Archives de tags | éthique de travail

Tout un travail

78804090_10157007234777523_3782137686777659392_o
Tout un travail

Tout un travail

Bonjour tout le monde,

MVIMG_20191129_160930J’espère que vous allez bien et que vos projets se réalisent selon vos attentes. Pour ma part, je dois vous dire que ça avance lentement mais sûrement. En effet, comme vous le savez déjà, j’ai eu la chance de vivre une expérience formidable en compagnie de Phylactère, photographe et artiste professionnelle de grand renom, et de deux autres dames qui ont assisté à une séance photos de nudité artistique ici même à Québec. C’est-là une expérience qui restera gravée dans mes plus beaux souvenirs de l’année 2019.

Vous devez certainement vous douter que ladite séanceMariette a été vécue en prévision de trois éléments importants. Tout d’abord, il s’agit de pouvoir enrichir mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie  ainsi qu’à des réflexions portant sur la vie. Ensuite, permettre à une charmante dame de Québec de vivre sa toute première séance photo de nudité, et ce en tant que spectatrice et apprentie. Et, pour être franc avec vous, elle m’a semblée être satisfaite de sa journée. Enfin, une telle séance avait aussi pour objectif de vivre une telle séance pour une seconde fois.

En effet, j’ai eu l’opportunité de vivre une séance photo dans mon appartement avec l’aide d’un groupe d’artistes voilà plusieurs années. Une telle séance s’est faite sous le regard d’un photographe avec une orientation plutôt semi-érotique. Une orientation dans laquelle la vulgarité et l’obscénité y étaient totalement exclues. Ce qui est tout à fait normal vu l’optique de mon cheminement en tant que modèle vivant. Il y en a toujours été ainsi et jamais je ne changerai d’un iota à mon éthique  de travail.

IMG_20191117_130213Or, il m’est impératif de prendre le temps  nécessaire pour bien faire les choses. Voilà pourquoi je viens juste de sélectionner les vingt photos sur plus de trois-cents-trois et de les envoyer à ma collaboratrice afin de les retravailler pour les rendre à la fois le plus présentable que possible et de  rendre justice à notre recherche de l’excellence. Vouloir offrir le meilleur amène souvent une collaboration de longue haleine, une patience à toute épreuve et la foi en ses capacités. Une foi qui, comme  l’affirme  un sage du moyen-orient, transporte les montagnes. Mais, cela implique tout un travail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

Comme un tout

IMG_0689
Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Comme un tout

Bonjour tout le monde,

IMG_0726J’ai décidé en cette fin de samedi 16 novembre de rédiger cet article dont le sujet pourra vous sembler étrange, surtout si vous êtes parmi mes plus fidèles abonnés, et qui consiste à répondre à une problématique dans toute démarche de séance photo. Cette problématique, après l’avoir épurée de tout superflu, se résume à ceci : Que cherchons-nous à poser lors d’une séance dans laquelle la nudité est une composante majeure lors des réalisations photographiques ? C’est là une problématique qui sous-tend à elle seule trois autres questions non seulement d’ordre technique mais aussi d’ordre moral et éthique.

En premier lieu, que peut-on faire avec ce que l’on a àIMG_0702 notre disposition ? En effet, il serait presque utopique de réaliser une œuvre photographique digne de mention avec un appareil photo de qualité bien ordinaire tout en ayant peu d’expérience dans le domaine. Ce qui est d’autant plus le cas lorsque les thématiques de travail nécessitent un travail analytique de longue haleine. Quoiqu’il en soit, force est d’admettre qu’il existe des réalisations où les résultats ont largement dépassé les attentes. Comme quoi tout est possible en ce monde.

IMG_0710En deuxième lieu, bien que tout soit possible nous amène à résoudre cette énigme : tout est-il utile ? Possibilité et utilité sont deux représentations souvent, mais pas dans tous les cas, contradictoires. Dans le cas présent, tout dépend du type d’objet d’étude envisagé lors de la séance notamment là où la présence d’un modèle vivant est requise. Ici, une chose doit être claire : Chaque partie de l’anatomie du modèle possède la même valeur, la même perspective artistique et la même fonction, que je qualifierais d’académique, pendant tout le processus de sélection. Un fait indéniable : la prise de photos, le choix des poses prises par le modèle vivant et les choix entre les résultats retenus ou bien refusés ainsi que ce qui est accepté comme travail final ont en commun de faire partie d’un développement technique ou la prise de décision joue un rôle capital et ce, à chaque instant.

En dernier lieu, qui dit prise de décision fait IMG_0715référence à un éthique de travail laquelle fait également référence au respect de la moralité. En effet, le concept d’éthique de travail et celui de moralité vont de pairs, en particuliers lorsque la nudité est un outil de travail important à l’occasion d’une séance photo. Quelques précisions tant sur l’éthique de travail que sur la moralité doivent ici se faire afin de saisir la nuance fondamentale entre les deux.

Tout d’abord, chaque participant doit impérativement accepter de jouer le rôle qui lui est dévolu souvent bien longtemps avant le jour de la rencontre. Un rôle qui leur est expliqué en bonne et due forme. Et à titre informatif, un document d’ordre légal doit être signé par les parties concernées afin d’éviter tout imbroglio judiciaire. Il est à retenir qu’une telle procédure est mise en vigueur dans chacune des écoles d’arts ou votre humble serviteur a eu l’opportunité de travailler en tant que modèle vivant.

Séance photo UQAC le 27 octobre 2019 1BisEnsuite, le respect des lois en vigueur dans le pays ou la séance photo a lieu doit être la pierre fondamentale tant dès la conception du projet sous forme d’idées jusqu’à la réalisation finale et sa présentation sur tous les supports visuels imaginables. Bref, on fait tout ce qu’on désire dans ce qui est permis mais on s’abstient en tout temps et en tous lieux de le faire lorsque cela est formellement interdit par les lois en vigueur. Ce qui est à mes yeux tout à fait normal.

Enfin, le fait de posséder une éthique de travail enSéance photo UQAC le 27 octobre 2019 5 commun est un élément essentiel pour prévenir tout conflit entre les participants. Dans le cas présent, tout comme dans l’ensemble des rapports sociaux, la liberté de l’un cesse là où débute celle de l’autre. J’ignore si vous l’avez noté mais la notion même de liberté est l’élément-clé qui définit à la fois la responsabilité et le droit inhérent à chacun. Autrement dit, nous ne pouvons pas avoir de droit s’il n’y a pas de responsabilité qui nous incombe. Et quoi de mieux que de définir en quoi consiste la notion même de liberté pour éclairer, telle une lanterne dans les profondeurs des abysses infernales, l’homme doué de raison?

IMG_0718En résumé, nous cherchons à définir une séance photo de nudité artistique comme étant un tout. Un tout qui inclut les aspects éthiques de travail, les notions morales véhiculées au sein de la société et le respect des différents cadres légaux qui souvent en découlent. Cela se réfère à chacune des étapes allant de l’apparition d’une idée jusqu’à sa concrétisation. Parfois, il est formidable qu’une idée soit tirée du néant alors que dans d’autres cas, voire en des circonstances politico-sociales, il est de loin préférable qu’elle y reste. Les cas où les artistes désireux de dénoncer un régime dictatorial et finirent leurs jours dans des camps de travaux forcés en sont de parfaits exemples. N’est-ce pas ?

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une expérience pleinement humaine

new-image25

Une expérience pleinement humaine

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous en cette dernière journée de la semaine et que vos projets pour le weekend se concrétiseront selon vos désirs. Pour ma part, j’ai vécu une semaine tout à fait remarquable dans le cadre de ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes professionnels et amateurs. Oui, vous le savez déjà que le fait de poser nu dans un cadre artistique relève d’une véritable passion pour votre humble serviteur, et ce depuis maintenant plus de quatre ans. Quatre années où la chance de faire la rencontre de gens formidables m’a été gracieusement offerte par la vie.

Vous devez certainement vous questionner sur un aspect lié de manière particulière au sein de ma profession de modèle nu. Un aspect qui ne peut échapper à ceux qui ont pris l’habitude de parcourir mon blogue artistique. Et, j’ai nommé le rapport humain lors des séances de nudité auxquelles ma présence est requise par les responsables des ateliers ou bien, dans le cas présent, des cours de dessin de niveau académique ou bien universitaire. C’est précisément sur cet aspect que ce présent article sera articulé avec un triple objectif. Comme le mystère de la sainte trinité est à la base dogmatique du christianisme, le monde du modèle nu, et je fais ici référence à mon observation personnelle, possède également un aspect défini sous trois angles à la fois différents et complémentaires.

new-image8Le premier aspect concerne bien entendu l’acceptation de poser nu devant public. On ne peut pas poser nu comme si on posait habillé. Cela requiert la reconnaissance de nos moindres de petits défauts physiques et un contrôle absolu de soi sans omettre la conscience de nos forces et de nos faiblesses. Cela requiert aussi souvent une période plus ou moins longue de réflexion sur le sérieux de notre démarche. Est-on prêt à offrir notre plus profonde intimité aux regards des autres même si cela est fait dans un cadre bien précis et avec des balises sévères renforçant une éthique de travail bien précise ? Jusqu’où sommes-nous prêts d’aller et surtout pour quelles raisons ? Tout ce que nous nous attendons d’accomplir correspond-t-il à notre système de valeurs ? Ce ne sont-là que des exemples de questionnement que toute personne se doit de résoudre avant même d’entreprendre les démarches auprès d’institutions de l’enseignement des arts. Bref, on n’entre pas dans le monde du nu artistique comme si on entrait dans un moulin.

L’aspect suivant touche l’intériorité du modèle vivant. Oui, c’est un fait. Le modèle est avant toute chose un outil d’apprentissage fort important pour ceux et celles qui souhaitent développer leurs talents en dessin. Toutefois, il est aux antipodes de ce que l’on appelle dans le jargon populaire « une nature morte ». En effet, le modèle vivant ressent des émotions, vit des situations tout au long de la journée, rencontre des gens d’horizons divers et désire parfois partager ce que la vie lui a fait expérimenter depuis sa plus tendre enfance avec les gens pour qui il dévoile sa nudité. Attention ! Loin de moi l’idée que tous les modèles souhaitent réaliser un tel partage avec son public. Cependant, force est d’admettre que c’est souvent mon cas.

C’est ainsi que je prends un certain plaisir à me présenter aux étudiants et aux étudiantes dès les premiers instants du cours pour lequel je suis invité d’y participer. Retenons ici l’élément suivant : Chaque personne présente en classe vit une émotion qui lui est propre. Souvent, la gêne liée à la nudité du modèle vivant peut en déranger quelques-uns. Cela est d’autant plus vrai si le modèle est atteint d’un handicap physique bien visible. Il faut être soi aveugle ou ignorant pour ne pas se l’avouer. Voilà pourquoi, je tente par tous les moyens mis à ma disposition pour briser la glace entre les élèves et moi-même, et ce dans la mesure du possible.

D’ailleurs, cela est davantage important lorsque les élèves sont peu ou pas expérimentés à dessiner du nu. Je me rappelle que la responsable du groupe pour qui j’ai posé ce mercredi 15 février m’avait demandé de faire attention à mes poses puisque justement ses élèves avaient une expérience très limitée dans ce domaine. Il ne m’en fallait pas plus pour m’inciter à briser la glace dès les premières minutes de mon entrée dans la classe. Mettre l’autre à son aise demeure sans contredit un facteur important dans son bien-être personnel surtout si la nudité est au cœur des rapports. C’est là un élément à ne jamais omettre dans toute séance de nudité artistique. J’ajouterais même que parfois une bonne d’humour dénué de vulgarité est un moyen fort utile pour arriver à cette fin.

new-image26Le dernier aspect qui compose la trinité du « modèle nu » est sa capacité à nouer des liens avec l’entourage pour lequel il pose. Nouer des liens qui favoriseront l’émergence d’une créativité jusque-là insoupçonnée chez bon nombre des artistes en herbes présents en salle. Pour se faire, il est impératif de faire les premiers pas vers les autres sans pour autant les exacerber. Ce n’est pas le moment de faire les yeux doux et encore moins de donner un quelconque rendez-vous galant. Ici, le professionnalisme doit être de rigueur en tout temps. Voilà pourquoi, il me fait grandement plaisir de causer avec les élèves potentiellement intéressés à en savoir un peu plus sur mon parcours professionnel et parfois même sur ma vie personnelle en respectant toutefois une certaine limite.

Fait intéressant à retenir ! Les élèves ont eu droit à un dialogue entre leur professeure et votre humble serviteur pendant la dernière, et la plus longue, pose réalisée en classe. Nous avons discuté notamment sur mon parcours de vie, incluant bien entendu mes rêves, mes espoirs et la problématique qui a été à l’origine de ma situation physique toujours en respectant une certaine limite dans les questions. C’est ainsi que les élèves prirent conscience que le modèle est bien vivant et que chaque expérience dans le domaine du nu est avant toute chose pleinement humaine.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

500e article

500e article

Cet article est dédié à Marie-Pier Auger.

Bonjour à vous!

C’est avec un plaisir presque indescriptible que je rédige cet article tout à fait unique dans les annales de mon blogue dédié au domaine de la nudité artistique tout en y ajoutant bien entendu d’autres sujets afin de rendre sa lecture la plus agréable qui soit pour le plus grand nombre de lecteurs potentiels. En effet, la recherche de la qualité tant sur le fond que sur le contenu a été, et le sera pour toujours, mon éthique de travail dans le cadre de mes diverses publications.

Voilà pourquoi j’ai fait tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter une quelconque forme de vulgarité et d’obscénité à chacune de mes rédactions. Tâche qui est, croyez-moi sur parole, quelque peu ardue compte-tenu du caractère un peu spécial du thème central de ce blogue; la nudité artistique. Fort heureusement, j’ai pu compter sur la collaboration de plusieurs artistes qui travaillent dans ce domaine, et ce, tant à Québec qu’à Montréal, qu’aux États-Unis et même en Europe. C’est notamment grâce à ces gens extraordinaires que la rédaction de ce blogue a été rendue possible dans le temps et l’espace.

«Le temps arrange souvent bien les choses!» affirme un vieux dicton. Je ne peux qu’acquiescer à une telle affirmation puisque d’une part, beaucoup d’encre à couler de ma plume au fil de mes publications souvent peaufinées avant que je puisse être totalement satisfait du produit final et que d’autre part, je n’ose guère remémorer tous les lieux où j’ai eu la chance de poser nu avec ou sans l’aide de partenaires. Des partenaires qui eurent la bonté de m’enseigner leurs expertises dans ce champ culturel et d’avoir fait augmenter en moi cette passion peu commune au plan social.

Permettre à l'autre de me lire, de me découvrir...

Permettre à l’autre de me lire, de me découvrir…

Une mise-au-point doit être faite une fois pour toutes. Pourquoi avoir voulu réaliser un tel blogue sur la nudité artistique sur le web, surtout si on pense à tout ce que l’on y retrouve? Était-il nécessaire d’en réaliser un autre et en quoi serait-il différent de tout le reste? Et, surtout, quels sont les motifs qui ont incité un homme ayant un handicap physique dit « apparent » à travailler d’arrache-pied à la fois pour devenir un modèle nu et pour parfaire ce blogue unique en son genre? Ce sont-là les questions auxquelles je réponds dans cet article, et ce dans l’optique de clarifier une chose : Ce blogue n’a jamais fait, et ne le fera en aucune façon, la promotion de la pornographie.

Oui, j’y ai mentionné en quelques rares occasions certains détails sur mon second blogue qui est plutôt axé sur l’érotisme. Mais, attention! Il ne faut pas confondre l’érotisme et la pornographie. Le premier cherche à harmoniser la beauté et la grâce de la nudité, de surcroît féminine, avec la sensualité afin de provoquer l’attrait qui fait de la sexualité ce qu’elle est, ou du moins ce qu’elle devrait être, c’est-à-dire une communion à la fois spirituelle et physique entre deux êtres humains. Est-il essentiel de vous rappeler le caractère bestial présent au sein des divers sites pornographiques? Comme on dit si bien : « Une image vaut mille mots. » Il est donc vraiment superflu de vouloir en rajouter.

Pourquoi avoir voulu réaliser un tel blogue ayant pour thème la nudité artistique sur le web, surtout si on pense à tout ce que l’on y retrouve? C’est justement parce que j’ai pensé à tout ce qui s’y trouve que l’idée a germé en moi, un peu comme une graine plantée dans une terre riche, féconde et bien arrosée, de réaliser ce blogue. Loin de moi l’intention d’agir en moralisateur car, après tout, tout le monde est libre d’agir selon ses principes personnels. Or, il est plus que déplorable de constater jusqu’à tel point l’image de la nudité est galvaudée sur le web. Je ne parle pas seulement des sites pornographiques mais aussi de ce qui se passe sur l’ensemble des réseaux sociaux. Triste réalité à laquelle je me devais d’y remédier un tant soit peu. Voilà ma réponse à la première problématique.

Était-il nécessaire, deuxième problématique, d’en réaliser un autre et en quoi serait-il différent de tout le reste? C’est un fait indéniable. Rien en ce monde ne m’obligeait à entreprendre une telle réalisation et encore moins à le mener à terme, voir à l’entretenir au fil des jours, des semaines, des mois et des années. Toutefois, l’on m’a souvent conseillé qu’avoir à choisir entre la raison et la passion, il est préférable de choisir la seconde à la condition sine qua none d’être en mesure de trouver trois éléments qui démontrent le bien-fondé de ce choix. Chose des plus faciles puisque primo, rien n’a été fait sur le sujet par un québécois ayant un parcours universitaire de haut-rang tout en possédant une facilité d’écrire peu commune et que secundo, je le voulais différent de ce que l’on retrouve sur le web. Différent tant par sa qualité que par sa diversité. Qualité et diversité que l’on retrouve au sein de chacun des articles. Et, tertio, pour emprunter au Christ cette phrase qui est de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », je me devais de rendre à la nudité toute sa noblesse. Une noblesse présente en chacun de nous, et, ce peu importe son appartenance ethnique, ses croyances religieuses et sa condition sociale ou physique. Ce qui m’amène à répondre à la dernière question. À vrai dire, elle est sans contredit la plus importante des trois.

Accessoires indispensables? Peignoir et serviette

Accessoires indispensables? Peignoir et serviette

Quels sont donc les motifs qui ont incité un homme ayant un handicap physique dit « apparent » à travailler d’arrache-pied à la fois pour devenir un modèle nu et pour parfaire ce blogue unique en son genre? Je vous dirais que l’intention de devenir un modèle nu est apparue à la suite de la lecture sur la propagande de la politique eugénique prônée par le gouvernement nazi dès la prise du pouvoir par Adolf Hitler en 1933. Politique véhiculée grâce notamment, mais pas de manière exclusive, par le milieu artistique allemand dont la collaboration a été facilité d’un côté, par l’internement des réfractaires à l’idéologie nazie dans les premiers camps de rééducation, qui allèrent devenir très vite des camps de la mort et, d’un autre côté, par un système totalitaire où la terreur psychologique est l’outil privilégié des instances politiques.

Sans vouloir minimiser la monstruosité de la Shoah, force est d’admettre que les premières victimes de la volonté d’exterminer les indésirables ne sont pas les Juifs, ni les tziganes et encore moins les non-aryens. Non, les toutes-premières victimes des chambres à gaz sont bel et bien les personnes atteintes de handicaps physiques et/ou intellectuels. C’est là la conséquence directe des mesures prônant à la fois la «perfection physique aryenne» selon les critères établis sous l’égide nazie et l’élimination des indignes de vivre.

Voilà pourquoi, j’ai décidé à la fois d’offrir mes services en tant que modèle nu pour les écoles d’arts, les artistes et les galeries d’arts non seulement à Québec mais là où la demande se manifeste avec respect et courtoisie. Les débuts ont été certes difficiles, mais l’aide inouïe qu’une amie au cœur d’or m’offrit a rendu possible ce rêve. Merci à Marie-Pier Auger pour sa contribution si précieuse. Je t’en serai infiniment reconnaissant.

Information intéressante à retenir concerne l’accueil plutôt froid que me fit la secrétaire de la faculté des arts visuels de l’université Laval lorsque j’y suis allé pour y offrir mes services. À cela vint s’ajouter la remarque contenue dans un email que m’expédia la directrice de cette école dans lequel elle m’a bien rappelé mon « handicap physique apparent ». Tiens donc! Comme si je ne le savais pas. lol Quoiqu’il en soit, il ne m’en fallait pas plus pour fouetter mon ardeur et y aller à fond de train.

C’est donc avec une persévérance, une ténacité et une volonté à toute épreuve que je suis devenu un modèle nu connu et reconnu d’abord à Montréal et par la suite aux États-Unis et finalement en Europe. Comme quoi le Christ avait raison d’affirmer que « nul n’est prophète en son pays ». N’est-ce pas?

chef-d'oeuvre imparfaitChose étonnante en ce qui concerne le domaine médiatique. J’ai fait la manchette dans certains médias populaires. Ce fut tout d’abord dans un magazine européen intitulé La vie au Soleil où l’on y relata une expérience vécue à Montréal en compagnie de Michel T. Desroches et de MariePier Auger. Une expérience où j’en suis sorti grandi tant au plan artistique qu’au plan humain. Peu de temps après, ce fut au tour d’un journal étudiant de l’université du Québec à Montréal, le fameux U.Q.A.M., de m’interroger sur mon expérience personnelle dans ce domaine. Enfin, une charmante journaliste d’origine française eut la gentillesse de réaliser un reportage sur votre humble serviteur dans un journal local de Québec, en l’occurrence le Québec Express. Ledit article eut un grand succès tant auprès de mes pairs que du public en général. D’ailleurs, je me souviens encore des commentaires réellement positifs que plusieurs personnes me firent non seulement dans les restaurants où j’adore prendre des repas mais aussi dans les autobus publics du R.T.C. et autres endroits communs. Bref, je n’éprouverai jamais assez de gratitude envers cette dame qui me souligna qu’un « handicap physique apparent » me caractérisait depuis ma naissance. Caractéristique, mais j’espère que ce ne soit pas la seule, qui fit de moi ce que je suis maintenant. Oui, je suis fier de ma spécificité puisqu’elle me rapproche des êtres humains aussi différents les uns des autres.

Ceux et celles qui ont parcouru mon blogue artistique depuis ses débuts ont certainement remarqué la variété des articles qui s’y trouvent. En effet, il m’était apparu fort important d’ajouter quelques-uns de mes poèmes dans ce blogue, et ce, que ce soit sur le fil des publications ou encore sur les pages prévues à cet effet. Ces poèmes ont un double objectif. En premier lieu, de rendre la lecture de mon blogue la plus agréable qui soit car, avouons-le, un peu de variété rend souvent la lecture plus légère. Et, en second lieu, faire connaitre mon talent de poète à ceux et celles qui apprécient cet art hélas de moins en moins populaire.

Il va de soi que certaines publications proviennent de sources externes. La nudité artistique était cependant le pré requis pour se retrouver au sein de mon blogue. Qui plus est! J’ai toujours pris soin, et ce dans un souci d’éthique professionnel, d’ajouter en bas de page les liens d’où sont tirés les articles retranscrits. Mes quatre formations universitaires me sont bien utiles pour donner à ce blogue tout son sérieux lui procurant ainsi une certaine notoriété. Notoriété démontrée par le nombre plus que considérable des visiteurs l’ayant parcouru depuis le tout début.

Marie-Pier Auger
Marie-Pier Auger

Je tiens, en terminant cet article, à remercier toutes les personnes qui d’une part, m’ont encouragé non seulement à réaliser ce blogue mais à réaliser mon rêve d’être un modèle nu et, d’autre part, à exprimer ma gratitude aux artistes avec qui j’ai travaillé. Mes remerciements vont en particulier à Michel T. Desroches, à Patrick Audinet et à son assistante Marie Laroque. Mes remerciements vont aussi à Guy Labrie, spécialisé dans le domaine érotique et qui a su découvrir en moi une sensualité malgré ma situation physique, disons-le en toute honnêteté, peu conventionnelle dans ce domaine. Mes remerciements vont aussi à Kenneth W. Oliver qui a eu l’amabilité d’être venu des États-Unis jusqu’à Québec pour effectuer une séance de nudité tout à fait fantastique, et ce malgré la frontière linguistique. La liste des personnes qui m’ont été d’une aide incommensurable serait encore trop longue pour être nommée sans avoir le risque d’en oublier.

Toutefois, je dois lever mon chapeau à une dame sans qui rien n’aurait été possible. Chère Marie-Pier Auger, je te serai toujours et à jamais reconnaissant pour ton aide et pour ton amitié. Merci pour tout. Voilà pourquoi cet article t’est dédié.

Enfin, je vous remercie pour votre assiduité à suivre mes publications. Oui, je vous dis 500 fois merci car sans vous ma passion pour ce blogue aurait peut-être pris fin depuis belle lurette. Rassurez-vous! J’ai bien l’intention de continuer pour encore très longtemps. Si Dieu le veut bien.

Merci de votre support.

Merci de m’avoir lu.

Sincèrement

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada