Archives de tags | table

Obéissance

Obéissance
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Obéissance

 

C’est le temps,

Prépare-toi, mon Rolland.

Vas-y ! Enlève tous tes vêtements.

De cette séance tu t’en souviendras longtemps.

 

Ce soir, je vais t’apprendre à m’obéir.

Je t’enseignerai comment réellement souffrir,

Et t’entendre crier de douleur, j’en prendrai plaisir.

Ce gibet, pour toi je l’ai construit avec un grand sourire.

 

Maintenant que tu es nu et à ma merci,

Installe-toi confortablement sur la table, je t’en prie.

Laisse-moi t’installer les chaînes aux extrémités de ton corps,

Des chaînes faites sur mesure car ton physique vaut son pesant d’or.

 

Garde-toi de me supplier de m’arrêter,

Savoure mes coups de fouet jusqu’au dernier.

Apprécie chacun de mes coups de griffes sur ta douce peau,

Sais-tu quoi? Chaque fois que tu cries de douleur, je te trouve si beau.

 

Je te caresserai avec mon gant d’écrin les fesses,

Alors que devant le miroir tu ne verras qu’un esclave et sa maîtresse.

Ta propriétaire tant adorée mais que tu crains par-dessus tout,

De son corps un jour tu pourras en jouir car je sais comme tu en es fou.

 

Mais avant d’en arriver là,

Sois rassuré que je te mettrai aux pas.

Tu devras me concéder sur toi droit de vie et de mort,

Alors, mon chéri, un conseil : serre bien entre les dents, ton mors.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un peu penchée

Un peu penché
Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Un peu penchée

 

Un peu penchée,

Je ne fais que penser,

À ce qu’il m’est arrivée,

Au courant de la journée.

 

En effet, je suis allé déjeuner,

Dans un charmant café,

Près de chez moi situé,

Avec plaisir et gaîté.

 

Un jeune homme s’y trouvait,

Il était vraiment loin d’être laid,

À vrai dire, je le trouvais assez joli,

Il me semblait être bien éduqué et poli.

 

Je l’ai invité à ma table,

Car il me paraissait bien affable,

Je l’ai avoué que je le trouvais beau garçon,

Étonné par mon aveu, il a rougi comme de raison.

 

Je l’ai rassuré avec ardeur,

Car je ne voulais pas qu’il ait peur,

Moi une femme dans la fleur-de-l’âge,

Et lui qui était encore peut être si sage.

 

Ah ce que je regrette le temps de ma jeunesse,

Alors que je sens venir le temps de la vieillesse,

Oui je sais bien qu’il me reste du temps devant moi,

Avant ces jours et d’en être jusque-là.

 

Mais quand une telle beauté apparaît

Je me rends compte que la mienne disparaît

Je n’en veux point à la destinée ni à la vie

Car de tous temps, cela en est ainsi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La question irrésolue

La question irrésolue

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La question irrésolue

 

Je me souviens,
D’un triste lendemain,
Où mon père nous a finalement quittées,
Me laissant seule avec ma mère bien-aimée.

 

Je lui ai demandé pourquoi?
Pourquoi est-il parti loin de toi et moi?
Elle m’a fait pour seule réponse quelques larmes,
Qui me défoncèrent le cœur d’enfant telle une lourde arme.

 

Puis les années passèrent de manière indubitable,
Mais jamais nous avions manqué de quoi sur la table,
Mère certes peu fortunée mais à la main tant généreuse,
Que n’avait-elle pas fait pour que je sois malgré tout heureuse?

 

Elle m’offrit toutes ses richesses enfouies dans sa mémoire
Qu’elle avait elle-même reçues de sa mère et celle-ci de la sienne,
Avec une patience angélique et grande attention elle les firent miennes,
Des chansons gaies et des pas de danse de nos contrées, tel noble art.

 

Mais, elle m’enseigna sa plus grande leçon dans un lieu retiré.
Souviens-toi qu’à question confuse, une réponse est souvent donnée.
Et c’est dans cette danse entièrement nue que ce soir tu apprendras,
Afin que tu comprennes qu’en toi la compréhension de la vie tu trouveras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada