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Un peu penchée

Un peu penché
Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Un peu penchée

 

Un peu penchée,

Je ne fais que penser,

À ce qu’il m’est arrivée,

Au courant de la journée.

 

En effet, je suis allé déjeuner,

Dans un charmant café,

Près de chez moi situé,

Avec plaisir et gaîté.

 

Un jeune homme s’y trouvait,

Il était vraiment loin d’être laid,

À vrai dire, je le trouvais assez joli,

Il me semblait être bien éduqué et poli.

 

Je l’ai invité à ma table,

Car il me paraissait bien affable,

Je l’ai avoué que je le trouvais beau garçon,

Étonné par mon aveu, il a rougi comme de raison.

 

Je l’ai rassuré avec ardeur,

Car je ne voulais pas qu’il ait peur,

Moi une femme dans la fleur-de-l’âge,

Et lui qui était encore peut être si sage.

 

Ah ce que je regrette le temps de ma jeunesse,

Alors que je sens venir le temps de la vieillesse,

Oui je sais bien qu’il me reste du temps devant moi,

Avant ces jours et d’en être jusque-là.

 

Mais quand une telle beauté apparaît

Je me rends compte que la mienne disparaît

Je n’en veux point à la destinée ni à la vie

Car de tous temps, cela en est ainsi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La question irrésolue

La question irrésolue

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La question irrésolue

 

Je me souviens,
D’un triste lendemain,
Où mon père nous a finalement quittées,
Me laissant seule avec ma mère bien-aimée.

 

Je lui ai demandé pourquoi?
Pourquoi est-il parti loin de toi et moi?
Elle m’a fait pour seule réponse quelques larmes,
Qui me défoncèrent le cœur d’enfant telle une lourde arme.

 

Puis les années passèrent de manière indubitable,
Mais jamais nous avions manqué de quoi sur la table,
Mère certes peu fortunée mais à la main tant généreuse,
Que n’avait-elle pas fait pour que je sois malgré tout heureuse?

 

Elle m’offrit toutes ses richesses enfouies dans sa mémoire
Qu’elle avait elle-même reçues de sa mère et celle-ci de la sienne,
Avec une patience angélique et grande attention elle les firent miennes,
Des chansons gaies et des pas de danse de nos contrées, tel noble art.

 

Mais, elle m’enseigna sa plus grande leçon dans un lieu retiré.
Souviens-toi qu’à question confuse, une réponse est souvent donnée.
Et c’est dans cette danse entièrement nue que ce soir tu apprendras,
Afin que tu comprennes qu’en toi la compréhension de la vie tu trouveras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une soirée confortable

Une soirée confortable
« Une soirée confortable » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Une soirée confortable

 

Bonsoir tendre chérie,
Oui, tu vois que je souris.
Car je t’ai préparé une surprise,
J’ai fait le repas et la table est mise.

 

Va prendre une douche chaude,
Afin que tu savoures le repas de ton hôte.
J’ai acheté deux bouteilles de vin de grand cru.
Un blanc corsé et un rouge fruité tel que convenu.

 

Si tu le désires dans la douche j’irai te rejoindre,
Car je n’en peux de d’attendre cette soirée les mains jointes.
Tu trouveras un savon de la France au doux parfum de lavande ,
Et une robe de chambre que j’ai achetée lors de mon séjour en Hollande.

 

En cette soirée tu seras mon invitée,
Qui me fera plaisir de servir et d’embrasser,
De dorloter sans mesure toute la nuit au petit matin,
Et sache qu’en tout temps tu seras entre de bonnes mains.

 

Bon! Maintenant que nous sommes prêts,
Aimerais-tu prendre le repas alors que tout est frais?
Mais nous savons que rien ne presse pour se mettre à table,
Et que tout est là afin que nous puissions passer une soirée confortable.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sans dire un mot

Sans dire un mot
« Sans dire un mot » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sans dire un mot

 

Il était tôt le matin,
Je t’attendais avec entrain,
En préparant quelques croissants,
Et un bon café pour te recevoir évidemment.

 

Nous nous sommes rencontrés voilà quelques jours,
Je t’avais informée que je cherchais un modèle à dessiner,
C’est alors que tu as gentiment à ma surprise à ma demande accepté,
Il y avait longtemps que je rêvais en cachette pouvoir immortaliser tes contours.

 

Puis vers les sept ou huit heures,
Quelques coups à ma porte firent mon bonheur,
J’ouvris avec le sourire pour te souhaiter la bienvenue,
Même si au fond de moi j’avais hâte de te voir toute nue.

 

Que prends-tu avec ton café ? T’ai-je aussitôt demandé.
Avec un peu de lait et quelques carrés de sucré volontiers,
Tes désirs devinrent pour moi des ordres auxquels j’empressais d’obéir,
Car ta voix si tendre résonnait en moi tel le doux son de la lyre.

 

Voyant une table de bois près de la fenêtre,
Un table qu’avait faite mon père avec du bois de cèdre,
Tu t’y approchas à pas gracieux, à pas feutrés et si légers,
En enlevant tes vêtements afin que je puisse ton corps contempler.

 

Alors dans un mouvement appris au fil du temps,
J’ai pris quelques crayons et quelques feuilles assurément,
Pour accomplir ce pourquoi nous avions convenu de bon cœur,
Sans dire un mot, nous immortalisâmes ce précieux temps en cette heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada