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La pudeur

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Superbe photo par spitting-to-windard https://www.deviantart.com/spitting-to-windward/art/Smile-838111638

La pudeur

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que tout va bien pour vous et pour vos proches. Pour ma part, tout va bien. Ne vous inquiétez pas pour votre humble serviteur, la vie poursuit son cours telle une rivière au printemps. Bon ! Il est vrai que le temps peut parfois sembler long, j’en profite donc pour rédiger des articles sur mon blogue artistique et communiquer avec mes proches par voies électroniques. Une communication qui ressemble étrangement à un voile pudique servant à préserver une distance respectueuse entre les individus.

dancer_by_spitting_to_windward_dduzmzv-preCeci m’amène à discuter d’un sujet peu abordé au sein de mon blogue. Un sujet que je pourrais formuler en une question à la fois simple et sans ambiguïté. Quelle est l’importance de la notion de pudeur dans le domaine de la nudité artistique ? Ceci sous-entend qu’il faut se mettre d’accord sur ce que la pudeur est et ce qu’elle n’est pas. Selon le dictionnaire Le petit Larousse, la pudeur serait la « … disposition à éprouver de la gêne devant ce qui peut blesser la décence, devant l’évocation de choses très personnelles et, en particulier, l’évocation de choses sexuelles. » 1 Vous comprendrez donc que le fait d’être modèle nu est aux antipodes de graviter dans le milieu de la pornographie. 2

De plus, l’objectif même da la nudité artistique estprancer_by_spitting_to_windward_dduzn1j-pre double. En premier lieu, il s’agit d’étudier les composantes physiques qui touchent la variété des formes du corps humain. Une étude qui se fait très souvent au sein d’un groupe lequel est encadré par du personnel compétent. Il est tout de même vrai qu’il existe plusieurs artistes autodidactes lesquels ont fait leurs preuves de manière formidables. En second lieu, il s’agit d’être capable de dévoiler le modèle vivant selon son propre regard. Un regard apprivoisé, certains diront dompté même si je trouve un tel terme assez dur, sur le corps nu. Un corps nu découvert et présenté à la fois de façon tout à fait originale et bien personnelle.

J’ai écrit de façon originale et bien personnelle puisque chaque artiste aura tôt ou tard sa propre vision du corps du modèle. Une vision qui, à l’image de la pointe d’une mine de crayon au plomb dans un aiguisoir, se raffinera avec le temps. Un raffinement qui perdure au fil des expériences. Ce qui aussi le cas pour le modèle vivant.

En effet, le modèle vivant aura souvent l’impression de ressembler à un nouveau-né faisant ses premiers pas sous les regards attendris de ses parents. À l’exception que les regards qui porteront sur lui ou elle selon le cas seront toujours empreints de respect à son endroit. Un respect qui sera, et devra être, maintenu à chacune des séances qui auront lieu dans l’avenir. Oui, le respect va de pairs avec la notion même de pudeur.

Un dernier élément à retenir concernant la notion même de pudeur. Il ne faut en aucun temps craindre de se surpasser dans les poses de nudité artistique. Le désir de se surpasser naîtra tôt ou tard non seulement chez le modèle vivant mais aussi chez l’artiste qui aura requis ses services. Un tel désir, si un commun accord existe entre les parties présentes, pourrait être la source de réalisations magnifiques tels que soient les supports visuels utilisés.

Je vous remercie infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

  1. https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/pudeur/64989

  2. Certains modèles nus féminins ont choisi pour des raisons qui leur sont personnelles de joindre les rangs de cette industrie. À chacun ses choix.

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Un beau témoignage d’une étudiante en arts

 

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Justine Guay étudiante en arts au C.É.G.E.P. de Sept-Îles 

 

 

Un beau témoignage d’une étudiante en arts

Bonjour tout le monde,

Voici un texte qu’une étudiante en arts vient juste de me faire parvenir…

20171110_101223Je m’appelle Justine et je suis étudiante en Arts Visuels au Cégep* de Sept-Îles. À mon entrée dans le programme, on m’avait déjà parlé du cours de « Dessin de modèles vivants ». Ce cours consiste notamment à observer un modèle partiellement ou complètement nu, à apprendre les proportions, à observer les différents styles de dessins et à maîtriser les ombres et lumières.

Je suis une personne qui est à l’aise avec la notion de nudité. Cependant, il ne m’était jamais arrivé d’être dans une situation où je devais dessiner une personne nue et ce, pendant 3 heures. Ce cours ne m’inquiétait pas particulièrement, mais comme toute chose, c’était de l’inconnu pour moi.

Le jour où j’ai rencontré Rolland, je me suis immédiatement sentie àIMG_20171003_132855_318 l’aise. Nous avions une très belle communication car il a su nous mettre en confiance dès le début. Par rapport aux séances, les poses était diversifiées et dynamiques. J’ai beaucoup appris grâce à lui. Il m’a permis de m’épanouir et de m’élever au-dessus des standards. Je crois parler au nom de toute les personnes qui ont rencontrés ou travaillé avec Rolland. Il s’agit sans contredit d’une personne sereine et très amusante, qui est en plus doté d’un grand professionnalisme.

Nous gardons d’ailleurs toujours un bon lien tant amical que professionnel. Rolland est toujours le bienvenu parmi nous!

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Justine Guay de Sept-Îles au Québec (Canada)

Une grande dame, une artiste accomplie et une amie formidable.

Une grande dame, une artiste accomplie et une amie formidable.

Bonjour tout le monde,

Je vous présente un interview qu’une de mes amies a réalisé ces derniers jours. Un interview dans laquelle elle nous témoigne de sa passion artistique.  J’ai eu la chance d’assister à quelques-uns de ses spectacles et même, croyez-le ou non, d’être interrogé à mon tour par cette dame extraordinaire. Vous trouverez le lien en annexe menant à l’entrevue originale, et ce dans un souci de respecter les droits d’auteurs.

Merci de votre assiduité à suivre mes publications !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

N.B. J’ai obtenu au préalable la permission de cette artiste avant de publier cet article et ce pour une question de respect à son égard.

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Odile Dupont – « J’ai le fort désir de créer jusqu’à ma mort »

par

Aurore-Québec

Aujourd’hui, on vous présente l’artiste Isabelle Lapointe, alias Odile Dupont. ​Odile a créé un concept d’hybridation artistique entre la musique et le théâtre.  La forme et l’atmosphère classiques d’un concert de chansonnettes sont revisitées pour transporter les spectateurs dans un univers théâtral éclaté. Elle s’inspire du cabaret berlinois, des cafés-concerts parisiens, des déconstructions  musicales et théâtrales contemporaines, et surtout, de l’expressivité particulière de chant-actrices.

​Nous avons posé à Isabelle quelques questions sensibles qui offrent une perspective afin de mieux comprendre ce qui habite cet artiste.

Quels sont vos objectifs à long terme en tant qu’artiste?

J’ai le fort désir de créer jusqu’à ma mort et de trouver les chemins pour y arriver. À travers les années qui passent, je veux rester fidèle à moi-même, à ce qui me compose, à mes racines, à mon cœur, et ce, tout en restant sensible à ce qui se passe dans le monde des arts. J’espère rejoindre les gens qui se reconnaissent dans ma proposition, à petite-moyenne-grande échelle et à court-moyen-long terme. J’espère continuer d’échanger avec des amis(es) artistes qui m’inspirent et qui font leur art sans compromis, dans le plus grand Amour de leur public.

Quelle est votre vision par rapport à votre art?

Mon art est hétérogène parce que mon cœur l’est aussi. Et c’est assez spontané comme expression. J’écris des chansons, des poèmes et du théâtre. Je fais de la marionnette et je joue parfois à l’interprète-chanteuse. J’ai une pratique éclatée. Je vais là où ma pulsion créatrice me mène. Pourtant, une chose unit le tout dans ma pratique: le discours en soit, ma parole. Ce que je dis est, pour moi, un cri du cœur, un peu comme le Cri du Munch, mais avec de la douceur, du rose et de la « mignonnerie ». Je veux questionner notre époque et sa décadence. Je veux comprendre la perte de sens. Je veux comprendre cette séparation qui grandit entre les groupes d’individus. J’ai fondamentalement un mal de vivre intense quand je réfléchis à ce qui se passe. Et c’est là que j’ai besoin de créer. Parfois ça fait mal. Mais tout le temps, ça finit par faire du bien.

Comment percevez-vous le milieu artistique musical?

J’ai de la difficulté à me positionner quant à cette question. La question est très large. Et selon moi, il y a DES milieux. À Québec? Au Québec? On inclut les institutions, les organismes? Je me restreindrai donc à ma pratique personnelle. Pour ma part, j’ai plutôt l’impression d’être en contact avec des gens de façon individuelle parce que je ne fais pas partie d’une maison de disque, d’une gang d’amis(es) musiciens(nes) ou d’un collectif quelconque. Je n’ai pas étudié avec des artistes de la musique… Je ne connais donc pas le milieu, même si je gravite parfois autour. Ma relation avec ce milieu, c’est surtout une personne à la fois. De toute façon, je suis timide. Quand je pense à des projets qui ont à voir avec la musique, je trouve toujours des collaborateurs généreux et talentueux. Je trouve aussi un milieu aidant, entre autre grâce à l’apport de l’Ampli de Québec. Là où je suis déçue, c’est qu’il n’y a pas un gros milieu pour la Chanson. J’ai l’impression qu’on est dans une époque plus musicale que textuelle. J’aimerais bien que le milieu s’ouvre à ce genre et qu’il lui offre une tribune plus grande. Il faut dire que je trouve qu’on diffuse trop de chansons faciles et qu’on passe à côté du renouvellement du genre. Des auteurs écrivent des bijoux de chanson, autant dans la forme que dans le fond, et on ne les entend pas assez.

Quelles sont vos sources d’inspiration artistiques?

En chanson: Félix Leclerc, Pauline Julien, Fréhel, La Bolduc, Diane Dufresne, Edith Piaf, Boris Vian, Patsy Cline, Jacques Brel, Aristide Bruant, Kurt Weill, Marlene Dietrich. Il y a la chansonnette, le cabaret et la chanson à répondre qui m’obsèdent aussi! Et j’ai un faible pour la chanson country! Ma mère en chantait tellement. Donc, ma mère est une grande inspiration!

Selon vous, comment l’art influence-t-il l’être humain?

Selon moi, l’art n’influence pas l’être humain. C’est l’être humain qui influence l’art. L’art est souvent un écho à ce qui se passe dans le monde et une occasion de communication authentique. Si c’est le contraire, je pense que l’art est dévié de sa fonction qui me semble presque sacrée. Je m’arrête donc en disant que l’usage que j’apprécie le plus de l’art en général, c’est celui de « liant » social. Quand des gens de milieux de vie différents, de villes/pays différents, de langues différentes, de planètes différentes, d’âges différents (etc.) s’associent pour vivre ensemble un moment d’art et se regardent avec un sourire dans les yeux, je pense que là, il se passe quelque chose que seul l’art peut créer.

Source : http://www.aurore.quebec/blogue/odile-dupont-jai-le-fort-desir-de-creer-jusqua-ma-mort

Une séance d’exception

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Clocher d’une église vu à partir du quartier italo-canadien appelé « La Petite Italie » à Montréal

Une séance d’exception

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé de rédiger quelques articles suite à la réception des photos réalisées par Phylactère à l’occasion de la séance de nu artistique qui a eu lieu lundi dernier,New Image3 c’est-à-dire le 8 août 2016, dans la métropole du Québec qu’est Montréal. Une séance qui m’a fait redécouvrir, et ce en tenant compte de ce que cette formidable photographe m’a dit lors de nos échanges, que ce domaine est pour moi l’un des moyens que j’ai pour à la fois m’ouvrir aux autres et pour m’exprimer. Oui, le verbe peut être une arme redoutable si il est entre de mauvaises mains, mais il peut aussi être un ferment de liberté lorsqu’il est utilisé à bon escient. Il en est ainsi du corps puisqu’il est le vecteur de communication par excellence. Rappelez-vous que l’on ne peut jamais ne pas communiquer avec autrui du simple fait de notre existence corporelle. (1) Nous existons donc nous communiquons qu’on le veuille ou non. C’est aussi simple que deux et deux font quatre.

Que puis-je dire de la séance de nu artistique avec Phylactère? Tout d’abord, j’ai cropped-roland.jpgadoré vivre une telle intimité avec une photographe d’envergure internationale. Une intimité qui m’a permis de transcender les rapports hommes-femmes que l’on préconise dans notre société actuelle. Là où tout doit être aseptisé et où il est plus ou moins interdit de ne dévier ni à gauche, ni à droite des pseudo règles d’égalité imaginaire entre les sexes. Autrement dit, j’ai adoré être authentique et vrai en tout temps.

Il va de soi que le fait d’être capable de poser nu dénote chez le modèle une pleine et entière acceptation de son physique. Une telle acceptation ne peut se réaliser que par New Image1un long cheminement tant spirituel que psychologique. Une spiritualité qui implique une connexion du corps et de l’esprit de sa personne et ce, en dépit des pressions sociales susceptibles de la contrecarrer ou du moins de la ralentir dans son cheminement. Ici, ce qui m’a plu particulièrement durant la séance de nu artistique, c’est le fait que plusieurs atomes crochus nous imbriquèrent l’un à l’autre. Spiritualité, amour de la connaissance, voyages et bien d’autres éléments découverts au fil de nos discussions nous permirent de se rendre compte que bien des sujets nous lièrent l’un à l’autre pendant ladite séance. Serait-ce l’une des pierres angulaires du succès de notre séance? Sans aucun doute!

C’est un fait! J’ai eu une confiance absolue envers cette photographe de renom tant au plan national qu’international. Et pourquoi en aurait-il été autrement? Vous le savez très certainement, j’ai été photographié à maintes reprises depuis ma plus tendre enfance. Ce fut plus souvent qu’autrement pour des causes nobles telle que, à titre d’exemple, pour sensibiliser les gens à être généreux pour la fondation d’une aile pédiatrique au sein d’une institution spécialisée dans la réadaptation des enfants nées avec un handicap physique. Oui, un événement malheureux a tout de même eu lieu dans un lointain passé. Un passé qui me parait être tout à fait inutile de revivre ne fut-ce qu’une seule seconde, selon moi.

New Image44Or, tout a été clair et limpide entre la photographe et votre humble serviteur bien avant notre rencontre. C’est-à-dire de ne jamais mettre l’emphase sur mon handicap physique mais plutôt de tenter d’y trouver sa pleine humanité. Un travail qui se transforma avec la rapidité de l’éclair en un moment de pur plaisir pour votre humble serviteur. Un serviteur comblé par la vie. Et une vie très fertile, riche et variée en expériences diverses. Croyez-moi sur parole !

Plaisir ! Plaisir ! Plaisir ! Voilà les trois objectifs que je m’étais fixé en tout début de notre séance. Plaisir de faire la rencontre de cette artiste au talent extraordinaire. Plaisir de partager avec elle une partie de mon intimité tout en respectant les règles de base de tout comportement adéquat en pareille situation.(2) Plaisir d’attendre de recevoir lesdites photos dans leur résultat final. Un plaisir sans cesse multiplié à l’approche du jour J et où l’apothéose fut à son comble dès leur réception.

En résumé, cette séance a été pour moi une expérience formidable à tous les points de vue. D’une part, cela m’a donné la chance d’approfondir mon cheminement dans ce domaine qui, vous vous en doutez bien, me passionne au plus haut point. D’autre part, connaitre la vision d’un photographe de sexe féminin sur mon corps nu est réellement fort intéressant. Est-il utile de vous rappeler que les femmes occupent une place significative dans le milieu des modèles nus et que les hommes n’y sont guère légion? À cela peut s’ajouter le fait que je sois le seul modèle nu masculin vivant avec un handicap physique dit « apparent » qui a posé entièrement nu pour cette photographe au talent formidable. Savez-vous quoi? J’en suis vraiment heureux.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) C’est du moins ce que j’ai appris lors de ma formation en communication publique à l’université Laval de Québec.
(2) Aucun acte jugé être déplacé ou offensant n’est pas toléré en société? Il en va ainsi lors d’une séance de nu artistique. Point final à la discussion!