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En jouant avec mon violon

Mon violon
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En jouant avec mon violon

 

Quel est cet air qui vogue dans l’éther?

Quelques notes ensorcelantes venues des enfers?

Un air qui parfume ma solitude dans cette chambre,

Cette chambre recouverte de peintures au couleur d’ambre.

 

Mon unique lieu d’un profond refuge,

Pour échapper à ces mensonges, à ces subterfuges,

 Y trouver une quiétude, un moment de repos, une accalmie,

Qui que tu sois, continues de jouer de cette mélodie qui te glorifie.

 

Est-ce un rêve où réside une diablesse?

Qui par son savoir-faire de ses chaudes caresses

Par sa beauté envoûtante extirpant de ma semence,

Ma force vitale m’amenant ainsi sur les berges de la démence.

 

Je te voyais les yeux fermés,

Les yeux fermés pour mieux ton air écouter,

Écouter avec de tout mon cœur cette si belle sensibilité,

Continue ! En jouant de mon violon, tu pourras peut-être m’apaiser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et de tes berceuses …

Et de tes berceuses
Photographer: Marc Brosius Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/lullabies-822301072

Et de tes berceuses …

 

Dans la noirceur de ma chambre,

Peinte à la couleur d’ambre,

Je me suis mise à danser,

Pour me réconforter.

 

De ces nouvelles d’hier,

De mes craintes imaginaires,

De ces rumeurs face à la guerre,

Où était parti depuis longtemps mon père.

 

Doucement sur la pointe des pieds,

Vers mon vieux tourne-disque je suis allé,

Pour y faire jouer quelques chansons de mon enfance,

Afin que je puisse me sortir de ma douleur et de ma démence.

 

Dès les premières notes entendues,

Bien lentement, avec délice, je me suis détendue.

Sans aucune retenue et sans gêne, je me suis dévêtue.

Avec un étourdissement libérateur, je me suis retrouvée nue.

 

Sois courageuse ma fille !

Mon tendre père me répétait-il.

Je reviendrai solennellement je te le promets,

Mais, voilà qu’en dépit de tout et malgré lui, le mal est fait.

 

Jamais plus je ne sentirais ses vigoureux bras,

Me serrer délicatement quand j’en ressentais le besoin,

Lui seul savait me consoler et me traiter aux petits soins,

Depuis qu’une balle ennemie l’a tué, je sais qu’il ne reviendra pas.

 

Pour toi papa cette danse je ferai,

Pour toi papa une dernière fois je sourirai,

En revoyant les beaux souvenirs que tu m’as laissés,

En revoyant tous ces beaux pays que nous avons visités.

 

De tes leçons de vie, je m’en souviendrai.

De tes aventures que tu me racontas pour m’endormir.

Je les raconterai à mes enfants comme mes plus beaux souvenirs,

Et de tes berceuses que tu me chantas, avec grande tristesse, je fredonnerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’aurais dû le savoir

J’aurais dû le savoir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’aurais dû le savoir

 

J’aurais dû le savoir,

Que tout était qu’une histoire,

Une histoire d’une nuit, une histoire d’un soir.

Un conte de fée qui fut écrit sur une page blanche à l’encre noir.

 

Tu m’avais dit belles paroles,

De ces mots d’or qui vite s’envolent,

Je m’étais attaché à tes gestes d’amour,

Bien naïve d’avoir cru que cela serait pour toujours.

 

J’étais tellement bien seule,

À l’ombre du soleil sous le tilleul,

Lisant un roman dans la douceur de l’instant,

Profitant de chaque seconde s’écoulant lentement.

 

Tu es venu me trouver,

Avec ton regard langoureux,

De moi, tu me semblais être amoureux,

Avec ton air d’un gentil hors-la-loi tu as su me charmer.

 

Nous nous sommes revus à quelques reprises,

Par tes gestes si attentionnés, je fus de toi éprise.

Sans me douter mais avec du plaisir, je me suis laissé enjôler.

De ton corps d’Adonis de tout mon cœur je voulais tant y goûter.

 

Voyant mon désir en moi m’envahir,

Chez-toi tu m’invitas avec un profond soupir,

Comment aurais-je pu résister à ta belle masculinité?

Je voulais tant recevoir en moi ta si mystérieuse virilité.

 

Quelle belle nuit nous avions ensemble vécue,

Dans la chaleur de tes draps, nous étions bien nus.

Tel savoir-faire dans tes gestes pour m’amener au septième ciel,

Tendres baisers, doigts curieux, langue fouineuse avec la douceur du miel.

 

Tu me répétais sans cesse que tu m’aimais,

Qu’avec moi, tu vivrais maintenant et à jamais.

Tu me gavais de belles paroles et de chaude semence,

À tel point que je me sentais envahir par une incroyable démence.

 

Puis vint l’obscurité d’un sommeil réparateur,

Afin de pouvoir encaisser comme tu es si beau-parleur,

Car, vois-tu, une fois que tu es parti pour aller travailler,

Une lettre juste à mes pieds j’ai soudainement trouvée.

 

Une lettre signée par ta douce-moitié,

Par ta femme que tu semblais réellement aimée,

Et, à ce que j’ai pu finalement comprendre en la lisant.

Vous vivez, elle et toi, depuis longtemps avec vos deux enfants.

 

J’aurais dû le savoir dès l’instant où je t’ai vu,

Par tes lèvres, belle romance, tu savais bien racontée.

J’aurais dû le savoir dès le moment que tu me pénétras,

Depuis toujours avec mon cœur fragile, avec délice tu jouas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ils ne te laissent pas entrer

Ils ne te laissent pas entrer
« Ils ne te laissent pas entrer » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ils ne te laissent pas entrer

 

Monika ! Ô ma belle Monika !
Je t’ai appelée en ce jour froid,
Venue me rejoindre en ma demeure,
Avant qu’il ne soit trop tard et que je meurs.

 

Belle femme svelte et blonde aux yeux si bleus,
Si beaux mais si tristes d’avoir perdu ton amoureux,
Dès l’instant que tu t’es manifesté pour satisfaire mon désir,
De faire l’amour tant de corps que d’esprit en un élan de soupir.

 

Je sentais sur mon corps ta fraîcheur,
Heureux de pouvoir vivre cette unique expérience,
Tant ridiculisée par les gens qui espèrent en la science,
Et de contempler ton corps de mes yeux sans de toi avoir peur.

 

Écoute ma voix, écoute sans cesse, suis-là sans me craindre,
Car avec toi je souhaite être immortalisé par un artiste-peintre,
Tu es ma succube à la vie, à la mort car tu m’as extrait ma semence,
Cette semence que je t’ai offerte avec une passion proche de la démence.

 

Oui, c’est vrai, comme tu me l’as gentiment ordonné,
Devant toi et sans fausse pudeur, je me suis déshabillé.
Afin de te démontrer mon amour tel l’aurait fait ton disparu,
Car en ce jour d’automne point de honte d’être entièrement nu.

 

Viens ! Ho oui, viens vers moi maintenant et pour toujours.
Car mon seul souhait est de te consoler en te faisant l’amour,
Frappe sans relâche à la porte de mon coeur afin d’y pénétrer,
Couche-toi sur mon corps dénudé même s’ils ne te laissent pas entrer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’adore ce goût

J'adore le goût
« j’adore le goût » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’adore ce goût

 

Chérie, Ô ma chérie.

De toi, j’ai tellement envie.

Envie depuis que je t’ai rencontrée,

Le jour où dans ma triste vie tu y es entré.

 

De ces journées où je t’ai saluée,

Jusqu’au moment où tu m’as embrassé,

Après nous avoir si patiemment fréquentés,

Main dans la main pendant nos longues soirées.

 

Je te revois au restaurant,

Où je t’écoutais passionnément,

Me raconter tes exploits et tes déceptions,

Je sentais battre nos coeurs se mettre au diapason.

 

Le moment tant voulu arriva,

Ce moment que je ne soupçonna,

Qu’en toi, avec secret, tu désirais si ardemment,

Et que mon âme craignait d’être repoussée violemment.

 

Tu m’invitas à prendre un verre chez toi,

Un verre de vin savoureux digne d’un grand roi,

Une fois assise à mes côtés, à mon oreille, un mot tu as glissé,

Une proposition, une requête, une demande qui m’a vraiment étonné.

 

Ouvrant alors tes jambes magnifiques,

Tu me présentas une zone tellement féérique,

En me suppliant de savourer ton liquide d’amour,

Qui coulait de cette fontaine chaque goutte tour à tour.

 

Tel un esclave ne voulant point à sa maitresse désobéir,

Je me suis penché vers cette zone humide pour ton bon plaisir,

Quelle saveur exquise que tu m’as fait découvrir, que tu m’as fait goûter.

En léchant chacune de ces gouttes jusqu’à ce que je sois comblé et rassasié.

 

Oui, c’est un fait que d’emblée je reconnais,

T’avoir donné entièrement satisfaction fut ma récompense,

Et recommencer autant que tu le voulais m’a rempli d’une douce démence,

Et qui pour unique source te démontrer par ce geste comme je t’aimais.

 

J’adore tout de toi mais une chose en particulier,

C’est de me placer à genoux devant toi afin de te savourer,

Te déguster, te satisfaire tout en sentant l’arôme suave de ton intimité,

J’adore ce goût qui me rend fou, et ce toute la nuit jusque tard dans la matinée.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada