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Lignes noires

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Superbe dessin réalisé par Eri Kel de la France

Lignes noires

 

Nuit lugubre ! Nuit sombre!

Nuit où l’âme s’égare dans la pénombre.

Nuit de questions sans réponses qui font languir,

Les espérances des hommes qui ne cessent de souffrir.

 

Marchant péniblement sous mon humble toit,

Si chaud en cet été trop court mais en hiver si froid,

Saisissant machinalement un crayon comme une extension,

De mon corps meurtri d’avoir trop bu par une beuverie sans pardon.

 

Boire pour oublier ? Boire pour s’abandonner ? Boire pour cesser de respirer ?

Est-ce la destiné de l’artiste qui vit en moi par ces quelques vers de poèmes composés ?

Mais n’y songeant un seul instant, n’y pensant pas un seul moment, de ma main fatiguée,

Péniblement, j’ai commencé à écrire ces quelques mots afin de mon désespoir l’extirper.

 

J’ai écrit encore et encore sans jamais m’arrêter,

Pour trouver les mots de mes maux sans voix et sans voies,

Afin de faire revivre cette si douce folie que l’on nomme la foi.

Foi de mes aïeux, de mes frères et de mes sœurs en cette humanité.

 

Ne trouvant l’ultime expression libératrice de mes peurs,

Mes yeux se fermaient coupant ainsi mon esprit des leurres,

De ces bruits destructeurs que je buvais par un mystérieux ciboire,

Les ouvrant stupéfaits d’avoir réalisé cette dame de quelques lignes noires.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si tu t’appelles Mélancolie

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Réalisation de mon ami Eri Kel de la France

Si tu t’appelles Mélancolie

 

Si la nuit pouvait enfin se transformer,

En cette journée où nous nous sommes rencontrés,

En ces temps de jeunesse où tout sans fin nous souriait,

De ces instants de fou-rire, de ces jeux interdits que l’on aimait.

 

Si les grains du sablier du Titan Cronos,

Pouvaient par miracle cesser de broyer nos os,

Nous laissant quelques répits pour revivre ces bonheurs,

Qui ont illuminé le parcours de nos vies malgré quelques erreurs.

 

Si mes cheveux gris peuvent prendre de la valeur,

De leur couleur d’argent malgré mes craintes et mes peurs,

Sachant fort bien que les traces de pas dans la neige de nos hivers passés,

Sont depuis belle lurette disparues dans les méandres de ma mémoire épurée.

 

Si je n’éprouve plus ce plaisir de te voir nue,

Parce que par l’usure de mes larmes j’ai perdu la vue,

Alors-là, je saurai ce que signifie ne point avoir un sens à la vie,

Tout ceci m’arrivera en mon âme si et seulement si tu t’appelles Mélancolie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Quelle peine as-tu eu ?

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Homme libre ! Homme heureux !

Quelle peine as-tu eu ?

 

Ô tendre mère,

Terre de mon corps,

Façonné avec la pureté de l’or,

Existant par-delà cieux et lointaines mers.

 

Peine et souffrance,

Depuis le jour de ma naissance,

Avec quelques beaux moments de répit,

Que tu as tellement aimé et souvent bien rit.

 

Rire de bon cœur

Afin d’oublier tes craintes et tes peurs,

De ne savoir comment allais-je accepter ma situation.

Ne vois-tu pas combien le temps est pour moi si doux et si bon ?

 

Homme viril et plein de vie,

Qui l’aurait pensé ? Qui l’aurait cru ?

Fils d’Adam échappé de son Paradis perdu,

Vivant l’instant présent qui perdure vers l’infini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La combattante

la combattante

Dessin de Eri Kel de la France

La combattante

 

Devant mille dangers,

Qu’elle soit affamée et assoiffée,

Elle apprit à affronter tous ses ennemis,

Ceux de sa tribu et de sa famille si braves et unies.

 

Dans la savane étendue,

Où se tapissent tous ces animaux sauvages,

Ses pairs lui enseignèrent techniques de guerre tels de vieux sages,

Afin de ne point craindre dents affûtés de tous ces démons bien tendus.

 

Bouclier d’airain sur le dos et lance au poing,

Elle combattra avec force et fureur jusqu’au lendemain,

Sur sa peau tatouée et d’ébène coulera bientôt tout ce sang écarlate,

Provenant des artères témoignant de ces yeux agonisant qui se dilatent.

 

Nue devant sa proie,

Elle éprouve en son âme un effroi,

Car de cette lutte impitoyable en sortira qu’un seul,

Et qui ne connaîtra jamais les hommages d’un digne linceul.

 

Femme et jadis jeune fille formée dès sa naissance,

À combattre ses craintes et ses peurs pour maigre pitance,

En entendant les tambours annonçant cet envahisseur blanc,

Maudissant l’aurore calme qui l’a vu naître aux cris des éléphants.

 

Ô femme africaine, si belle et si noire,

Ô femme aux courbes invitantes avec tes seins magnifiques,

Ô femme si sensuelle qui naquit sur cette terre mirifique,

Ô toi, la noble femme ! Raconte-moi ton histoire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Prendre un court moment

 

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Modèle nue ? Carrolanne Boies

 

Prendre un court moment

 

Prendre un court moment,

Vivre le temps ici et maintenant,

Afin de savoir où nous sommes rendus,

Sur les aiguilles d’une montre suspendue.

 

Temps arrêté par Chronos,

Qui me broie allègrement tous les os,

De ces multiples inquiétudes qui me brisent,

Qui me glacent le sang sur mon visage telle une bise.

 

Qu’adviendra-t-il de mon âme à mon heure ?

Devrais-je affronter ma destinée malgré mes peurs ?

Ce que j’aimerais tellement reculer ces aiguilles,

En mon esprit mes souvenirs sans cesse défilent.

 

Prendre conscience de ces lointains plaisirs,

Ne cesse de me faire languir et souffrir,

De ces pays et de ces contrés,

Avec celles que j’ai aimées.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sensible

 

 

Sensible

 

Il y a parfois en ce monde,
Des instants et des moments,
Où les mots sont tellement insuffisants,
Pour exprimer tout le mal qui nous inonde.

 

Tout ce que je voulais,
Tout ce que mon cœur désirais,
C’était ton bonheur sans arrière-pensées,
Un peu de sérénité en cet univers insensé.

 

Mais, je craignais revivre,
Ces rejets et ne pouvoir y survivre,
Sachant la femme belle que tu es en toi.
Jamais je ne voulais te blesser je te le jure sur ma foi.

 

Tu es trop sensible,
Sensible telle une feuille au vent,
Je ne t’ai jamais menti sur mes intentions,
Car en toi je portais toute ma précieuse attention.

 

J’ignore ce que l’on dit sur moi,
Je laisse courir les rumeurs sur les voies,
Car ma volonté était pure pour nous deux,
Sans t’avoir promis que nous vivrions tels des dieux.

 

Sensible ! Je ne sais vraiment pas quoi dire,
Sensible ! Je ne peux simplement rien écrire,
Sensible ! Je voulais de bonne foi que tu sois heureuse,
Sensible ! Dû à mes peurs, c’est toi qui es si malheureuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une couronne

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Une couronne

 

Une couronne de roses,

Pour cette humanité en perdition,

Roses de prières récitées par les anges en union,

En union avec les âmes de nos fidèles défunts dans la fosse.

 

Pourquoi envers l’Église tant de haine ?

Pourquoi tant de mépris envers le message du Sauveur ?

Venu nous sauver de nos craintes, de nos doutes et de nos peurs.

Et sa Parole ? Ne vaut-elle pas les plus beaux poèmes de Verlaine ?

 

Une couronne de pierre,

À offrir aux pieds de l’apôtre Pierre,

Afin de nous préserver de notre propre reniement,

Lorsque le coq du Malin chantera au matin de notre mort assurément.

 

Une couronne de larmes,

Pour ceux qui sont morts au nom de leur foi,

Torturés et rejetés par leurs pairs de nombreuses fois,

Certains combattirent courageusement les tyrans avec armes.

 

Une couronne offerte par un ange avec amour,

Aux âmes oubliées dans les limbes depuis toujours,

À nos chers disparus qui ont sans cesse intercédé pour nous,

Une couronne de vie éternelle dans la cœur de chacun d’entre vous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Doux rameau !

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Photo: Jérôme Bertrand

Doux rameau !

 

Doux rameau ! Ô doux rameau !

Tu as vu celui qui marcha sur les eaux,

Tu l’acclamas dans des cris de joie et d’allégresse,

Par tant de gens en leur jeunesse ou leur vieillesse.

 

En ce pays de sécheresse,

Tu témoignas Sa bonté envers la pécheresse,

Qui lui offrit Son pardon connaissant la valeur de son cœur.

Car en lui-même il partageait toutes ses craintes et ses peurs.

 

Ses peurs devant l’inconnu,

Ses craintes face à son destin déjà connu,

Il épousa telle une tendre épouse cette lourde croix,

En qui il vit l’espérance d’un monde nouveau et d’une nouvelle foi.

 

Rameau d’une terre nouvelle,

Raconte-moi je t’en pries cette merveille,

En cette matinée où trouvèrent tombeau vide deux femmes,

Je t’en prie allume en moi l’ardeur si divine de ta bienfaitrice flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ceci est le corps, ceci est le pain.

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Photo de Jérôme Bertrand

Ceci est le corps, ceci est le pain.

 

Ceci est ton bien,

Que tu as sacrifié pour nous sauver,

Car malgré nos fautes tu ne cesses d’aimer,

Voici la source de notre vie qui nous extirpe du destin.

 

Corps présent dans ce pain,

Mystère de la transsubstantiation,

De celle de l’amour divin que nous vénérons,

Et avec confiance absolue, nous vous offrons de nos mains.

 

Vois nos souffrances,

Éloignes de nous les chemins d’errance,

Ramène-nous, Ô Seigneur, vers le droit chemin,

Car nul d’entre nous ne sait de quoi sera fait demain.

 

Vois mon humilité en ma nudité,

Car bien que tu sois selon les écritures le Roi des rois,

Tu as été fait de sang et de chair en Marie où tu t’y réfugias,

Ô toi ! Prélude à la Création et pourtant dans une étable tu y es né.

 

Voilà ce jour béni et heureux,

Où avec les prières de mes frères et mes sœurs,

Je viens apporter cette offrande pour éloigner nos peurs,

Ceci est le corps, ceci est le pain ! Élevés à la gloire des Cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Courage au ventre, rage au cœur !

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Courage au ventre, rage au cœur !

Qu’avez-vous fait à ma terre ?

Qu’avez-vous fait à notre mère ?

Le sol crie vengeance à mes oreilles,

Attendant avec hâte que mon peuple se réveille.

Dans nos veines coule le sang,

Celui de nos ancêtres pour nos enfants,

Dans la profondeur de nos âmes brisées,

S’élèvent les voix de nos aïeux du temps passé.

Ô mon peuple ! Gens d’ici ! Réponds-moi !

Contre l’infâme ennemi d’une seule et même voix.

Ne sens-tu pas monter en toi la fièvre de l’honneur bafouée ?

De notre chair offerte en pâturage pour y être fouettée ?

De mes yeux sortira grande colère,

Afin de faire à ces barbares cette guerre.

De mes dents acérées, davantage je les affuterai,

Et dans la peau de ces belligérants avec délice je les planterai.

Croyez-moi mes frères! Que l’on se tienne pour dit,

Que pour le loup rien n’est aussi sacré que sa patrie.

Devant tous les assauts pernicieux il vaincra ses peurs,

Car en lui réside le courage au ventre et la rage au cœur.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada