Archives de tags | table

J’offre mon corps

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Photo par Phylactère

J’offre mon corps

 

 

Il m’arrive parfois de réfléchir, 

À ce qui jadis m’a tant fait souffrir, 

À ces regards de grands inquisiteurs, 

À ces gens hypocrites et tellement sourieurs.

 

 

Je me souviens des paroles non dites, 

Mais qui en disaient beaucoup trop de ces silences, 

De ces contes de romance qui m’ont entraîné vers la démence, 

De ces promesses belles faites par des sorcières maudites.

 

 

Je me souviens de cette table, 

Où l’on m’y installa tel un veau partant de l’étable, 

Pour être sacrifié en pâturage pour satisfaire êtres immoraux, 

En me faisant miroiter richesses et un magnifique château.

 

 

On m’y ausculta de mille manières, 

  Dessus, dessous, des côtés, du devant et de derrière. 

À la satisfaction des beaux-parleurs et des menteurs, 

Qui ont fui sitôt reçu fortune en leurs heures.

 

 

Aujourd’hui, c’est moi qui décide. 

Sans commettre un quelconque déicide, 

D’offrir mon corps au naturel pour être vu différemment, 

J’attends depuis longtemps cet instant venu au bon moment.

 

 

J’offre mon corps, 

Corps d’un homme prétentieux, 

Corps d’un homme qui à cet instant silencieux, 

Sors de sa torpeur ! Sors de cette brève mort !

 

 

Non, je n’irai plus à l’abattoir. 

Sur cette table servant d’exécutoire, 

Je suis maintenant maître de mon destin, 

Et seule maîtresse aura pouvoir de mettre sur moi sa main.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Jeu de lignes

41517465_10156846731753919_765550600225030144_o

Superbe jeu de lignes qui m’a fait réfléchir sur le sens de la vie. Réalisation artistique par mon ami et collaborateur de la France : Eri Kel

Jeu de lignes 

 

Depuis quelques jours 

Je réfléchis sur l’ensemble de mon parcours, 

Sur qui arriva, qui aurait pu arriver et qui n’arrivera peut-être pas,  

Inutile de se lamenter et de s’apitoyer sur la vie et ses lois. 

 

J’ai grandi comme tous les enfants de ce monde, 

Avec des membres en moins sans être pour autant immonde, 

Dans une région à l’hiver rude et dans une charmante petite ville, 

Un endroit délicieux où il faisait bon vivre appelé Sept-Îles. 

 

C’est là où j’ai grandi dans une maisonnée, 

Où joie et peine se manifestèrent à chaque année, 

Certains sont arrivés tandis que d’autres sont partis, 

Partis vers un endroit merveilleux appelé Paradis. 

 

J’ai connu dans ma modeste vie, 

Bien des gens parfois drôles, parfois méchants, 

Mais ils étaient plutôt indifférents la plupart du temps, 

Voilà pourquoi je n’en ai pas fait de cas puisque ce fut ainsi. 

 

J’ai aimé sans le savoir et surtout sans le vouloir, 

Parfois sur de belles dames, j’ai longuement fantasmé. 

Faisant des rêves inavouables dans le plus intime de mes idées, 

Maintenant je couche la tête libérée et tellement reposée. 

 

Me rendant-compte que tout n’est qu’un jeu, 

Où tout le monde gagne et perd toujours un peu, 

À chaque coup de dés ! À chaque carte laissée sur table ! 

Et puis nous recommençons jusqu’à ce qu’en être incapables. 

 

Épuisés de tenter un tant soit peu de comprendre, 

Ce qui nous est arrivé, ce que notre cœur a ardemment désiré. 

Malgré nos chagrins et nos vœux maintes fois exprimés, 

C’est alors qu’il faut accepter librement de se rendre. 

 

De se rendre à l’évidence, 

Que la vie n’est point une romance, 

Et que nos lignes tracées par notre existence, 

S’effacent comme sable du désert au grand vent. 

 

Jeu de lignes ! 

Lignes formant en nos esprits, 

Des jardins imaginaires pour nos cœurs épris, 

Finalement tout n’est qu’un jeu créé par une force divine. 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je hurle dans la nuit

DSC_8887

Réalisation Gabrielle Doutre 

Je hurle dans la nuit

 

Non, vous n’aurez pas la paix

Non, je n’aurai aucun regret

Car c’est vrai que je suis fou

Un autre fou parmi vous.

 

Seul devant ma table

Est-ce imaginable?

À écrire mon humble vie

Car cela n’a pas de prix.

 

Ô folie d’une sombre nuit

Folie qui ronge mon esprit

Et de mon cœur qui languit

À force de lire ce que j’écris.

 

Oui, j’écris et je suis nu.

Nu comme vous m’avez vu

Nu de mon corps et de mon âme

En rêvant à de bien belles dames.

 

Jugez-moi autant que vous voulez

Je n’ai que faire que vous m’accusez

De tous les maux de la terre

Cela ne saurait me faire taire.

 

Allez! Dites-moi le à l’endroit ou en l’envers

En verlan ou bien avec d’autres vers

Cela ne saurait m’empêcher d’écrire

Avec mon plus illustre sourire.

 

Je continuerai à hurler au clair de lune

Seul à ma table en rêvant d’une belle brune

Car c’est là que réside ma formidable folie

D’écrire lorsque je pleure ou que je ris.

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Écrire pour ….

31520968_10155663709042523_4696891319107190784_o

Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Écrire pour …

 

Devant ma table, je prends ma plume,

En me souvenant de ma belle Dame Plume,

Tout en aimant cette nouvelle venue Goldy,

Qui est si mignonne et tellement jolie.

 

Et puis je me demande vraiment pourquoi,

J’ai décidé d’écrire ces mots du fond de moi,

C’est alors que viennent en mon esprit ces raisons,

Qui animent les raisons de vivre qui me donnent cette passion.

 

Écrire pour enfin réellement vivre,

Dans ce monde qui ne fait que survivre,

Écrire pour exister et pour perdurer dans le temps,

Avant que vient mon heure d’aller rejoindre mes aïeux d’antan.

 

Écrire pour témoigner de mon amour,

Qui parfois ont pris de drôles de détours,

Écrire pour communiquer avec l’univers majestueux,

Même si de ma langue impossible de tout faire ne peut.

 

Écrire pour  simplement être,

Tel un vieux et si noble hêtre,

Enraciné avec solidité dans le sol,

Sous le soleil accablant sans parasol.

 

Écrire quelques mots,

Pour en extirper bien des maux,

Écrire ces quelques insipides lignes,

Devant cette foule parfois bien maligne.

 

Écrire pour éviter de parler,

Et de mon plaisir le faire durer,

Écrire encore et encore et encore,

Car idées immortalisées sur le papier valent de l’or.

 

Écrire pour éviter de souffrir,

Pour me rappeler qu’il faut aussi savoir rire,

Écrire pour donner afin de ne pas reprendre,

Car c’est là que réside ce que l’on ne peut comprendre.

 

Écrire pour savoir se taire,

En longeant une belle rivière imaginaire,

Écrire pour savoir réellement écouter,

Écouter ceux à qui on interdit de parler.

 

Écrire pour communier avec ceux qui souffrent en silence,

Leur rappeler qu’ils ont aussi de la valeur depuis leur lointaine enfance,

Écrire pour raviver le désir de vivre de ceux qui ont si peu,

Leur rappeler que bien des richesses insoupçonnées se trouvent en eux.

 

Écrire une chanson ou de la poésie,

Afin d’égayer ceux qui ont le cœur endolori,

Leur rappeler qu’il suffit souvent d’une étincelle,

Pour voir en la vie ces grandeurs et ces merveilles.

 

Écrire pour me rappeler que je suis être éphémère,

Conçu une nuit dans l’amour d’un père et d’une mère,

Écrire pour me souvenir que le seul vrai trésor découvert sur mon chemin,

Est de pouvoir mettre mes pensées par des mots sur cet ultime parchemin.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Garder le sourire

219717_10150177891683919_4476863_o

 » Même lors des poses les plus difficiles, elle gardait le sourire.  » Par mon ami Eri Kel de France

Garder le sourire

 

Devant l’inévitable,

Et que tout soit sur table,

Accablés devant les tristes faits,

Et que dans la profondeur de l’âme le mal est.

 

L’instant d’un soupir,

Le moment d’un simple rire,

Tout disparaît et rien ne se refait encore,

Point de non-retour ! À jamais sont disparues les aurores.

 

Voulant garder clarté de l’esprit,

Préserver le sang de nos veines bien en vie,

Parfois pour le meilleur mais trop souvent pour le pire,

Face à ce temps qui passe et les gens qui trépassent pour finir.

 

Gardons fières postures,

Même si cela parfois nous torture,

Car de nos corps témoignera l’ultime beauté,

Celle qui vivra par l’amour et la passion pour l’éternité.

 

Et de ce léger sourire si charmant,

À en rendre jalouse la Belle-aux-bois-dormant,

Nul ne peut prétendre un seul instant en devenir amoureux,

Et d’y déposer avec une extrême douceur un baiser langoureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis dans mon lit

 

20171110_092716_hdr

Je suis dans mon lit

 

Je suis dans mon lit et je pense à toi,
Je rêve sans dormir que je te serre dans mes bras.
Dans mes bras hors de l’ordinaire,
Mais qui te sont réservés ma chère.

 

Dans mon lit,
Lentement je m’assoupie.
En fermant lentement mes yeux,
En espérant l’instant où nous serons deux.

 

Deux à une table,
Ouvrir nos coeurs et nos âmes.
Pour se connaître homme et femme,
Se découvrir sans beaux discours ni fables.

 

À quand ce jour?
Serait-ce demain pour toujours?
À quand cette nuit,
Assoupis, à ouvrir, Dont mon esprit se languit 

 

De

 

Rollandjr St Gelais
Québec (Québec)
Canada