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L’indomptable

L’indomptable Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-untamable-894740770

L’indomptable

 

Je suis un être de chair,

Une femme fière et belle,

Une femme libre de voler de ses ailes,

Une femme libre de voguer dans les airs.

 

Vous voulez m’asservir?

N’y pensez pas même dans vos rêves.

Car je suis descendante de Lilith et non d’Ève,

Pour ma liberté, je combattrai jusqu’à mon dernier soupir.

 

Ma conscience m’appartient,

Mon corps est mon bien le plus précieux,

Le donner, je le ferai seulement quand je le veux.

Je suis fière d’être ce que je suis et je sais que je le vaux bien.

 

J’enlève ce vêtement qui m’étouffe,

Ce vêtement qui n’est pas fait de chair,

Cette tenue que vous vouliez que je porte pour vous plaire,

Car à vos yeux, je suis simplement que de la bouffe.

 

Je crie ma liberté avec pleine fierté,

Je suis celle que vous ne dompterez jamais,

Femme d’aujourd’hui, et non d’hier, c’est ce que je voulais.

L’indomptable! Voilà qui je suis maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Tout est une question de point de vue

Tout est une question de point de vue Photo par rasmus-art Texte par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/Beauty-in-Black-and-White-885222097

Tout est une question de point de vue

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison estivale se passe selon vos désirs et vos aspirations. De mon côté, je dois avouer que mon été est tout à fait magnifique. En effet, je profite du beau soleil en me promenant dans mon quadriporteur tout en rédigeant des articles au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la réflexion personnelle.

En parlant de réflexion personnelle, l’idée de rédiger un article sur la nécessité de mettre en relief l’ensemble des événements de notre vie m’a semblé importante en cette période de l’année. Une période où le calme des vacances, la quiétude des jours paisibles et le temps d’arrêt des activités incessantes de la routine quotidienne constituent sans nul doute un temps propice pour se reprendre en main. Se reprendre en main pour mieux respirer, pour mieux vivre et surtout pour orienter sa vie selon nos besoins, nos valeurs et nos attentes. C’est une occasion propre à l’être humain.

L’être humain est composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Un corps pour se manifester dans le monde matériel. Une âme qui est garante de sa conscience de ses décisions, de ses actes et des conséquences qui en découlent. Enfin, un esprit qui l’unit à ce tout universel, et ce, peu importe le qualificatif que l’humanité lui a donné au fil des âges et des époques. L’incarnation d’une âme immortelle dans un corps fait de chair et d’os, mais qui, par un privilège inouï, transcende l’espace et le temps par cet esprit rattaché à ce que je pourrais nommer de « Grand Esprit ».

Pourquoi alors craindre pour le futur ? Certes, nous sommes affublés par des nouvelles télévisées dignes des pires films d’horreur. Par ici, des glissements de terrain catastrophiques. Par là des épidémies mortelles, ou encore, la pandémie qui semble s’éterniser au fil des jours, des mois et même des années. Toutefois, pouvons-nous faire quoi que ce soit pour remédier à de telles situations ? Je ne le crois pas à l’exception de prendre soin de notre milieu environnant et de nos proches.

Personnellement, je crois que tout est une question de point de vue entre ce que nous voyons dans les nouvelles télévisées et ce qui nous entoure en tant que tel. Il serait bien, voire nécessaire, de se regarder dans un miroir et se dire ceci : « Que puis-je ou non faire face à ce que je vois et dans quelle mesure suis-je apte à le faire ou pas ? » Ces deux questions peuvent servir de garde-fou afin de préserver notre bien-être psychologique face à cet envahissement d’oiseaux de mauvais augure. C’est une réalité indéniable que nous soyons tributaires du monde dans lequel nous vivons. Toutefois, il faut faire une distinction d’une part, entre le collectif et, d’une part, l’individu. Nous sommes responsables de notre réalité collective, mais nous sommes aussi limités individuellement dans nos capacités d’action. Ici, l’essentiel c’est de trouver un juste milieu qui permettra un équilibre entre ces deux réalités.

Avouons-le ! Tout est une question de point de vue.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Masque improvisé

Masque improvisé poème de RollandJr St-Gelais Photo de Gfriedberg Source: https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/Improvised-mask-863352583

Masque improvisé

 

Quelle époque vivons-nous?

Où pour survivre nous devons être à genoux,

Où pour exister, il faut savoir bien se camoufler.

Où pour survivre contre vent et marée, on doit se dissimuler.

 

On nous oblige à porter un masque pour nous protéger,

Mais, pour ne pas être jugés, un masque nous devons en porter.

On a simplement ajouté un masque d’étoffe sur notre masque de chair,

Un masque qui nous coupe de nos frères et nos sœurs et de tous nos pairs.

 

Que reste-t-il de la pure vérité?

Que reste-t-il de notre authenticité?

Dans ce monde où tout doit être aseptisé,

Dans ce monde où toute accolade est à jamais condamnée.

 

On a remplacé les poignées de mains,

Par des rendez-vous virtuels sans lendemains,

On a remplacé les relations intimes par des écrans cathodiques,

Usant nos mains à faire cet acte tant jugé par la morale catholique.

 

Vous trouvez vraiment qu’en écrivant ceci j’exagère?

Ne croyiez-vous pas plutôt que nous sommes en guerre?

Contre un ennemi peut-être plus imaginaire que réel,

Car avant cette pandémie, on ne savait que faire des dames vieilles.

 

De ces hommes abandonnés à leur triste sort,

Que l’on avait entreposé en attendant leur mort,

Mais, il a suffi d’un tout petit être invisible à l’œil nu,

Pour que de nos illusions édifiées, nous en tombions des nues.

 

De ces illusions où tout allait bien,

Dans ce monde qui n’est pourtant pas si lointain.

Mais par un étrange virus venant de l’Empire du Milieu,

Nous a fait saisir comme par magie que tout n’allait pas pour le mieux.

 

Que nos masques de chair nous firent perdre la réalité,

Que pour nos êtres si chers, tout n’était pas que beauté,

Après avoir affronté de la mer du destin vagues fortes et bourrasques,

Nous les avons placés en portant sur notre conscience un beau masque.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Sur le bord du lac

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Sur le bord du lac poème et photo par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Sur le bord du lac

 

Sur le bord du lac, je me suis promené.

Dans l’eau claire je me suis regardé,

Qu’ai-je vu de mes yeux vus?

Que j’étais tout nu.

 

Sur le bord du lac, j’ai parcouru ma route.

Faisant fi des regards inquisiteurs coûte que coûte,

Car en mon âme et conscience peu importe ce que l’on pensera,

Aucun prendra ma place quand le temps de laisser ce monde viendra.

 

Sur le bord du lac, j’ai senti mille fleurs parfumées.

De ces fleurs si belles qui égayèrent ma journée,

Évitant de les toucher pour ne pas les froisser,

Simplement de leur parfum les humer.

 

Sur le bord du lac, j’y ai appris une vérité.

Que nous sommes responsables de notre destiné,

Que nous sommes les seuls à se féliciter ou à se blâmer,

Quand tout ce que l’on avait espéré n’est jamais arrivé.

 

Sur le bord du lac, j’ai longuement réfléchi.

Pourquoi scruter le passé quand tout est fait et dit?

Regarde vers l’avant j’ai en moi sans cesse répété,

Que Dieu m’en soit témoin, il y aura de belles clartés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le peu profond

Dans le peu profond
Dans le peu profond Texte de RollandJr St-Gelais Photo par davidhobbsphotography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/in-the-shallow-822346625

Dans le peu profond

Parfois, il est inutile d’aller vers les cieux pour connaître la vérité. La vérité toute crue, toute nue et toute simple. Il suffit d’esquisser un croquis sur les événements pas si lointains du temps passé. D’apprendre de nos erreurs et de vouloir tout recommencer.

Mais, c’est en traçant ces croquis que l’on peut dessiner de nouveau. Y dessiner pour parfaire notre parcours de vie, de notre destinée. Car rien n’est tracé à l’avance de ce que l’on sera et encore moins de ce que l’on fera. L’homme est libre de ses actes et de ses paroles devant sa conscience et devant l’éternité. 

Car bien souvent, c’est dans le peu profond de nos souvenirs que réside l’émergence de nos prises de décisions qui influenceront le reste de notre vie. Ce reste dont rien est fait à l’avance tant que la pureté de l’être notre restera intacte. Oui, les erreurs sont humaines. Mais, puisse la clairvoyance soit accordée par une présence divine à chaque être qui la lui demandera.

De

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada