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Raconte-moi

Raconte-moi
Poème inspiré par une photo réalisée par Rick B., et en hommage à l’une des plus grandes icônes de la chrétienté. https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de
 

Raconte-moi

 

Raconte-moi une histoire,

Un conte du pays au-delà de la Loire,

De cette vie d’un moine vivant en Russie,

De cet être si pieux et de ses nombreuses amies.

 

De cet homme aux mains miraculeuses,

Qui savait si bien rendre une femme heureuse,

De ce moine aux prières qui guérissaient les maux,

Les maux du corps se logeant tant du bas que du haut.

 

De cet être si religieux,

Qu’aucune requête ne lui refusa Dieu,

Bien malgré ses nombreux péchés de la chair,

Car quel homme résiste au parfum de femme flottant dans l’air?

 

Raconte-moi une de ses aventures,

De cet aimant des femmes à la beauté pure,

À la masculinité si vive qu’il fit bien des jaloux,

Tant chez les jeunes et les vieux, les solitaires et les époux.

 

De ce moine, raconte une de ses péripéties.

De ce temps où il jouissait sans mesure de la vie,

Vivre sa vie sans se soucier du lendemain et du destin,

Car il avait compris que le pardon de Dieu est dans ses mains.

 

Raconte-moi, s’il-te-plaît, pour une dernière fois,

La vie de ce saint ayant vécu dans le péché sans y perdre la foi,

Car bien légitime est le péché de la chair à celui qui sait l’apprécier,

Puisque Dieu dans sa miséricorde saura en temps et lieu lui pardonner.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec

 Canada

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d'une église
Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d’une église Texte par RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Some-find-their-religion-outside-of-a-church-634483278

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez pu trouver des activités qui vous plaisent en vu du déconfinement graduel mis-en-place par les instances gouvernementales respectives. Pour ma part tout va bien. Chose étrange ! Le seul aspect négatif lié à cette période de confinement a été l’interdiction de se rassembler dans des lieux de culte. Vous le savez sûrement déjà mais j’avais pour habitude d’aller chaque dimanche à la célébration eucharistique à l’église catholique de mon quartier à Québec pour, ensuite, aller prendre un bon petit-déjeuner dans l’un des nombreux petits restaurants situés près de l’église. Une habitude que j’ai prise dès mon arrivé dans la capitale de la province du Québec.

Oui, je suis croyant, catholique et pratiquant et grand amateur de la bonne bouffe. Il n’y a aucun mal à cela. N’est-ce pas? Le fait d’agir ainsi à chaque dimanche me permettait de couper le lien, de manière symbolique, avec la semaine précédente pour débuter une nouvelle du bon pied. Ne dit-on pas que le dimanche est une commémoration de la résurrection du Christ par laquelle tout est renouvelé? Or, une telle pratique a été interdite par les instances gouvernementales afin de freiner la propagation d’un certain virus parmi la population et ainsi de protéger les gens ayant une santé précaire. 

Vous pouvez aisément imaginer la carence qu’une telle interdiction a amené chez votre humble serviteur. Or, ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect de la foi. La foi se résume telle à se réunir une fois par semaine dans un édifice religieux aussi majestueux puisse-t-il l’être? Bien sûr que non. Pas plus qu’elle se résume à la récitation de milliers de prières et encore moins à porter des, permettez-moi cette expression, bondieuseries. Le fait de porter une croix autour de son cou ne fait pas de nous une meilleure personne. Mais, comment peut-on vivre la foi ou du moins une certaine forme de spiritualité? Voilà bien une question qui est la suite logique de la question posée précédemment.

Il est un fait intéressant à retenir que certaines personnes, dont le nombre est plus important que l’on pourrait même l’imaginer, trouvent leur religion bien au-delà des religions institutionnalisées et ce, peu importe leurs genres. Certes, bon nombre d’entre elles ont une connaissance limitée des ouvrages écrits par des êtres que l’on nomme des  »saints », tout en ayant adopté des règles morales fort louables. Tout comme de très nombreux individus qui se réclament être de grands croyants mais qui pourtant ont une ligne de conduite aux diapasons de la morale. Comme on dit au Québec, les bottines ne suivent pas toujours les babines. 

Toutefois, il existe en ce monde une cathédrale bâtie par nul autre que le créateur. Oui, j’utilise un langage d’un croyant en un Dieu ou si vous préférez en un être suprême dans le présent texte et c’est mon droit le plus stricte. Une telle cathédrale ne se trouve guère dans les grands centres urbains là où les gens sont souvent davantage préoccupés à suivre la cadence de la vie de consommation et même de surconsommation. C’est dans la nature qu’une telle cathédrale se trouve.

Une cathédrale dans laquelle nous pouvons nous recueillir et prier dans le plus profond de notre être. Prier sans dire un mot. Prier sans s’agenouiller. Prier sans la nécessité de porter un signe religieux de manière ostentatoire. Prier simplement en écoutant, en marchant et en profitant de l’instant présent. Cela ne coûte rien et nous apporte tellement de riches leçons de vie. Leçons de vie qui se retrouvent dans les livres saints de toutes les religions confondues depuis l’aube de l’humanité. Une humanité qui a vu en son sein de nombreux saints. Or, d’où ont-ils tiré leurs enseignements si ce n’est qu’au sein même de la nature, la cathédrale par excellence? Poser la question, c’est y répondre.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais de la ville de Québec Canada

Ce jour que je ne pourrai jamais oublier 

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« Ce jour que je ne pourrai jamais oublier » Photo par JenovaxLilith Photo par thisisnotbeauty Modèle JenovaxLilith https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/The-things-we-never-say-839099513

Ce jour que je ne pourrai jamais oublier 

 

Combien de temps es-tu parti? 

Combien de temps m’as-tu quittée? 

Appelé sous les drapeaux combattre en nos contrées, 

Combattre par tes armes de médecin cette terrible pandémie. 

 

Je ne me doutais guère de recevoir cette missive, 

Qui allait en mon cœur graver une plaie si vive, 

Quelques mots laconiques et sans émotions, 

Qui feraient en mon âme cette démolition. 

 

Ces mots noirs gravés sur du papier blanc, 

Qui allèrent rester en mon âme éternellement, 

Ces mots m’annoncèrent le sacrifice de mon héros, 

De mon ami, mon confident, mon amour parti tout là-haut. 

 

Je n’en croyais tout simplement pas les yeux, 

Me demandant ce que j’aurais fait de si mauvais? 

Me questionnant sur les péchés et crimes que j’ai fait? 

Pour que je sois si accablée tant par Dieu que par les Cieux. 

 

Je le revois encore dans son habit de jeune marié, 

Attendant que je lui sois présentée par mon regretté père, 

Au pied de l’autel de cette église où j’ai récité tant de belles prières, 

De l’autel où j’étais si heureuse de ce jour que je ne pourrai jamais oublier.

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée
Réalisation photographique par David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/once-I-was-saved-I-wished-I-was-damned-793007073

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

 

Illusion ! Illusion ! Illusion ! Tout n’est qu’illusion.

Illusion démasquée à la recherche du pardon,

Cette vérité enfouie sous les dunes de sable,

Du sable de ces mensonges si coupables.

 

Fautifs de leurs existences éphémères,

Condamnables de leurs destinées si amères,

À la saveur insipide les incitant à se jeter à la mer,

De cette mer aux vagues déferlantes tels les cris de leurs mères.

 

De leurs cris de douleur ou de joie,

À en perdre leurs âmes, à en perdre leurs voix.

Voix guidant leurs progénitures à travers cette immuable voie,

Voie faite de chair, faite de sang ! Leurs ordonnant d’aller tout droit.

 

Que pouvais-je faire pour remédier cette situation?

Mendier les gens tel le ferait le dernier des vagabonds?

Ayant décidé de trouver remède à mes troubles à mes doutes,

De cette sagesse salvatrice j’atteindrai assurément coûte que coûte.

 

Mais alors comment pourrais-je être sauvée?

Comment pourrais-je un seul instant même le souhaiter?

Désirer être sauvée alors que tout me semblait définitivement perdu?

Que tout me paraissait être à jamais condamné, simplement foutu?

 

Après avoir tant cheminé sur la voie de la raison,

Avoir sans cesse appris mes leçons à force de répétitions,

Répéter encore et encore et toujours jusqu’à suffocation,

Les réciter telles des mantras ou des pieuses supplications.

 

Libérant enfin mon esprit de cette inutilité,

Comprenant de ces formules et prières leur futilité,

J’entrevois malgré moi tant de lendemains incertains,

Comprenant bien que malgré ma volonté je n’y peux rien.

 

C’est-là où en un éclair j’ai tout compris,

C’est le jour fatidique où mon esprit fut envahi,

Je me rappelle si bien le jour où l’on m’a sauvée,

Qu’une fois je fus sauvée je souhaitais être damnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quand la musique sera arrêtée

Quand la musique est arrêtée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de et https://www.deviantart.com/rickb500/art/Guenuche-The-Book-706115165

Quand la musique sera arrêtée

 

C’est Mardi Gras, allons danser!

C’est le temps de festoyer et de fêter,

Pour avoir une raison d’aller me confesser,

Pour avoir trop mangé, baisé et surtout bu à satiété.

 

Que par mes récits avec mes amants et pécheurs,

Soient racontés avec entrain et bonne humeur,

Afin que seul regret vivra monsieur le curé,

Soit celui d’avoir fait le vœu de chasteté.

 

Pauvre curé à qui je raconte mes péchés,

Mes petits comme mes grands et mes préférés,

L’entendre soupirer dans le confessionnal est un plaisir,

Voilà pourquoi je prend tout le temps qu’il faut pour les décrire.

 

Les décrire avec lenteur dans les moindres parties,

J’imagine le voir prendre son pied entre deux prières,

Qu’il adresserait à mes deux seins en me caressant le derrière,

Tout en avouant mes fautes, je ferme les yeux et avec grâce je souris.

 

C’est le dernier soir avant le carême,

Allez mes amoureux, sentez le parfum de ma crème.

De cette crème au parfum de rose et de fleurs envoûtantes,

Dansons sans cesse autour du feu et de sa chaleur si enivrante.

 

En cette veille de carême où tout est si terne,

Ne pensons pas à tous ces sermons et ces balivernes,

Chantons en chœur de nos airs tendres, de nos airs joyeux.

Quand la musique sera arrêtée, inutile de réciter un psaume langoureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada