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Paysage enneigé

Paysage enneigé Par Maryse Veysseyre Poème de Rolland Jr St-Gelais

Paysage enneigé

 

Je me souviens,

De ce pays lointain,

Où je suis né et j’ai grandi,

Un pays tout blanc nommé la Russie.

 

Je suis né dans un village près de la Volga,

Comme nous étions fiers en ce temps-là,

Mes frères étaient de valeureux soldats,

Mes parents s’occupèrent tout ce temps de moi.

 

Que de beaux souvenirs !

Qui me font encore sourire,

Quand je marche dans le sentier blanc,

À chaque hiver qui revient tous les ans.

 

J’entends le vent souffler,

Souffler dans les branches enneigées,

Des arbres qui recouvrent nos modestes maisons,

Dans lesquelles sortent en chœur de vieilles chansons.

 

Des chansons d’amour,

Des amours et des peines de toujours,

Aux paroles transportées par des douces mélodies,

Qui voguent à travers les plaines vides de l’oubli.

 

Je suis un enfant de la Mère-Patrie,

Une patrie riche d’histoires à l’infini,

Parmi ces histoires, il y en a une qui est la plus belle,

C’est celle que me raconte les vents de ma contrée éternelle.

 

C’est un conte mystérieux, avec grand regret.

Que le vent m’a fait promettre de le garder secret,

Car pour le comprendre il faut écouter le vent d’hiver,

Le vent de ce paysage enneigé, protégé à jamais des Enfers.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les mondes

Les mondes Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/worlds-863111100

Les mondes

 

Il arrive que parfois,

Ébranlée en moi est ma foi,

Foi en la vie, en l’amour, en l’amitié,

Foi que je croyais être pour toute l’éternité.

 

L’éternité qui s’égrène au fil du temps et des désillusions,

De ces illusions que l’on a appris à se forger au rythme d’un diapason,

De ce diapason qui résonne aussi longtemps que dure le bruit sourd,

Du bruit qui s’entend dès que l’instant où l’hivernage arrive pour les ours.

 

Il arrive parfois qu’un monde que l’on s’est construit,

Ce monde que l’on a tranquillement bâti avec toute notre énergie,

Une énergie qui nous est venue du tréfonds de nos entrailles,

Et qui, pour un geste inapproprié, les cisaillent.

 

Il arrive quelquefois que l’on s’aperçoive de notre perte de temps,

Que ce soit une question d’heures, de jours, de mois ou d’ans.

Cela fait toujours mal tel un glaive qui nous transperce l’âme,

Cela brûle tout notre être d’une indescriptible flamme.

 

Une flamme qui dévaste nos mondes,

Un monde peuplé de géants naviguant sur les ondes,

Un monde grouillant de nains qui se terrent sous la terre,

Un monde regorgeant de gens ordinaires ayant connu paix et guerres.

 

De ces guerres qui détruisirent des gens de bonne volonté,

De cette paix voulue par tant de gens ayant grande bonté,

De cette bonté qui a essaimé dans les cœurs des amoureux,

Le désir de fonder familles avec pour seul but d’être heureux.

 

Divers mondes se baladent devant mes yeux,

Des mondes aux paysages verdoyants et au ciel bleu,

Des mondes inconnus de bien des gens qui m’entourent,

Des mondes que je dois fuir avant que je disparaisse à mon tour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

De doux souvenirs

Chauds souvenirs
Doux souvenirs ! Poème de RollandJr St-Gelais de Québec au Canada Réalisation photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Warm-memories-845445180

De doux souvenirs

 

Dimanche matin !

Tout est calme, je n’entends rien.

Sauf quelques oiseaux gazouillant en cœur,

Perchés dans les arbres près d’un champ de fleurs.

 

De ce champ de fleurs aux noms étrangers que m’offrit mon époux,

Une seule fleur ne suffisait pas tellement il m’aimait comme un fou.

Des magnifiques fleurs si colorées qui enjolivèrent mes journées,

Dont leurs parfums égayèrent les jours sombres ou ensoleillés.

 

Voilà maintenant plus de trois ans qu’il est parti,

Vers un monde meilleur, au Paradis, à ce que l’on dit.

Me laissant bien seule avec toutes mes nombreuses pensées,

Mon cœur brisé pourra-t-il un jour de nouveau autant aimer?

 

Mais heureusement qu’il y a toutes ces fleurs aux arômes si purs,

Qui me rappellent que la vie se conjugue tant au présent qu’au futur,

Et que peu importe les événements du passé, il faut garder le sourire,

Ce qui ne m’empêche guère de mon époux en garder de doux souvenirs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Regard d’un vieil homme

Quel regard
Dessin réalisé par Amani Lizah Glaise

Regard d’un vieil homme

 

Regard d’un vieil homme,
Qui pense de sa vie la somme,
Revoyant ses souvenirs qui défilent,
Sur le projecteur de sa mémoire sensible tel un fil.

 

Cheveux grisonnants,
Témoignant de ses ans,
De ses expériences passées,
De toutes celles qui a aimées.

 

Sans jamais le leur dire,
De crainte de se faire rire,
Car qui sait ce qu’il lui aurait arrivé,
À son cœur si souvent blessé et rejeté.

 

De ses yeux de vie et d’amoureux,
Qui ont vu de la guerre bien des gens courageux,
En ce jour du souvenir il a voulu autrement témoigner,
En se rappelant les corps nus dans les charniers.

 

Qu’il a trouvés dans l’un des nombreux camps de la mort,
Construits par des monstres se croyant être les plus forts,
Des êtres assoiffés de sang et de puissance,
Que l’on a inculqué dès leurs naissances.

 

Cet homme envahi par ces horreurs,
Qui a dû surmonter toutes ses peurs,
A préféré se déshabiller et poser nu,
Pour exprimer son humanité et ainsi être vu.

 

Point de médailles sur sa poitrine,
Qui dansent au gré des pas telle une ballerine,
Être sans masque ni habits d’apparat,
Car devant la vie qui passe aucune doctrine ne va.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada 

 

Blogue de madame Amani Lizah Glaise :
https://amani-lizah-glaise.blogspot.com/

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada