En effet, cette journée est le 7 juillet 2017, soit le 7-7-17. Le chiffre sept revient trois fois tels que les sept jours de la création, les trois personnes de la sainte-trinité et le chiffre un tel qu’un seul Dieu. Bon ! C’est peut-être le fruit du hasard, mais un tel fait me porte à me questionner sur ma vie. Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi suis-je venu au monde ? Que signifie ce monde à mes yeux ? Et, la plus importante de mes interrogations, de quoi suis-je le plus fier ?

received_10154940127618462Ma vie a un sens fondamental qui est de vivre tout simplement. C’est-à-dire de ne pas me lever à chaque matin en me préoccupant de ce que les autres diront ou penseront de moi. Je fais ce que je dois accomplir. Un point, c’est tout. Mais attention ! Une prière est toujours de mise dès mon réveil et à l’heure du coucher. Une prière mariale car, et je m’en aperçois de plus en plus au fil des années qui passent, la foi catholique que mes parents m’ont transmise a été plus que salutaire en maintes occasions. Rendre grâce d’être là après toutes ces années et ce, en dépit de tout le pronostic plus que défavorable de certains médecins à mon endroit quelques temps après ma naissance. Avoir la foi est le propre de l’être humain. Et être un humain, c’est d’abord reconnaître qu’il y a quelque chose qui nous dépasse malgré toute notre science, nos connaissances, nos découvertes et notre pouvoir lequel peut nos élever aux nues ou bien nous précipiter dans les abîmes.

Autre question : Pourquoi suis-je venu au monde ? Je vous dirais aprèsNew Image 90 mûres réflexion, qu’il existe trois raisons à cela. Tout d’abord, cheminer vers la lumière et ne jamais lâcher prise dans un tel cheminement. C’est un procédé loin d’être aisé puisque comme chacun d’entre nous, la possibilité de faire des erreurs existe bel et bien à chacune de mes décisions. Ne dit-on pas que la somme de nos décisions, de nos erreurs et de nos succès constitue l’expérience de la vie ? Accepter cette noble vérité, c’est faire preuve d’humilité. Ensuite, aimer et être aimé même si, parfois et bien malgré moi, cela peut en plusieurs circonstances être une source de souffrance. Mais, c’est aussi une source intarissable de bonheur et de joie. Aimer, c’est savoir être là tout simplement dans le silence de notre quotidien tandis qu’être aimé, c’est faire preuve d’un courage extraordinaire puisqu’on accepte de faire confiance à l’autre au point de se présenter tel que nous sommes réellement. Enfin, c’est aussi avoir l’aptitude de dire « oui » lorsque cela s’avère être nécessaire tout comme de dire « non » quand nos valeurs les plus profondes sont mises en péril. Ici, la survie de soi, de notre société et de nos modes de vie doivent impérativement être au premier plan dans nos prisses de décision. Oui, cela fait partie de mes raisons de vivre car sans une telle capacité, je suis semblable au grain de pissenlit apporté par le vent qui ne sait ni où il s’en va, ni ce qu’il deviendra. L’homme vaut plus que cela.

Autre question de grande importance : Que signifie ce monde à mes yeux ? Je vous dirais que rien n’est plus beau que ce monde. Nos dirigeants dépensent des fortunes colossales en armement, en subvention pour des entreprises dont le seul but est de toujours faire le plus de profit possible alors qu’il suffirait d’orienter toutes ces sommes dans des causes humanitaires pour régler des problèmes avant qu’il ne soit trop tard.

Oui, ce monde est magnifique et c’est à nous d’en prendre soin selon nos capacités personnelles. Oui, ce monde est extraordinaire avec tout qu’il contient. Pensez un seul instant aux rivières qui coulent, aux montagnes millénaires, aux milliers de fleurs qui nous offrent leurs couleurs et qui embaument l’air de leurs parfums sans oublier à toutes ces créatures, aussi grandes ou petites soient-elles, qui pullulent la terre. Cette terre qui nous offre tant et que nous maltraitons tant.

Oui, ce monde est précieux à mes yeux. Et, comme disait si bien un grand sage oriental : ce n’est pas la mort qui me fait peur, c’est de quitter la beauté de la vie qui m’attriste.

New Image25Enfin, voici la question qui me turlupine l’esprit. De quoi suis-je le plus fier dans mes réalisations ? Hé bien ! Croyez-le ou non, c’est d’avoir créé ce blogue puisqu’il témoigne à lui seul de mon parcours de vie. En effet, tout ce qu’il contient est une preuve irréfutable que la vie vaut la peine, je dirais plutôt la joie, d’être vécue. Je n’ai pas de mains, mais j’ai pu écrire des textes et des poèmes suscitant en certaines circonstances l’admiration de mes pairs. Il me manque certes une jambe et un pied, mais j’ai tout de même parcouru des lieux que bien des gens n’iront jamais. Je n’ai pas de langue, mais cela ne m’a pas empêché de dire à mon premier grand amour de ma vie que je l’ai toujours aimée et l’embrassant tendrement sur le front lors de notre rencontre après plus de trente ans de séparation. Oui, je pose entièrement nu pour des écoles d’arts et des ateliers de renommée internationale alors que l’on m’avait jadis condamné à être soustrait du regard d’autrui. Ce blogue est mon témoignage. Le témoignage que la vie est vraiment magnifique.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Merci la vie


Merci la vie


Un petit mot,

Tout simplement pour dire,

Merci avec mon cœur et avec le sourire,

Avec plaisir je rends grâce pour tout ce qui est beau.


Pouvoir chaque jour me lever,

Et de la nature savoir l’apprécier,

Savourer chaque instant comme si c’était le dernier,

Sans oublier hommes de tous les pays si éloignés.


Croyez moi amis ! Du levant au crépuscule,

Mon âme est reconnaissante pour ce qui est précieux,

Et du profond de mon être s’élèvent prières vers les cieux,

Car devant l’adversité, Dieu ne permettra pas que je recule.


De


Rollandjr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada