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Le temps d’une illusion

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Dessin de Eri Kel de la France

Le temps d’une illusion

Revoyant le récit de ma vie
Bien des choses m’ont surpris
Bien des questions sont apparues
Bien des réponses ont à jamais disparu

Que s’était-il vraiment passé?
Pourquoi vouloir encore ressasser?
Tous mes souvenirs et mes incertitudes?
Pourquoi donc cette si vilaine attitude?

Certains faits doivent rester à jamais endormis
Certains événements doivent pour toujours rester dans l’oubli
Pourquoi vouloir revivre mes douleurs, mes craintes et mes peurs?
Alors que pointe le jour voilà le temps de me lever à cette ultime heure.

C’est le moment de me lever et de m’étirer
Car une journée va bientôt commencer
Pour arrêter toutes ces questions
Mes étirements me suffiront.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour une rare fois,

Pour une rare fois …

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, le retour de mon voyage en Montérégie se déroule à merveille. En effet, j’ai reçu depuis ce lundi quelques-unes des photos réalisées par Mélanie Dufresne de la ville de Chambly. Une photographe extraordinaire. Soyez rassurés! Plusieurs articles tant sous formes de proses que de poèmes seront publiés au fil du temps, au fil de mes inspirations et au fil de mes envies.

N’oublions pas que composer est avant toute chose une question d’harmonie entre la plume et la tête. C’est un peu prendre la plume afin de parcourir le monde des idées et d’en ramener quelques souvenirs pour les placer dans un album à cet effet. Dit autrement, composer c’est poser sur un support ce que l’on désire retenir et subséquemment le diffuser. Chose plus facile à dire qu’à faire puisque, à l’exemple de Thésée et le minotaure, le double danger de s’égarer dans les dédales du labyrinthe des idées et d’être annihilé par l’attrait du néant est sans cesse présent dans chacune des rédactions. Combien d’œuvres littéraires, qui étaient pourtant vouées à la célébrité, furent léguées aux limbes pour cause d’égarement des idées de leurs auteurs potentiels? Triste réalité.

Toutefois, il peut être intéressant de diffuser ses idées autrement que par l’écrit. C’est notamment le cas où la spontanéité doit être de mise. Qui dit spontanéité, dit aussi authenticité ! Voilà pourquoi j’ai voulu vous faire part de mon expérience vécue en ce lundi 9 juillet 2018 dans le cadre d’une entrevue avec deux chercheurs de l’université du Québec à Montréal, connu sous le sigle de l’U.Q.A.M. L’objectif dudit entrevue était de connaître mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique et de ma perception du monde des arts.

Bref, c’est avec plaisir que je vous présente pour une rare fois une vidéo que j’ai réalisée de manière subito presto juste avant l’heure du repos de la nuit. Je fais un résumé fort intéressant de mon entrevue en y apportant quelques éléments nouveaux.

Je vous souhaite une bonne écoute.

Sincèrement !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pouvoir tenir ce miroir

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Pouvoir tenir ce miroir

 

Tôt ou tard,

Et sans crier gare,

Nécessité se fera en un jour,

Ou bien en une nuit sans amour.

 

Revoyant le parcours de ma vie,

En me retournant vers mes fautes infinies,

En remarquant mes traces de pas sur le bitume,

En relisant mes paroles écrites avec une belle ou une acerbe plume.

 

Parfois ignorant de tout l’amour reçu,

Parfois reconnaissant envers ceux qui en moi ont cru.

Ainsi a été mon destin, que j’ai poursuivi les quatre chemins,

Chemins de paix, de guerre? Pour des souvenirs si lointains et si incertains!

 

Pouvoir en toute honnêteté,

Malgré mes péchés aussi solides que le fer,

Prendre ce miroir brisé sorti des profondeurs des enfers,

Et me regarder avec grande franchise et sans ambiguïté.

 

Peu de gens en sont capables en cette humanité,

Gens de bonnes ou mauvaises mœurs mais sans cesse portés vers l’avidité.

Jalousant trop souvent ceux qui de leurs tours d’ivoire ont le pouvoir,

Mon seul désir, c’est pouvoir sans verser de larmes me regarder dans ce miroir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour faire différemment

Pour faire différemment

Bonjour tout le monde,

Vous ne le saviez peut-être pas, mais la musique occupe une place privilégiée dans ma vie. À vrai dire, elle est omniprésente dans presque toutes les sphères d’activités où je participe. Pour votre humble serviteur, elle est aussi essentielle que de respirer pour vivre, et parfois survivre, dans ce monde.

Qui plus est ! Les séances de nudité artistique qui20171122_210618 m’ont inspiré le plus sont sans contredit celles où la musique était à l’honneur. Et je fais référence ici à tous les styles de musique. Cela pouvait aller du classique à du rock et même du rock progressif . Et que puis-je ajouter de poser nu en duo avec une amie qui avait accepté d’être mon accompagnatrice à l’occasion d’une séance au LiveArt de Montréal ? Cette une expérience est l’un de mes plus beaux souvenirs de ma carrière de modèle vivant. Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Pour toi, papa !

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Pour toi, papa !

Toi qui m’a montré à marcher, à aimer la vie, à croire en la destiné et surtout à garder l’espoir quoiqu’il arrive. Reste encore avec moi. Je t’en supplie. Mais aussi pour toi, maman qui es partie voilà déjà plus de vingt ans et qui veille sur ton enfant. Tendre mère au cœur généreux. Pour toi aussi, Hermann, mon frère aîné. À qui on a enlevé la vie dans la fleur de l’âge où tout était possible. Vous êtes dans mon cœur maintenant et pour toujours.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

P.S. Les mois de mai et de juin sont les plus tristes de ma vie même j’y ai aussi de bons souvenirs.

Précieux comme l’or

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Magnifique dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France 

Précieux comme l’or

 

À la fin de ma vie
Où tout ce que voient mes yeux
Mais yeux ayant vu bien des cieux
Je m’aperçois que bientôt tout sera fini.

 

Je me languis de ne pas pouvoir faire l’amour
Comme je le faisais avec ces dames aux beaux atours
Les entendre gémir de plaisir coupable
Avec mes coups de hanches dignes des plus belles fables.

 

Vieillesse remplace jeunesse
Avec mes souvenirs de ces suaves caresses
Et pourtant j’ai encore le goût d’aimer et de cajoler
D’être en une femme afin de lui permettre de s’envoler.

 

Maintenant que la mort m’attend avec le sourire
Viennent en mon esprit les visages de mes amours et leur rires
Mémoire d’homme heureux de ces temps où je pouvais aimer encore
De ce temps d’autrefois de ces instants précieux comme l’or.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Souvenirs

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Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Souvenirs

 

 

Souvenirs de mon enfance

Souvenirs de mon innocence

Pourquoi viens tu me hanter?

Est-ce là ma triste destiné?

 

Souvenirs des seins de ma mère

Qui me nourrissaient tel un revenant de la guerre

De ses seins où coulait son lait maternel presque à l’infini

Pour me préparer à affronter cette épreuve appelée la vie.

 

Souvenirs de mon adolescence

Où je découvris mon désir de l’autre afin de renaître

D’aller la voir pour l’aimer, la toucher et la connaître

De ses seins inconnus au goût parfum qui m’encense.

 

Souvenirs des champs de batailles

Où je fis preuve de courage face à cette rapaille

En rêvant de caresser les seins de celle pour qui je me battais

Car, Dieu du ciel, plus que tout vraiment je l’aimais.

 

Souvenirs de mon retour dans mon foyer

Où j’ai retrouvé les seins de ma bien-aimée

Afin de fonder heureuse et prospère maisonnée

Telle chance de tout ce bonheur et d’être par la vie si choyé.

 

Et maintenant rendu à mon âge vénérable

Où la sève de mes veines s’épuise tel un vieil érable

Je sens que mon heure de quitter ce monde sera bientôt venue

Mais ma crainte de cet instant est depuis longtemps révolu.

 

Car je sais bien que de tous mes souvenirs

Depuis le premier souffle depuis que je respire

Le plus beau sera pour toujours quand  j’ai connu mon amour

Et le moment où elle m’offrit la beauté de ses seins à la peau de velours.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Seule devant cette cruelle évidence

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

Seule devant cette cruelle évidence

 

Seule devant cette cruelle évidence,

De voir s’effacer les souvenirs de son enfance,

Des douces caresses de sa tendre mère,

De la voix réconfortante de son père.

 

Sachant qu’un jour ou une nuit,

Elle ira bientôt les rejoindre vers l’infini.

Sans oublier ses premiers amours longtemps interdits.

Qui lui donnèrent tant de plaisirs et de non-dits.

 

De son adolescence sous l’Occupation,

Dont souffrirent les enfants de la nation,

Jusqu’au jour béni de la grande Libération,

Que prit naissance en les terres divines d’Albion.

 

Puis vinrent les noces,

Et cette nuit où elle s’offrit à son époux,

Dans des ébats langoureux tels des fous,

Vécus par des êtres faits de chair, de sang et d’os.

 

Des nuits d’amour suivirent dans le temps,

Qui donnèrent naissance à de beaux enfants,

Qui firent fierté et honneur à ses entrailles,

Et à son époux bonheur d’avoir cette marmaille.

 

Puis vinrent le jour tant redouté,

Qu’ils allèrent à leur tour fonder leurs foyers,

Afin d’y répandre leurs amours à leurs enfants choyés,

Mais n’était-ce pas là leur ultime destiné ?

 

Puis le sablier du temps s’écoulant,

Elle vit partir son époux, son ami et son amant,

Dans ses bras fatigués après l’avoir soutenu,

Il est parti là-haut vers une terre inconnue.

 

Voyant grandir ses descendants,

Tout en les chérissant comme il se doit,

Elle comprit alors qu’ils vivaient sous d’autres lois,

Celles d’une autre époque loin de celles de jadis et d’antan.

 

Et pourtant elle ne redoute pas la fin de vie,

Car elle a su boire à la coupe jusqu’à la lie,

En savourant ses multiples saveurs en admirant ses couleurs,

Voilà pourquoi elle partira paix en son âme et joie en son cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada