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Par ce précieux souvenir

Par ce précieux souvenir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par ce précieux souvenir

 

C’est une journée spéciale,
Un matin où je me sens si mal,
Voilà maintenant que l’été est terminé,
Ce bel été où toi et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Ce fut la première fois que j’allais dans ce charmant village,
Un village du Midi de la France cette région qui n’a pas d’âge,
Je vivais seule dans un chaume entouré par le parfum des lilas,
De ces fleurs bleuâtres disposées dans le verger tout près de chez-moi.

 

Allant faire quelques emplettes en marchant avec légèreté sous le ciel,
Je ne me doutais guère que je découvrirai tes lèvres au goût de miel,
Une fois mes achats faits, aussitôt je sortis précipitamment,
Échappant ma sacoche, tu l’as ramassée prestement.

 

Avec le sourire de ce coin de pays vous me l’avez tendue,
Malgré mon cœur si esseulé, je me suis sentie détendue.
Je vous ai simplement remercié avec noblesse et galanterie,
Et tu m’as répondue gentiment : De rien, je vous en prie.

 

Puis-je, sans vous importuner, vous raccompagner charmante dame?
Et je vous ai répondu : Je vous en remercie avec en mon cœur une flamme.
Sans dire un mot ni un geste déplacé, à la porte de ma maison, vous êtes venu.
Aussitôt avec politesse vous ai-je remercié, aussitôt vous êtes disparu.

 

Puis les journées chaudes ont passé sans pour cela vous oublier,
Ne pouvant m’empêcher une seule fois d’être de vous intriguée,
Je vous ai recherché en parcourant ce village que j’ai appris à aimer,
Jusqu’à ce jour du début du mois de juin où finalement je vous ai retrouvé.

 

Me reconnaissant, vers moi vous vous êtes dirigé.
Aimeriez-vous me faire l’honneur de passer avec moi cette journée?
Une simple requête que je vous aie faite en espérant que vous l’acceptiez,
Ce à quoi vous m’avez répondu : Mais bien sûr, je l’accepte volontiers.

 

Vous m’avez appris les contes et récits de votre région,
Et je vous ai tant écouté avec une immense joie et toute mon attention,
Quelle chance j’avais d’être en présence d’un homme si doux et dévoué,
Jamais une indélicatesse ! Avec vous je me sentais être si en sécurité.

 

Hélas ! Les sables du sablier n’en finirent plus de couler,
Me faisant oublier que les couleurs des arbres allèrent changer,
Que malgré mon amour pour vous qui de jour en jour allait grandissant,
Quitter cette région merveilleuse je devrai le faire bien malheureusement.

 

Je ne savais quoi faire pour vous laisser de moi un inoubliable souvenir,
C’est alors que de mon corps de femme j’ai désiré ardemment vous offrir.
Par cette nuit d’été où nous avions savouré un délicieux champagne,
Ensemble nous avons fait l’amour tels Adam et Ève sans leurs pagnes.

 

Je suis maintenant de retour dans ma ville du nord,
Dans cette ville où tout semble être tout gris et si mort,
Mais en moi vit un être qui me fera penser à vous éternellement,
Par ce précieux souvenir, je vous chérirai, car il s’agit de notre enfant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La déesse

La déesse
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La déesse

 

Par une nuit sans étoiles ni lune,
J’étais seul et assis sur une dune,
Silencieux en écoutant la brise du vent,
Yeux clos et esprit clair tout en méditant.

 

Bien des questions existentielles !
Autant de réponses concernant l’éternel !
Cherchant à découvrir ma voie si personnelle,
C’est alors avec délicatesse qu’est apparue cette belle.

 

Debout et fière telle une légendaire reine,
Dans laquelle coule un sang pur dans ses veines,
S’avançant vers moi à pas léger et jambes croisés,
Je ne savais que faire sinon de sa grande beauté l’admirer.

 

Main droite posée avec précaution sur son intimité,
Tel un signe subtil de sa glorieuse et divine virginité,
De sa main droite recouvrant son buste si magnifique,
Pour lui rendre hommage, existe-t-il une formule magique ?

 

Me regardant fixement dans les yeux,
Voulait-elle me dire un secret venu des cieux ?
Je ne savais quoi dire, quoi faire et quoi attendre.
Ne désirant qu’une seule chose : mon coeur lui tendre.

 

C’est alors que j’entendis la prière du petit matin,
Qui retentit du village au loin chanté par le muezzin,
Ce chant appelant le croyant à la prière vers ce Dieu unique,
Qui dans un songe me montra la beauté d’une déesse féérique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un coq fier

Un coq fier
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Un coq fier

Poème dédié à Maurice le plus célèbre coq Français

 

C’est un coq fier,
Qui chante le cocorico,
Ah comme il est fier et beau,
Ce qu’il doit faire la fierté de sa mère.

 

Un coq perché sur un si joli cul,
Car c’est ainsi qu’il est tellement connu,
Sans oublier de son chant matinal entendu,
Entendu par les gens du village heureux et nus.

 

Le charmeur, il faut bien le comprendre,
Car de ce beau cul il aimerait bien le prendre,
Alors pour se consoler de ne pouvoir se satisfaire,
Il lui fait la cour en chantant un de ces joyeux airs.

 

Chante ! Chante mon ami,
Chante ! Car la vie vous sourit,
Être sur un si beau cul est un privilège,
Mais attention de ne point tomber dans un piège.

 

Mon ami, vous feriez moins le malin,
Si vous étiez transformer en coq au vin,
Par son époux quelque peu jaloux de vous,
De ne pas chanter, ce qui le rend un peu fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

La pierre noire

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Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada