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Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Dans l’œil d’un artiste

 

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Dans l’œil d’un artiste

Bonjour tout le monde,

Je désire, pour faire suite à l’article précédent, vous faire part de mon opinion sur l’importance du regard de l’artiste sur le corps du modèle nu. En effet, le regard renferme à lui seul tout un monde quasi imperceptible pour le commun des mortels. Ce dernier, et ce n’est en aucun cas un reproche, est souvent préoccupé par des idées bien différentes de celles des artistes. N’oublions pas qu’une séance de nudité artistique doit avoir lieu dans un cadre bien précis souvent loin des bruits environnants et des regards indiscrets. Ce qui implique une confiance absolue entre les participants, bien entendu. 

Personnellement, il est plutôt rare que je m’interroge sur ce que les artistes, notamment en herbes, peuvent bien percevoir ou découvrir, je reviendrai sur ces deux verbes qui ont une connotation très différente dans le nu, sur la vulnérabilité de ma nudité. D’ailleurs, à quoi pourrait bien servir de me poser de telles questions puisque, comme l’affirme si bien ce dicton, je suis responsable de ce que je présente mais vous seuls êtes responsables de ce que vous voyez. Toutefois, j’ai souvent hâte de voir les résultats finaux après que la séance soit belle et bien terminée. C’est d’ailleurs à cet instant que des photos de leurs oeuvres sont prises afin de les immortaliser au sein de ce blogue pour mon plus grand bonheur et … le vôtre. 

Comme je vous ai mentionné dans le précédent article, « l’oeuvre finale est justement ce que l’auteur voit, ressent, explore lorsqu’il pose son regard sur la nudité du modèle. En effet, un modèle peut poser pour une multitude d’artistes, que ce soit en groupe ou lors de séances privées, et aucun d’entre eux aura la même vision de la réalité.  » À cette occasion, la réalité d’un artiste peut se situer aux antipodes d’un autre lors d’une séance de nudité artistique. Force est d’admettre que votre humble serviteur est témoin de telles situations à chacune des séances où j’ai participées. J’ai décidé de vous présenter quelques-unes des réalisations artistiques faites par les étudiants et les étudiantes en arts au C.E.G.E.P. de Sept-Îles lesquelles sont accompagnées des photos prises par la professeure pendant la séance, et ce afin d’illustrer mes propos.

Pour ce qui est de la différence fondamentale entre percevoir et découvrir je résumerais ceci en cette humble idée : Je perçois les choses avec mes sens, mais je les découvre avec mon cœur. Un grand écrivain français avait écrit dans l’un de mes romans préférés pour enfant lorsque j’étais môme, que « l’essentiel est invisible pour les yeux mais qu’on ne voit bien qu’avec le cœur ». Mon Dieu qu’il avait raison.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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La prière 

 

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La prière vue par un étudiant

 

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Une explication s’impose pour le choix d’une telle position. En effet, l’objectif de votre humble serviteur était en utilisant une telle posture, non pas de choquer d’une quelconque façon les élèves mais plutôt de leur offrir une perspective potentiellement intéressante de l’ensemble mon corps couché et en particulier l’opportunité de dessiner la différence entre ma jambe dite « normale » et ma prothèse. Bref, ce fut un genre de défi que je leur offrait de relever. Cependant …

 

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Cependant le résultat fut souvent aux antipodes de ce à quoi je m’attendais. En effet, une des élèves avait vu la vraie nature de mon physique où ma prothèse, aussi utile puisse-t-il être pour moi, est tout simplement un corps étranger. Il faut reconnaître que son regard est tout simplement des plus intéressants. On peut croire qu’elle a un bon potentiel dans ce domaine. 

 

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Votre humble s’est inspiré d’une oeuvre de Leonard Da Vinci pour réaliser une telle pose d’une durée de plus de vingt minutes. Croyez-moi sur parole ! C’est loin d’être une sinécure car les muscles du dos doivent travailler de manière continue afin de garder un certain équilibre sans oublier les jambes qui doivent en aucun cas bouger. Le maintien d’une telle position est certes un grand classique mais il est aussi le plus ardu à réaliser. (J’en sais quelque chose.)

 

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La de la posture précédemment présentée ci-dessus a permis la réalisation de ce véritable petit chef d’oeuvre. Une réalisation qui a contribué à la composition d’un de mes plus beaux poèmes au sein de ce blogue. Un poème qui en a étonné plusieurs. Toutefois, aurais-je été en mesure de le composer n’eut été un tel dessin comme source d’inspiration ? Permettez-moi d’en douter. 

 

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Un modèle nu ? Un regard différent ! J’espère pouvoir travailler avec elle dans un avenir plus ou moins rapproché. Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? Bravo !(Une artiste en herbe au talent indéniable)

 

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Deux roses

 

Deux roses

 

Voici deux roses,

Que je te donne, si j’ose.

Une belle rose rouge pour toi,

Et une autre pour moi, pourquoi pas ?

 

Une pour démontrer ta grande beauté,

Celle qui a éblouie mon cœur pour l’éternité.

Beauté de ces terres ancestrales qui parsème ton corps,

De ces dessins formidables et semblables à de précieux trésors.

 

Rose rouge symbole de la vie,

Rose rouge image de mon amour épris,

Rose rouge qui embellit mes journées grises,

Rose rouge pour qui ma passion tendrement s’est éprise.

 

Passion d’un instant ?

Passion d’un court moment ?

Passion d’amour d’un magnifique sourire,

Passion charnelle qui me languit et me fait souffrir.

 

Deux roses cueillies de mon jardin divin,

Que je t’offre avec grande  joie, Ô toi ma déesse !

Accepteras-tu ces roses gages de vouloir ton bonheur ?

Car c’est à toi que je pense dès mon réveil et à chaque heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Quelle opinion intéressante !

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

Quelle opinion intéressante !

Je pense que malgré votre handicap, vous éprouvez le besoin de vous sentir entier et virile. C’est pour cette raison que votre sexe occupe une partie très grande dans votre travail. C’est ainsi qu’ en vous montrant, vous montrez aussi votre vulnérabilité, mais aussi votre force. Vous existez à votre façon, malgré quand même une profonde tristesse laquelle est bien enfouie. Vous vous sentez différent, même si des fois la différence n’est pas que physique.

Je pense, et je ressens, que vous avez besoin d’amour, de respect et d’une certaine reconnaissance, pas pour ce que vous êtes, mais pour qui vous êtes !! Se donner comme vous le faites, à la vue de tous et parce que les séances, dessins, photos, ça fait du monde, votre reconnaissance vous fait que vous vous accepteriez et aimez vous même beaucoup plus.

Par Anno de la France

Ce fut court mais agréable

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Ce fut court mais agréable

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine a été bonne pour vous. Pour ma part, elle a été bien haut-delà de mes attentes. En effet, j’ai obtenu un contrat en tant que modèle nu pour une durée de quatre séances qui auront lieu dans un établissement d’enseignement situé dans la belle ville de Sept-Îles sur la côte-nord. Cela va me faire drôle de poser nu au sein d’un collège que j’ai jadis fréquenté avant d’effectuer mes études universitaires. Qui plus est ! C’est à Sept-Îles où votre humble serviteur est né un 24 mai 1962. Bref, cela me fait un petit velour au cœur d’y retourner dans un cadre artistique et de nudité absolue.

Ma semaine s’est terminée en beauté grâce notamment par un court20170914_185003 séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal, où une exposition sur le thème de l’érotisme, voir même la sexualité proprement dite, avait lieu dans un local réservé pour cette occasion. Croyez-moi sur parole ! Je n’ai en aucune façon regretté mon aller-retour Québec-Montréal afin d’être présent à l’ouverture d’une telle exposition. Une exposition où le corps nu, l’érotisme, la sensualité et la sexualité y étaient présentés de manière, certes fort provocatrice vu la teneur du thème proprement dit, respectueuse tant envers les modèles qui ont posé nu pour les réalisations présentées au grand public que pour les personnes venues assister à cette toute première.

20170914_184104Que puis-je dire de ma soirée ? Tout d’abord, j’ai été fort heureux d’y retrouver une photographe avec qui j’ai jadis travaillé à l’occasion d’une série érotique. Une série qui nous a permis d’explorer une facette méconnue du public en général et qui est la sensualité d’un corps nu atteint d’un handicap physique. Mais, attention ! Il s’agit avant toute chose de l’exploration d’une telle sensualité à travers le regard féminin. Que de beaux souvenirs nous avions pu nous remémorer lors de nos discussions. Il va sans dire que j’en ai profité pour découvrir d’autres réalisations photographiques que ma charmante amie Gabrielle Doutre a gracieusement présentées aux gens venus participer à cet événement. D’ailleurs, et c’est un élément fort intéressant à retenir, elle est l’une des rares artistes présents à cette exposition à avoir montré une oeuvre où la splendeur du sexe masculin en érection y est exhibée, au sens noble du terme, parmi toutes les photos. Il y a là quelque chose qui mérite quelques applaudissements de votre part. N’est-ce pas ?!

Ensuite, j’ai été impressionné par l’accueil chaleureux des gens. Un accueil qui prouve à la perfection que l’art érotique peut à la fois ê20170914_191437tre vécue, expérimentée et manifestée de manière des plus respectueuses tant chez les artistes et leurs modèles que par le public. Ceci est, du moins à mes yeux, fort important à souligner puisque d’une part, l’image de la sexualité est malencontreusement galvaudée de façon fort déplorable au sein de notre société et que d’autre part, les artistes qui oeuvrent dans un tel domaine semblent recevoir une opinion  qui leur est plutôt défavorable au sein de la population. Un peu comme si ils étaient, et j’y inclus les modèles, que des pervers assoiffés de sexe et sans moralité. Or, il n’en est strictement rien.

20170914_192802Enfin, la diversité des oeuvres est sans conteste un facteur qui rend une telle exposition si intéressante. À ce sujet, j’ai été ébahi par les oeuvres réalisées par madame Ania Jarda qui se sert uniquement de son imagination pour créer des nus féminins réellement extraordinaires. Que de couleurs ! Que de beautés illuminées ! Que de vie en chacune de ses oeuvres ! Que d’imagination débordante ! Et, le plus intéressant, quelle liberté dans sa manière de peindre ses modèles enfouis dans le plus profond de son esprit. À vrai dire, ses peintures m’ont fait vivre,  un tant soit peu, la fabuleuse époque du psychédélique et du Peace & Love des années 1960 tellement elles m’ont amené à voyager à travers le temps. Bravo à cette artiste extraordinaire. Qui sait ! Un jour, je serai peut-être un de ses futures modèles … en chair et en os. Soyez convaincus d’une chose, je le souhaite ardemment d’autant plus, et je l’affirme avec grande humilité, la nudité de mon corps est, semble-t-il pour l’ensemble des artistes, une source incroyable d’inspiration.

Je termine ce présent article pour vous rappeler que ladite exposition se déroule actuellement dans la ville de Montréal au 3890 rue Ste-Catherine Est, et ce du 14 au 17 septembre inclusivement de 18h00 à 23h00. Coût du billet est de 10.00$. À ce prix-là, c’est à ne pas manquer.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Intensité !

Intensité !

 » Je n’aime pas ce qui est joli. Les jolis garçons les jolies filles les jolis paysages les jolies fleurs les jolis dessins les jolies poses (ah que je déteste quand on me dit quelle jolie pose!). J’aime ce qui est intense. « 

Maria Clark (Modèle vivant de Paris)

Une œuvre au fusain

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Par Marcel Lien

Une oeuvre au fusain

Bonjour tout le monde,

19875595_1392518144129025_7068448539147030003_nIl me fait grandement plaisir de vous présenter quelques œuvres d’un artiste formidable de Belgique. Hé oui ! La Belgique regorge d’artistes qui ont laissé leurs traces dans plusieurs domaines artistiques. Des artistes de renommée internationale. Qui ne connait pas Hergé, le génie du 9e art qu’est la bande dessinée ? Qui n’a jamais écouté une chanson de Jacques Brel ? Et qui n’a jamais vu, du moins sur photo, la fameuse statue du Manneken Pis ? Oui, la Belgique possède aussi ses lettres de noblesse dans le monde des arts.

J’ai la chance d’avoir fait la découverte de quelques dessins réalisés19895085_1394253347288838_4895388500582562239_n par l’artiste-peintre Marcel Lien de Belgique. Je suis devenu en amour avec ses créations dès les premiers instants où mes yeux se portèrent à ses dessins, reconnaissons-le, extraordinaires. En effet, ces œuvres témoignent à la fois de son talent en la matière et de sa passion pour ce style tant adulé à l’époque de l’Antiquité. J’ai décidé de présenter ces quelques réalisations afin de démontrer à tel point son talent est remarquable.

Je termine cette présentation en le remerciant bien chaleureusement pour m’avoir donné sa permission de partager sur mon blogue quelques-uns de ses dessins. Je lui en serai toujours reconnaissant.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada