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Une main, un sein

Une main, un sein ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Une main, un sein !

 

Une main sur le sein, une main sur le cœur.

Une main pour te rassurer face à tes peurs.

Une main pour te sentir aimer et te sentir exister.

Une main pour, face à tes peines, te retenir de pleurer.

 

Un sein qui manifeste la grâce de ta beauté,

Un sein qui démontre la fragilité de ta féminité,

Un sein qui aurait aimé connaître les joies de la maternité,

Un sein qui apprécie avec plaisir mes plus tendres baisers.

 

Une main, un sein près de ton cœur lui chantent un refrain.

Un refrain d’une chanson de consolation face à ton cruel destin,

Car rien de plus triste qu’un cœur brisé face à un amour sans lendemain.

Malgré nos ardeurs dans les nuits chaudes, une descendance ne sera point.

 

Mais, je te le dis, console-toi ô mon amour chéri,

Avec toi, nous verrons sans cesse diverses contrées et de nombreux pays,

Souviens-toi que nous sommes du peuple élu entre tous par nos voyages infinis.

Allez ! Donne-moi ta main, que je la mets sur mon cœur afin d’oublier ton ennui.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Songeuse

Songeuse par Séléné Alsace Poème de Rolland Jr St-Gelais

Songeuse

 

En temps normal, je suis bien rêveuse.

Mais, devant la nouvelle année qui est à nos portes.

Je me sens réellement de moins en moins forte,

Je dirais même que je serais très songeuse.

 

Certes, rien n’est écrit à l’avance.

Nous ne sommes pas des pantins qui dansent,

Aux notes jouées par des maîtres d’un monde obscur,

Qui, devant tant gens perdus, ils en ont que cure.

 

Je suis songeuse face à toutes ces frayeurs,

Dont les médias les entretiennent de nos peurs.

S’abreuvant tels des vampires du sang de nos appréhensions,

Tout en se vautrant tels des porcs dans la boue des irrésolues questions.

 

Pourtant, il suffirait de peu de choses pour tout changer.

Se promettre quoiqu’il arrive de garder un sourire dès notre levée,

D’offrir dans le secret une main secourable aux humbles démunis,

De savoir en temps opportun tourner la page pour le bien de l’esprit.

 

Car aucune force en ce monde ne peut venir en notre âme pour le briser,

Si on ne lui a pas, de notre plein gré, toute notre attention donnée.

Je suis certes songeuse en ce jour tout en rêvant d’un monde meilleur,

Veuillez mes amis me pardonner pour mon absence de quelques heures.

 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mets ce que tu veux

Mets ce que tu veux Poème par RollandJr St-Gelais peinture à l’huile de Maryse Veysseyre

Mets ce que tu veux

 

Mets ce que tu veux,

Mets tout ce que tu peux,

Car il suffit vraiment de peu,

Pour dévoiler ta beauté à mes yeux.

 

Un simple drap de satin,

Fait par des minutieuses mains,

Que tu le portes ou que tu l’enlèves,

Tu ressembleras toujours à la belle Ève.

 

Cette femme qui par son charme légendaire,

Entraîna Adam vers le péché originel et son ère.

Que tu sois entièrement nue ou simplement vêtue,

Je saurai de bonne grâce préserver ta vertu.

 

À moins que si tel est ton plus sincère désir,

Tu offres ton corps pour une étreinte le temps d’un soupir.

Un soupir qui atteindra le fond secret de mon cœur,

Afin que de notre destiné nous en éloignions les pleurs.

 

Nos craintes en cette période étrange et aux sombres heures,

Où toutes les paroles prononcées ne sont que des leurres,

De ces éloquences faites par de gens sournois,

De leurs palabres, ils en font un tournoi.

 

Sors de cette eau et rejoins-moi,

Ô mon amour, ce que j’ai envie de toi.

De toi en cette journée si froide d’hiver,

Où tout me semble être tellement à l’envers.

 

Enlève ton vêtement,

Tu en seras belle assurément,

Porte-le, tu le seras éternellement.

De ton choix, je le respecte sûrement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Je me sens si perdue

Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Tate Chmielewski modèle Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/december-862823753

Je me sens si perdue

 

En cette journée de décembre,

J’ai l’impression qu’autour de moi tout tremble,

Que tout tangue telle une barque sur une mer déchaînée,

Que le vent d’automne déchire les toiles de mon précieux voilier.

 

Ne sachant vraiment que faire,

Tel est ce dieu que j’aurais pu tant déplaire?

Les gens que j’ai connus, côtoyés et aimés sont emportés,

Moissonnés par la Grande Faucheuse venue d’un temps oublié.

 

Par un être invisible sans scrupule et sans âme, venu de l’Orient,

Qui emporte dans son sillage des gens si âgés comme les enfants.

Un être créé par l’homme ou apparu par la volonté de la nature?

Question à laquelle bien des réponses semblent être que belles parures.

 

Mois de décembre, annonciateur de fééries, et de tant de joie,

Ne sois pas le mois de novembre dédié aux êtres partis vers un haut de là.

 Que nos chants d’allégresse ne deviennent pas des chants de tristesse,

N’est-ce pas toi qui réserves aux amoureux leurs plus belles caresses?

 

Le soir tombe m’enveloppant de sa noirceur,

Face à l’avenir si incertain, je sens en moi toutes mes peurs.

Devant cette lugubre solitude, j’entends bien des larmes et des pleurs.

Perdue ! Je me sens si perdue devant ces bien sombres heures.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

La pauvre esclave enchaînée

La pauvre esclave enchaînée Poème de RollandJr St-Gelais Photo par par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-poor-slave-859488752

La pauvre esclave enchaînée

 

Je suis la pauvre esclave enchaînée,

Une esclave si dévouée à son maître adoré,

Et, parfois, s’il me le permet de ma maîtresse tant aimée,

Car de sa magnifique présence, j’en suis vraiment honorée.

 

Je suis et j’attends de recevoir ma correction,

Qui sera sûrement agrémentée par un long sermon,

Un sermon que je devrai écouter avec attention,

Car je devrais tirer de cet usage grande leçon.

 

Mais quelle faute ai-je commise pour mériter un tel châtiment?

Détrompez-vous! Une telle correction ne lui fait point plaisir assurément.

En fait, j’ai osé faire la cour à l’une de ses nombreuses servantes,

Qui possédait, ma fois, une de beauté fort étonnante.

 

Mais cette belle dame aux yeux d’azur et à la chevelure dorée,

À sa tendre épouse, elle était depuis toujours réservée.

J’attends donc de recevoir une douce fessée,

À laquelle assistera sa douce moitié.

 

Toutefois, j’aimerais bien recevoir de sa part une faveur,

Un privilège qui calmera quelque peu mes peurs,

Car avoir agi ainsi de regrets j’en pleure,

Que cette dame si jolie y soit en cette heure.

 

Je suis une esclave qui aime tant son maître,

Mais, qui devant une telle faute, j’en ressens un mal-être.

Puisse-t-il pardonner à son esclave qui est prête à tout lui donner,

Lui donner par amour car à lui seul elle lui appartient pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada