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Du bout des doigts

Du bout des doigts Poème par RollandJr St-Gelais Photo proposée par une amie de Québec

Du bout des doigts

 

Du bout des doigts,

Je tiens ces quelques fleurs

Que tu m’as offert pour calmer mes pleurs,

Pourtant, en ce jour bien triste, je ne peux cesser de penser à toi.

 

Tu m’avais consolée de ma peine d’amour,

En me disant que l’amour véritable reviendra un jour,

Et pour terminer cette leçon de vie, tu m’avais fait rire,

Rire aux éclats comme toi seul savais le faire avec un beau sourire.

 

Je voyais bien dans tes yeux de moi tu étais amoureux,

Ne voulant pas faire d’illusions, je me suis dit d’attendre un peu.

Que le temps fasse son effet et je saurai bien ce qu’il en sera,

Car noble et pure vérité tôt ou tard en mon âme éclatera.

 

Les journées passèrent sous silence,

En m’imaginant nous voir sur la piste de danse,

Car nous nous étions promis de sortir en se remémorant,

De notre adolescence où nous nous imaginions tels des amants.

 

Mais au lieu d’aller me réjouir en un lieu de plaisir,

Devant ta tombe, j’irai faire quelques prières et me recueillir.

Ces quelques fleurs que tu m’as données quand nous étions ensemble,

Sur ta tombe, je les déposerai avec discrétion puisque ma main tremble.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Repentez-vous de vos péchés

Repentez-vous de vos péchés Poème de RollandJr St-Gelais Photo choisie par Appetive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/tumblr-la48fjx0rD1qcx76ko1-1280-856416495

Repentez-vous de vos péchés

 

En ces temps tellement incertains,

À Dieu remettez votre âme entre ses mains,

Temps à l’avenir inconnu pour vous qui n’avez pas cru,

Car vous pensiez avoir tout vu et qui tout entendu.

 

Dame pécheresse, cessez vos frivolités,

Faites attention à vos idées et à vos plus intimes pensées,

Car votre chair est faible comme l’est davantage votre esprit,

Mettez-vous à genoux devant notre Seigneur sur la croix qui pour vous a péri.

 

Femme à la beauté perverse et tentatrice,

Acceptez pour le salut de votre âme le supplice,

Confessez sans attendre vos péchés tant véniels que mortels,

Devant vos frères et vos sœurs qui ne reviennent pas comme vous êtes belle.

 

À genoux au pied de cet autel,

Priez afin d’éviter les tourments éternels,

Qui vous sont réservés dans les flammes de l’enfer,

Qui ne connaissent point de répit par les suppliques et les prières.

 

Récitez sans cesse les prières du Rosaire,

Avant que le fouet expiateur déchire votre chair,

Et que vous revêtissiez l’habit de vos coreligionnaires,

Une fois qu’il sera maculé de votre sang à qui Dieu saura plaire.

 

Invoquez les saints et la Sainte-Vierge,

Afin d’être pardonnée d’avoir eu toutes ces verges,

En votre sein en dépit des liens sacrés d’un pur mariage,

Institution symbolique par excellence de notre précieux Moyen-Âge.

 

Confessez vos fautes pendant qu’il en est le temps,

Car une telle démarche vous évitera bien des tourments,

Et en guise d’ultime punition vous porterez la ceinture de chasteté,

Face à vos œuvres de chair, une seule chose est nécessaire : repentez-vous de vos péchés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Note de l’auteur : Je faisais un clin d’œil à l’histoire en le comparant avec la situation actuelle de pandémie. Une situation où, par un phénomène que j’ai de la difficulté à saisir, il faut aux hommes un bouc émissaire pour justifier les menaces réelles ou imaginées auxquelles ils font face. Et, dans bien des cas, la religion voir aussi la vertu, a servi d’instrument de réclusion. Je me rappellerai toujours de cette phrase dit dans un film : « Souvenez mes enfants, que les pires crimes ont été commis au nom de la vertu ». Toutes mes plus sincères excuses si ce poème ai pu vous choquer en espérant que mes explications dissiperont tes doutes.

Il pleut et je pleure

Il pleut et je pleure

Il pleut et je pleure Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Courtnee Severin Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/rain-on-me-846664591

Il pleut et je pleure

 

Par un matin ensoleillé d’automne,

Je vaquais ici et là en pensant à mon homme,

Enrôlé bon gré mal gré contre un pays si éloigné,

Qu’il m’avait fallu un globe terrestre pour le trouver.

 

Voilà déjà plus d’un an qu’il est parti avec ses frères d’armes,

Fils de mères et de pères ayant à leurs départs verser des larmes.

Courageux du fond de leurs âmes et fiers combattants pour la patrie,

Souhaitant ardemment revenir dans les bras de leurs épouses chéries.

 

Écoutant chaque nouvelle assidument,

Tout en tenant en ma main un chapelet religieusement,

Que m’avait offert grand-mère avec bonté pour testament,

Même si j’ignorais toutes ces prières bien malheureusement.

 

Qu’à cela ne tienne, je le tenais fermement.

Tel un pentacle protecteur un magnifique talisman,

Pendant que j’imaginais un de ces combats décrits à la radio,

Je sentais mon bien-aimé se faire trouer par les balles ennemies sa peau.

 

 Haletant sans cesse ma respiration,

Afin de lui sauver la vie en une spirituelle communion,

Je ressentis à travers mon esprit la vie le quitter dès cet instant,

Avais-je rêvé ? Je le souhaitais plus que tout désespérément.

 

Les jours passèrent comme de raison,

Même si dans le fond de mon cœur j’avais ce pressentiment,

Que le Ciel m’avait préparé à affronter une missive courageusement.

Jusqu’à ce matin d’automne où l’on frappa chez-moi sans trop de façon.

 

Ouvrant la porte à deux visiteurs,

Ressemblant étrangement à des inquisiteurs,

Apportant avec eux nuages sombres et temps si lourd,

Que jamais de ma vie je n’en avais vus de tels jusqu’à ce jour.

 

Journée de soleil se transformant en journée de pluie,

Dès que cette missive j’ouvris de cet émissaire me tendit,

Tournant prestement leurs dos sans m’avoir un seul mot dit.

Dès les toutes premières lignes, j’avais tout saisi et tout compris.

 

J’avais accompagné mon seul amour dans son dernier combat,

Où nous avons eu la chance inouïe qu’il rende l’âme dans mes bras,

Voyant par la fenêtre les cascades tomber du ciel en cette triste heure,

Pendant que mes pensées sont imbibées d’encre noir il pleut et je pleure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Son Rosaire

Rosaire
Poème par RollandJr St-Gelais Photo avec la permission de Aakoran Source : https://www.deviantart.com/aakoran/art/Rosary-621958015

Son Rosaire

 

Comme je n’avais rien à faire,

Et que cela ne me convient guère,

J’ai voulu faire le ménage dans mes affaires,

C’est alors que j’ai trouvé quelques souvenirs de ma grand-mère.

 

En ouvrant une vieille valise toute poussiéreuse,

Remplie de choses qui me paraissaient bien mystérieuses,

Des objets d’une autre époque tellement différente de la nôtre,

Dire que de ces nombreux souvenirs mon petit grenier en est l’hôte.

 

Découvrant avec précaution ces objets tel un trésor,

Qui étaient bien plus précieux que de l’argent et de l’or,

Ils témoignèrent de l’expérience d’une dame ayant jadis vécue,

À une époque où les valeurs de la jarretière sont à jamais révolues.

 

J’ai trouvé une photo où elle souriait,

À côté de mon grand-père ! Comme elle l’aimait.

Elle l’aimait encore plus que la prunelle de ses yeux si bleus,

Avant qu’il soit appelé loin à un âge vénérable tout là-haut dans les Cieux.

 

J’ai découvert bien des lettres remplies de mystère,

Des lettres d’amour et de secret échangées pendant la Grande Guerre,

Elle lui annonça qu’elle allait bientôt avoir leur premier enfant,

Mon père qui sera le présage de nombreux descendants.

 

J’ai trouvé des vieux livres écrits en une langue inconnue,

Je me suis dit qu’il est fort possible qu’elle seule les avait lus,

Sa robe de noces était toute pliée tout au fond avec grand soin,

Comme disait ma mère elle seule savait le faire avec ses délicates mains.

 

De tout ce que j’ai pu en cette valise trouvé,

Une seule à mes yeux et en mon cœur pouvait vraiment compter,

Ce fut ce chapelet de noir et d’argent avec lequel elle récitait ses prières,

De ce Credo, ces Ave Maria et Noster Pater quand elle disait son Rosaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous vieillissons

Nous vieillissons
Nous vieillissons Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu. Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/SilverHair-Woman-829072654

Nous vieillissons

Que nous le voulions ou non, nous vieillissons. Les années deviennent des mois, les mois des semaines, des semaines des jours et les jours des heures. Parfois, nous sommes fiers de nos bons coups mais plus souvent qu’autrement émergent en nous des regrets. Des regrets qui se rapportent davantage à ce que nous n’avons pas fait qu’à ce que nous avons fait.

Puis viennent les souvenirs de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés. Quelques fois des prières pour le repos de leurs âmes aux cieux sont adressées. D’autres fois, une simple pensée pour les incroyants amplement leur suffit. À chacun leur foi, leurs espérances et leurs illusions. Car nul ne le sait ce qu’il y a de l’autre côté du pont comme de raison.

Les cheveux blancs sont la richesse accumulée au fil des années. Des années tricotées au fil des expériences du passé et des jours comptés. Des cheveux blancs qui embellissent telle une couronne d’argent le doux visage d’une mère et d’un père souvent oubliés par leurs enfants trop occupés goûter à la saveur insipide du numérique. De cette saveur imposée par conglomérats situés dans une vallée de silicone.

Oui, nous vieillissons. C’est la loi ultime pour tous. Que nous soyons riches ou pauvres, nous vieillissons. Nul ne peut y échapper. Mais, tant qu’à vieillir, vieillissons en chantant. Une chanson d’amour, une chanson d’antan, une chanson pour agrémenter le temps. Le temps que l’on a pour vaquer à nos occupations. Vieillissons avec le cœur léger car c’est la source du bonheur véritable.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada