Archives de tags | jour

Dis-moi la vérité

Dis-moi la vérité Poème de RollandJr St-Gelais Photo de JenovaxLilith par Wendy Garfinkel Photography Source : tell me by JenovaxLilith on DeviantArt 

Dis-moi la vérité

 

Bonsoir ma tendre beauté,

J’ai une question à te poser,

Dont la réponse risque de me tuer,

Puisqu’en mon cœur à jamais elle sera gravée.

 

Mais, avant de te la demander,

Sache que toujours je t’ai respectée.

Et pour le reste de ma vie, ainsi je le ferai.

Alors, dis-moi simplement tout ce qu’il est.

 

Jamais je ne me suis plein de ma différence,

Car mon corps je l’ai accepté depuis mon enfance,

C’est le corps que la vie m’a donné et qu’elle reprendra,

Le jour où j’irai rejoindre mes ancêtres vers l’au-delà.

 

Est-il vrai que tu redoutes de me toucher?

Pourtant, à le faire jamais de ma vie je ne t’ai forcé.

Je t’avais donné le meilleur de tout mon être imparfait,

À te donner la lune et les étoiles, j’étais prêt à le faire s’il le fallait.

 

Dis-moi simplement la pure vérité,

Et je te promets dès cet instant, je m’en irai.

Je me souviendrai au plus profond de mon cœur,

De ta beauté en mes tendres pensées en chaque heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée dans ma vie

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une journée dans ma vie

 

Il est trop tôt pour me réveiller,

Le soleil vient à peine de se lever,

Que déjà je ne sais que faire de ma journée,

Que faire de mains avant qu’elle soit terminée.

 

De mes mains devenues fragiles avec le temps,

Usées à force d’avoir travaillé tellement longtemps,

Dans des usines où patrons profitèrent de leurs situations,

Car, que pouvions-nous faire, par la pauvreté de notre instruction?

 

Je me rappelle si tôt la journée de labeur terminée,

Nous allions toutes prendre un verre pour tout oublier,

Dans le petit bar qui se trouvait dans notre modeste quartier,

Ce quartier d’ouvriers où plusieurs d’entre nous y étions nées.

 

C’est-là où en faisant mon marché mon défunt conjoint j’ai rencontré,

Sa grande simplicité tout comme sa beauté m’avait impressionnée,

Souvent il me disait qu’il m’aurait donné la lune s’il le pouvait,

Mais, sa belle humeur au quotidien amplement me suffisait.

 

Jour après jour, avec respect nous nous fréquentions.

Main dans la main, dès que possible, nous nous promenions.

De tendres baisers avec passion lentement nous nous échangions,

Attendre la nuit des noces pour faire l’amour, nous nous promettions.

 

Puis vint enfin le jour béni tant attendu, le grand jour!

Celui où nous avons juré fidélité et de nous aimer pour toujours,

Au pied de l’autel de l’église où nous avons été baptisés et confirmés,

De cette église où de nos gens vers leurs dernières demeures ont été amenés.

 

Quelles belles noces avons-nous eu en cette journée!

Tout le monde souriait lorsque nous nous sommes embrassés,

Et que dire lorsque d’une chanson populaire tous fredonnèrent avec entrain,

Que tout ce dont l’on avait vraiment besoin c’était l’amour avec un si beau refrain.

 

Le temps a passé si vite en fondant un heureux foyer,

Nous n’étions pas riches mais sur toi toujours je pouvais compter,

Deux beaux garçons et une magnifique fille, avec grand plaisir je t’ai donnés.

Fier de tes garçons, mais avec peine tu cachais que ta fille était de loin ta préférée.

 

Car souvent tu répétais avec bonheur qu’elle me ressemblait,

Mon Dieu pour revivre ces jours heureux d’autrefois ce que je donnerais,

Autour de la table, nous avions de quoi bien nous nourrir et aussi aux indigents,

Car une leçon de pure bonté n’est jamais oubliée dans le cœur de tous les enfants.

 

Le temps a fini par faire son œuvre inévitablement,

Nos enfants ont grandi et ont fait leurs vies évidemment,

Alors que toi par cette maladie tu as été vers les cieux amené,

Depuis quelques jours, je me demande quand viendras-tu me chercher.

 

Je me rappelle que tu me répétais souvent comme tu me trouvais belle,

Et par un beau matin où nos enfants dormaient tu voulais me rendre éternelle,

En prenant bien maladroitement tel un novice une photo de moi en noir et blanc,

Cette photo que je tiens avec mes mains chancelantes car j’ai vieilli malheureusement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Prière pour les défunts

Prière pour les défunts poème et photo par RollandJr St-Gelais

Prière pour les défunts

 

Au pied de cet arbre en larmes,

Je désire humblement y déposer les armes,

Sur les branches mortes ses feuilles sont des larmes d’or,

Veuillez entendre Seigneur cette prière pour les morts.

 

Pardonnez leurs péchés, effacez leurs défauts et leurs fautes,

Car par votre grâce miséricordieuse vous êtes leur hôte,

Car bien des chemins sinueux ont aveuglé leurs yeux,

Énivrés d’orgueil ils crurent être des dieux.

 

Des décisions prises à la légère ont amené des actions amères,

Des promesses tellement illusoires ont scellé de tristes mémoires,

Pardonnez leurs égarements car ils ont agi comme des enfants,

Qui cédèrent à leurs penchants, mais en toi le pardon est seulement.

 

Tel cet arbre endormi pour l’hiver éloigne leurs âmes les affres de l’enfer

Que le jour ou la nuit où nous dormirons qu’en toi nos âmes iront.

L’hiver ne dure qu’une saison mais en toi est notre véritable maison,

Que notre foi en ton toi soit pure comme le cristal et solide comme du fer.

 

Efface nos péchés ainsi être avec toi, nous serons prêts en toute heure,

Je t’en prie Seigneur, ne te presse pas de venir me chercher,

Car de cette vie et de mes petits péchés, je désire tant en profiter,

Même si je sais en mon fort intérieur, en toi réside le vrai bonheur.

 

Amen

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Du bout des doigts

Du bout des doigts Poème par RollandJr St-Gelais Photo proposée par une amie de Québec

Du bout des doigts

 

Du bout des doigts,

Je tiens ces quelques fleurs

Que tu m’as offert pour calmer mes pleurs,

Pourtant, en ce jour bien triste, je ne peux cesser de penser à toi.

 

Tu m’avais consolée de ma peine d’amour,

En me disant que l’amour véritable reviendra un jour,

Et pour terminer cette leçon de vie, tu m’avais fait rire,

Rire aux éclats comme toi seul savais le faire avec un beau sourire.

 

Je voyais bien dans tes yeux de moi tu étais amoureux,

Ne voulant pas faire d’illusions, je me suis dit d’attendre un peu.

Que le temps fasse son effet et je saurai bien ce qu’il en sera,

Car noble et pure vérité tôt ou tard en mon âme éclatera.

 

Les journées passèrent sous silence,

En m’imaginant nous voir sur la piste de danse,

Car nous nous étions promis de sortir en se remémorant,

De notre adolescence où nous nous imaginions tels des amants.

 

Mais au lieu d’aller me réjouir en un lieu de plaisir,

Devant ta tombe, j’irai faire quelques prières et me recueillir.

Ces quelques fleurs que tu m’as données quand nous étions ensemble,

Sur ta tombe, je les déposerai avec discrétion puisque ma main tremble.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà pourquoi en ces termes

Voilà pourquoi en ces termes Poésie par RollandJr St-Gelais Photo par James Fraser Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/The-Music-Man-856261660

Voilà pourquoi en ces termes

 

Bonsoir mes amis,

J’ai décidé de vous raconter ma vie,

Non pas tous les détails mais quelques parcelles,

Celles qui me font sourire car elles m’ont rendu la vie si belle.

 

Je suis né dans un lointain pays,

Où après la guerre ma mère et moi avions fui,

Trop de souffrance et d’amertume nous dûmes affronter,

Des histoires d’horreur qu’il me serait pénible à vous raconter.

 

Quoiqu’en est-il nous avons voyagé,

Sur un navire, accompagnés par gens désœuvrés,

Qui cherchèrent à l’horizon une terre promise assurément,

Où ils pourraient vivre une existence remplie d’émerveillements.

 

Ma mère travaillait et se débrouillait,

Sans trop demander comme elle le pouvait,

Elle fit en sorte que chaque jour je ne manque de rien,

Un jour elle m’inscrivit à des cours de piano que je suivis avec entrain.

 

Au fil des jours, elle me demanda ce que je voulais devenir.

Un pianiste lui ai-je répondu!  Avec une lueur dans les yeux et un sourire.

Qui était-elle pour me décourager, pour me désillusionner ?

N’étions-nous pas au pays de toutes les possibilités ?

 

Voyant mon entêtement et mes qualités,

À jouer des airs de jazz, de blues et de gaîté,

Elle me permit de joindre aux écoles d’arts en été,

Jusqu’au jour où elle comprit ce que serait ma destinée.

 

Le piano allait devenir mon fidèle compagnon,

Avec lequel je gagnerai ma vie avec mes chansons,

Mes chansons composées avec des notes écrites avec amour,

De ces airs fredonnés en ces lieux avec joie avec bonheur comme toujours.

 

Mais, ce soir je vous fais ce bien humble vœu.

Ma comparse que voici et moi voulons une chose de peu,

Chanter pour le repos de ma mère partie pour un monde meilleur,

Cette pièce que j’ai composée voilà à peine quelques heures.

 

‘’ Chère mère, tu es de nouveau partie.

Mais, cette fois-ci, pour un mystérieux pays.

Serait-ce un pays où vivent en paix tous les hommes ?

Voilà pourquoi, je te salue en ces termes : Shalom. ‘’

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada