Archives de tags | merveilles

L’œil de Dieu

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’œil de Dieu

 

Je suis l’œil de Dieu,

Et Dieu est une femme,

Et, par-dessus, une jolie dame,

Qui fait de toi entre ses mains ce qu’elle veut.

 

Je vois tout ce que tu fais,

Inutile de cacher vraiment qui tu es,

Tu aimes fréquenter les donjons,

De tes maîtresses, être leur bon garçon.

 

Maitresse Christine qui est d’une beauté exquise,

Celle dont ton âme s’est tellement éprise.

Beauté magique ! Beauté féérique !

Venant du monde des pays nordiques.

 

Que dire de maîtresse Bella?

Qui saura te mener là où elle le voudra.

Te tirer des flammes de l’enfer de la souffrance,

Pour te faire découvrir l’ultime plaisir de la bienveillance.

 

Péché de la chair ! Péché de la luxure !

Qui convient de l’âme la plus perverse à la plus pure.

Aucun plaisir n’a d’égal que celui d’être entre les mains d’une maîtresse,

Qui sait te combler de ses tortures élaborées comme de ses caresses.

 

Où iras-tu après cette vie?

Toi qui feras, malgré tout, l’envie.

De bien des gens prisonniers de leur morale,

Et qui pourtant, vénèrent des idoles qui font tant de mal.

 

Regarde-moi bien dans les yeux,

Dis-moi : tel est ton désir, ton vœu le plus précieux?

Serait-ce être près de moi, être à mes côtés?

Devenir ta chérie, ton amour, ta bien-aimée!

 

Je suis celle qui te surveille,

Qui te fera découvrir bien des merveilles,

En temps voulu, mon vilain coquin.

Mon beau ! Tu seras entre mes mains.

 

Regarde bien cette triade,

Et fuis ce monde rempli de façades,

Rejoins-moi vite ! Si tu l’oses.

Tu seras alors ma chose.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis seule à la Saint-Valentin

Je suis seule à la Saint-Valentin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-lonely-870295534

Je suis seule à la Saint-Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin.

Je suis seule depuis le petit matin,

Depuis que tu es parti prendre le train,

Je prends mon café et j’essaie de ne penser à rien.

 

Ce qui est loin d’être facile,

En ces temps où tout semble difficile,

Où le temps d’aimer en secret sans cesse défile,

S’aimer comme des amants loin des yeux de cette file.

 

Cela fait maintenant deux ans que nous nous voyons en secret,

Toi l’homme à la chevelure d’argent et à l’éclat parfait.

Moi la femme remplie de cette jeunesse qui te plaît,

Quel drôle de couple loin des regards indiscrets!

 

Nous avons passé la nuit à faire l’amour,

Même si tu avais juré à ta femme fidélité pour toujours,

Telle étrange sensation de bien-être de sentir cette chaleur en moi,

Quand tu me pénètres de ces forces vives qu’il y a en toi.

 

Que de mots d’amour tu me chuchotes à l’oreille,

Qui me transportent dans un univers rempli de merveilles,

Sentant tes doigts parcourir tout le long de mon corps,

À la recherche inlassable d’un mystérieux trésor.

 

Te présentant cette zone défendue,

Car je sais à tel point tu aimes ainsi me voir nue,

Avec tout mon amour, je te laisse aller à tes pulsions.

Ainsi nous vivons avec l’immoralité consumée notre passion.

 

Quelle imagination débordante,

Pour accomplir cette posture satisfaisante,

De ces mouvements répétés jusqu’à la jouissance,

Qui comble à la perfection cette belle nuit de romance.

 

J’aurais tant aimé te serrer toute la journée,

Mais bien sûr, tu as cette autre femme à aimer,

Cette femme qu’au pied de l’autel tu as épousée,

Ce beau jour de la Saint-Valentin, avec elle tu vas le passer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon fruit mûr

drops_by_charmeurindien_dduj3f3-fullview
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Mon fruit mûr

 

Belle femme te voir ainsi,

Mon regard en est si ébloui,

Ébloui pour avoir admiré ton dos,

Ton dos si fort, si tendre mais si beau.

 

Voir perler les gouttes d’eau,

Tout le long, tels de longs ruisseaux.

Ruisseaux descendants vers ces lieux mystérieux,

Ces lieux si souvent, par pudeur ou par hypocrisie, loin des yeux.

 

Loin de tous ces yeux curieux,

De ces merveilles voulues par les Cieux,

Et qui étrangement gouttes d’eau y sont retenues,

Telles que des gouttelettes de pluie retenues par les nues.

 

Sachant avec soin cacher ton visage,

Pour que je ne puisse deviner ton âge,

Cet âge que ton sein magnifique semble trahir,

Ce sein légèrement illuminé par bonheur et pour mon plaisir.

 

Mais, je t’en prie, charmante modèle.

Modèle sur un bois perchée telle une hirondelle,

Ne m’en veux pas pour ces quelques pensées impures,

Car te voir assise ainsi me donne l’envie de t’offrir mon fruit mûr.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ève et sa pomme

ve et sa pomme
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Ève et sa pomme

 

J’ai à l’esprit des questions saugrenues,
Pas tant que ça à propos d’une belle dame nue,
Une dame par laquelle serait entré dans le monde le péché,
Celui qui nous accable depuis des lustres et depuis que nous sommes nés.

 

Que serait-il donc arrivé si ce fruit elle n’y avait pas goûté?
Que serait-il arrivé si le serpent elle n’avait point écouté?
Que serait-il arrivé si à Dieu elle n’avait point désobéi?
Que serait-il arrivé si à elle n’avait point pris ce fruit?

 

Je tenterai de répondre à ces quelques questions,
Mais avec grande prudence car je ne veux pas y perdre ma raison,
Voilà là bien des questions à la fois théologiques et philosophiques,
Que bien des sages ont essayé de résoudre par leurs discours épiques.

 

Ô le pauvre et humble mortel que je suis,
Certes, je suis loin d’être un sage, c’est moi qui vous le dis.
Mais, je sais fort bien que nos destinés en auraient été changées.
Guerres et armes, destruction et larmes, jamais n’auraient existés.

 

Mais, en dépit de tout ce que l’on dit et l’on raconte.
Dans cette histoire inspirée de la Babylone et de ses contes,
Il faut retenir une grande leçon tant dans nos cœurs que dans nos âmes,
Réside cet irrésistible envie d’outrepasser les règles dans chaque homme.

 

Alors, je vous demande cette ultime requête à vous mes fidèles amis.
Veuillez ne point lancer la première pierre à celle qui a fléchi,
Qui aurait par défaillance, semblerait-il, réalisé le premier délit.
Car nous sommes tous semblables à cette dame au cœur épris.

 

Aucune réponse infaillible ne peut satisfaire tant de doutes,
Aucune vérité ne peut étancher la soif de mes lèvres je goûte,
Mais une seule chose m’apparait être si claire et tellement belle,
Il y a aussi dans le cœur de l’homme le désir de créer des merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada