Archives de tags | démence

Désolé pour mon grand silence

20171129_131004_HDR

 

Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Cette tristesse

20171130_135019 (1)

Cette tristesse

 

Il y a des jours,

Il y a aussi des nuits,

Où j’aimerais te donner ma vie,

À impossible nul n’est tenu, m’a-t-on dit.

 

Je me souviens de ce temps,

Comme j’étais heureux tel un enfant,

Jouant gaiement sous le soleil si chaud si beau,

Ce temps est révolu laissant en moi bien des maux.

 

À quoi bon cette nostalgie,

Si ce n’est que pour nous pourrir la vie,

Je ferme les yeux pour revoir ton tendre visage,

Ce que je t’aurais donnée parole d’un vieux sage.

 

Aujourd’hui tout a changé,

Même si dans le secret de mon cœur,

J’ai respecté ton choix en m’éloignant dès cette heure,

Et pourtant, je continuerai pour toujours de t’aimer.

 

Le sablier du temps a depuis tourné,

Me faisant comprendre toute la peine qui m’envahit,

Suis-je un être immoral ? Un bête animal ? Dites-le moi je vous en pries.

Et puis non, car je sais qu’au plus profond de moi mon âme languit.

 

J’ai respecté, crois-moi, ton choix,

Malgré mon crie de désespoir et notre peine,

Depuis tout ce temps coule un nouveau sang dans mes veines,

Celui de mes ancêtres preux chevaliers et nobles comtes et ces rois.

 

C’est le lot de la sagesse,

La somme de cette expérience,

Qui m’amena sur la route de la démence,

Aujourd’hui je désire ne plus revivre cette tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dansons sous la pluie

 

 

Dansons sous la pluie

 

Dansons sous la pluie,
Puisque nous n’avons que cette vie,
Pour nous aimer, pour nous découvrir à l’infinie,
Car demain, qui sait?, pourrions-nous assoupir nos envies.

 

Prends ma main,
N’aie pas peur ! Car en ce jour béni,
Tu es maintenant ma reine sous la pluie,
J’ignore ce que ne serons ces lendemains.

 

Quelques pas de danse,
Qui nous mettent en transe,
Fuyant cette vie de misère et de démence,
Quelques pas devant, derrière ! Voilà une vraie romance !

 

Pas besoin de sons, ni de mots,
Nos bruits de pas dans ces flaques d’eau,
Suffisent pour rythmer nos hanches et nos sourires,
Et dans nos regards émerge ce goût magnifique d’aimer et de vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Poses tes lèvres

20171006_104621

Poses tes lèvres

 

Ô ma chérie,
Ce que tu me donnes envie,
Envie de te sentir pleine de vie,
Car tes yeux sont avides de ce fruit.

 

Fruit de l’arbre défendu,
Qui grossit en te regardant nue,
Te léchant les lèvres gourmandes,
Tu veux savoir si il goûte les amandes.

 

Vas-y ! Ne te gêne pas !
Dressé droit devant toi il est là.
Embrasse le bout d’où jaillit ma semence,
Allez ! Je n’en peux plus de lutter contre cette démence.

 

Mon amour ! Je n’attends que cela,
Qu’en cette nuit commencent nos ébats,
Tu ne cesses de rêver de savourer ma douce crème,
Fais-le ! Si tu en le veux ! Car moi, en mon cœur je t’aime.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Attends-moi !

getting_a_hot_night_tonight_by_rickb500-dbhzfnr

Photo : Rick B. from Germany http://rickb500.deviantart.com/art/Getting-a-hot-night-tonight-695334663 et livret artistique :  http://rickb500.deviantart.com/art/Marmor-The-Book-511759556

Attends-moi !

 

Ô ma chérie,

Ce que tu es belle,

Tu es cette merveille,

Quand gentiment tu souries.

 

Ô mon amour,

J’ai tellement envie de toi,

Te faire l’amour met mon cœur en émoi,

En toi je veux être ! En toi, je veux connaître ce jour.

 

Un, deux, trois…

Et quatre, j’arrive ma chérie !

Cinq, six, sept… je reprends enfin vie

Dans ce lit interdit je veux être ton valet et ton roi.

 

T’offrir ma semence,

M’amène au seuil de la démence,

Être dans tes reins ! Voilà les portes de la folie.

Dis-moi oui ! Dis-moi oui ! Je t’en conjure, je t’en supplie.

 

T’attendre !

Est un véritable calvaire !

Un supplice digne de tous les enfers,

Laisse-moi te caresser la peau de ta joue si tendre.

 

Ô ma beauté, aie pitié !

Être avec toi dans ce lit nuptial,

C’est le rêve qui hante mes nuits brutales,

Te rendre hommage ! C’est ce que je désire pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô belles muses de ces bois !!!

14379856_1181092291913183_9205723743150828156_o

Crédit artistique: Ed Freeman Photography

Ô belles muses de ces bois !!!

 

Me promenant près d’une rivière,

Accompagné de pensées à mon cœur si chères,

À mes souvenirs de ces chaudes nuits d’été australes,

Et être en paix avec moi-même et loin de tous ces vandales.

 

Respirant cette fraîcheur automnale,

Regardant couler l’eau pure tel un conte proverbial,

Ne me souciant pas un seul instant j’allais y découvrir,

De ces beautés mirifiques j’ai vues dès que mes yeux s’ouvrir.

 

Trois dames nues,

Aux corps si fragiles et si menus,

Et que par crainte de les voir loin de moi s’enfuir,

Point de mes mots si futiles de ma bouche ne purent sortir.

 

Femmes de toute beauté,

Vous m’avez exposé votre tendre nudité,

Sans gêne aucune et sans cette fausse pudeur,

Avec une pleine confiance envers moi votre humble serviteur.

 

Ô belles muses de ces bois !!!

Ce que j’aimerais vos seins caresser, croyez-moi.

Que dis-je ? Les embrasser et les cajoler jusqu’à perdre la raison.

Mais, qui suis-je pour vous parler ô grandes rêveuses de ma passion ?

 

De vos corps élancés,

Ce que j’aimerais doucement les enlacer,

M’unir à vous en me laissant transporter par le courant,

Accomplir les actes d’amour loin de ce monde tellement répugnant.

 

Tour à tour et pour toujours,

Vous offrir plaisir tel un troubadour,

Vous donner ma riche et onctueuse semence,

Afin qu’à partir de ce jour, je sois libéré de ma démence.

 

Attendez-moi, Ô dames mystérieuses !

Tendez vos bras de soie vous qui semblez si heureuses,

Que je puisse de ce bonheur enfin y goûter et à mon tour en vivre,

Engouffrez en cette eau limpide mon être dénudé même au risque d’en mourir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source photographique: http://www.edfreeman.com/

Maîtresse des hommes

New Image16

Maîtresse des hommes

 

À toi, j’ai offert mon corps blessé.
À toi, j’ai donné le plaisir de me caresser.
En toi, j’ai mis ma riche semence.
En toi, j’y ai laissé un peu de ma démence.

 

Pour toi, je me suis libéré de ces vêtements.
Pour toi, j’ai affronté mes tourments.
Ô ma mère ! Toi qui donne naissance.
Ô ma mère ! Toi qui est toute connaissance.

 

Terre d’accueil pour tant de gens,
Qui ne peuvent être indifférents,
Face à ta condition qui est aussi la leur,
Puisqu’ils en dépendent à chaque heure.

 

Terre nue ! Maîtresse des hommes,
Dis-nous ce que nous sommes.
Terre pour tant d’amour et de paix,
Ma virilité à toi j’ai donné, voilà qui est fait.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada