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Se sentir bien

Se sentir être
Se sentir bien Texte de RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Darkwood Photography Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/alive-847654565

Se sentir bien

Aujourd’hui, j’ai décidé de me sentir bien. Simplement comme ça, sans aucune raison. Être bien avec moi-même en dépit de mes erreurs, de mes fautes et de mes bêtises. Être bien sans demander pardon à qui que ce soit, ni à offrir mon pardon envers quiconque en ce monde.

J’ai appris que la vie est un long processus d’apprentissage qui se termine je-ne-sais-quand. J’ai appris que chaque personne doit poursuivre sa propre route et qu’elle est l’unique artisan de son bonheur et de son malheur. J’ai appris que l’être est plus important que les avoirs pour savoir ce qu’est d’être heureux. J’ai appris qu’il est inutile de parcourir le monde pour y trouver la beauté si je suis incapable de trouver de la beauté en moi.

J’ignore bien des choses de mon passé. Et, entre vous et moi, à quoi cela va-t-il me servir de le savoir? Ce qui a été fait ou non n’a pas d’importance puisque je vis en ce jour qui, peut-être bien ou pas, est le dernier. Qui sait? J’ignore ce qui arrivera une fois que mon âme aura quitté mon enveloppe charnelle. Bien des livres saints pour lesquels les crimes les plus horribles ont été commis racontent mille voies vers l’au-delà et pourtant, nul d’entre eux ne détient la vérité. Encore là, qu’est-ce que la vérité? La vérité de l’un diffère de l’autre.

Aujourd’hui, je me sens bien. Et c’est là tout ce qui compte pour moi. Être bien! Ici, maintenant en souhaitant qu’il en sera ainsi demain. Et, pourquoi pas? Car mon bonheur dépend de moi et de moi seul.

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La splendeur du corps masculin

La splendeur du corps nu masculin
La splendeur du corps nu masculin Texte de réflexion de RollandJr St-Gelais Photo par John K. Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Big-Toe-840181479

La splendeur du corps masculin

Bon début de semaine tout le monde,

Comment avez-vous passé ce début de mai ? Pour ma part, ce fut jusqu’à maintenant tout à fait merveilleux surtout avec ce magnifique soleil qui resplendit de tous ses rayons lesquels nous irradient de leur chaleur si bienfaitrice. Vous ne pouvez pas savoir jusqu’à tel point j’apprécie chaque instant de la vie. Une vie avec des hauts et des bas et toute une panoplie de couleurs qui la rendent à la fois si riche et si intéressante. Enfin bref, une vie qui me convient à la perfection puisque j’ai la chance de l’admirer dans toute sa splendeur. Et, entre vous et moi, il s’agit d’une chance qui est d’une valeur inestimable.

Parmi les éléments qui nous font apprécier la vie, la santé est sans contredit la plus importante qui soit. C’est bien beau d’avoir un compte de banque garnie, mais si nous ne possédons pas la santé, toute qualité de notre existence est sérieusement mise en doute. Cela va peut-être vous sembler être un cliché, mais posséder un physique attrayant est loin d’être négligeable, et ce toutes époques confondues. Reconnaissons-le ! Un physique qui répond aux critères de perfection véhiculés dans la société est d’une aide importante dans le succès social de la personne.

Or, le rôle du modèle vivant, surtout lorsque la nudité y est présente, est loin d’approuver une telle réalité. Bien au contraire ! Il s’agit plutôt de permettre tant aux artistes en herbe, voir ici les étudiants et les étudiantes en arts, que les artistes professionnels ou amateurs de travailler avec une variété de corps. Ceci a pour double objectif d’une part, d’exposer la réalité telle qu’elle l’est et, d’autre part, de parfaire leur maitrise dans leurs champs respectifs lesquels peuvent aller du dessin jusqu’à la sculpture en passant par la peinture et la photographie.

Il va de soi qu’il existe au sein de la société toute une gamme de corps allant des plus minces jusqu’aux plus « enveloppés » en passant par les plus grands et les plus petits en y incluant les divers types de teintes de peau sans oublier les attributs physiques plus ou moins visibles. La liste est ici loin d’être exhaustive, bien entendu. Toutefois, il m’est apparu nécessaire d’en glisser quelques mots dans cet article.

Or, il est notoire que la présence de modèles féminins semble être disproportionnée par rapport à celle des modèles masculins au sein des écoles d’arts. Bon ! Je ne suis pas ici pour faire des reproches à qui que ce soit puisque l’offre semble suivre la demande. C’est tout simplement une question de demande bien légitime. Cela ne m’empêche guère de trouver dommage qu’une telle situation ait lieu à notre époque. Une situation qui fait passer outre toute la splendeur du corps masculin, surtout si celui-ci répond aux critères de perfection actuels. 1

Que puis-je affirmer de la splendeur du corps masculin qualifié de parfait ? Tout d’abord, qu’il est justement parfait. Parfait par sa force physique. Parfait par sa prestance laquelle a permis la réalisation d’œuvres d’arts grandioses. 2 Parfait par sa beauté masculine à la fois bien différente mais égale de la beauté féminine. Ensuite, sa virilité témoigne d’une certaine manière par la force qui se développe au fil des ans jusqu’à son point culminant à l’âge adulte. Une virilité souvent insoupçonnée par le maintien du membre intime en état flasque. Un peu comme si un voile invisible serait déposé à cet endroit pour y maintenir une forme de pudeur symbolique. Enfin, la diversité des corps peut se manifester notamment par la teinte et la couleur de la peau du modèle. Certes, vous me diriez que cela peut être le cas chez le modèle nu féminin. Or, dans le cas présent, le modèle nu masculin a ceci de particuliers ; sa masculinité fait de lui un modèle souvent sous-estimé malgré toute la splendeur qui l’anime. Ce qui est encore plus le cas du modèle nu masculin de couleurs.

Mais, est-ce vraiment le cas ? Une telle question peut devenir un sujet à débat. Certes, je suis loin d’être un expert dans ce domaine. Cependant, je suis de plus en plus persuadé et ce, après tant d’années à chercher des sujets afin d’alimenter mon blogue artistique, en dehors de mes articles sur mon expérience de modèle nu, qu’il est rarissime de trouver des photos de modèles nus masculins et en particuliers si ces derniers sont de couleurs. Fort heureusement, il en existe quelques-unes de qualité exceptionnelle.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

1. En tant qu’homme vivant avec un handicap physique visible, je suis conscient que de posséder un physique répondant positivement aux critères de perfection peut être un atout dans la réussite sociale, professionnelle et amoureuse. Il serait illogique, voir un peu hypocrite, d’affirmer le contraire. Néanmoins, cela ne m’empêche pas d’être heureux comme je suis et d’être content pour ceux qui ont un corps, disons-le, plus avantageux.

2. L’on a, à titre d’exemple, qu’à penser au David et à la Création d’Adam par le grand Michelangelo.

L’importance du jeu des ombres

Ombre 3
Tous les dessins présentés dans cet article le sont avec la permission de Philippe Alliet de la France Site internet : https://www.philippealliet.com

L’importance du jeu des ombres

Bonjour tout le monde,

Il m’arrive souvent de discuter avec des artistes qui vivent sur le Vieux-continent, notamment en France et en Allemagne, où bon nombre de leurs œuvres inspirent votre humble serviteur dans sa poésie et ses proses. Il va de soi que j’ai toujours leur autorisation avant d’utiliser leurs réalisations au sein de mes articles. C’est-là une question de principe tant moral qu’éthique et même, fait à ne pas oublier, légal.

IMG_20200308_110856Au fil de mes découvertes, je m’aperçois que chaque artiste trace une voie qui leur est particulière laquelle agrémente de beaucoup mes recherches afin d’enrichir mon blogue. Certains d’entre eux réalisent de véritables petits et grands chefs-d’œuvre dont je ne peux absolument pas ignorer. N’allez surtout pas croire que mes barèmes soient des plus élevés. Inutile de vous faire remarquer que je ne suis pas un critique d’art professionnel et que mes connaissances dans ce domaine sont assez limitées.

Cependant, certaines œuvres m’interpellent plus que d’autres pour la raison qu’elles ont à la fois une simplicité indéniable, une originalité appréciable tout en suscitant des surprises intéressantes. C’est le cas des œuvres que j’ai trouvées dernièrement. Des œuvres réalisées par un dessinateur de la France et j’ai nommé Philippe Alliet.

Ce qui m’a le plus étonné dans les dessins que j’ai choisi de vous présenter c’est qu’effectivement ils contiennent ces trois composantes nommées dans le précédent paragraphe. À savoir la simplicité, l’originalité et de susciter une surprise des plus intéressantes à mes yeux.

Ombre 2Tout d’abord, quoi de plus simple qu’un dessin de nudité artistique ayant notamment le corps de la femme? Un dessin réalisé sans fard ni couleurs, mais avec un crayon de plomb. Un crayon qui fait surgir en moi bien des souvenirs de mon enfance et qui maintenant me présente ce qui était interdit à mes yeux de gamin, c’est-à-dire une femme nue. Une femme parmi tant d’autres mais qui par un désir de faire grandir l’art a accepté de montrer sa vulnérabilité par l’entremise de sa chair. Qui oserait contredire une telle vérité?

Ensuite, une originalité omniprésente tant dans le coup d’œil de l’artiste sur le sujet étudié que de sa manière de transposer ce qu’il voit sur le papier tout en tenant compte qu’il immortalisera ce corps retravaillé, remanié, refait à travers les mouvements parfois rapides, parfois lents et parfois saccadés de sa main. Des mouvements qui témoignent au fil des jours, des soirs et peut-être même des nuits de sa passion pour cet art. Mais, à vrai dire, serait-ce plutôt une vocation qu’une passion? En effet, un tel mode de vie que peut susciter le milieu du nu me fait voir en esprit un noble moine qui dans son abbaye enjolive les pages d’un livre de prières par ses dessins souhaitant susciter chez le fidèle un appel à l’élévation spirituel.

Enfin, les dessins que j’ai choisi de vous présenter ontOmbre 4 amené chez moi une surprise tout à fait inattendue. Une surprise qui a fait écho, tel un cri dans les montagnes, à une question essentialiste. Une essence qui est à la source même de mon intérêt envers lesdits dessins. Bref, qu’est-ce qui peut les rendre si intéressants si ce n’est que le jeu d’ombres au sein même de leur création par l’artiste. Souvenons-nous que l’artiste est, à l’image de Dieu, l’Être suprême qui tire son œuvre du néant afin de lui donner vie. Je dirais même une parcelle de sa vie.

Ombres 1Ici, le jeu des ombres sur chacun de ces dessins semble donner un certain mouvement sur la représentation du corps. Un mouvement figé sur papier par l’artiste avec la rapidité de l’éclair. Une représentation qui a eu lieu à un endroit précis et à une heure précise. Cela peut vous paraître étrange que j’écris un tel fait comme étant important. Je vous dirais que non seulement c’est important, mais que c’est même un élément fondamental, voir essentiel, dans la création de telles œuvres. Dites-vous bien que les résultats auraient été fort différents à un autre lieu et à une autre heure de la journée ou de la nuit, et ce même si la modèle nue est la même personne. En ce qui me concerne, les jeux d’ombres constituent une preuve indéniable de mon affirmation.

Merci infiniment à Philippe Alliet pour sa permission d’utiliser ses dessins.

Merci à vous tous pour votre assiduité à suivre mes publications.

Merci vous tous pour avoir lu ce présent article.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’histoire de vie de Séléné Alsace

Prélude

Bonjour tout le monde,

Voilà quelques jours, j’ai fait une demande spéciale au sein de ma page Facebook et de mon compte DeviantArt afin d’inviter les artistes qui ont contribué à la construction de mon blogue artistique de rédiger un texte sur leurs parcours professionnel et personnel. En effet, j’ai remarqué au fil de mes réflexions qu’il était plutôt rare que je laisse parler lesdits artistes. Certes, leurs œuvres parlent par elles-mêmes de leurs talents et de leur savoir-faire mais ne comblent en aucun cas un grand vide laissé par ces questions légitimes : Qui sont-ils et quels sont leurs chemins? Pourquoi avoir choisi un tel domaine? Bref, leur donner la parole.

Plusieurs artistes ont répondu à ma requête tandis que d’autres ont préféré mettre un voile pudique sur leurs vies. Je respecte le choix des derniers et je remercie les premiers. La liberté de choisir est un droit fondamental à mes yeux. Or, il y a parmi les artistes qui ont acquiescé à ma demande une charmante dame qui a composé un texte si captivant que j’ai choisi de vous le présenter quel tel. C’est pour moi une question de justice à son égard.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Séléné Salace 4
Vous pouvez vous abonner à son compte Instagram Selene.alsace

Histoire de vie de Séléné Alsace

J’écris cette histoire suite à l’appel de Rolland St-Gelais pour la simple raison que  je trouve sa démarche intéressante.

Drôle d’impression que celle d’écrire sa propre histoire sur ce sujet. Lorsque je commence à écrire ces quelques lignes, je comprends vite que je vais devoir mettre un peu d’ordre dans mes pensées. J’ai d’un coup tant de choses à dire! 

J’ai depuis toujours admiré les gens qui savaient dessiner, ils me faisaient rêver. J’aurais toujours aimé dessiner mais à chaque fois que j’ai tenté l’expérience, je me sentais trop “cadrée” pour pouvoir m’exprimer et je n’ai pas persévéré dans cette activité. 

Ma vie se résume en un mot : heureuse. Mon parcours professionnel est riche en expériences diverses mais qui n’ont rien à voir avec le domaine artistique. J’ai toujours vécu ma vie à 200% et je l’ai remplie au maximum de mes capacités.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrive à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire le point, un besoin de m’arrêter et de regarder. J’ai tant de questions que je ne me suis jamais posées. J’ai l’impression que les couleurs du tableau de ma vie se sont mélangées. Je réalise que je me connais mal et je commence une quête sur moi et aussi sur la vie en général, notre perception du monde, de l’autre. Je lis beaucoup et j’ai l’impression d’arriver parfois à m’échapper de mon corps pour prendre de la hauteur, voir sous un angle nouveau. Je découvre des choses que je n’avais jamais vu avant, mon regard change, ma sensibilité aussi, j’apprends la compassion…

Un jour,  je lis un livre illustré par Francesca Volchitza Marta et j’ai le coup de coeur pour ses dessins. Je ressors mes crayons et j’en dessine quelques-uns. Cette fois je continue parce que j’y prends du plaisir et que personne ne m’impose quoi que ce soit. Le thème développé par cet artiste m’inspire beaucoup, elle dessine beaucoup sur le thème de la féminité. J’aime sa façon abstraite de magnifier la femme. Je commence à m’intéresser de plus prêt au rapport au corps, à mon corps et je prends conscience que c’est une partie de moi que je connais mal. Notre culture en a fait abstraction. Seul l’art s’autorise à le traiter comme sujet principal. Il fait pourtant partie de moi depuis si longtemps et je l’ai ignoré, je ressens presque un sentiment de culpabilité envers mon propre corps mais aussi le corps en général.

Séléné Salace 1Pour assouvir ma passion nouvellement découverte pour le dessin, je rassemble des tonnes d’images dont j’aime le style artistique, souvent avec beaucoup de couleurs, souvent des femmes, souvent nus, souvent de l’art abstrait. Je m’intéresse ensuite aux postures, aux courbes, aux corps et je commence à devenir passionnée. Je les regarde, je les observe et je les dessine. Je complète ma galerie par des planches d’anatomie, des croquis, des statues. Je dessine de plus en plus et petit à petit, j’adapte les postures, les ombres…je prends plus de liberté. La peinture devient un plaisir, une sensation et le corps est mon unique sujet. 

Ma peinture dérange. Je me souviens alors que le corps nu est tabou aujourd’hui. Pourtant je ne suis pas prête à renoncer à le dessiner. Pour ne heurter personne et préserver mon entourage, je me construis un univers parallèle dans lequel je laisse exprimer ma sensibilité.

Ma peinture est intuitive, je fais des erreurs, je me trompe, j’essaye encore et parfois j’ai une bonne surprise. Au fil de mes essais et grâce aux échanges avec des artistes et des modèles, mes peintures me ressemblent de plus en plus, les messages et les commentaires m’encouragent à poursuivre mon voyage.

Un jour, j’ai l’occasion de dessiner un modèle masculinSéléné Salace 2 d’après une photo, je dessine depuis, avec autant de plaisir les hommes et les femmes mais je ne peux me résoudre à y rajouter de l’accessoire. Le nu a pour moi une pureté que je n’ai aucune envie de polluer. J’aime capturer l’instant, sans le forcer et j’ai une préférence pour travailler sur le corps dans son intégralité, avec la même importance accordée à chaque détail anatomique, sans que le sexe en soit caché ou bien mis en avant. Un traitement holistique du corps en quelque sorte.

Séléné Salace 3Aujourd’hui j’ai rejoint un atelier de modèle vivant et franchit ainsi, une nouvelle étape dans ma perception du nu. Je dessine parallèlement de plus en plus d’après des photos de modèles avec qui j’ai préalablement échangé, ne serait-ce que quelques mots. J’ai envie d’aller toujours plus loin dans mes peintures, de rendre quelque chose de plus fort. A présent, chacune de mes peintures capture un moment, une soirée, un modèle, mon état d’esprit, toutes racontent une histoire unique. C’est en quelque sorte les rendre vivantes. Je ne peux obtenir ce résultat si je dessine à partir de planches d’anatomie.  Ma peinture devient authentique, elle est mon oeuvre mais aussi celle de mon modèle qui me prête son corps, et ce, même lorsque je dessine d’après une photo et que mon modèle n’est pas physiquement devant moi. J’aime cette collaboration.

Je trouve le corps fondamentalement “beau”, j’aime la diversité des physiques, je peins toujours avec respect et gratitude pour ce corps qui se laisse attraper par mon coup de crayon. Lui qui est d’ordinaire vu, je le regarde maintenant. Le corps d’un modèle et les yeux d’un artiste, sans parole, sans contact, l’essence même de l’échange. Et pourtant il s’en dégage tant de force.

Il n’y a plus de barrières, plus de protections. Devant la confiance en l’artiste, la sensibilité du modèle se dévoile et avec elle, sa vulnérabilité aussi. Le résultat en est une peinture plus profonde qui va au-delà de l’apparence physique. C’est en tous cas ainsi que je ressens le nu artistique et c’est ainsi que je souhaite le vivre. Je ne saurai choisir entre le corps et la peinture, j’aime autant l’un que l’autre. 

La particularité de mes peintures est de ne pas représenter les détails du visage. Les principales raisons en sont la complexité d’une part et le souhait de certains modèles de garder l’anonymat d’autre part. Mais aussi et surtout parce que mes dessins représentent tous une part divine et sans représentation du visage, chacun pourra plus facilement se reconnaître en eux !

Séléné Alsace

Dessins gracieusement offerts par Séléné Alsace

En ordre d’apparition :

La première : « Voyage au cœur de soi – Peinture à l’huile – Modèle Nicolas TheJasmin Maudaile merci pour ta collaboration. »

la seconde : « Avance vers demain – Peinture à l’huile sur tons bleus de cobalt – Merci à mon modèle pour sa collaboration « 

La troisième :  » La vent se lève – Peinture à l’huile sur tons gris – Autoportrait »

Vivre, c’est prendre des risques

Vivre, c’est prendre des risques
Réalisation photographique par Astrid Kallsen Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/risk-810609473

Vivre, c’est prendre des risques

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que votre moral ne souffre pas trop des événements qui semblent menacer l’humanité. Si c’est le cas, dites-vous bien que le monde a réussi à survivre à des situations bien pires que ce que les médias de masse nous présentent sans répit. De plus, les oiseaux de malheur ne font pas bon ménage avec la quiétude de l’esprit. Bref, il vaut mieux savoir les reconnaître et les écarter de nos vies. Plus vite cela sera fait, mieux ce sera pour notre bien-être intérieur.

Mais, attention ! Ne mélangeons pas quiétude de l’esprit et un aveuglement face aux risques de la vie. Bien que la première soit l’objectif fondamental à atteindre pour un bonheur authentique, le second fait parti inhérente de l’existence. Ici, ce que l’on doit retenir, c’est que vivre, c’est avant tout prendre des risques.

Tout ou presque constitue un risque potentiel lorsque nous vivons : les choix de nos fréquentations amicales ou professionnelles, nos choix de carrière, nos choix de partenaires de vie, nos choix de fonder ou non une famille sans oublier nos choix quotidiens lesquels peuvent parfois faire une différence positive ou négative sur le reste de nos vies. C’est la réalité et nul ne peut y échapper.

Il est tout de même vrai que la tolérance aux risques varie grandement d’une personne à l’autre. Certaines vont préférer adopter un comportement que je qualifierais dans le jargon financier de « conservateur » tandis que d’autres opteront davantage pour le risque dit « équilibré » et d’autres encore pour une tolérance quasi sans limite. Il faut de tout pour faire un monde avec tout ce que cela implique. En résumé, il ne peut avoir de vie sans le risque. Et c’est par son influence que l’individu forgera sa personnalité jusqu’à la fibre la plus profonde de son être.

Il va de soi que les expériences vécues au cours de nos vies laisseront des marques visibles ou non tant sur nos corps que sur notre psychisme. Ne nous y trompons pas, nous sommes modelés par nos expériences accumulées et tous les risques plus ou moins assumés qui en découlent. Bienheureux celui qui a été épargné par la vie. Mais bienheureux aussi celui qui a su grandir malgré les épreuves. En effet, c’est par l’entremise du risque et des épreuves qui en font partis que l’on évolue de manière irrévocable.

Tel me suggère cette magnifique photo, le risque peut nous faire découvrir des lieux d’une beauté insoupçonnée, nous faire rencontrer des gens qui par leurs mentalités nous ferons comprendre des manières de voir la vie de façons diamétralement opposées aux nôtres, nous mettre parfois en position de vulnérabilité face à l’inconnu. Tout est possible dans le risque. Tout ? Non, pas tout à fait ! Je me rappelle bien cet adage appris à l’occasion de mes études universitaires qui se résume à ceci : « tu peux ignorer ce qui peut arriver, mais tu ne peux pas ignorer ce qu’il ne doit pas arriver ».

Qui dit risque dit aussi prudence laquelle est parmi l’une des quatre vertus cardinales. Et c’est justement grâce à une prudence bien dosée que les êtres humains ont pu affronter des défis insurmontables à première vue. Des défis qui ont jalonné le cours de l’histoire et qui continueront à marquer le futur. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Et seul le fait d’accepter de prendre les risques a permis d’avancer jusqu’à maintenant et le fera pour toujours.

Merci d’avoir pris le risque de lire le présent texte.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada