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Nuit des noces

Nuit des noces Poème de RollandJr St-Gelais Photo de G.B., d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Awaiting-the-first-time-938792722

Nuit des noces

 

C’était au milieu de l’été.

Quelle belle saison pour se marier !

À la campagne, y passer notre lune de miel.

Nous avions décidé pour admirer le bleu azur du ciel.

 

Étant jeunes, nous rêvions d’enfants heureux et d’un bel avenir.

Époux loyaux, dans leur maison où nous éprouverons du plaisir.

À nos rejetons, tout notre amour, nous leur prodiguerons.

Notre affection, sans cesse, nous leur témoignerons.

 

Je me rappelle, au petit matin, nous étions devant l’autel.

Devant le curé et quelques invités dans cette humble chapelle.

Nous avions prononcé les vœux sacrés du mariage avec solennité.

De jurer, jusqu’à ce que la mort nous sépare, mutuellement fidélité.

 

Aussitôt ton voile d’un blanc immaculé levé,

Sur tes lèvres rouges, un tendre baiser, j’ai déposé.

Sous les applaudissements généreux des convives présents,

Nous nous sommes enlacés si affectueusement.

 

Que peut-on trouver en ce temps de plus merveilleux ?

Que voir s’embrasser, des chéris brillant de tout leur feu !

Quel romantisme en ce pays parsemé de forêts verdoyantes !

Attendant d’accueillir des familles ayant en la vie une foi vivante.

 

Ô, quelle nuit des noces ! Ô, quel amour passionnel !

Derrière les rideaux où ils empruntent la voie fusionnelle.

Des mots secrets sont prononcés avec la douceur du cœur.

Compris seulement par les anges rassemblés dans le céleste chœur.

 

Nous pouvions sentir notre sang couler dans nos veines,

Au rythme de mes va-et-vient que je te donnais sans peine.

Refoulant l’arrivée de ma chaude semence en ton sein.

Avec l’aide de quelques prières faites aux saints.

 

N’en pouvant plus de ma retenue,

Les jets ont émergé de ma verge nue.

Obéissant à la loi immuable de mère Nature,

En t’offrant ce qu’il y avait en moi de plus pur.

 

C’est notre première nuit.

Celle où nous avons juré fidélité pour la vie.

Mais, le véritable amour se manifeste main dans la main,

Alors que les époux regardent vers de meilleurs lendemains.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Un bête accident

Un bête accident Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/miraculous-recovery-938795262

Un bête accident

 

Bonjour ou bien bonsoir

Je sais bien qu’il est un peu tard

Pour vous écrire ce présent message

Et, tout ça parce que je n’ai pas été bien sage.

 

C’est un fait véridique que je suis loin d’avoir encore vingt ans

La vie passe si vite que l’on ne s’en rend pas compte tout le temps

J’avais décidé avec quelques amis de sortir dans une boîte de nuit

Pour y fêter la victoire, en finale de la coupe du monde, de notre pays

 

Un verre et encore bien d’autres m’ont fait perdre la boussole

La soirée de notre joie est alors devenue de plus en plus folle

Tout ce dont je me souviens du peu de ce bête accident

C’est d’avoir traversé l’intersection des rues imprudemment

 

Quelques pas sur le macadam, sans avoir regardé au préalable

Une voiture arriva en klaxonnant et me voilà de mon sort coupable

La lueur des phares aveugla mes yeux fatigués de ce jour fatal

Puis, plus rien, j’ai vite sombré dans le néant le plus total

 

Je repris graduellement les esprits dans l’ambulance

Où l’on me fit avec raison quelques belles remontrances

Très vite,l’on m’a conduit à l’hôpital pour y recevoir les soins

J’ai fait la connaissance d’une charmante infirmière le lendemain

 

Elle m’a annoncé que j’y serai soigné pour encore plusieurs semaines

Qu’elle sera ma soignante attitrée alors que je me disais ; « Hé bien, quelle veine ! »

Elle me demanda alors, était-ce par hasard, ma profession, mon métier

Je suis photographe de nu que je lui ai répondu en toute honnêteté

 

Quelle chance inouïe, elle a alors rétorqué avec un sourire qui en disait longuement

Sur ce qu’elle désirait réaliser avec moi quand je sortirai de cet établissement

Grâce au ciel et à la compétence formidable de mon infirmière adorée

Une véritable guérison miraculeuse s’est prestement effectuée

 

Lorsque vient la journée de ma sortie et de lui dire un profond merci

Elle est venue me saluer tout en préparant avec attention mon lit

Dans ma valise, elle y glissa un papier avec grande délicatesse

Sur lequel étaient écrits son numéro de téléphone et son adresse

 

Après quelques rencontres et des séances de pose bien cordiales

Nous nous sommes ouverts sur nos sentiments devenus peu banals

Nous avons passé de liens purement professionnels à un amour profond

Certains ont dit, et nous n’en savions que faire, que nous ayons perdu la raison

 

Au pied de l’autel, nous avons prononcé les vœux sacrés du mariage.

Comme quoi, contrairement à ce qu’on croit, peu importe la différence d’âge

Ne dit-on pas que parfois le destin joue des tours fabuleux aux âmes esseulées

On doit simplement accepter, en dépit des langues de vipère, que l’on peut être aimé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Fille se regardant dans le miroir

Fille se regardant dans le miroir Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin au pastel sur papier aquarelle rehaussé de gouache par Aatheone Source : https://www.deviantart.com/aatheone/art/Girl-looking-in-the-mirror-796046630

Fille se regardant dans le miroir

 

Je suis une fille aussi rousse que l’était ma mère,

Qui a épousé un homme dévoué tel devrait être un vrai père.

De descendance écossaise, je porte un nom celtique.

Lequel me fait penser à des histoires épiques !

 

Mon esprit est vivace comme l’éclair.

Mon corps témoigne des randonnées en plein air.

Élevée à la campagne et éduquée à la foi protestante,

Ma fougue face à la vie est depuis toujours des plus étonnantes.

 

Oui, il est bien vrai que je passe des heures devant la glace,

À regarder mon visage refléter celui de ma mère en face.

À me remémorer le récit où elle a connu son époux,

Celui qui allait en devenir un amoureux fou.

 

Elle avait rencontré ce bel homme lorsqu’il était soldat,

D’un contingent militaire arrivé d’une terre très loin là-bas.

Un pays peuplé d’Amérindiens vivant sur de vastes étendues.

Une vierge contrée de forêts et de plaines étalées à perte de vue. 

 

Après ces années de sang, de sueur et de larmes.

Tant les vainqueurs que les perdants déposèrent les armes.

Vint l’époque de la libération et l’annonce d’ère nouvelle,

C’est alors qu’il demanda avec joie la main à sa belle.

 

Aussitôt le mariage célébré et les noces consommés.

Ils partirent en Amérique fonder un original foyer.

Malgré tout leur effort, ils ont eu que moi pour enfant.

Mais, à leurs yeux de parents tendres, c’était bien suffisant. 

 

J’ai été entourée de tellement de délicates affections.

« Toujours croire en soi » était leur ultime leçon.

Chérir chaque temps la vie et remercier Dieu pour celle-ci,

Sans oublier de tendre généreusement la main aux démunis. 

 

Chaque fois que je me regarde avec attention dans le miroir.

Surtout après avoir pris la douche, si bienfaitrice, du soir,

J’imagine avec plaisir le jour formidable où à mon tour,

Je découvrirai ce que l’on appelle le grand amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis une fille-joueuse

Je suis une fille-joueuse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-a-playful-girl-937617217

Je suis une fille-joueuse

 

Je suis une fille-joueuse.

Et, grâce à mon ami, je suis aussi rieuse.

J’ai appris à ne pas trop m’en faire.

À rêver d’un avenir meilleur sans penser à hier.

 

J’aime bien me promener en ces bois.

À l’aube du jour alors que personne ne me voit.

Je profite de l’occasion pour retirer mes sous-vêtements,

Car, il n’y a rien de tel pour se rafraîchir qu’un peu de vent.

 

Quel plaisir de ressentir le souffle embrasser mes lèvres,

Quelle sensation étrange de croire être une prude vierge !

Même si j’ai connu bien des hommes de tous les pays,

Des blancs, des noirs qui me firent sentir tellement jolie.

 

Mais, il y en a un qui m’a sans cesse étonnée.

Il sait avec tact, au septième ciel, m’amener.

Voilà pourquoi, en ce lieu, je pense toujours à lui.

Et, à chaque coup, je ferme les yeux et je souris.

 

Je suis une femme à l’esprit libre.

Me faire plaisir jusqu’à tout mon corps vibre.

Imaginez le voir explorer avec ardeur mon intimité,

Chaque fois, j’ai l’impression de perdre ma virginité.

 

Vous comprenez maintenant pourquoi je suis tant heureuse.

Quand il m’offre d’être avec lui dans son lit douillet, je suis preneuse.

Mon bon Rolland ! Avec lui, je ne m’ennuie jamais, car il sait me distraire.

Il possède un petit quelque chose avec lequel il maîtrise l’art de me plaire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le couvent des sorcières

Le couvent des sorcières Poème de Rolland Jr St-Gelais Modèle : Haley Hulgan Photo par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/lilithjenovax/art/The-Witch-s-Coven-932993263

Le couvent des sorcières

 

C’est le mois d’octobre.

C’est le temps de jeter l’opprobre.

D’assumer pleinement notre destin animal,

De vivre avec authenticité tout en évitant le mal.

 

L’astre du jour disparaît à l’horizon des forêts.

La nuit tombe sur nos têtes tel un couperet.

La nature s’endort à la lueur du clair de lune,

Tandis que les sorcières en cette clairière arrivent une par une.

 

Elles proviennent de divers pays,

Emportant avec elles des grimoires interdits,

Par le clergé qui laisse des peuples dans l’ignorance.

Tout en profitant de l’innocence de la tendre enfance.

 

Elles connaissent les filtres contre les peines d’amour.

Elles préparent des potions magiques depuis l’aube des jours.

Elles produisent des remèdes formidables contre les maux du corps.

De leur acquis des herbes, elles en retirent des mixtures qui valent de l’or.

 

Elles surviennent à la veille de la Toussaint.

Belles comme des demoiselles aux fermes seins.

Un feu enflammé offre en ce lieu un décor chaleureux.

Une sorcière se tient sur un portail afin d’écarter les curieux.

 

Halloween !

Fête des peuplades païennes !

Célébrée en hommage à la nature.

Une ère où l’humanité possédait une âme pure.

 

C’est pour moi le moment de partir.

Le temps, qu’elles m’ont alloué, vient de finir.

Ô, sorcière, dans vos évocations, implorer l’esprit de guérison.

C’est ma requête que je vous adresse avec toute mon admiration.

 

Éloigner de tout mal celui pour qui je formule cette prière.

Protégez-le durant ce combat digne des plus cruelles guerres.

Que les génies des points cardinaux lui apportent la rémission.

Et, qu’il puisse encore jouir pleinement de la vie en chaque saison.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada