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« V » comme victoire

« V » comme victoire Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain et modèle nu Atsuko

« V » comme victoire

 

Ô beauté étrangère,

Mets-toi près des étagères,

Penche-toi un peu vers l’arrière,

Sois prête telle une guerrière.

 

Ne sois pas, avec moi, gênée.

Car jamais je n’ai vu telle beauté,

Un corps si parfait dans ce monde effronté,

Qui ignore ce qu’est la chance que peut offrir la destinée.

 

Belles courbes qui jalonnent ce corps.

Ces courbes semblables à une toison d’or,

Et de cette zone interdite qui me porte à bon port,

Sois sans crainte, charmante dame, je ne te ferai aucun tors.

 

Je saurai transposer votre douceur sur ce papier,

Sur ce papier où avec grande précaution je naviguerai,

Je voguerai sur une houle aussi chaude que l’été,

De cette saison qui passe, hélas, trop vite en cette cité.

 

Plus j’admire votre corps magnifique,

Plus je suis possédé par votre charme authentique,

Mais, sans vouloir être insolent, ce qui me semble presque féérique.

C’est cet endroit si ténébreux que je qualifierais de magique.

 

Hypnotisé par les poils de ton pubis,

Je sens monter en moi une irrésistible envie,

Celle de les caresser afin d’en saisir toute la vie,

Mais, par respect pour vous, je garderai mes distances ainsi.

 

Poils pubiens ! Votre disposition évoque une page de l’histoire.

Celle d’un homme avec un verre d’alcool et qui veillait tard le soir,

Car grande est sa valeur pour avoir combattu des forces noires,

C’est en faisant le « V » qui galvanisait son peuple pour la victoire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Si seule dans cette foule

 

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La photo présentée ci-dessus est de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Avis aux intéressés !
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

Si seule dans cette foule

 

Perdue dans mes pensées,

Malgré moi, elles ne font que passer.

Me sentant étouffer par mes vêtements,

Fabriqués par des êtres si méchants et si déments.

 

Finalement, n’en pouvant plus,

J’ai fait le pas et je me suis mise nue.

Afin de sentir l’air frais caresser sur ma peau,

Je me suis alors rappelé comment tu étais beau.

 

Lorsque nous étions ensemble cette nuit,

Dans la chaleur bienfaisante des draps de mon lit,

Où nous nous sommes librement avec tendresse offerts,

Loin des anges des cieux et des démons des lointains enfers.

 

Maintenant que tu es là, devant moi.

Avec grand sourire aux lèvres, je vais vers toi.

Je ressens ce désir surgir en moi telle une vague, une houle.

Ce désir de me donner car je me sens si seule dans cette foule.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada