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Je t’aime mon chat

Je t’aime mon chat Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par DirkBee Source : https://www.deviantart.com/dirkbee/art/lowkey-with-cat-930641464

Je t’aime mon chat

 

Je repense à ma journée,

Qui est semblable à celles du passé.

Dès mon réveil, quelques bouchées et un café,

Pour me rendre au boulot jusqu’au soleil couché.

 

Avoir un sourire impeccable pour la forme,

Faire attention à ne pas froisser mon bel uniforme.

Compter les heures passées au risque que je m’endorme.

Apercevoir par les fenêtres ces arbres magnifiques que sont les ormes.

 

Pause midi, aussitôt le travail recommence.

Être prête à recevoir un invité de marque ! Quel suspense !

D’où vient-il ? Du Royaume-Uni, des émirats arabes ou de la France ?

Question idiote pour laquelle j’éprouve une absolue indifférence.

 

Ça y est ! Ma journée d’hôtesse s’est bel et bien terminée.

D’un pas alerte, je me dirige vers mon casier pour me changer.

Costume de fonction prestement remplacé, par un vêtement plus léger.

Mais, en prévision d’une température automnale, mon manteau, j’ai apporté.

 

Une fois que je suis arrivée à la maison,

J’ai tout enlevé sans demander la permission.

Quel bonheur de ne pas être obligé de donner d’explication !

Quel plaisir d’agir selon notre seul désir sans aucune justification !

 

Assise nue près de la fenêtre de la table à manger.

Je sens mon ami fidèle qui vient avec douceur me frôler.

Sans faire de bruit, devant sa maîtresse, il a sauté.

Quel moment privilégié de pouvoir l’entendre ronronner !

 

Depuis que je t’ai trouvé, toujours, tu as été présent pour moi.

Depuis de nombreuses années, nous avons partagé le même toit.

Contre vents et marées, tu m’as suivi dans mes aventures, pas à pas.

Je profite de l’opportunité pour lui dire ceci ; « Je t’aime mon chat. »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour qu’enfin vienne sur moi la chaleur de la lumière

Pour qu’enfin vienne sur moi la chaleur de la lumière Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Samo19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Chiaroscuro-930540147

Pour qu’enfin vienne sur moi la chaleur de la lumière

 

La nuit est depuis longtemps tombée.

Autour de moi se trouve l’obscurité.

Une noirceur quasi infinie,

Qui assombrit ma vie.

 

De tout mon être, je t’ai aimé.

Pareil à un dieu omnipuissant, je t’ai adoré.

Je buvais chacune de tes paroles que tu prononçais.

Tes belles lettres de passion, en mon âme, je les amassais.

 

Au fil du temps, j’ai fini par comprendre.

À te voir agir ainsi, ton désir était de me prendre.

Tel un vulgaire objet pour satisfaire tes fantaisies,

Me laissant seule face à tes tendances à la mythomanie.

 

Les jours et les nuits sont inlassablement passés.

Mes yeux, devant l’inévitable, ont trouvé la vérité.

À bout de courage, je suis sortie de ce labyrinthe tortueux.

Mon unique souhait était de découvrir un monde merveilleux.

 

Combien de femmes as-tu prises dans tes filets ?

À tes conquêtes d’une aventure, quel mal leur as-tu fait ?

Mais, sache que pour moi tout est bel et bien terminé.

Jamais plus, dans tes toiles finement tissées, je ne tomberai.

 

De toi, j’ai cessé pour toujours d’avoir peur.

Inutilement, j’ai passé tellement de ces heures.

À ingérer tes histoires mensongères si saugrenues.

Maintenant, c’est révolu, car je n’en pouvais plus.

 

Mais, je te rassure, avec toi, je ne veux pas la guerre.

De ton emprise infernale, j’ai réussi à me défaire.

T’accorder la moindre de mes attentions !

Tu n’en vaux pas la peine, mon garçon.

 

J’ai tant d’amour à donner.

Il y a en moi tant de rêves à réaliser.

Je t’ai projeté loin de moi telle lourde pierre.

Pour qu’enfin vienne sur moi la chaleur de lumière.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ô, mère Marie !

Ô, mère Marie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Lilith J. Photography Modèle : Felix Elise Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mother-mary-929828851

Ô, mère Marie !

 

À peine sortie de mon adolescence,

Je désirais plus que tout perdre mon innocence.

Mais, jeune homme, fier de sa personne.

En mon être, « faire le bon choix », résonne.

 

Prendre une femme de noble famille,

D’une pureté pareille à une étoile qui brille,

Dont nos âmes respectives communieront,

Lorsque, le moment venu nos corps s’uniront.

 

Est-ce un trop demander aux saints du ciel ?

Je suis prêt à réciter des psaumes devant l’Éternel.

De toutes mes dévotions, celle en qui j’ai le plus confiance,

C’est celle de Notre-Dame-de-la-Guadeloupe depuis mon enfance.

 

De mémoire, elle a toujours exaucé mes humbles sollicitations.

Dans le firmament, elle a répondu à toutes mes supplications.

En ce début d’automne qui est consacré à la récitation du Rosaire,

À la sainte patronne de toutes les Amériques, je fais cette prière.

 

Ô, Marie ! Écoute-moi ! Ô, mère au cœur aimant et rempli de bonté,

Accordez-moi la faveur de perdre selon votre convenance ma virginité.

Trouvez-moi une femme qui saura faire de moi l’homme dont je rêve tant.

Ayez, je vous en supplie, le désir d’exaucer la requête de votre enfant.

 

Qu’une image de votre céleste personne soit apposée sur son vêtement.

Qui prouvera, sans conteste votre auguste présence en ce moment.

Que le soleil à son zénith soit recouvert d’un voile pudique noir.

Que le jour resplendissant devienne pour un instant le soir !

 

Ô, chère mère Marie. Reine des anges et des Cieux !

Vous feriez de moi un serviteur vraiment heureux.

Que mon dépucelage soit louable telle une histoire d’amour !

Que votre intercession soit reconnue maintenant et toujours.

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ta peau d’ébène

Ta peau d’ébène Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source ; https://www.deviantart.com/gb62da/art/He-told-me-to-wait-in-this-way-926562867

Ta peau d’ébène

 

Ô, ma chérie.

Tu es tellement jolie.

Je t’attends dans notre lit.

Où, toi et moi, nous passerons la nuit !

 

Quel désir si inavouable !

Quel plaisir quelque peu coupable !

De ma patience, en subir, j’en suis incapable.

Car j’ai si envie de te prouver que je suis capable.

 

De te satisfaire comme un Dieu.

De te démontrer ma virilité plein les yeux.

De te faire découvrir mon talent que m’ont offert les cieux.

Une telle jouissance sera le summum de tout ce qui est merveilleux.

 

Ô, mon amour.

Rejoins-moi maintenant pour toujours.

Tu l’ignores, mais je t’aime comme les premiers jours.

Te souviens-tu ? Je t’avais fait bien rire avec mes nombreux tours.

 

Les années sont bien entendu passées.

Mais, mes sentiments pour toi sont à jamais restés.

Tu es aussi magnifique que la première fois où je t’ai rencontrée.

L’instant où, avec grande délicatesse, sur ton cou, je t’ai embrassé.

 

Ta peau d’ébène est tellement agréable à caresser.

Comment pourrais-je, serait-ce un seul instant, m’en lasser ?

Et ton corps élancé, chaque fois, le découvrir, l’admirer et l’explorer !

Le rideau de notre chambre est tiré afin que la lune puisse l’éclairer.

 

Sois rassurée ! J’irai légèrement.

Pour ta satisfaction, je serai très prudent.

Pour ton plus grand bonheur, j’irai si passionnément.

Avec mon savoir-faire, tu seras au septième ciel assurément.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pendant que tu es endormie

Pendant que tu es endormie Peinture par Noble Roro de la France et poème par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Pendant que tu es endormie

 

Dans la chambre, je suis entré,

Lentement sur la pointe des pieds.

Sans faire de bruits en ce lieu,

Cet endroit béni par tous les dieux.

 

Doucement, j’ai cherché mes vêtements.

Sans oublier, il va de soi, mes sous-vêtements.

Une paire de bas, mon caleçon et ma camisole,

Mon pantalon et ma chemise avant que je m’envole.

 

Avec un silence monastique, j’ai tout enfilé,

Pendant que j’admirais avec respect ta féminité.

Éclairée à la lueur de la lampe tamisée d’un abat-jour,

Qui révélait, à mes yeux, le charme de tes contours.

 

Ces orées que j’aimais tant caresser avec plaisir,

Jusqu’à l’instant sublime où je t’ai entendu gémir.

Sentir ta peau frissonner sous mes doigts jusqu’au matin,

Par mon seul désir de satisfaire avec attention tes besoins.

 

Maintenant que j’ai réalisé avec tant de dextérité mon exploit,

Je vais rejoindre mon épouse avant qu’elle doute de quoi que ce soit.

Jamais je n’oublierai cette nuit passée en ta compagnie

À jamais, je me souviendrai comme tu es si jolie.

 

Grâce à moi, tu as découvert que tu es une femme fontaine.

Grâce à toi, j’ai vécu un conte digne de Jean de La Fontaine.

À présent, j’y vais avant qu’il ne soit trop tard. Ô, ma chérie.

Quelques gorgées de café et un croissant avalé, je serai parti.

 

Tu es endormie, je te laisse tranquille.

Je retourne maintenant dans cette triste ville.

Je t’enverrai un texto dès mon arrivée.

Oui ! C’est promis. C’est juré.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada