Archives de tags | ivresse

Que lit elle ?

Que lit elle
« Que lit elle ? » Photo par G.B. d’Allemagne

Que lit elle ?

 

Que lit elle ?
Ô ma toute belle !
Un de ces romans ?
Avec un prince charmant ?

 

Ce que j’aimerais être ce livre,
Car de ses mains qui le caressent,
J’en serai pour longtemps rempli d’ivresse,
Sentir son parfum à chaque page tournée j’en serais ivre.

 

Ressentir ses yeux parcourir chacun des mots écrits,
Voilà ce qui me rendrait certainement fou d’envie,
Adossé légèrement sur ses douces cuisses,
Espérer ce jour ? Inutile, je ne le puisse.

 

Prends le temps de me lire,
Car de ton regard, je veux me couvrir.
Afin d’oublier mes peines l’instant d’un soupir,
Pour retrouver la joie de vivre l’instant d’un sourire.

 

Lis bien ces mots aujourd’hui rendus vides de sens,
En ce monde où sont perdues à jamais tant d’innocences,
Ces mots que tu découvriras le moment venu qui te sortiront de ta flegme,
Ces mots qui résument avec simplicité ce que ressent l’auteur de ce poème : Je t’aime.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

cautious_approach_by_rickb500_dd3b3zo-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

Le couple

42996076_474482179731870_327627402488315904_o

Extraordinaire dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Le couple

 

Ne dis pas un mot, chérie.

De crainte de détruire la romance,

D’effacer à tout jamais le parfum qui m’encense,

Et de nos tendres gestes allument la folle ardeur de nos envies.

 

Je suis là, couché sur le divan.

Impatiemment avec ivresse je t’attend,

Humectant mes lèvres pour ta plus grande satisfaction,

Soucieux d’être avec toi en cet instant intime en diapason.

 

Puis, sans crier gare ! Tu es au-dessus de mon corps.

Ainsi tu vois mon membre viril pendant que j’admire tes cheveux d’or.

Avec une gêne à peine voilée, vers moi tu te penchas avec délicatesse.

M’offrant avec un plaisir semblable à une gamine ta magnifique tresse.

 

Cette tresse que j’empoigne avec une main ferme,

Main ferme comme tes seins. Oh! combien je les aime.

Glisse ta langue en moi afin de te savourer telle une précieuse coupe,

Car seuls toi et moi, en cette nuit interdite, nous serons un vrai couple.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Sur un air

new-image13

Sur un air

 

Sur un air de mon violon,

Avec grande joie je te ferai valser,

Tout en chantant un refrain de jeunesse,

Un hymne à l’amour qui t’amènera dans l’ivresse.

 

Sur une mélodie,

Je saurai bien te redonner la vie,

Tes pas suivront cette romance avec frénésie,

Avec entrain tu n’auras d’ouïe que pour cette douce poésie.

 

Et par le charme de tes yeux,

Tous seront sous ton emprise même les dieux,

Pendant que tu navigueras sur la vague de mes gammes,

Et le plancher usé par tes enjambées connaîtra fortes flammes.

 

Danse ma bien-aimée ! Ô mon amour,

Avant que pointe de son nez l’aube de ce jour,

Je désire te porter dans mes bras meurtris par la destinée,

Pour t’amener en un pays où tes moindres souhaits seront comblés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Te faire jouir

la_petite_mort_by_cpointspoint-d9r1bzs

Te faire jouir

 

En cette nuit tombante où nous nous sommes rejoints,

Sans dire un mot, avec complaisance, j’ai collé sur toi mes mains,

Cherchant de mes doigts fureteurs ce lieu de plaisirs si tabous,

Souhaitant avec ardeur te satisfaire, je me suis mis à genoux.

 

De mes lèvres suintantes d’ivresse, j’ai dégusté le mont de Vénus,

Explorant ce lieu unique afin de te faire découvrir un divin plaisir,

De mes yeux étranges, je regardais les tiens s’entrouvrirent,

Avec l’éclat d’un diamant, ta bouche me fit un adorable sourire.

 

Haletant ta respiration, j’en ai compris la raison,

M’efforçant de te satisfaire, J’en ai pris mes précautions,

Fouinant de ma langue experte cet endroit tellement divin,

Tu en as ressentis l’enivrement tel un excellent vin.

 

Me suppliant de poursuivre mon chemin sur cette route délicieuse,

Ne pouvant pas te contredire, j’exauça ta prière si pieuse,

Inventant sans cesse multiples façons pour te faire jouir,

Jusqu’à cet instant béni par les Dieux où je t’ai entendu gémir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source: http://cpointspoint.deviantart.com/