Archives de tags | pays

Tel le Phoenix

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Réalisation photo par Phylactère

 

Tel le Phoenix

 

J’ai combattu sur des terres étrangères, 

J’ai connu de l’amour en période de guerre, 

J’ai connu la guerre alors que j’étais vraiment en amour, 

J’ai foncé vers les champs ennemis les nuits sombres et les tristes jours.

 

J’ai versé de mon sang pour ma patrie, 

Pour l’honneur de mes ancêtres et de la liberté chérie, 

Affrontant ces milliers de démons sur les champs de bataille, 

Peur et crainte ? Je n’en savais que faire ni que vaille !

 

Car seule comptait à mes yeux la valeur de mes terres ancestrales. 

De ces régions bâties avec la sueur de mes ancêtres en nos maisons natales.  

Celles où naquirent gens de mon pays ! Gens de ma race ! Gens de mon sang ! 

Gens qui défrichèrent ces sols à la vigueur de leurs bras et aux pas de géants.

 

Maintenant que la guerre est finie, 

Mais dans le cœur des hommes, elle sera infinie. 

Je me prépare alors à reprendre le flambeau et les armes, 

Au prix de cette cruelle douleur qui me fendit si souvent l’âme.

 

Je serai prêt la nuit ou le jour venu, 

Où je ressusciterai avec grâce de ce corps nu, 

Avec la témérité de l’aigle, le courage de l’ours et l’agilité de la panthère, 

C’est alors que je me jetterai corps et âme pour défendre cette blanche terre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Amour sauveur

38638979_436629843517104_2227220866901475328_o

Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aime ma langue.

37856234_2372839336090047_1829806619584626688_n

J’aime ma langue.

 

Bien que je n’ai pas de langue. La vie m’a permis de parler malgré ce fait. Pour que je puisse parler la plus noble des langues. Celle de mes ancêtres venus bâtir ce pays, y construire maisons.Y fonder familles nombreuses pour leur transmettre la passion de vivre. De vivre et de s’exprimer en français sur cette terre que l’on a ensemencée, avec nos larmes, nos rires, notre sueur et parfois au péril de nos vies.

Vive la langue française !

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Sage paysage

35363215_10156616589643919_3588863840630079488_o

 

Dessin de Eri Kel de la France

 

Sage paysage

 

Vieil homme que je suis,

Ayant parcouru bien des pays,

Visiter des contrés sur des terres étrangères,

Rencontré des gens de paix sur des continents en guerre.

 

Pèlerin assoiffé de liberté et d’amour,

Vagabondant sur les routes arides depuis toujours,

Traversant des déserts maudits par les dieux te cherchant,

Te cherchant avec les yeux de mon cœur tel un silencieux amant.

 

Ne voyant que la perte du soleil et une lugubre pénombre,

Au fond de moi cette tristesse en ne percevant que cette ombre,

Jusqu’à cet instant où j’ai entendu ton appel ta voix, Ô ma belle déesse !

À mes oreilles percevant cette mélodie digne de la plus douce des caresses.

 

Voilà que déjà en mon coeur vibrent les notes d’une musique,

Célébrant le retour du plus beau roman d’amour. Que c’est fantastique !

En cet instant j’ai couru vers toi Ô ma chérie, Ô ma tendre aimée ! Es-tu un mirage ?

Réponds-moi avec des mots secrets qui ne pourraient venir que d’un sage paysage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Homme je suis et je resterai

faire_confiance_by_lequebecois1962-dc4dc8y

Séance réalisée à Mont-Tremblant hiver 2018

Homme je suis et je resterai

 

Peuples vivant en des pays lointains,

Gens vivant dans les régions inconnues,

Écoutez cette vérité toute simple et si nue,

Retenez bien ceci dans le creux de vos mains.

 

Je suis né d’un père et d’une mère,

Dans un pays n’ayant pas connu de guerre,

Sur une terre défrichée par gens valeureux,

Ayant pour unique richesse un cœur généreux.

 

Mes ancêtres fiers et masculins,

Combattirent toutes les forces du malin,

Affrontant milles dangers et grandes terreurs,

Sans jamais céder à la sombre folie ni à la peur.

 

De leurs bras naquit ce pays,

Cent fois maudit, mille fois béni.

Aimant plus que tout leurs tendres épouses,

Protégeant familles aux nombreuses frimousses.

 

Que m’ont-ils laissé en mon esprit?

Cette fierté d’être un homme à tout prix ,

Et le courage de le brandir telle une épée,

Voilà pourquoi fier je le suis et je le resterai.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Regard en coin

FB_IMG_1528028599503

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Regard en coin

 

Bonsoir tous les artistes, mes amis,

Soyez indulgents envers moi, je vous prie.

Je suis originaire d’un pays qui est le mien,

Et fier de mon fort accent du nord canadien.

 

Certes, je n’ai point votre expérience ni votre culture.

Mais pourtant ma maison quoique modeste a une belle devanture.

Mon corps dénudé est celui que m’ont transmis mes aïeux,

Gens braves et découvreurs de ce pays sauvage avec un cœur courageux.

 

Avez-vous vu? Je suis bien nue.

Esprit féminin dans ce corps menu.

Mais dans mes veines coule un sang précieux,

Celui de mon ancêtre chevalier français si beau et valeureux.

 

J’ai traversé cet immense océan,

Que traversèrent mes ancêtres d’antan,

Et je suis là devant vous avec un sourire,

Avec un regard en coin pour cacher mon coquin plaisir.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce sein désiré

FB_IMG_1527944285836

Superbe réalisation par Noble Roro de la France

Ce sein désiré

 

Cette femme d’un pays lointain,

Que je caresserai avec mes tendres mains,

Avec délicatesse j’apprivoiserai avec grande attention,

Afin qu’un jour ou bien une nuit nous nous unissons.

 

Avec bonheur je lui offrirai de milliers de fleurs,

Je l’écouterai avec passion et avec amour à chaque heure,

Heure qui passera trop vite dans cette vie d’artiste,

Une vie qui parfois me rend heureux mais aussi souvent triste.

 

Triste de ne pouvoir donner toute mon affection et mon amour,

Comme si une sorcière m’avait jeté un sort pour toujours,

Et pourtant ce que je désire offrir mon cœur et peut être même mon âme à celle,

À celle qui saura me faire redécouvrir la splendeur de la vie et ses merveilles.

 

Mais pour cet instant qui n’en finit plus et qui m’est pénible,

De cette langueur qui m’accable et qui est tellement horrible,

J’ai pour consolation d’admirer cette dame à la beauté si pure,

Et de contempler son sein au mamelon si joli et bien dur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Femmes aux milles couleurs

33675051_10210848477438364_2195051351401037824_o

Superbe dessin réalisé par Monika Gailloux de Montréal

Femmes aux milles couleurs

 

Femmes étrangères,

Femmes de pays en guerre,

Femmes d’enfants rêvant de paix,

Femmes qui donnent avec bonté de son lait.

 

Femmes de la lointaine Asie,

Femmes  de Guinée et de Papouasie,

Femmes amoureuses de ses conjoints et amants,

Femmes protectrices de sa maisonnée et de ses enfants.

 

Femmes fatiguées de porter dans le silence,

Les douleurs insidueuses de l’histoire qui élancent,

Leurs cœurs accablés du désespoir de leurs descendances,

En prenant  conscience de l’avenir qui les attend dans leur  insouciance.

 

Femmes sur les terres d’Amérique,

Femmes des savanes de l’indomptable Afrique,

Femmes essayant de survivre de maigres pitances,

Comme celles gavées par l’abondance et vivant de l’opulence.

 

Femmes des  aurores boréales,

Femmes des champs fertiles des terres australes,

Femmes libérées qui jouent pourtant à  la pucelle,

Femmes de tous les styles et pourtant toujours belles.

 

Femmes mythiques,

Qui inspirent des chansons si magnifiques,

D’une époque où tout était beau où tout était possible,

Où l’amour rhytmait avec liberté et loin des prêcheurs de la bible.

 

Femmes objets de désirs,

Femmes insoumises avec de  beaux sourires,

Peu importe qui vous êtes et où vous soyez sous le ciel,

Vous êtes femmes aux milles couleurs et de véritables merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Moment de grâce

33216395_10155702059692523_8022819989180383232_o

Rivière à saumons de Matane 

Moment de grâce

 

De la naissance jusqu’à la mort,

Homme et femme s’inquiètent de leur sort

Cherchant dans les rêves ou dans les bras d’inconnus

Un peu de réconfort, un peu de tendresse avant que leur heure soit venue.

 

De l’enfance et de ce temps d’innocence,

Peu s’en souviennent au temps où vient la démence,

De l’âge téméraire de la fugueuse et impétueuse adolescence

Fait place à celle de  l’adulte qui agit souvent avec plus de prudence.

 

Parfois en certains pays, en certaines contrées.

Hommes matures sont enrôlés dans les armés de force ou de gré.

Mais dans ce beau pays qui est le mien, celui où je suis né et où je veux mourir.

Chance inouïe d’y avoir vécu tant de joies et parfois de peine avec un soupir.

 

Maintenant que j’ai encore vieilli en ce jour ensoleillé

Je ne peux empêcher mon cœur devant cette vérité de s’émerveiller

Que je vis encore dans ce beau pays aux lacs nordiques et aux forêts mirifiques.

Là où paix et prospérité sont gages de bonheur à tous les cœurs authentiques.

 

Merci mon Dieu pour ce pays où naquit votre humble serviteur,

Qui à chaque moment vous rend grâce pour son plus  grand bonheur,

Car même si je sais qu’un jour viendra l’heure de mon départ vers vous,

Je n’aurais de cesse à vous remercier de votre grand amour et ce, à genoux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Insondable regard

31762194_10156503908733919_9200594412239847424_o

 

Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

 

Insondable regard

 

Dès l’instant de ma conception,

Où père et mère s’aimèrent avec tendre passion,

De leurs gestes de noble sentiment où aucun mot ne peut tout exprimer,

Si ce n’est que par le plus beau verbe de la langue de Molière et c’est celui d’aimer.

 

Puis vint ce jour où je naquis dans ce monde,

Où existent des âmes tantôt heureuses, tantôt moribondes.

Parcourant nombreux pays pour s’y établir ou bien pour s’y enfuir,

Espérant trouver terres propices en soignant plaies secrètes afin d’en guérir.

 

On me regarda avec curiosité dès mes tout premiers pas,

Petits pas devinrent de plus en plus grands avec le temps qui passera,

Où je grandis tellement vite que l’on ne pouvait compter les trois pommes,

Que fredonna avec délice Jean Gabin dans sa chanson où il devenait homme.

 

Tout comme lui, je ne le sais toujours pas avec chagrin.

Quelle est cette question posée dès l’aurore, dès le petit matin ?

Que devrais-je savoir ? Que devrais-je comprendre ? Que devrais-je saisir ?

Quel divin secret dois-je deviner afin de pouvoir jouer l’instrument divin qu’est la lire ?

 

Puis vint le temps d’une douleur vive où je devins prud’homme,

Ce moment où l’on m’enrôla peut-être de gré ou encore de force,

Au sein d’une armée de hardis gaillards et des poilus aux cœurs féroces,

De cette garnison courageuse jetée devant fil-de-fer barbelé face à la Somme.

 

Que de visages ternes ai-je vus !

Que de frères d’armes ai-je secourus !

Toujours suppliant de recevoir derniers sacrements,

Après avoir déposé les armes mais avant de rendre l’âme assurément.

 

Maintenant que je suis devant vous et si vieux,

Et même si mon heure de partir à mon tour n’est pas encore venu,

Je ne peux revenir en arrière afin de prévenir ceux avec qui j’ai combattu.

Ne cherchez donc pas à comprendre cet insondable regard perdu sous de sombres cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada