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Souvenirs

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Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Souvenirs

 

 

Souvenirs de mon enfance

Souvenirs de mon innocence

Pourquoi viens tu me hanter?

Est-ce là ma triste destiné?

 

Souvenirs des seins de ma mère

Qui me nourrissaient tel un revenant de la guerre

De ses seins où coulait son lait maternel presque à l’infini

Pour me préparer à affronter cette épreuve appelée la vie.

 

Souvenirs de mon adolescence

Où je découvris mon désir de l’autre afin de renaître

D’aller la voir pour l’aimer, la toucher et la connaître

De ses seins inconnus au goût parfum qui m’encense.

 

Souvenirs des champs de batailles

Où je fis preuve de courage face à cette rapaille

En rêvant de caresser les seins de celle pour qui je me battais

Car, Dieu du ciel, plus que tout vraiment je l’aimais.

 

Souvenirs de mon retour dans mon foyer

Où j’ai retrouvé les seins de ma bien-aimée

Afin de fonder heureuse et prospère maisonnée

Telle chance de tout ce bonheur et d’être par la vie si choyé.

 

Et maintenant rendu à mon âge vénérable

Où la sève de mes veines s’épuise tel un vieil érable

Je sens que mon heure de quitter ce monde sera bientôt venue

Mais ma crainte de cet instant est depuis longtemps révolu.

 

Car je sais bien que de tous mes souvenirs

Depuis le premier souffle depuis que je respire

Le plus beau sera pour toujours quand  j’ai connu mon amour

Et le moment où elle m’offrit la beauté de ses seins à la peau de velours.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Seule devant cette cruelle évidence

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

Seule devant cette cruelle évidence

 

Seule devant cette cruelle évidence,

De voir s’effacer les souvenirs de son enfance,

Des douces caresses de sa tendre mère,

De la voix réconfortante de son père.

 

Sachant qu’un jour ou une nuit,

Elle ira bientôt les rejoindre vers l’infini.

Sans oublier ses premiers amours longtemps interdits.

Qui lui donnèrent tant de plaisirs et de non-dits.

 

De son adolescence sous l’Occupation,

Dont souffrirent les enfants de la nation,

Jusqu’au jour béni de la grande Libération,

Que prit naissance en les terres divines d’Albion.

 

Puis vinrent les noces,

Et cette nuit où elle s’offrit à son époux,

Dans des ébats langoureux tels des fous,

Vécus par des êtres faits de chair, de sang et d’os.

 

Des nuits d’amour suivirent dans le temps,

Qui donnèrent naissance à de beaux enfants,

Qui firent fierté et honneur à ses entrailles,

Et à son époux bonheur d’avoir cette marmaille.

 

Puis vinrent le jour tant redouté,

Qu’ils allèrent à leur tour fonder leurs foyers,

Afin d’y répandre leurs amours à leurs enfants choyés,

Mais n’était-ce pas là leur ultime destiné ?

 

Puis le sablier du temps s’écoulant,

Elle vit partir son époux, son ami et son amant,

Dans ses bras fatigués après l’avoir soutenu,

Il est parti là-haut vers une terre inconnue.

 

Voyant grandir ses descendants,

Tout en les chérissant comme il se doit,

Elle comprit alors qu’ils vivaient sous d’autres lois,

Celles d’une autre époque loin de celles de jadis et d’antan.

 

Et pourtant elle ne redoute pas la fin de vie,

Car elle a su boire à la coupe jusqu’à la lie,

En savourant ses multiples saveurs en admirant ses couleurs,

Voilà pourquoi elle partira paix en son âme et joie en son cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les vieux amants

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Dessin rempli d’émotion fait par Eri Kel

Les vieux amants

 

Dans un silence profond et paisible,

Faisant ressurgire souvenirs parfois risibles,

Souvenirs d’un temps de jeunesse et d’étourderie,

Où beauté et innocence se moquèrent des bondieuseries.

 

Point de paroles ! Point de gestes !

Si ce n’est qu’un doux soupir tel un zeste,

Revoyant le premier jour du premier baiser,

Et de leur premier né d’une famille qui égaya de longues années.

 

Que reste-t-il de ce temps révolu?

Où plaisir partagé se fit en belles tenues.

Les rides prirent place sur leurs visages tendres,

Et les rires de leur petits enfants devinrent durs à entendre.

 

De leur amour de jeunesse,

Devint passion de la vieillesse,

De sa semence sorti noble famille

De ce sein furent nourris garçons et filles.

 

Maintenant que reste-t-il?

De leurs ébats amoureux et inavouables?

Et de leurs années pleinement vécues et louables?

De ces vieux amants endormis sur ce lit tel une île ?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Je m’ennuie de ta beauté

 

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La tendresse est à la base de tout poème érotique digne de ce nom.

Je m’ennuie de ta beauté

 

La jeunesse peut me quitter,
La force peut bien me fuir,
Mon cœur soupire,
Car il est blessé.

 

Le jour peut à jamais disparaître
J’aurais beau ne jamais naître
Car à quoi bon en ce monde vivre?
Puisque sans toi, je ne fais que survivre.

 

La nuit peut bien m’envahir,
Et mon corps lentement se flétrir,
Car à quoi bon maintenant exister,
Si je ne peux dès cet instant t’aimer ?

 

Mes souvenirs de jeunesse,
Loin de moi sont-ils avec justesse,
Car l’existence ici bas n’est pas pour l’éternité,
Voilà pourquoi je m’ennuie vraiment de ta beauté.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec Canada

La nostalgie…

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Modèle nu ? Une amie du Québec

« La nostalgie, c’est la petite tristesse de nos souvenirs heureux. »

Auteur inconnu

Partagé avec plaisir par votre humble serviteur :

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le pendentif

 

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Le pendentif de Eri Kel de la France

 

 

Le pendentif

 

Voyant ce buste de femme,
Je ressentis en moi une flamme,
Devais-je craindre de succomber à cette envie?
De ne point résister à cette tentation source de vie?

 

Montant en moi mon secret désir,
Je ne pouvais qu’ exprimer un soupir,
Devant votre féminité si frêle et si éblouissante
Et moi, condamné à une interdiction si blessante.

 

Pourquoi vous dénuder?
Pour quelques coups de pinceaux?
Afin d’immortaliser la douceur de votre peau?
Allez, ma chère! Rester ainsi que je puisse vous admirer.

 

Qu’il me reste de cette soirée souvenirs tendres,
Pour combler mes soirées riches de si tristes méandres
Et que votre émeraude, votre précieux talisman ce pendentif
Éloigne à jamais de moi tous ces démons au sein de mes soucis si vifs.

 

De

 

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Échouée

 

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Photo : Gerhart Thompson Source : https://voyageonirique.com/2018/01/09/echouee-3/

 

Échouée

 

Sous le chaud soleil,

Malgré ce vent qui n’a pas de pareil,

En y cherchant ma respiration perdue la veille,

Je suis étendue sur le rocher telle une sirène toute belle.

 

Que m’est-il donc arrivé ?

Souvenirs d’un navire par la mer balloté,

Quelques vagues froides et un silence horrible,

Malgré ces cris d’effroi et ces bruits si terribles.

 

Me tenant nue sur le pont,

Ne craignant point Neptune et son don,

De rendre la mer si furieuse mais aussi calme,

Soumise j’étais prête à lui rendre ma si précieuse âme.

 

Pourtant ma beauté me protégea,

Bien doucement, dans ses bras, il m’emporta.

Vers ce pays mirifique et ces incroyables berges,

Il m’y déposa avec la fragilité que l’on accorde à une vierge.

 

Présentée telle une offrande sur ce rocher,

J’attends  mon amour qui viendra m’embrasser,

Pour me soutirer de mon sommeil si nébuleux si agité,

Oui ! Ô mon Dieu ! Ô mon amour ! Je suis à toi. Viens me combler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désolé pour mon grand silence

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voici mon rosaire

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Voici mon rosaire

 

Voici mon humble rosaire,

Que je récite en silence et en solitaire,

Pour vous mes sœurs et pour vous mes frères,

De toute cette humanité qui souffre de tant de misères.

 

Un rosaire qui contient mes prières,

Prières de foi et d’espérance et d’amour,

Pour les âmes qui ont quitté ce monde pour toujours,

Et que de leurs nombreux souvenirs sont qu’un lointain hier.

 

Croix argentée,

En rappel de nos bien-aimés,

Fondement de ma foi qui anime ma vie,

Et qui sera le chemin maintenant vers l’infini.

 

Têtes de morts,

Pour me souvenir de notre sort,

Auquel nul n’échappe malgré fortune,

Auquel nul évite malgré disette et infortune.

 

Grains d’ébène,

Car ce sang qui coule dans nos veines,

Est le même depuis le début de notre humanité,

Nulle différence existe en nos âmes, voilà la vérité !

 

Voici mon offrande de la journée,

Celle que je récite pour ces nouveaux nés,

Voici mon présent que je fais pour nos absents,

Qui sont partis il y a de cela bien trop longtemps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada