Archives de tags | souvenirs

Échouée

 

c3a9chouc3a9e-gerhart-thompson

Photo : Gerhart Thompson Source : https://voyageonirique.com/2018/01/09/echouee-3/

 

Échouée

 

Sous le chaud soleil,

Malgré ce vent qui n’a pas de pareil,

En y cherchant ma respiration perdue la veille,

Je suis étendue sur le rocher telle une sirène toute belle.

 

Que m’est-il donc arrivé ?

Souvenirs d’un navire par la mer balloté,

Quelques vagues froides et un silence horrible,

Malgré ces cris d’effroi et ces bruits si terribles.

 

Me tenant nue sur le pont,

Ne craignant point Neptune et son don,

De rendre la mer si furieuse mais aussi calme,

Soumise j’étais prête à lui rendre ma si précieuse âme.

 

Pourtant ma beauté me protégea,

Bien doucement, dans ses bras, il m’emporta.

Vers ce pays mirifique et ces incroyables berges,

Il m’y déposa avec la fragilité que l’on accorde à une vierge.

 

Présentée telle une offrande sur ce rocher,

J’attends  mon amour qui viendra m’embrasser,

Pour me soutirer de mon sommeil si nébuleux si agité,

Oui ! Ô mon Dieu ! Ô mon amour ! Je suis à toi. Viens me combler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désolé pour mon grand silence

20171129_131004_HDR

 

Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

20171129_153819-1

Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voici mon rosaire

22853288_2020246764873090_4666011950016209162_n

Voici mon rosaire

 

Voici mon humble rosaire,

Que je récite en silence et en solitaire,

Pour vous mes sœurs et pour vous mes frères,

De toute cette humanité qui souffre de tant de misères.

 

Un rosaire qui contient mes prières,

Prières de foi et d’espérance et d’amour,

Pour les âmes qui ont quitté ce monde pour toujours,

Et que de leurs nombreux souvenirs sont qu’un lointain hier.

 

Croix argentée,

En rappel de nos bien-aimés,

Fondement de ma foi qui anime ma vie,

Et qui sera le chemin maintenant vers l’infini.

 

Têtes de morts,

Pour me souvenir de notre sort,

Auquel nul n’échappe malgré fortune,

Auquel nul évite malgré disette et infortune.

 

Grains d’ébène,

Car ce sang qui coule dans nos veines,

Est le même depuis le début de notre humanité,

Nulle différence existe en nos âmes, voilà la vérité !

 

Voici mon offrande de la journée,

Celle que je récite pour ces nouveaux nés,

Voici mon présent que je fais pour nos absents,

Qui sont partis il y a de cela bien trop longtemps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Il y a des soleils qu’on ne peut pas oublier

 

12919700_1752626931635076_2496619182451756264_n

Je ne t’oublierai jamais.

 

Il y a des soleils qu’on ne peut pas oublier

 

Il y a des soleils,

Qui sont des merveilles,

Qui me rappellent de beaux souvenirs,

Et qui me font, Dieu merci, toujours sourire.

 

De ces inoubliables moments,

De ces si extraordinaires instants,

Que je ne peux pas croire que ce fut vrai,

De cette vie de pur bonheur au passé plus que parfait.

 

Je ne peux revenir en arrière,

Malgré mes pleurs et mes nombreuses prières,

Tourner la page et permettre au sable du sablier,

De poursuivre sereinement sa route et de sans cesse s’écouler,

 

Ainsi va la vie ! Ainsi est le destin !

De chaque homme et chaque femme avant leur fin,

Mais fort heureusement, il y a de ces soleils tropicaux,

Qui me rappellent qu’il est permis de croire que tout est beau.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Est-ce trop devant l’éternité?

20171002_1043202 (2)

Est-ce trop devant l’éternité?

 

Je ne pouvais pas faire autrement,

Vraiment inutile de me demander pourquoi,

Il est vrai que cela aurait pu être toi ou moi,

Te voir meurtrie et blessée est un véritable tourment.

 

Je ne pouvais m’empêcher de verser ces quelques larmes,

Les hommes ne peuvent-ils donc pas baisser les armes?

Quel est donc le plus beau  cadeau venu du Ciel ?

C’est celle qui pour nos yeux est la plus belle.

 

Aujourd’hui est un temps parsemé de souvenirs,

Certains nous font pleurer et d’autres nous font rire,

Le temps passe tel les grains de sable dans le sablier,

Jusqu’à cet instant où nous devrions tout quitter.

 

Voilà maintenant cette ultime question,

Celle qui me sauvera mon âme et ma raison,

Avant qu’il ne soit trop tard ! Avant que je ne meurs !

Quel est mon souhait ultime avant qu’arrive mon heure ?

 

Devant les dieux qui sont là-haut dans les cieux,

Je le jure par le sang de mes veines légué par mes aïeux,

Savoir vraiment ouvrir mon cœur à celle qui viendra y habiter,

Est-ce trop demander? Est-ce trop exiger? Est-ce trop devant l’éternité?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps des cerises

(Inspiré de Angélilie)

Le temps des cerises

 

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !

 

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles…
Cerises d’amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

 

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d’amour !

 

J’aimerai toujours le temps des cerises,

C’est de ce temps-là que je garde au cœur !
Une plaie ouverte !

Et dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur…

J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !

 

 

Par

 

Yves Montand