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Se dévoiler, c’est …

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Sarah, enceinte de 6 mois. Crayon pastel sur mylar. Par Nicole Boileau de Montréal

 

Se dévoiler, c’est…

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous? Que se passe-t-il de bon dans vos vies et quels sont vos projets pour la saison estivale qui annonce sa venue dans les prochains jours? Pour ma part, tout baigne dans l’huile. En effet, quelques projets de nudité artistique se pointent à l’horizon dans le cadre de mes activités estivales sans omettre ma passion pour le Baseball. En effet, j’adore ce sport même si c’est loin d’être un sport de rapidité tel que le hockey. Cependant, je reconnais que la logique y a une place prépondérante dans le bon déroulement d’un match.

Il va de soi que mes recherches de dessins, de photographies ou bien de tout support artistique où la nudité est au premier plan se poursuivent de plus bel. C’est ainsi qu’au fil de mes nombreuses investigations, je découvre de véritables petits chefs-d’œuvres dignes de mention. Parmi lesdites découvertes certaines m’interpellent au plus profond de moi. Souvent, je me pose ces questions : « Que peut bien vouloir dire un tel dessin? Quels sont les motifs de l’auteur? Pourquoi suis-je si perturbé par tel ou tel dessin? Pourquoi me vient-il chercher? » À vrai dire, c’est l’aspect humain tant chez l’artiste que chez le modèle qui attire mon attention. Avouons-le! Être modèle nu n’est pas donné à tout le monde. Se donner pleinement et librement face à une tierce-personne qui transpose sur une toile sa fragilité exprimée par la nudité est presque un exploit.

Un exploit qui épouse une pudeur insoupçonnée entre les parties concernées. Se dévoiler, c’est enlever le voile qui recouvre tant le corps que son âme. Laissant apparaître la noblesse de l’être humain dans les moindres parcelles de son intimité. Se dévoiler, c’est accepter d’être authentique en évitant une quelconque forme de vulgarité. Se dévoiler, c’est être capable de porter la vie en soi tout en étant un témoin privilégié au confond de l’univers. Se dévoiler, c’est transmettre le message suivant : Par ma nudité, je suis vivant et je lègue ma vie aux générations futures. Un tel message peut être interprété de manière symbolique ou encore être perçue de manière réelle tel que le dessin réalisé par madame Nicole Boileau.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

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Signe de féminité : le buste

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Dessin de Buste par mon ami Eri Kel de la France

 

Signe de féminité : le buste

( Les dessins qui accompagnent ledit article sont réalisés par Nicole Boileau )

Bonjour tout le monde,

FB_IMG_1523409271284Aujourd’hui, je désire vous entretenir d’un aspect particulier du modèle vivant et plus précisément celui du modèle de sexe féminin, c’est-à-dire le buste. Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel aspect au sein de mon blogue. Cependant rien est plus démonstratif que le buste pour représenter à la perfection la féminité à part peut-être certaines représentations plus que rarissimes de la vulve. Mais encore-là, les exceptions semblent confirmer la règle.

Pourquoi donc utiliser le buste et non pas uneFB_IMG_1523409280067 quelconque autre partie de l’anatomie féminine ? Je vous répondrai, et c’est mon humble opinion, qu’il y a là une certaine sacralité du corps de la femme. En effet, quoi de plus sacré que le buste d’une femme ? Une sacralité qui tire sûrement sa source sur l’imaginaire tant religieuse que populaire concernant la nourriture donnée par la mère à son enfant. Une mère qui donne à la fois la vie et la nourriture permettant à celle-ci de se poursuivre, du moins pour un laps de temps plus ou moins défini une fois sortie en son sein, renferme sans contredit un message clair à la création. Un message qui dit que l’humanité tire ses origines de la féminité. Un aspect religieux âprement combattu par les trois grandes religions monothéistes au cours de l’histoire.

FB_IMG_1523409290249D’ailleurs, pourquoi donc utiliser le terme « sortir en son sein » puisqu’en réalité l’enfant entre dans notre monde par une voie tout à fait différente ? Qui plus est ! Bien des représentations de divinités femelles du monde antique ont été fabriquées en mettant l’accent sur les seins, symbole de maternité et de virginité. Comme quoi les religions officielles se sont intéressées depuis la nuit des temps à ce symbole mythique propre au corps féminin.

Un autre aspect qui me vient à l’esprit concerne l’aspect psychologique de la représentation du sein dans le milieu du nu. Notez bien qu’il s’agit ici que de mon humble opinion. Ceci dit, le sein a bel et bien une valeur quasi sacrée chez la majorité des artistes. Ces derniers tentent par tous les moyens de travailler un tel sujet avec une minutie que je qualifierais, avec un petit sourire sur le coin de mes lèvres, digne d’un moine.

En effet, la plupart des artistes qui travaillent à une représentation d’un buste, ou dans certains cas un sein, semblent avoir un respect indéniable. Serait-ce l’image du sein maternel ? C’est plus que probable. Serait-ce plutôt l’objet d’un fantasme à l’égard du fruit défendu ? C’est aussi fort possible. Quoiqu’il en soit, et j’en suis tout à fait convaincu, il y a autant de raisons de travailler sur une présentation du buste qu’il y a d’artistes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

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Cinétique

Un concept fort intéressant

Bonjour tout le monde,

29355084_10156425272133919_1229237385854358884_oIl m’arrive souvent de faire la découverte de dessins fort originaux réalisés par des artistes, tant masculins que féminins, qui possèdent un talent indéniable dans ce domaine qu’est le nudité  artistique. Qui plus est ! Plusieurs thèmes sont abordés de manière à la fois constructive et détachée de toutes limites. Enfin, presque toute puisque nous sommes nous-mêmes29355084_10156425272133919_1229237385854358884_o limités dans nos représentations face à notre environnement. Une limitation imposée de gré ou de force par notre propre expérience, nos attentes et dans le cas précis de la vision artistique nos facultés personnelles. Souvenons-nous que chacun d’entre nous parcourt son chemin de manière tout à fait différente de ses pairs. Bref, il me fait grandement plaisir de vous présenter deux œuvres réalisées par mon ami Eri Kel de la France. Deux œuvres qui démontrent que la synergie fait partie intégrante de la vie. En effet, il n’y a point de vie sans le mouvement.

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec

Une autre réalité méconnue : La prestation en classe

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Une autre réalité méconnue : La prestation en classe

Bonjour tout le monde,

J’ai eu l’idée en assistant à un match de hockey à Québec de donner suite à cette série de diaporamas concernant le déroulement de mes prestations de nudité artistique. En effet, il me semble tout à fait normal de créer et de vous présenter un diaporama à partir des photos prises dans le cadre du cours de dessin à l’université du Québec en Abitibi-Tesmicamingue (satellite Montréal) qui a eu lieu lundi le 19 février 2018. Certes, ce n’est pas la première fois que mes services ont été requis dans le cadre de ce cours de niveau universitaire. Toutefois, le fait de réaliser des photos à la fois du déroulement du cours et des œuvres réalisées par les élèves de madame Samuelle D.-H., dans l’optique de produire un tel montage est tout nouveau. À vrai dire, c’est aussi pour une question de justice à l’égard des ces élèves et de leur enseignante que ma décision de créer ce diaporama fut prise durant le match de hockey. Et, entre vous et moi, ils méritent bien une telle attention de ma part.

Bref, c’est avec un grand honneur que je vous présente ledit diaporama composé de photos prises par nul autre que madame Samuelle D.-H., lors de ma prestation en tant que modèle vivant (nu intégral) réalisé dans une institution académique de haut niveau. En effet, le réseau publique des universités québécoises, communément connu avec les sigles de U.Q.A. suivie de la première lettre de la ville où elle se trouve, est reconnu pour son excellence et sa rigueur d’enseignement.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

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Un diaporama des œuvres à Mont-Tremblant

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Un diaporama des œuvres à Mont-Tremblant

Bonjour tout le monde,

Comme j’ai précédemment affirmé dans l’article intitulé  » Un diaporama de la séance à la Factrie « , je désire réaliser en cette journée du 2 mars de réaliser trois séries de diaporama de mes prestations lors des séances de nudité artistique qui eurent lieu d’une part, au petit atelier situé à Shawinigan communément appelé  » La Factrie  » et, d’autre part, à Mont-Tremblant lequel fut réalisé le 25 février dernier.

Voici donc le deuxième diaporama qui montre de manière fort originale les dessins réalisés par les artistes présents à la séance vécue à Mont-Tremblant. Je souhaite de tout mon cœur que ce diaporama vous plaira comme il m’a plu de collaborer en tant que modèle vivant dans la création de ces petits chef-d’œuvres.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

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Un diaporama de la séance à la Factrie

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Un diaporama de la séance à la Factrie

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé en cette journée du 2 mars de réaliser trois séries de diaporama de mes prestations lors des séances de nudité artistique qui eurent lieu d’une part, au petit atelier situé à Shawinigan communément appelé  » La Factrie  » et, d’autre part, à Mont-Tremblant lequel fut réalisé le 25 février dernier.

L’objectif de ces diaporamas est double. En premier lieu, vous faire vivre, un peu par intermédiaire interposé, lesdites prestations. Et, en second lieu, vous faire davantage connaître de manière tout à fait visuelle l’ensemble des œuvres effectuées par les artistes présents lors de mes prestations. Certes, une aisance absolue à la fois avec ma situation physique et avec la nudité, avec une grande pudeur et un respect absolu faut-il le préciser, est un pré requis indéniable dans la  démarche d’une telle forme d’arts.

Les deux autres diaporamas concerneront la séance vécue à Mont-Tremblant. Toutefois, le premier se rapportera strictement aux dessins tandis que le second exposera ce que j’appellerais  » le vécu  » proprement dit. Pourquoi donc ? Tout simplement pour démontrer qu’il y a à la fois un vécu, une interrelation et un échange parfois très intime entre le modèle vivant et les artistes en chaque dessin. Élément qui est, hélas, souvent oublié dans les cours ou ateliers de dessins.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

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Une séance

 

Une séance

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé aujourd’hui de vous présenter une courte vidéo réalisée lors de ma séance de nudité artistique qui a eu lieu ce dimanche 25 février à Mont-Tremblant. Ce fut une séance très intime, pas plus de 5 participants dont votre humble serviteur, qui se déroula dans une pièce adaptée d’une habitation fort jolie pour permettre un tel événement.

Pourquoi donc vouloir vous présenter une telle vidéo ? Me direz-vous. Je vous répondrai qu’il y a trois raisons fondamentales à une telle publication. Tout d’abord, démystifier le déroulement d’une séance lorsqu’elle se déroule dans un cadre tout à fait intime. Ensuite, favoriser une meilleur compréhension de ce que les artistes peuvent vivre, ressentir, expérimenter et exprimer par la création de leurs dessins. En effet, chaque dessin reflète une vision de mon corps qui leur appartient. Enfin, mon désir est de vous transporter en ce lieu et en ce temps où ma passion de modèle vivant (nu intégral) se vit en toute simplicité.

Bref, comme l’affirme si bien le dicton : « une image vaut mille mots. » Imaginez ce que peut bien faire une vidéo. Je tiens tout de même à spécifier qu’aucune scène de vulgarité, ni à caractère sexuel ou bien de comportement pouvant offenser les participants d’une séance de nudité artistique, en privée ou bien en salle de cours, n’est tolérée. J’ai jugé utile de vous le rappeler.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

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Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Dans l’œil d’un artiste

 

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Dans l’œil d’un artiste

Bonjour tout le monde,

Je désire, pour faire suite à l’article précédent, vous faire part de mon opinion sur l’importance du regard de l’artiste sur le corps du modèle nu. En effet, le regard renferme à lui seul tout un monde quasi imperceptible pour le commun des mortels. Ce dernier, et ce n’est en aucun cas un reproche, est souvent préoccupé par des idées bien différentes de celles des artistes. N’oublions pas qu’une séance de nudité artistique doit avoir lieu dans un cadre bien précis souvent loin des bruits environnants et des regards indiscrets. Ce qui implique une confiance absolue entre les participants, bien entendu. 

Personnellement, il est plutôt rare que je m’interroge sur ce que les artistes, notamment en herbes, peuvent bien percevoir ou découvrir, je reviendrai sur ces deux verbes qui ont une connotation très différente dans le nu, sur la vulnérabilité de ma nudité. D’ailleurs, à quoi pourrait bien servir de me poser de telles questions puisque, comme l’affirme si bien ce dicton, je suis responsable de ce que je présente mais vous seuls êtes responsables de ce que vous voyez. Toutefois, j’ai souvent hâte de voir les résultats finaux après que la séance soit belle et bien terminée. C’est d’ailleurs à cet instant que des photos de leurs oeuvres sont prises afin de les immortaliser au sein de ce blogue pour mon plus grand bonheur et … le vôtre. 

Comme je vous ai mentionné dans le précédent article, « l’oeuvre finale est justement ce que l’auteur voit, ressent, explore lorsqu’il pose son regard sur la nudité du modèle. En effet, un modèle peut poser pour une multitude d’artistes, que ce soit en groupe ou lors de séances privées, et aucun d’entre eux aura la même vision de la réalité.  » À cette occasion, la réalité d’un artiste peut se situer aux antipodes d’un autre lors d’une séance de nudité artistique. Force est d’admettre que votre humble serviteur est témoin de telles situations à chacune des séances où j’ai participées. J’ai décidé de vous présenter quelques-unes des réalisations artistiques faites par les étudiants et les étudiantes en arts au C.E.G.E.P. de Sept-Îles lesquelles sont accompagnées des photos prises par la professeure pendant la séance, et ce afin d’illustrer mes propos.

Pour ce qui est de la différence fondamentale entre percevoir et découvrir je résumerais ceci en cette humble idée : Je perçois les choses avec mes sens, mais je les découvre avec mon cœur. Un grand écrivain français avait écrit dans l’un de mes romans préférés pour enfant lorsque j’étais môme, que « l’essentiel est invisible pour les yeux mais qu’on ne voit bien qu’avec le cœur ». Mon Dieu qu’il avait raison.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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La prière 

 

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La prière vue par un étudiant

 

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Une explication s’impose pour le choix d’une telle position. En effet, l’objectif de votre humble serviteur était en utilisant une telle posture, non pas de choquer d’une quelconque façon les élèves mais plutôt de leur offrir une perspective potentiellement intéressante de l’ensemble mon corps couché et en particulier l’opportunité de dessiner la différence entre ma jambe dite « normale » et ma prothèse. Bref, ce fut un genre de défi que je leur offrait de relever. Cependant …

 

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Cependant le résultat fut souvent aux antipodes de ce à quoi je m’attendais. En effet, une des élèves avait vu la vraie nature de mon physique où ma prothèse, aussi utile puisse-t-il être pour moi, est tout simplement un corps étranger. Il faut reconnaître que son regard est tout simplement des plus intéressants. On peut croire qu’elle a un bon potentiel dans ce domaine. 

 

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Votre humble s’est inspiré d’une oeuvre de Leonard Da Vinci pour réaliser une telle pose d’une durée de plus de vingt minutes. Croyez-moi sur parole ! C’est loin d’être une sinécure car les muscles du dos doivent travailler de manière continue afin de garder un certain équilibre sans oublier les jambes qui doivent en aucun cas bouger. Le maintien d’une telle position est certes un grand classique mais il est aussi le plus ardu à réaliser. (J’en sais quelque chose.)

 

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La de la posture précédemment présentée ci-dessus a permis la réalisation de ce véritable petit chef d’oeuvre. Une réalisation qui a contribué à la composition d’un de mes plus beaux poèmes au sein de ce blogue. Un poème qui en a étonné plusieurs. Toutefois, aurais-je été en mesure de le composer n’eut été un tel dessin comme source d’inspiration ? Permettez-moi d’en douter. 

 

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Un modèle nu ? Un regard différent ! J’espère pouvoir travailler avec elle dans un avenir plus ou moins rapproché. Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? Bravo !(Une artiste en herbe au talent indéniable)

 

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Deux roses

 

Deux roses

 

Voici deux roses,

Que je te donne, si j’ose.

Une belle rose rouge pour toi,

Et une autre pour moi, pourquoi pas ?

 

Une pour démontrer ta grande beauté,

Celle qui a éblouie mon cœur pour l’éternité.

Beauté de ces terres ancestrales qui parsème ton corps,

De ces dessins formidables et semblables à de précieux trésors.

 

Rose rouge symbole de la vie,

Rose rouge image de mon amour épris,

Rose rouge qui embellit mes journées grises,

Rose rouge pour qui ma passion tendrement s’est éprise.

 

Passion d’un instant ?

Passion d’un court moment ?

Passion d’amour d’un magnifique sourire,

Passion charnelle qui me languit et me fait souffrir.

 

Deux roses cueillies de mon jardin divin,

Que je t’offre avec grande  joie, Ô toi ma déesse !

Accepteras-tu ces roses gages de vouloir ton bonheur ?

Car c’est à toi que je pense dès mon réveil et à chaque heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada