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Je me suis alors recouché près de toi

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je me suis alors recouché près de toi

 

Il est samedi,

Je suis en congé aujourd’hui,

En cette journée où vente cette poudrerie,

Pendant que tu dors paisiblement ma tendre chérie.

 

Quelle étrange sensation de bonheur,

Qui m’envahit avec lenteur en cette heure,

Heure qui semble être sans fin,

Bonheur sans déclin.

 

Je t’ai regardée dormir,

Non sans un certain plaisir,

Car je jouissais de cet instant de désir,

Tout en entendant le vent expirer tel un soupir.

 

Ton corps dénudé semblait m’inviter,

À aller sous les draps blancs te retrouver,

Face à une telle invitation, allais-je succomber?

Irais-je retrouver celle qui m’ensorcèle par tant de beauté?

 

J’ai alors senti une force irrésistible au plus profond de moi,

Une force de la nature qui semblait ne pas me donner d’autre choix,

Un choix qui témoignait de notre amour en ce jour de grand froid,

Avec empressement, je me suis alors recouché près de toi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis seule à la Saint-Valentin

Je suis seule à la Saint-Valentin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-lonely-870295534

Je suis seule à la Saint-Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin.

Je suis seule depuis le petit matin,

Depuis que tu es parti prendre le train,

Je prends mon café et j’essaie de ne penser à rien.

 

Ce qui est loin d’être facile,

En ces temps où tout semble difficile,

Où le temps d’aimer en secret sans cesse défile,

S’aimer comme des amants loin des yeux de cette file.

 

Cela fait maintenant deux ans que nous nous voyons en secret,

Toi l’homme à la chevelure d’argent et à l’éclat parfait.

Moi la femme remplie de cette jeunesse qui te plaît,

Quel drôle de couple loin des regards indiscrets!

 

Nous avons passé la nuit à faire l’amour,

Même si tu avais juré à ta femme fidélité pour toujours,

Telle étrange sensation de bien-être de sentir cette chaleur en moi,

Quand tu me pénètres de ces forces vives qu’il y a en toi.

 

Que de mots d’amour tu me chuchotes à l’oreille,

Qui me transportent dans un univers rempli de merveilles,

Sentant tes doigts parcourir tout le long de mon corps,

À la recherche inlassable d’un mystérieux trésor.

 

Te présentant cette zone défendue,

Car je sais à tel point tu aimes ainsi me voir nue,

Avec tout mon amour, je te laisse aller à tes pulsions.

Ainsi nous vivons avec l’immoralité consumée notre passion.

 

Quelle imagination débordante,

Pour accomplir cette posture satisfaisante,

De ces mouvements répétés jusqu’à la jouissance,

Qui comble à la perfection cette belle nuit de romance.

 

J’aurais tant aimé te serrer toute la journée,

Mais bien sûr, tu as cette autre femme à aimer,

Cette femme qu’au pied de l’autel tu as épousée,

Ce beau jour de la Saint-Valentin, avec elle tu vas le passer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La neige de mon coin de pays

La neige de mon coin de pays Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Vicki Savard.-Henley de Sept-Îles

La neige de mon coin de pays

 

La neige blanche qui saupoudre la forêt endormie,

Cette forêt de ma terre natale où j’y ai vu le jour,

Où certainement j’y retournerai pour toujours,

Afin d’y être enterré près de ma mère chérie.

 

Cette neige d’une blancheur immaculée,

Me rappelle toutes ces merveilleuses randonnées,

Que nous ayons fait mes parents et moi dans les sentiers,

Où vola le doux parfum des sapins aussi verts qu’en été.

 

Neige blanche qui tomba en une nuit de pleine lune,

Neige blanche que le vent transforma en de belles dunes,

Neige blanche qui me rappelle la candeur de ma lointaine enfance,

Telles les laudes du temps présent chantent de divines romances.

 

La neige de cette région du nord où j’ai grandi,

Me rappelle de beaux souvenirs de mes fidèles amis,

Avec qui j’ai fait les cent coups qui me font encore sourire,

Ces pensées me font prendre conscience du temps qu’il me reste à vivre.

 

Le temps de vivre avec amour, avec passion et sans regret,

Sauf, peut-être, de ne pas avoir dit à mes proches comme je les aimais.

Neige blanche qui recouvre les traces de pas que j’avais fait autrefois,

Puisse-t-elle un jour recouvrir les fautes de mes actes faits de bonne foi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ce dimanche 7 février 2021

Votre humble serviteur

En ce dimanche 7 février 2021

Êtes-vous reconnaissant envers la vie ? Pour ma part, je le suis et avec raison. Oui, je suis reconnaissant pour le cheminement tant spirituel que psychologique que j’ai parcouru depuis les 25 dernières années, soit l’année où ma défunte mère est partie vers un autre monde, un autre lieu. Je suis reconnaissant pour les étapes qui ont façonné l’être que je suis devenu et que je deviendrai de jour en jour.

Je suis reconnaissant pour cette capacité de m’exprimer par écrit et, ainsi, de pouvoir communier avec autrui. Communier car il s’agit d’entrer en relation avec mes semblables aussi différents puissent-ils être de moi.

C’est dans nos différences que nous sommes identiques.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Un simple sourire aurait suffi

Un simple sourire aurait suffi Peinture de Maryse Veysseyre Poème de Rolland Jr St-Gelais

Un simple sourire aurait suffi

 

Je me souviens d’un tramway,

Que chaque jour, je prenais.

Pour aller à mon boulot,

Le matin assez tôt.

 

Un jour, j’y ai vu un vieillard.

Un homme au visage ravagé par la misère,

Qui avait jadis tant aimé père et mère et ses frères,

Des êtres qui lui étaient chers lentement effacés de sa mémoire.

 

 

Il ne disait point un mot et ne dérangeait pas trop,

Assis bien sagement, il regardait les gens de ses yeux si beaux.

Cherchant quelqu’un avec qui échanger sans vouloir l’importuner,

Il offrit son sourire à l’âme qui le lui aurait rendu avec bonté.

 

 

Il n’a jamais demandé la charité,

Même s’il vivait dans une grande précarité.

Les gens, à ses sourires, répondirent avec indifférence.

Voilà l’un de mes plus vieux souvenirs de ma belle France.

 

 

Les jours, les semaines, les mois et les années

Sans répit, ni relâche, ont inlassablement passé.

Et puis, un jour, sans crier gare, il a subitement disparu.

C’est en lisant le journal du soir qu’une photo de lui, j’ai vue.

 

 

Dans la rubrique de la nécrologie,

Homme qui avait combattu pour la mère-patrie,

Homme qui pour son courage avait été maintes fois décoré,

Mais que ses souffrances lui avaient enlevé la possibilité de parler.

 

 

Je me souviens par un matin où j’allais travailler,

Il m’avait fait un sourire avec ses yeux émerveillés,

Un sourire que malheureusement je ne lui ai pas rendu,

Croyez-moi les amis ! Comme en cet instant je m’en suis voulu.

 

 

De

 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada