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Malgré la pluie et le vent

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Avec la permission de mon amie Marlène D. de Québec

Malgré la pluie et le vent

 

C’est l’automne depuis quelques temps
Je ressens en moi la nostalgie de mes amours d’antan
Ceux qui font partis de mes souvenirs
Ceux qui m’ont tant fait souffrir

 

Je marche dans les feuilles d’or et de sang
En pensant à celles que j’ai aimées tendrement
Que celles que j’ai malgré ma bonne volonté blessées
Voyant imperturbablement l’heure de mon départ avancer

 

Bien au chaud dans mon lourd manteau
Je revois en mon cœur tous mes rêves de jeunesse si beaux
Qu’est-il arrivé à mes ambitions et à mes passions longtemps disparus?
Maintenant que dans le fond de mon âme, ils se sont tus?

 

Que me reste-il au seuil de ma vieillesse?
Si ce n’est que l’amertume de leurs anciennes caresses.
Et que je ne constate que le temps passe comme jamais auparavant
Il ne me reste qu’à continuer à marcher malgré la pluie et le vent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et Dieu créa B.B.

 

Extraordinaire dessin par Juste Angèle de la France

 

Et Dieu…

 

Après avoir créé le monde,
Qui par malheur est devenu immonde,
L’Être Suprême pensa longtemps,
À ce qu’il pouvait faire longuement.

 

Voyant l’œuvre inachevée qu’est l’homme,
Il lui insuffla vent qui lui fit faire un somme,
Il rendit à un nouvel être de beaux traits,
Afin de permettre à son égal d’en être l’ultime souhait.

 

Homme et femme furent créés,
Pour s’aimer devant l’éternité,
Même si souffrir rythme parfois avec jouir,
Il en est ainsi de l’amour qui vivra d’âge en âge,
Parmi l’humanité souvent en guerre et pas toujours sage.

 

Puis, un jour où Dieu se remémora,
D’une promesse de réaliser qu’il souhaita,
À toutes les femmes qu’il leur offrit une extraordinaire beauté,
C’est alors qu’avec amour et passion, Dieu créa B.B.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je vous obéirai

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Avec la permission de la Galerie Jon-art

Je vous obéirai

 

 

Oh tendre maîtresse, 

Qui de votre douce voix, 

Sais faire un esclave de moi, 

Vous me mettez en liesse.

 

 

D’un claquement de doigts, 

Je vous obéi comme il se doit, 

Sachant manier l’art de l’insulte, 

Vous pouvez mettre mon orgueil en lutte. 

 

Oui j’ai besoin de vos ordres .

Car au fond de moi je ne suis qu’un ogre, 

Qui doit être dominé, abusé, fouetté et sans pitié. 

Pendant cette nuit jusqu’à l’aube levée.

 

 

Ne vous gênez pas ô ma divine, 

Même si vous avez l’air si coquine, 

De mon corps avec joie il sera pour vous source de plaisir, 

Alors que vous me ferez parvenir à la jouissance en me faisant souffrir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

À quoi bon aimer ?

 

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Croquis fort intéressant réalisé lors de ma prestation tenue le 15 septembre 2018 à Montréal

 

À quoi bon aimer ?

 

Il arrive parfois dans la vie, 

Que même dans le silence tout est dit, 

Aucun mot, aucun geste, aucune pensée, 

Ne saurait permettre de changer notre destiné. 

 

Rêver de revenir sur nos pas … si sages, 

De ces pas légers de notre enfance, 

Qui deviennent lourds à notre adolescence, 

Et que dire de ceux qui nous suivent jusqu’au vieil âge ? 

 

La solitude est certes une compagne lourde à supporter, 

Mais elle devient tellement légère une fois apprivoisée. 

Solitude qui me dirige la main vers des zones inexplorées, 

Dans les livres où ont lieu des aventures insoupçonnées. 

 

Et que dire de toutes ces grandes douleurs de la vie ? 

De ces douleurs qui lui donnent des milliers de couleurs ? 

Pourquoi amener avec un amour dans ce monde de frayeurs ? 

Que ce soit un amour d’un pays lointain ou d’une femme d’ici. 

 

Maintenant que ma tête est claire, 

Et que mon corps est libéré de cette pierre, 

Et loin sont les chaînes de mes mains désormais libres, 

Et que se trouve en mon âme une question qui sans cesse vibre. 

 

Que me convient-il vraiment pour être heureux ? 

Serait-ce, comme veut la tradition, un jour de vivre à deux ? 

Je me permets avec grande sincérité d’en douter. 

Car rien de pire de faire pleurer celles que l’on a aimées. 

 

Alors dites-moi ! Serait-ce la fin de mon rêve ? 

Celle d’être un nouvel Adam pour une autre Ève. 

Le temps passe sans arrêt tel le sable du sablier, 

Et qui passe entre les doigts du Grand Horloger. 

 

À quoi bon aimer si c’est pour faire souffrir ? 

À quoi bon aimer si c’est pour détruire ? 

Faire souffrir par notre suffisance ? 

Et détruire par notre imprudence ? 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Que l’on ne peut voir …

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Séance de nudité artistique réalisée à Montréal le 15 septembre 2018

Que l’on ne peut voir …

 

Vraiment difficile à dire,

Qu’il y ait un quelconque plaisir,

À lire dans les nombreux journaux,

Toutes ces horreurs rapportées en des mots.

 

À quoi bon se mentir ?

Que de voir tant de gens souffrir,

Nous ne fait plus verser de larmes,

Tellement insensibles sont rendues nos âmes.

 

Et pourtant, il y a au fond de mon être.

Ce petit quelque chose qui fait mal paraître.

Toutes ces violences gratuites et futiles,

Envers nobles dames et jolies filles.

 

Pourquoi le monde est si cruel ?

Alors que je voudrais tant qu’il soit beau.

Comme à l’aube du printemps où chantent les oiseaux.

Voilà le paradigme si temporel mais aussi éternel.

 

Que reste-t-il de la bonne volonté ?

Que reste-t-il de la beauté d’être aimé ?

Que reste-t-il des nobles valeurs d’autrefois ?

Dans cette époque où règnent gens de peu de foi ?

 

Devant le mal présent,

Afin de supporter ce mal accablant,

On décide alors par manque de courage,

De retenir en nous nos désespoirs et notre rage.

 

On subit tant de souffrance,

On ne fait que poursuivre notre errance,

On se couche aussitôt arrivés les signes du soir,

Quand face à nos douleurs que l’on ne peut voir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Souffrance !

Souffrance !

 

Exister, c’est vivre et c’est souffrir.
Nous souffrons dès que nous respirons, 
Premières bouffées d’air nous souffrons,
C’est le chemin qui nous fait toujours grandir.

 

Nous souffrons d’un manque d’attention,
Nous souffrons d’un manque d’affection,
Nous souffrons de la peur même de perdre
De perdre ce que nous n’avons pas et même d’être.

 

Nous souffrons de voir ce qui existe,
Nous souffrons de ce qui nous résiste.
Alors qu’il nous suffirait de se défaire de nos chaînes,
Celle de nos illusions, de nos craintes et de nos haines.

 

Nous souffrons souvent malgré notre volonté.
C’est le propre de bien des chemins et des destinés.
Nous souffrons pour toutes sortes de raisons.
Raisons déraisonnables ! Raisons futiles à en perdre la raison.

 

Souffrance jusqu’à la jouissance !
Souffrance jusqu’à l’extase ! 
Souffrance exprimée dans le jazz !
Souffrance exprimée par la romance !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’offre mon corps

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Photo par Phylactère

J’offre mon corps

 

 

Il m’arrive parfois de réfléchir, 

À ce qui jadis m’a tant fait souffrir, 

À ces regards de grands inquisiteurs, 

À ces gens hypocrites et tellement sourieurs.

 

 

Je me souviens des paroles non dites, 

Mais qui en disaient beaucoup trop de ces silences, 

De ces contes de romance qui m’ont entraîné vers la démence, 

De ces promesses belles faites par des sorcières maudites.

 

 

Je me souviens de cette table, 

Où l’on m’y installa tel un veau partant de l’étable, 

Pour être sacrifié en pâturage pour satisfaire êtres immoraux, 

En me faisant miroiter richesses et un magnifique château.

 

 

On m’y ausculta de mille manières, 

  Dessus, dessous, des côtés, du devant et de derrière. 

À la satisfaction des beaux-parleurs et des menteurs, 

Qui ont fui sitôt reçu fortune en leurs heures.

 

 

Aujourd’hui, c’est moi qui décide. 

Sans commettre un quelconque déicide, 

D’offrir mon corps au naturel pour être vu différemment, 

J’attends depuis longtemps cet instant venu au bon moment.

 

 

J’offre mon corps, 

Corps d’un homme prétentieux, 

Corps d’un homme qui à cet instant silencieux, 

Sors de sa torpeur ! Sors de cette brève mort !

 

 

Non, je n’irai plus à l’abattoir. 

Sur cette table servant d’exécutoire, 

Je suis maintenant maître de mon destin, 

Et seule maîtresse aura pouvoir de mettre sur moi sa main.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

La vie est pleine de couleurs

 

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Photo par Mélanie Dufresne

 

La vie est pleine de couleurs

 

Oui, la vie est pleine de couleurs.

Parfois, il faut savoir affronter ses peurs,

Parfois, on a pas tout ce que l’on désire.

Mais cela peut nous éviter de trop souffrir.

 

La vie est remplie de milles nuances,

Des contes de fées et de la belle romance,

Des histoires héroïques comme des récits tristes,

C’est ce qui fait qu’en chaque instant on existe.

 

La vie est un jardin,

Que nous seuls sommes responsables,

Voilà pourquoi éviter ses tâches nous en sommes incapables.

Nous avons toujours ce choix : prendre ou pas le bon chemin.

 

Être conscient de sa réalité,

Peut nous éviter bien des calamités,

Et pourtant, cela ne nous empêche pas,

De parsemer des graines de rêves sur nos pas.

 

Des graines de rêves qui nous font vivre,

Dans cette vie où bon nombre ne fait que survivre,

Aimer, pleurer, espérer et croire nourrit notre âme.

Ne plus aimer, ni pleurer, ni espérer, ni croire nous rend tels que des ânes.

 

Les couleurs font la vie.

Les couleurs expriment nos envies.

Les couleurs donnent sens à nos existences.

Sans couleurs, tout ne serait que de la démence.

 

Couleurs de joie, de plaisir, d’amour et de douleurs !

Couleurs des laudes et des vêpres en leurs heures !

Couleurs des peuples et de toutes les espérances !

Couleurs de jadis et de ma tendre enfance !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jouant de la harpe

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Dessin par Nicole Boileau de Montréal

 

Jouant de la harpe

 

Mademoiselle, ce que vous êtes belle. 

J’ai entendu au loin votre mélodie telle une hirondelle. 

Ne voulant pas vous déranger dans votre inspiration, 

J’ai avancé vers vous avec grande précaution.

 

Doucement, je me suis assis à vos pieds. 

Et me laissant bercer par vos notes, je me suis mis à rêver. 

Rêver d’un monde où la musique serait la reine, 

Et que vos doigts magnifiques gouvernent.

 

Et que chaque air serait fait pour le bonheur, 

De votre royaume à chaque instant, à chaque heure. 

Nulle souffrance ni injustice n’aurait de place, 

Ni dans votre cœur ni dans votre palace.

 

J’écoute l’harmonie de votre musique, 

D’une sensibilité presque héroïque, 

M’apercevant combien c’est merveilleux, 

D’être dans ce lieu ensemble tous les deux.

 

En joignant les mains, 

J’ai pensé à tous ces lendemains, 

Où votre absence se fera sentir, 

Ce qui me fera grandement souffrir.

 

Mais, ce qui me console un peu. 

C’est de conserver une mèche de vos cheveux, 

Que vous m’avez offert avec un sourire si merveilleux, 

Accompagné par votre regard divin de vos yeux si bleus.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada