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Vers cet étang de sang

Vers cet étang de sang
Photographer: JenovaxLilith Model is Ashley Splooshie on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/love-829103744

Vers cet étang de sang

 

Sans cesse je suis envahie,

Et pour me protéger, je pries.

Je pries tous les dieux du panthéon,

Que prièrent mes ancêtres à l’unisson.

 

Depuis que tes yeux plongèrent vers moi,

J’ai su que j’étais dès lors possédée par toi,

Possédée de mon désir de t’appartenir tel un jouet,

Un jouet pour satisfaire ton besoin de chair tel qu’il est.

 

Je le désirais de mon aveu bien à mon tour,

Et quelque chose me disait que cela en valait le détour,

Car nul ne pouvait rester de marbre devant ma beauté de déesse,

Bien des hommes étaient prêts à mendier pour une seule de mes caresses.

 

Pour toi, ô chéri de ces terres étrangères, tout est différent,

Car je sais bien en mon âme que jamais mon cœur ne me ment,

De cette passion langoureuse qui m’anime est partagé je le sens,

De ta venue en mon humble vie, je l’attendais depuis longtemps.

 

Je n’arrives plus à respirer car sans toi je ne peux exister,

Vers cet étang de sang bien lentement je me suis enfoncée,

Car mes précieuses veines avec une lame affûtée j’ai ouvert,

Puisque sans toi mon destin est devenu un véritable enfer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce monde n’est pas réel

Ce monde n'est pas réel
Photographer: David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/This-world-is-not-real-821344076

Ce monde n’est pas réel

 

Quelle triste nuit,

Que je viens de passer,

Je n’ai fait que soupirer et rêver,

Rêver de toi toute la nuit seul dans mon lit.

 

Essayant de prononcer ton nom,

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun son,

Désespéré, je ne savais que faire pour me sortir de cet enfer.

Je te voyais danser dans les nuages blancs tout là-haut dans les airs.

 

Ce que tu étais belle enveloppée de ce tissu noir,

Tellement magnifique que j’avais de la misère à le croire,

Désirant seulement aller te rejoindre j’étais prêt à m’ouvrir les veines,

Pouvais-je imaginer pouvoir vivre sans toi ma fille, ma déesse, ma reine?

 

Mon âme voulait aller te rejoindre tout là-haut,

Là-haut dans les cieux où tout est pur et où tout est beau.

Pourquoi es-tu partie sans moi ? Pourquoi avoir pris cette route ?

Tant de questions sans réponses ! Voilà ce qui en mon âme le déroute.

 

Jamais plus je ne pourrai te serrer dans bras,

Te serrer dans mes bras pour te rassurer face à tes peurs,

Sécher avec délicatesse tes larmes de peine peu importe l’heure,

De jour et de nuit, tu savais qu’en tout temps tu pouvais compter sur moi.

 

Je me souviens le jour où tu es née,

Dans le creux de mes mains, je t’avais réchauffée.

Pendant que ma tendre épouse recevait les derniers sacrements,

Ta mère que j’avais tant aimée rendit l’âme en m’offrant notre enfant.

 

Je t’ai vue grandir tout en te donnant ce que j’ai pu,

Avec patience, je t’ai enseigné ce qu’est la vie comme je l’ai vue.

Je sais fort bien que j’étais loin d’être riche et encore moins parfait,

Mais de mon amour paternel toujours je t’ai comblée, voilà ce qui en est.

 

Et puis, un jour un charmant jeune homme tu as rencontré.

Dans cette grande ville où faire tes longues études tu y étais allé.

Tu m’avais sollicité la permission d’aller passer les fêtes en sa compagnie,

Voyant briller un tel éclat de bonheur dans tes yeux : Bien sûr! Je t’ai dit.

 

Il n’y a pas plus noble bonheur pour un père de voir sa fille enchantée,

D’avoir enfin trouvé l’être cher avec qui elle pourra fonder un foyer,

Je sais bien que tu as tenu ta promesse de faire toujours attention,

Et que tu prendras sur le chemin du retour tes précautions.

 

Chaussée glissante, pluie trop abondante !

Ta joie était peut-être, dans tes pensées, trop présente.

Celle de passer les vacances avec ton amoureux, ton chéri.

Tout comme moi qui, devant ta joie, avait si rarement souri.

 

Mais peu après minuit, le téléphone sonna.

Une voix d’un gendarme triste nouvelle m’annonça,

Votre fille a raté la courbe au bout de la route en cet nuit sombre,

C’est alors que tout autour de moi devint qu’une lourde pénombre.

 

Maintenant que tu es parti pour toujours loin de ce monde irréel,

Depuis ce jour fatidique tout autour de moi semble si cruel mais si réel,

Mes amis, sachez qu’il n’y a pas pire douleur dans le cœur d’un père,

Ni pire souffrance que celle de perdre sa fille unique, ô quel goût amer!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’aurais dû le savoir

J’aurais dû le savoir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’aurais dû le savoir

 

J’aurais dû le savoir,

Que tout était qu’une histoire,

Une histoire d’une nuit, une histoire d’un soir.

Un conte de fée qui fut écrit sur une page blanche à l’encre noir.

 

Tu m’avais dit belles paroles,

De ces mots d’or qui vite s’envolent,

Je m’étais attaché à tes gestes d’amour,

Bien naïve d’avoir cru que cela serait pour toujours.

 

J’étais tellement bien seule,

À l’ombre du soleil sous le tilleul,

Lisant un roman dans la douceur de l’instant,

Profitant de chaque seconde s’écoulant lentement.

 

Tu es venu me trouver,

Avec ton regard langoureux,

De moi, tu me semblais être amoureux,

Avec ton air d’un gentil hors-la-loi tu as su me charmer.

 

Nous nous sommes revus à quelques reprises,

Par tes gestes si attentionnés, je fus de toi éprise.

Sans me douter mais avec du plaisir, je me suis laissé enjôler.

De ton corps d’Adonis de tout mon cœur je voulais tant y goûter.

 

Voyant mon désir en moi m’envahir,

Chez-toi tu m’invitas avec un profond soupir,

Comment aurais-je pu résister à ta belle masculinité?

Je voulais tant recevoir en moi ta si mystérieuse virilité.

 

Quelle belle nuit nous avions ensemble vécue,

Dans la chaleur de tes draps, nous étions bien nus.

Tel savoir-faire dans tes gestes pour m’amener au septième ciel,

Tendres baisers, doigts curieux, langue fouineuse avec la douceur du miel.

 

Tu me répétais sans cesse que tu m’aimais,

Qu’avec moi, tu vivrais maintenant et à jamais.

Tu me gavais de belles paroles et de chaude semence,

À tel point que je me sentais envahir par une incroyable démence.

 

Puis vint l’obscurité d’un sommeil réparateur,

Afin de pouvoir encaisser comme tu es si beau-parleur,

Car, vois-tu, une fois que tu es parti pour aller travailler,

Une lettre juste à mes pieds j’ai soudainement trouvée.

 

Une lettre signée par ta douce-moitié,

Par ta femme que tu semblais réellement aimée,

Et, à ce que j’ai pu finalement comprendre en la lisant.

Vous vivez, elle et toi, depuis longtemps avec vos deux enfants.

 

J’aurais dû le savoir dès l’instant où je t’ai vu,

Par tes lèvres, belle romance, tu savais bien racontée.

J’aurais dû le savoir dès le moment que tu me pénétras,

Depuis toujours avec mon cœur fragile, avec délice tu jouas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Dans la chaleur du moment

Dans la chaleur du moment
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Dans la chaleur du moment

 

Dans la chaleur du moment,
Je t’ai surprise l’espace d’un instant,
Entendant tes soupirs langoureux,
En rêvant de ton amoureux.

 

Espérant que j’étais l’heureux élu,
Celui à qui tu te montrerais nue,
Celui qui aura l’unique privilège,
De découvrir si tu es vierge.

 

Ce que je doute très sérieusement,
Car de nombreux gracieux courtisans,
Tu en as connu, je le crois évidemment.
Des hommes désireux de ta beauté sûrement.

 

Tu es entrée en silence dans mes songes,
Et l’envie de te faire l’amour sans cesse me ronge,
Ce désir de te satisfaire de mes baisers jusqu’à m’épuiser,
M’épuiser à force de vouloir avec passion et douceur t’aimer.

 

Dans la fraîcheur de la nuit,
Tu es venue près de moi dans mon lit,
Dans la moiteur de mes draps je t’ai sentie,
Mais les laudes sitôt sonnées, telle une brume tu es partie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Par mes rêveries

Par mes rêveries
« Par mes rêveries » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’AllemagneInstagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Par mes rêveries

 

Seule sur la pierre, je suis assise.

Je pense à ce que tous les gens sur moi disent,

Oui, je suis femme belle et parmi les plus libertines.

Fière de mon corps envoûtant et encore plus de mes idées coquines.

 

Pourquoi osez-vous me juger?

Alors que mon désir c’est de mes amants les aimer.

Je crois bien qu’il y a en chacun de vous un peu de jalousie,

À vrai dire, je suis même convaincue qu’en vos âmes réside du dépit.

 

Mais, pensez-vous un seul moment que je m’empêcherai de vivre?

Que pour satisfaire votre morale hypocrite, je me refuserais ce plaisir?

Eh bien, détrompez-vous! Et, entre moi et vous, je vous trouve un peu fous.

Et jamais, devant tous les autels en ce monde, j’irai demander pardon à genoux.

 

 

Beauté folle de ma jeunesse, je désire en profiter.

Avant que viennent les jours de la vieillesse et de tout regretter.

Mais, de cette matinée ensoleillée, je veux simplement pouvoir la savourer.

Par mes rêveries, les douces caresses vécues cette nuit, je désire me les remémorer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

By my daydreams

 
Alone on the stone, I’m sitting.

I think what all the people about me say,

Yes, I am a beautiful woman and among the most libertine.

Proud of my bewitching body and even more of my naughty ideas.

 
Why dare you judge me?

While my desire is for my lovers to love them.

I think there’s a little bit of jealousy in each of you,

To tell the truth, I am even convinced that in your souls resides spite.

But, do you think for one moment that I will stop myself from living?

That to satisfy your hypocritical morality, I would refuse myself this pleasure?

Well, think again! And, between me and you, I find you a little crazy.

And never, before all the altars in this world, will I ask forgiveness on my knees.

 

 Mad beauty of my youth, I want to enjoy it.

Before the days of old age come and regret everything.

But, this sunny morning, I just want to be able to savor it.

Through my reveries, the gentle caresses experienced this night, I want to remember them.

 

Translation courtesy of 321 Dustybin by DeviantArt