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Je ne peux pas prendre ta place

Je ne peux pas prendre ta place
Je ne peux pas prendre ta place Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par Francisco Vazquez Modèle : JenovaxLilith & Noel Malhoi Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/burning-indigo-829192243

Je ne peux pas prendre ta place

 

Je ne peux pas être dans peau,

Même si le monde est loin d’être beau,

Je ne peux pas vivre ce que tu vis,

Mais, toujours je serai ton amie.

 

Je ne peux soulever des montagnes,

Ni faire vibrer des eaux stagnes,

Je ne peux pas refaire le passé,

Mais, ce que je t’ai aimée.

 

Mais je peux être présente à tes côtés,

Et, dans le secret de mon silence, t’aimer.

Être là près de toi et toi dans mon coeur,

Te protéger de ce qui te fait peur.

 

Je ne peux pas prendre ta place,

Mais t’écouter, ça maintenant je le peux.

Te tendre la main, pour des jours heureux,

Te faire la bise, pour te rafraîchir telle une glace.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Torsions

Torsion
 « Torsion » Dessin par Eri Kel de la France

Torsions

 

Quelle saison que l’hiver,

Il réussit toujours à mettre en boule mes nerfs,

O hiver froid! O hiver glacial ! O hiver bien québécois!

Comme tu sais bien depuis toujours me mettre aux abois.

 

Désolée, mes chers élèves, pour cette introduction.

Je le sais bien qu’il s’agit d’une drôle de présentation.

En cette première séance de la session de la nouvelle année,

Malgré ce vent si froid, je suis heureuse de vous voir, soyez-en rassurés!

 

Avez-vous passé de belles vacances?

Avez-vous pu vous régaler en abondance?

Que de beaux souvenirs que cela me fait revivre de mon enfance,

À une époque, pas si lointaine, où je vivais dans la belle région de Provence.

 

J’aime bien votre beau coin de pays,

Les gens sont souvent si gais et tellement jolis,

De votre accent si éloquent, très vite j’en suis devenue éprise.

L’éclat de vos mers et contrées, très vite dans leurs filets je fus prise.

 

Mais, comme rien en ce monde est parfait.

Seul votre hiver nordique gâche un peu tout ce qui est,

Car, voyez-vous, glace si froide et si dure, est loin de faire bon paillasson.

Voilà pourquoi pour me remettre de ma chute, je vais faire quelques torsions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dualité

Dualité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dualité

 

Mirage ! Mirage ! Tout n’est que mirage !
Depuis que l’on a relégué les paroles des sages,
Et que la nature fut depuis longtemps oubliée par l’humanité,
Celle qui depuis les temps anciens nous a nourris et abreuvés.

 

L’homme a remplacé le réel par le surnaturel,
La beauté authentique par tout ce qui est artificiel,
La fragilité signe de la nature propre de toute grâce de vie,
Par la force brute illusion suprême d’existence vouée à l’infini.

 

Qui sommes-nous réellement devant la glace ?
Des êtres qui devant la destinée perdent la face ?
Soyons francs, qui sommes-nous face à notre destiné ?
Des êtres de chairs et d’os cherchant un astre dans le ciel étoilé ?

 

La dualité régit tout notre être,
Sans cesse sourire pour bien faire paraître,
Larmes qui coulent sur les parois de notre coeur,
Afin de survivre on doit souvent affronter dure labeur.

 

Notre amour ne doit jamais être déclaré,
À l’être qui en un instant de folie nous a ensorcelés,
Même si toutes les guerres ont été faites sans aucune gêne,
Semant dans leurs sillons des larmes, du sang et bien des peines.

 

Devant le miroir où se reflète notre pauvre âme,
Se trouve un corps si perdu glissant sur une lame,
Un corps souvent tatoué comme pour effacer sa fragilité,
Un corps qui de son âme cherche à lui accorder un peu de liberté.

 

Drôle de dualité que de vivre ici-bas,
Œuvrant à la sueur de son front et d’espérer en l’au-delà,
En prenant conscience dans le miroir glacial sa réalité provisoire,
Dualité suivant l’humain dès l’aube de sa vie jusqu’à son dernier soir.

 

Dualité formant tout son être de chair,
Depuis que l’âme s’y incrusta en un éclair,
Crainte de mourir de partir même si c’est son destin,
Malgré ses prières, de ses oeuvres il n’emportera rien en ses mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Silhouette en clair obscure

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« Silhouette en clair obscure » par mon ami Eri Kel Poème par RollandJr St-Gelais

Silhouette en clair obscure

 

Je suis perdue ! Perdue !
Je suis peut-être même foutue.
Aujourd’hui, je ne me reconnais plus,
Car je croyais, hélas, avoir tout entendu et vu.

 

Suis-je devenue folle ?
Mes idées sont-elles si molles ?
Je suis confuse dès sortie de ce rêve,
De ce rêve où je prenais plaisir à jouer avec mes lèvres.

 

Dès l’instant où je me réveille,
Mais, qu’ai-je donc fait la veille ?
Car j’aimerais tant fuir cette inutile vie,
Dans laquelle toutes souffrances semblent infinies.

 

Au fil des minutes,
J’entends jouer une flûte,,
C’est le fils du voisin qui joue,
Alors je me vois dans la glace faisant la moue.

 

Idées confuses,
Âme certes diffuse.
Cherchant simplement un peu d’air pur,
Car dans le fond, je suis une silhouette en clair obscure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada