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Le fruit défendu

Le fruit défendu

« Le fruit défendu » Photo par G.B. d’Allemagne

Le fruit défendu

 

Je suis ainsi nue,
Je suis toute menue,
Je suis aussi un peu gênée,
Voilà pourquoi mes yeux sont fermés.

 

Je ne savais pas quoi t’offrir,
Un présent qui te ferait plaisir,
Un cadeau qui te ferait un souvenir,
De ce temps des amours aux doux soupirs.

 

Temps passager,
Aussitôt né, aussitôt dissipé.
Aussitôt vécu, aussitôt vu, aussitôt oublié.
Moment qui réconfortera ces jours redoutés.

 

Ces jours qui témoigneront la fin de la route,
Cette fin où apparaissent les regrets comme les doutes,
Toutefois une seule chose que l’on ne doit jamais regretter,
C’est celle où nous avons sincèrement aimer jusqu’à soi-même oublier.

 

Voilà pourquoi béni soit le jour où Ève offrit à Adam,
Le premier de tous les époux, le premier de tous les amants.
Un fruit cueilli sur un arbre si beau et si délicieux d’apparence,
Le fruit défendu que je t’offre à mon tour en cette nuit d’innocence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Derrière cet arbre

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Photo par Mélanie Dufresne

Derrière cet arbre

 

Dans la forêt je t’ai suivie,

Car de toi j’ai cette irrésistible envie,

Envie de t’exprimer mon amour à chaque jour,

C’est un secret qui est dans mon cœur trop lourd.

 

Tu es tellement belle,

Et gracieuse comme une hirondelle,

Que j’en perds la raison et même mon latin,

Tu es dans mes pensées dès l’aube au petit matin.

 

Non ! Ne crains rien.

Je ne suis guère un vaurien,

Un simple homme qui pour toi le cœur résonne,

Et qui a mal à son âme comme nulle autre personne.

 

Derrière ces branches,

Je contemple tes hanches,

T’enlacer avec passion, voilà mon rêve. 

Comme le ferait le bel Adam à sa belle Ève.

 

Je te protégerai contre les dangers,

Pour te prouver comme je voudrais t’aimer,  

Mais hélas! Comment pourrais-tu me choisir? 

C’est ce qui de mon être le fait tant souffrir.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

En toute décontraction

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Un MAGNIFIQUE dessin réalisé par mon ami Eri Kel de  la France

En toute décontraction

 

En toute simplicité,
En toute vérité et authenticité,
Je m’étends nue devant vous sur le tapis,
Dans le silence, j’entends vos pensées et je souris.

 

Pourquoi devrais-je m’en faire ?
Pourquoi devrais-je craindre l’enfer ?
Puisque de ma nudité je vous l’offre avec bonté,
Puisque de ma féminité vous pouvez la contempler à satiété.

 

Dans la quiétude de ses lieux,
Où règne une paix qui n’a d’égale que les cieux,
Point d’illusion ! Point de fautes ! Point de fausse pudeur !
Car loin est de nous toute moralité hypocrite qui a tant fait peur.

 

C’est ainsi que par pur bonheur,
Me voilà semblable à Ève devant son Adam,
Attendant ce doux moment où il me fera le présent,
De connaître sa virilité au bon moment, à la bonne heure.

 

Mais, d’ici-là ! Je ne bouge guère,
Telle une brave et si féroce panthère,
Cachée dans la chaude broussaille africaine,
En toute décontraction, elle vit cet instant sans haine.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’amour fait mal.

L'amour fait mal

L’amour fait mal.

 

L’amour fait mal,

Parce qu’il nous renvoie,

Sur cette étrange et sinueuse voie,

Sur ce chemin qui nous semble si fatal.

 

Deux êtres se rencontrent,

Dans l’intimité se découvrent et se montrent,

Se racontent dans leurs faiblesses et leurs caresses,

Dans leurs baisers à en rendent jalouses des déesses.

 

De cet lointain Adam,

Pour qui nous sommes descendants,

Et de son épouse Ève qui le fit sortir du Paradis.

Ils connurent le véritable amour, celui qui est interdit.

 

Ève ! Ô belle Ève !

Toi qui lui offris le fruit défendu,

Alors que vous gambadiez si pures et si nus,

Toi qui l’abreuvas d’amour avec tes pulpeuses lèvres.

 

Il se souvenait de ce doux matin,

Où tu lui offris la suavité de tes seins,

Il les savourait avec délice telles des sucreries,

En contemplant ton visage de beauté qui lui sourie.

 

Que tu étais belle en ce temps-là !

Dans ce jardin où vous y étiez heureux,

Où tout était merveilleux et brillait à vos yeux,

Que peut-il accomplir pour revivre ce temps-là ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Enveloppée dans mes rêves

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Enveloppée dans mes rêves

 

Dans cette noirceur qui m’entoure,

J’entend ces mots interdits depuis toujours,

Sont-ils les fruits de mon imagination si fébrile?

De mes pensées secrètes dites qu’entre femmes ou filles?

 

Je suis heureuse d’être nue dans ces draps,

Yeux clos ! J’avance au gré de mes songes pas à pas.

Sentant ma peau caressée par la douceur de ce satin,

Bassin bombé afin d’y faire explorer les doigts de ma main.

 

Plaisirs interdits par ces hypocrites,

Condamnés par les gens à morale élastique,

Je me fiche avec délice de leurs accusations pudibondes,

Car de mes péchés véniels en profiter mon désir surabonde.

 

Jeu d’Onan ne dure qu’un instant,

Et pourtant ô quel pur délice en ce moment,

De ma bouche aux lèvres suaves ne sorte point un mot,

Si ce n’est que soupirs langoureux et quelques soubresauts.

 

Devrais-je attendre Adam?

Ou bien offrir mon intimité à mon amant?

Suis-je devenue la promise telle une nouvelle Ève?

Voilà pourquoi je suis encore enveloppée dans mes rêves.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bel ange!

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Bel ange !

 

Bel Ange ! Ô bel ange !
Veille sur cet enfant que tu as vu naître,
Veille aussi sur notre pauvre vieille terre qui risque de disparaître,
Par notre faute, notre plus grande faute, oui notre faute et à celle d’Adam,
Quelle est la prière que nous devons réciter pour sauver nos âmes à la fin des Temps?

 

Combien de temps durera notre tourment?
Viens nous secourir et regarde ceux que Dieu appelle ses enfants,
Protège-nous contre les maux et les maladies jusqu’à notre départ  pour l’autre vie,
Et de toi nous nous souviendrons comme d’un fidèle et tendre ami.

 

Bel ange de ce temps mirifique,
Bel ange de cette période magnifique,
Nous t’en supplions avec une entière et totale confiance,
Rends à nos âmes la pureté et la grâce de notre enfance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Quand Eve regarde Adam … Dernière partie: Mon doux

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Quand Eve regarde Adam …

Dernière partie: Mon doux

 

« Mon très cher Adam,

Je quitte à l’instant ce nid douillet, notre refuge sans avoir osé te réveiller. Tu dormais si profondément …. Je t’ai longuement admiré, ainsi assoupi, face enfouie au creux de nos draps, nu et innocent comme au premier jour ….

Tu cachais avec cette étonnante  inconscience, si totalement tienne, tes attributs masculins, ton corps d’homme si plein de vie, ta virilité, comme un fruit défendu …

… Temps comme suspendu, à rien, à un souffle, un soupir ….

Bien qu’endormi je devine tes rêves d’amour et d’éternité qui rejoignent mes espoirs!

Quand tu ouvriras les yeux, brillants des espoirs de la nuit, tu liras mes mots et ma renaissance ….

Ton Eve »

Collaboration spéciale de Idéelle

Quand Eve regarde Adam … Deuxième partie: Adam

Quand Eve regarde Adam …

Deuxième partie: Adam

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D’abord !

 

D’abord un regard,
Ton regard tel un premier rempart !
Je ne baisserai pas les yeux,
N’investirai pas d’autres lieux !

 

Je commencerai par tendrement lire,
Tout ce que tes yeux ont à me dire,
Des espoirs avoués de ne plus cacher,
Tout ce dont la nature t’a doté.

 

Quand, paupière baissées,
Comme un parcours fléché,
Tu me feras de ta virilité,
L’unique invitée.

 

Alors, seulement, j’admirerai,
D’Adam toute l’ « hommanité »,
Alors, seulement nous nous abandonnerons,
Aux charmes d’une étreinte, une ascension.

 

De

 

Idéelle

(Collaboration spéciale)

Corps de femme!

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Corps de femme!

 

Corps de femme qui attire le regard de l’homme,

Quelle âme habite cette grandiose demeure?

Dites-moi le avant que je ne meure.

Avant que tombent les feuilles d’automne.

 

Corps de femme! Corps sublime!

Quel ange peut-il vous protéger sans devoir succomber,

À la tentation de vous cajoler, de vous embrasser,

De ressentir la douceur de vos lèvres telle de la lime?

 

Corps de femme! Corps divin!

Dites-moi le avant que ma vie tire à sa fin.

À quelle vigne puis-je boire votre vin,

Afin que mon désir ne reste en vain?

 

Corps de femme! Corps d’Ève!

Qui fut offert à son Adam tel un présent.

Que votre charme continue de faire rêver,

Tous les hommes qui sauront vous aimer.

 

Corps de femme! Cœur si fragile!

Blottissez-vous dans les bras de votre amant,

Qui vous protégera de mille tourments,

Et de tous ces esprits si vils.

 

Corps de femme! Femme de corps!

Que vous belle! C’est moi qui vous le dis.

Corps de femme! Parcelle du Paradis!

Vous est précieuse comme de l’or.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ombre et lumière

Ombre et lumiere
Ombre et lumiere

Ombre et lumière

 

Par de-là les monts et les océans, grande vérité doit être dite pour calmer nos doutes,

Nul homme ni femme n’y échappe et, de bon gré ou pas, devra résoudre la question.

Pour satisfaire son éternel bonheur, que peut-il choisir comme ultime route?

Serait-ce celle qui le mènera vers la Sage Athènes ou la pieuse Sion?

 

Triste sort du hasard qu’en chaque homme se trouve cette double voie; l’ombre et la lumière.

Que depuis sa naissance, ce fils d’Adam lutte pour sa survie tout en cherchant sa liberté.

Que cette fille d’Ève, dès son premier souffle, désire transmettre la vie comme fit sa mère.

Soyez convaincus de cette auguste loi: Tout est comme hier, rien a changé.

 

Chaque ligne qui nous dévoile la grâce de la femme est une bénédiction des Dieux.

De la lumière naquit le monde, et pourtant c’est de la femme que nait les nations.

Peuples riches et puissants peuvent bien atteindre avec orgueil tous les Cieux,

Et pourtant, gens de couleurs différentes ne doivent qu’à la femme heureuse maison.

 

Ô lumière du matin dont resplendît ta chaleur en nos cœurs épris de fidélité,

De ta grâce éternelle, recouvre nos corps mortels qui attendent leur ultime destiné.

De tes rayons ravivent cette nature endormie qui languît dans son sommeil si incertain.

Et de ta force si bienfaitrice, ressuscite tous nos rêves enfouis dans nos mains.

 

Ombre mystérieuse qui sans gêne aucune de la sensualité de la femme lève le voile.

Lumière tamisée et épurée de toute fourberie éclaire en nous nos humbles émotions,

Et faisant fi, Dieu merci !, des hypocrites conventions  imposées par les religions.

Tu présentes avec un plaisir chaste et pur l’excellence de la féminité rappelée sur une étoile.

 

Quel chemin sinueux entre tous mènera l’homme vers sa totale plénitude?

C’est sans hésitation vaine que je vous assure avec grande certitude.

Que c’est dans l’amour véritable et indomptable d’une femme loyale,

Que chaque homme y trouve de manière bien modeste son humanité véritable.

 

Aucun mot sorti de ma bouche ne peut  à la divinité de la femme rendre justice.

Nulles langues des hommes ne peuvent décrire l’extase de trouver sa tendre moitié.

Et que sans l’amour de la femme, pas de chanson romantique n’aurait pu être chantée.

En réalité, l’ombre et la lumière prennent naissance dans son divin calice.

 

Dieu tira, de par ses impénétrables voies, la Création du vide absolu.

Et de l’ombre la plus lugubre du chaos, il en extirpa toute sa lumière.

De l’homme, il en façonna sa compagne pour le suivre dans son existence éphémère.

Et dans une pureté totale, voire puérile, ils n’avaient point honte d’être nus.

 

Belle Ève qui fut offerte à ton Adam tel un présent d’une valeur inégalée,

Et à qui il lui fut en retour demandé de te chérir et de te respecter.

Ignorait-il que ton corps contient une âme tellement sensible ?

Que dure parole, oui une seule, lui est à supporter si pénible ?

 

Descendants de nos ancêtres, écoutez ces humbles paroles révélées par nos aïeux :

De la lumière flamboyante nous en sommes les dignes représentants,

Et de la quiétude de l’ombre nous y retrouvons le repos d’un instant,

Mais c’est sous le regard bienveillant de la femme que se trouve un cœur joyeux.

 

Sans l’amour d’une femme, l’existence de l’homme n’est que servitude.

Sans une vie de passion, l’âme ne fait que succomber à ses tentations.

Tel un prisonnier, il se résout à rester en captivité loin de sa maison.

Et tel un vagabond, il va ici et là en une vie de turpitude.

 

Ombre et lumière ! Voilà d’où viennent les hommes.

Ombre et lumière ! C’est ce que nous sommes.

Mais, seule la femme est fille de lumière.

Puisque sans sa beauté, la vie ne serait qu’un Enfer.

 

De

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada