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Rayons de soleil

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Photo par Phylactère

Rayons de soleil

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vos projets pour le Temps des Fêtes se concrétisent selon vos attentes. De mon côté, je dois avouer que je vis une période de réflexion très profonde sur l’ensemble de mon parcours de vie. Est-ce une conséquence de mon avancé en âge ? Est-ce l’émergence de quelques regrets de ne pas avoir fait certaines choses comme d’avoir posé des gestes qui me font honte aujourd’hui ? C’est fort possible. Ne dit-on pas qu’une rétrospection sincère et juste est un signe d’un bon équilibre mental chez l’homme ? Mais, attention ! Comme on le dit si bien au Québec; « on devient pansus à force de trop penser ».

Blague à part ! Il est bon de se questionner sur l’orientation que l’on veut donner à notre futur puisqu’il est inutile de vouloir à tout prix revenir sur les traces de notre passé. Pour ma part, il y a tant de choses que je devrai affronter dans mon avenir que pour l’une rare fois, j’ignore comment je vivrai de  telles situations. Je pense notamment aux pertes de personnes qui me sont proches, à ma santé qui ira avec l’âge qui s’avance de manière inexorable, quoique je suis très satisfait de mon état de santé actuel, et de bien d’autres éléments sur lesquelles mon emprise est tout simplement inexistante.

Il y a aussi l’aspect, moins agréable pour l’homme fier que je suis, de mes nombreux défauts lesquels je désire ardemment corriger si ce n’est de  les amoindrir dans le meilleur des cas. Là encore, on a souvent les défauts de nos qualités et vice versa aussi. C’est vrai que je ne suis pas parfait et que  je ne pourrai jamais atteindre la  perfection. Toutefois, une prise de conscience s’impose si je désire redresser certaines parties de mon avenir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est à quoi je m’engage à réaliser durant la période des fêtes. Une période où j’aurai l’occasion de rencontrer mon père afin de lui demander ses conseils et ses suggestions avant qu’il me quitte pour un monde, semble-t-il, meilleur. Fait intéressant à retenir ! C’est mon père qui m’a montré à marcher en dépit des diagnostics les plus pessimistes des médecins de l’époque, En effet, l’un des diagnostics affirmait qu’il me sera à jamais impossible de marcher. Alors pourquoi je ne profiterai pas de sa sagesse pour m’aider à marcher de façon, disons-le franchement, plus en harmonie avec ma foi chrétienne ? Poser cette question est aussi un peu y répondre. N’est-ce pas ?!

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une flamme de la langue française s’est éteinte.

Une flamme de la langue française s’est éteinte.

Bonjour tout le monde,

C’est avec une tristesse immense que j’ai appris le décès de Charles Aznavour. Il était l’une des dernières grandes flammes qui savaient allumer la passion de la langue française. Une langue qui est, de par ses origines historiques, d’une noblesse incomparable. Charles Aznavour possédait à la fois une voix chaleureuse, une personnalité extraordinaire et un parcours de vie peu bien particulier.

Bref, cet homme est allé rejoindre les étoiles plus brillantes dans le firmament. Puisse-t-il inspirer d’autres chanteurs à reprendre le flambeau de la passion pour la plus belle langue au monde; la langue française.

Je partage avec vous cette chanson qui constitue sans aucun doute l’une de ses compositions fétiches. Une parmi tant d’autres….

Paix à son âme !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis ce que je suis

Je suis ce que je suis

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre fin de mois d’avril se passe bien pour vous tous. Ici, la météo canadienne annonce de la pluie pour les jours à venir. Qu’à cela ne tienne puisque l’essentiel est d’avoir le soleil dans le cœur et dans la tête. Par ailleurs, un peu de pluie fera le plus grand bien à la verdure qui a attend le bon moment pour reprendre vie. Une vie endormie pendant les longs mois d’hiver.

Cette période est pour votre humble serviteur un moment propice à la réflexion. Qu’aurais-je pu devenir n’eut été ce que je suis présentement ? Bon ! Il est vrai que l’approche de mon anniversaire à la fin du mois prochain est pour beaucoup dans ma réflexion. Cependant, revoir mon parcours de vie aide à mieux comprendre où je suis rendu à l’heure actuelle. Je le reconnais d’emblée que j’aurais pu faire mieux. Mais j’aurais pu faire pire ou même ne rien faire du tout. Or, ce qui n’est pas le cas.

En effet, j’ai opté pour un positivisme quasi à toute épreuve pendant que certains de mes congénères osèrent se plaindre de leurs situations physiques afin d’attirer la pitié de la population à leur endroit. Or, cela n’a jamais été mon cas. Bien au contraire ! Et savez-vous quoi ?! C’est l’un des messages que je désire véhiculer à chacune de mes séances de nudité artistique qui ont eu lieu jusqu’à maintenant.

Certes, plusieurs personnes ont manifesté leur admiration à mon égard. Toutefois, ce qui me touche le plus c’est lorsque l’on me dit que malgré les problèmes que j’ai eu à affronter, jamais je ne me suis laissé abattre. Être toujours prêt à relever les défis auxquels la vie nous confronte. Voilà ce à quoi j’aspire à chaque jour que Dieu m’offre de vivre.

Oui, j’aurais pu faire mieux. C’est un fait indéniable. Mais, j’ai fait avec ce que j’ai. Et, comme m’ont dit quelques membres du personnel du petit restaurant où je vais manger quotidiennement: « bien des gens avec tous leurs membres n’ont pas réaliser la moitié de ce que j’ai fait. » Croyez-moi que ce n’est pas fini puisque quelques projets à la fois fort intéressants et originaux sont en voie de se réaliser dans un proche avenir.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelques mots de mon ami Eri Kel

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Quelques mots de mon ami Eri Kel

Bonjour tout le monde,

Vous savez que j’ai la chance incroyable de discuter tant avec des modèles nus que des artistes, notamment des peintres, sur le domaine de la nudité artistique. Un domaine qui est vécu, vu, ressenti de manières fort différentes si on se retrouve devant ou derrière le chevalet. Un chevalet qui devient le support permettant à l’artiste d’y déposer sa toile laquelle donnera une vie nouvelle au modèle qui se prêtera au jeu.

C’est un fait. Ce que l’artiste voit et ce qu’il transposera sur sa toile est différent de ce qu’un autre fera de son côté. Qui plus est ! Son parcours de vie, tant artistique que personnel, aura une influence plus que considérable sur l’ensemble de ses œuvres. Nous sommes avant toutes choses le reflet de nos valeurs, de nos convictions et de nos principes moraux. Pourrions-nous assister à une séance de nudité artistique dans un pays à prédominance ultra-religieuse ? Permettez-moi d’en douter un peu.

J’ai demandé à mon ami Eri Kel de la France de faire une brève présentation de sa pensée sur l’ensemble de son parcours en tant qu’artiste. Ces quelques mots suffisent amplement pour décrire toute la passion qui l’anime. Une passion qui nous est commune.

29791590_10156437770273919_8229024736315703296_oVoici donc ce qu’il m’a écrit : « Pour ceux qui ne le savent pas encore, la représentation du corps humain me passionne depuis toujours. Ceux qui ne comprennent pas mon intérêt pour le sujet disent que c’est toujours pareil. A chacun sa capacité à regarder et à se laisser toujours surprendre. » Ce à quoi je lui réponds en ces termes : « Sois rassuré mon ami ! Regarder tes réalisations est une source incroyable de plaisir pour toutes les personnes qui savent s’abandonner à la diversité du corps humain et en particuliers à la noblesse de la nudité. »

Merci infiniment pour ce partage.

Merci à vous tous et à vous toutes pour votre assiduité à suivre mon blogue.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Réflexion dominicale du 28 août 2016

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Réflexion dominicale du 28 aout 2016

Bonjour mes amis et amies,

Comment allez-vous en cette fin du mois d’août 2016 ? Pour ma part, tout va très bien. Hé oui ! Je profite du soleil pendant qu’il est encore parmi nous tout en me promenant dans les nombreux parcs situés dans la belle ville de Québec. Quoi de mieux pour se ressourcer que la beauté offerte par Dame Nature? Avouons-le ! Rien de ce qu’ont fait les mains des hommes ne peuvent égaler la grandeur et la simplicité de la nature. Grandeur présente en chacun des êtres vivants qui composent la diversité de nos forêts et simplicité au sein même de la vie qui les anime.

12799116_10153455660108513_1686137347576414897_nIl y a là de grandes leçons que nous devrions tous retenir de l’enseignement que nous fait Dame Nature. Parmi celles-ci, j’en retiens trois. En premier lieu, accepter la vie comme elle est. Ce qui englobe les joies, les peines, les surprises belles et moins belles, nos expériences vécues au fil des jours, nos espérances et bien entendu nos déceptions et nos chagrins. Pourquoi ne pas accepter ce que la vie est tout simplement? Agir ainsi est faire preuve d’une certaine sérénité face à ce que nous vivons.

En deuxième lieu, il est impératif d’avoir l’humilité d’accepter que l’on soit un être humain avec ses forces, ses faiblesses, ses qualités et ses Simon Dupuis 2 (2)défauts si nous voulons ne pas sombrer dans la folie de la perfection à tout prix. Être humble peut parfois nous sauver la vie. Attention! Il n’est pas question de faire preuve d’abnégation de soi-même et de s’auto-flageller. Mais plutôt de trouver un juste équilibre entre nos idéaux et la réalité de tous les jours sans pour autant chercher à vouloir atteindre un certain sommet en retenant bien que jamais il ne sera atteint. Ce qui nous interdit pas de donner le meilleur de soi-même. Bien au contraire! Offrir à la vie le meilleur de ce que nous sommes, en retenant l’avoir fait avec nos possibilités du moment présent, permettra à toute personne de bonne volonté de pouvoir marcher la tête haute face au destin et de lui répondre que mieux vaut une vie imparfaite qu’une vie non vécue.

Simon Dupuis 2 (5)En dernier lieu, la faculté de voir devant soi avec sérénité et d’apprendre de nos erreurs du passé sans avoir de regrets inutiles mais plutôt une volonté de s’améliorer est un gage d’une réussite spirituelle. Comme l’athlète qui endurcit son corps contre la fatigue, le découragement et la tentation de tout abandonner afin de monter sur le podium de la victoire, chaque être humain se doit de se relever, de continuer d’avancer malgré les douleurs et les frustrations et, enfin, d’aiguiser à la fois son âme et son esprit dans l’optique grandir à chaque jour. Oui, les erreurs ont une certaine utilité. Et l’une d’entre, c’est de savoir reconnaître que nous sommes loin d’être des êtres divins.

Pourquoi un tel article au sein de mon blogue artistique? me diriez-vous, et ce avec raison. C’est que, voyez-vous?, on ne peut guère séparer le Simon Dupuis 2 (6)modèle nu de la réalité dans laquelle il vit. En effet, être modèle nu implique d’abord et avant tout être un modèle qui vit SA réalité, qui possède SA propre expérience de vie dans laquelle il en tire des leçons qui LE façonne, LE transforme et, à l’image d’un potier qui pétrie son moule pour lui donner la forme désirée, LUI donne un nouveau visage adapté au gré du temps qui passe et qui ne reviendra jamais. Autrement dit, travailler avec un modèle nu que ce soit pour le dessin, la peinture, la photographie ou encore la sculpture est plus qu’un travail proprement dit. Et pour cause puisque l’on travaille avec une personne semblable à chacun d’entre nous lequel a un parcours de vie qui lui est particulier.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Modèle nu et sexualité

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Modèle nu et sexualité

WP_20150307_003Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Cela maintenant plus de trois ans que je partage avec vous ma passion en tant que modèle nu au fil de mes publications sur mon blogue artistique. Une passion qui va en augmentant avec l’accroissement de mon expérience dans ce domaine qui, je le concède, ne convient peut-être pas à tout le monde. Il est vrai que nous avons, vous et moi, un parcours de vie qui nous appartient. De plus, chaque personne a aussi ses propres limites qui doivent être respectées. C’est bien qu’il en soit ainsi.

En ce qui concerne le respect des limites, il m’est un devoir de tenir compte des intérêts de chacun d’entre vous. Voilà pourquoi trois questions surgissent en mon esprit à chaque fois que je sois possédé par mon désir de rédiger un article sur mon blogue artistique. Vous comprenez bien que je fais référence à une véritable passion que j’éprouve tant à l’égard de l’écriture qu’à celui de la pose nue. L’écriture et la pose nue constituent, et c’est le moins que je puisse dire, mes atouts majeurs de communiquer d’âme à âmes. Mon âme et les vôtres peuvent même à la limite ne faire qu’un tellement le partage peut devenir profondément authentique. Il est ici important de retenir que l’authenticité est la pierre d’angle lors des séances de poses nues que je réalise avec les artistes que ce soit en privée ou bien en groupe. Je suis pleinement humain comme vous et il n’y a aucune raison d’en avoir honte.

De plus, je vous ai présenté de nombreux articles en espérant que le contenu vous plaise autant que la forme. Il est toujours plus agréable de recevoir un cadeau, aussi modeste soit-il, dans un emballage fait avec soin que de l’obtenir comme un vulgaire colis livré par la poste. N’est-ce pas?! Toutefois, je me suis posé cette question : Quels sont les sujets auxquels je n’ai pas encore rédigé d’articles et qui pourraient les intéresser? Voyant un vide momentanée à une telle question existentielle, j’ai donc décidé d’offrir certains choix à mes plus fidèles amis-es sur le réseau social qu’est Facebook[1].

Or, une de mes amies avec qui j’ai eu la chance d’obtenir son aide lors de la séance de nudité artistique quiWP_20141019_159 se déroula au centre d’art contemporain Le Belgo situé sur la rue Ste-Catherine à Montréal et pour qui j’ai aussi posé nu à l’occasion d’une séance privée me suggéra fortement de rédiger un article dont le thème serait « modèle nu et sexualité ». C’est donc avec une joie indescriptible que j’ai décidé de vous faire part de mon opinion sur un tel sujet. Veuillez tout de même garder à l’esprit que ledit sujet est ici développer sous un angle artistique et esthétique. L’art d’utiliser les bons mots, aux bons endroits et aux bons moments est faire preuve d’une maturité intellectuelle. Ne l’oublions jamais!

WP_20141019_013Certes, il est tout de même assez difficile de parler de sexualité de manière saine au sein d’une société que l’on qualifie avec raison d’hyper-sexualisée. C’est un fait indéniable que la sexualité, je devrais plutôt écrire une image abusive et faussée de celle-ci, est omniprésente dans presque toutes les sphères de l’activité humaine. Triste constat.[2] L’une des conséquences directes réside dans le malaise qui s’est installé au sein des rapports hommes-femmes au fil des années. Personnellement, je ne me suis jamais gêné de complimenter une femme pour sa beauté car je sais bien qu’elle possède bien d’autres qualités que son apparence physique. Cependant, il m’est arrivé en certaines occasions d’expliquer mon compliment afin de dissiper tout malentendu possible de part et d’autre. La prudence est l’une des vertus cardinales.

Revenons à nos moutons! Pour moi, il m’est impossible de séparer ma passion du domaine de la nudité artistique avec la sexualité. Les deux sont intimement reliés comme le seraient la douceur du miel et les abeilles. On ne peut pas imaginer l’un sans l’autre. Il en est ainsi de la nudité artistique et de la sexualité du modèle. Bien entendu, je me réfère à ma propre expérience personnelle vécue depuis maintenant plus de trois ans et même un peu plus si je ne me trompe pas. Renier sa sexualité en tant que modèle nu serait comparable à demander à un être humain de renier son humanité, ne fut-ce que pour un instant. C’est impossible puisque cela contreviendrait à sa propre nature. Le modèle nu est avant tout un être sexué qui vit et qui éprouve à la fois des sentiments et des pulsions comme n’importe qui. Pourquoi donc? Tout simplement parce qu’il est un être … humain et pleinement humain. Faire abstraction de cette réalité deviendrait au fil du temps de la pure névrose.

Oui, je suis un modèle nu qui vit avec un handicap physique apparent[3] mais je suis avant toute chose unWP_20141019_021 homme avec tout ce que cela implique de bien et de moins bien. J’ai toujours assumé ma sexualité sans pour cela en faire un créneau ou si vous préférez une règle de vie. Avouons-le! La sexualité est l’une des nombreuses composantes qui façonnent la personne, et ce au même titre que les rapports sociaux, les échanges et le développement d’intérêts divers. En d’autres termes, il est aussi dangereux de confiner l’être humain sous le seul plan de la sexualité que de l’en séparer.

Oui, je pose nu et je ne cache rien aux artistes avec qui je travaille. Tel un livre ouvert, je leur permets de découvrir ce que bien d’autres n’ont pas encore vu, apprivoisé ou extirpé du néant. L’art est la faculté de faire sortir de la réalité ce qui existe déjà. Je ne cache rien, ni ma force, ni ma faiblesse, ni mes craintes, mes peurs, mes attentes et encore moins ma masculinité. Cette dernière fait partie intégrante de ma personne au même titre de tout ce qui me compose. Pourquoi alors craindre ce qui peut arriver sans pour cela le provoquer? C’est de l’art que je fais et non pas de la pornographie.

WP_20141019_085Je vais tout de même vous dévoiler un secret. Pour votre information, votre humble serviteur est le seul modèle nu et handicapé qui a posé en tant que modèle érotique pour le site Maynhem et ce, avec la collaboration d’une équipe formidable dont j’ai eu la chance de travailler. Le respect, la recherche de l’excellence et un humanisme de la part des participants à mon endroit m’ont permis de vivre une expérience extraordinaire. Oui, je suis un modèle nu et érotique. Je l’assume totalement. Tant pis pour ceux et celles que cela dérange! Il va de soi que je ne vois pas l’utilité d’élaborer sur l’ensemble des poses réalisées cette journée-là et de tout le travail effectué tant par votre humble serviteur que par les participants de cette séance qui a eu lieu en janvier 2013. Il est toujours bon, voir de souhaitable de se garder une petite gêne afin de ne pas choquer les âmes sensibles. Merci de votre compréhension.

Une chose à retenir! Je ferai de nouveau et n’importe quand une telle séance tellement cela a été agréable. Je pense, entre autres, à la période qui se déroulaWP_20141019_024 dans la salle de bain. Croyez-moi sur parole! Les personnes présentent n’eurent aucun doute tant sur ma virilité que sur ma pleine acceptation de mon corps. Nous avons tous une seule vie à vivre, alors vivons-là au maximum sans pour cela nuire à son prochain. Telle est ma devise en tant qu’épicurien et fier de l’être.

Ma chère collègue et amie qu’est Sophie Déziel pour qui j’ai eu la chance de poser nu, m’a écrit quelques mots au sujet du risque d’être en érection pendant une séance de nudité artistique ; « … J’avoue lors de la séance en privée, cela m’était passé par la tête…mais si ça arrivait… on aurait tourné à la blague. Je le sais bien, mais il me semble opportun d’en parler. » Voilà bien ce que l’on doit de retenir de ce présent article : Savoir en rire tout en ayant la capacité d’en parler. Encore une fois, les facultés de rire et de parler constituent sans aucun doute ce qui nous différencie des animaux quoique là-encore, je n’en suis pas si sûr. Mais çà, c’est une toute autre histoire.

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 


[1] On peut bien rouspéter contre Facebook. Il n’en demeure pas moins un outil formidable à la fois pour renouer avec de vieilles amitiés et pour en créer d’autres, et ce sur tous les continents. Voilà pourquoi, je me promets de rendre une visite de courtoisie à mes amies qui vivent tant en Afrique, qu’au Maghreb et en sol Européen.

[2] N’ayez crainte! Je ne désire en aucune façon jouer les vierges offensées dans mes propos. Il faut tout de même reconnaitre qu’une telle image abusive se fait non seulement au détriment de la femme qui est perçue comme de la vulgaire marchandise mais aussi de l’homme qui est présenté comme une bête de sexe et sans aucune moralité. Le contraire peut aussi se rencontrer en certaines occasions.

[3] On me l’a assez dit souvent qu’il est bon à mon tour de vous le répéter. lol

Séance de nudité artistique à la galerie d’art contemporain Le Belgo de Montréal

 

Séance de nudité artistique à la galerie d’art contemporain Le Belgo de Montréal

Contraposto

Contraposto

Bien le bonjour tout le monde, 

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, j’ai l’impression de flotter sur un nuage tellement mon expérience vécue à Montréal a été extraordinaire. Ce fut un week-end que je vais me rappeler toute ma vie tellement la cordialité, le respect et l’authenticité ont été présents chez les artistes que j’ai eu la chance de rencontrer au cours de cette séance artistique. 

En effet, je suis allé dans la métropole du Québec afin de pouvoir réaliser un autre de mes nombreux projets qui me tiennent à cœur: Poser nu en tant que modèle pour un groupe d’artistes. À cela, il y a aussi la possibilité qui m’a été offerte de vivre en quelque sorte un retour sur  certaines pages de mon passé puisque Montréal est la ville où j’y ai vécu des événements propres à mon enfance et à mon adolescence. Vous vous doutez certainement que j’ai passé une bonne partie de ma vie dans cette ville afin d’y subir de nombreuses opérations chirurgicales mais aussi de porter les premières prothèses conçues pour les enfants dits « les victimes de la Thalidomide ». Néanmoins, c’est l’opportunité de retourner dans cette ville pour y présenter l’homme que je suis  aujourd’hui: pleinement heureux et fier d’être ce qu’il est devenu, était à ne pas laisser passer sous aucun prétexte. Oui, je peux être fier de mon parcours de vie et de mon corps ainsi que de ma nudité. Une nudité saine et équilibrée, bien entendu! 

L'homme

L’homme

Puisque j’adore mon corps plus que tout, j’ai décidé de le gâter en passant la nuit dans un hôtel quatre étoiles en plein centre-ville de Montréal et ce, à quelques minutes de la galerie d’art contemporain où j’allais vivre une expérience sensationnelle. Toutefois, mon séjour a été magnifique grâce notamment à la présence d’une dame avec un cœur en or: Sophie D. Cette charmante dame a été d’une aide précieuse pour le bon déroulement de la séance de nudité artistique. D’ailleurs , il est à noter que toutes les photos et la vidéo qui sont actuellement publiées dans cet article ont été rendues possibles grâce à son savoir-faire. Je lui voues un grand respect et je la remercie chaleureusement pour sa présence.

La séance de nudité artistique a eu lieu la galerie d’art contemporain Le Belgo située sur la rue Ste-Catherine de Montréal, plus précisément dans un local réservé pour la pratique de la danse. On pouvait y retrouver des chaises, un grand miroir lequel est utile pour dessiner le dos du modèle nu, une fenêtre immense où la lumière tamisée du soleil automnal inondait de ses caresses le corps nu de votre humble serviteur et, il va de soi, un lieu intime réservé pour le déshabillement. La pudeur est à la base même de la nudité artistique. Ne l’oublions pas!

Introspection

Introspection

Après avoir enlevé mes vêtements et mes prothèses, avec l’aide de Sophie D., et avoir enfilé ma robe de chambre, je me suis dirigé vers le lieu où j’allais offrir mon corps à ses yeux qui voulaient découvrir une humanité à la fois différente et semblable à la leur. Différente aux premiers coups d’œil mais semblable face à sa soif de vivre, d’aimer et d’être aimé.

J’ai profité de cet instant précis pour me présenter en faisant un bref survol de mon parcours de vie et pour expliquer les raisons qui m’ont amené à être modèle nu. À vrai dire, elles se résument en trois éléments précis: faire un bras d’honneur aux médecins qui voulaient me faire disparaître dans un hôpital pour enfants déficients intellectuels dès ma naissance, prouver que toutes politiques axées sur l’eugénisme  reposent sur une aberration sans limite puisque des capacités insoupçonnées résident en chaque être humain attendant le moment approprié pour éclore et, enfin, que je suis fier d’être ce que je suis et comme je suis. Vous avez sans doute deviné que j’ai glissé quelques mots sur la thalidomide tout en évitant d’élaborer sur le sujet. 

Une fois ma robe de chambre enlevée, le travail artistique débuta de manière fort agréable. Est-il utile de spécifier que votre humble serviteur a choisi toutes les poses qui ont été faites durant cette séance? Qui plus est! Chaque pose avait une thématique qui lui était propre et ce, en fonction de l’augmentation du nombre de minutes allouées. Les minutes passèrent progressivement de une à trois, puis à cinq, à dix et à quinze et, finalement, jusqu’à vingt minutes. Il est à noter que mon désir de me donner totalement aux personnes présentes dans cette salle m’a incité à ne pas bouger d’un poil, sans faire de jeu de mots, durant chacune des poses. Défi que j’ai réussi avec brio.

Regard de tendresse

Regard de tendresse

Voici quelques-unes des thématiques présentées: « le pénitent », « l’action de grâce », « aller vers l’autre », « la douleur », « la méditation zen », « le lecteur », « le repos de l’artiste », « l’introspection » et celle qui a été la plus appréciée par les gens présents en ce lieu; « regard de tendresse ». Bien entendu que d’autres thématiques ont été réalisées durant ladite séance. Il va sans dire que la pratique des arts martiaux pendant de nombreuses années m’a été fort profitable. Tout ceci a été fait sous un fond de musique classique.

Certains éléments sont venus me chercher pendant la séance de nudité artistique. Je pense en particulier à une remarque que me fit l’une des artistes accompagnée par sa fille elle-même artiste. Fait à noter! L’âge des personnes présentes pouvait varier entre vingt et quatre-vingt ans. Cette dame avait affirmé que ma démarche lui faisait penser à un danseur classique tellement mes mouvements étaient réalisés avec soin et précision. Une autre dame d’une grande beauté, je le reconnais, avait deviné que mes parents m’avaient entouré de beaucoup d’amour. Je ne pouvais que confirmer son affirmation. À tout cela, s’ajoute tout le respect manifesté dans les regards des participants.

Regard de tendresse

Regard de tendresse

Oui, je l’avoue! Les larmes sont venues près de couler tellement j’ai été ému durant cette séance. Ému par tout cet amour qui m’entourait, par ces regards qui aimaient chacune des parties de mon corps qui pouvaient toucher avec leurs âmes, par les blagues que l’on se faisait mutuellement. Enfin bref, la vie était présente tout au long de cette séance de nudité artistique. Et pourquoi en aurait-il été autrement? Rappelons-nous qu’être un modèle vivant (nu) est avant toute chose un … être vivant capable de partager sa joie de vivre et ses émotions aux participants pour lesquels il expose son corps dans sa vulnérabilité la plus totale; sa nudité.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. Les larmes retenues durant ladite séance coulèrent à flot lors de mon retour en bus vers Québec tellement les émotions vécues ont été intensément belles.

Une simple présentation!

Rolland St-Gelais

Rolland St-Gelais

Une simple présentation!

Introduction

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai décidé de rédiger une présentation sommaire de mon parcours de vie et de vous dévoiler quelques-uns de mes nombreux intérêts qui agrémentent mon quotidien. À vrai dire, je réponds à la suggestion d’une de mes amies qui désire en savoir plus sur votre humble serviteur. Bien entendu qu’il n’est pas question ici d’élaborer longuement sur le parcours de mon existence terrestre, mais bien plutôt de vous permettre de savoir qui je suis afin de mieux saisir toute la complexité de ma passion pour le domaine artistique dont notamment, mais pas uniquement, la nudité. Enfin bref, voici qui je suis en … quelques mots.

Qui suis-je ?

Je m’appelle RollandJr St-Gelais. Natif de la belle région de la Côte-Nord, plus précisément de Sept-Îles, fils cadet d’une famille de cinq enfants. Mes origines ancestrales sont à la fois normandes, aquitaines et écossaises. Bref, je suis un Québécois typique qui a grandi au sein d’une famille bien ordinaire, mais composé de gens extraordinaires.

Mon lieu de naissance a connu une grande période de prospérité au cours des années 1955 à 1970 et ce, surtout grâce à l’extraction du minerais de fer dans les mines du Grand Nord du Québec. On y retrouve en ce moment même un port de mer, des fonderies, une aluminerie, quelques industries de pèche et un centre touristique estival assez bien reconnu au plan tant national qu’international. En d’autres termes, cette ville pourrait être qualifiée de véritable petit Paradis terrestre n’eurent été les baisses de température pouvant aller jusqu’à -40 C et parfois même -45 C en hiver.

Ma famille est merveilleuse et je ne voudrais jamais l’échanger pour une autre car nous avons su nous serrer les coudes dans les moments d’adversité tout en savourant les temps les plus beaux que la vie nous offrait. Comme tout le monde, ma vie fut remplie de hauts et des bas.

Mais, au fait ! Quand ma vie débuta-t-il réellement ? Elle débuta vers le début du premier trimestre de grossesse de ma tendre mère qui ne se douta pas un seul instant du terrible drame qui allait influencer le cours de ma destinée. Et pour cause car je suis l’une des nombreuses victimes du terrible médicament tristement célèbre sous le vocable de la thalidomide qui fit des ravages dans presque tous les pays du bloc occidental et même en Afrique et dans certains pays d’Orient et d’Europe de l’Est. Je suis né le 24 mai 1962 vers les 20h00 à l’hôpital Ste-Anne de Sept-Îles. Il me manquait à la naissance la langue, les deux mains, l’avant-jambe gauche et une bonne proportion de mon pied droit sans oublier l’absence de mon menton. La thalidomide avait fait un véritable chef-d’œuvre. Ne croyez surtout pas que ma vie est triste et que je m’apitoie sur mon sort. Il en est rien. C’est ainsi que j’ai passé les quatre premières années de ma vie dans deux institutions à vocations fort différentes.

Dès ma naissance, le médecin de Sept-Îles avait refusé à ma mère de voir son rejeton en lui affirmant qu’il serait à jamais confiner dans un hôpital pour enfants arriérés mais, le plus terrifiant dans cette histoire, c’est qu’il recommanda à mon père de raconter à celle-ci que j’étais décédé peu de temps après ma naissance et de m’oublier. Mais, Dieu merci, il refusa d’obtempérer à leurs suggestions. Néanmoins, devant le peu de ressources disponibles à cette époque, ils durent se résoudre à me placer dans cette institution située dans la municipalité de Baie-St-Paul tout près de Québec. Ce fut un mal pour un bien! Les religieuses de l’endroit ont entrepris de me sauver la vie : Que d’heures elles passèrent à me nourrir aux compte-gouttes, à me bercer, à soigner les moindres plaies qui se formèrent sur mes bouts de bras etc. Ce sont elles qui décidèrent de me baptiser du même prénom qu’un de leurs pensionnaires de l’endroit qui fait cocasse portait le même prénom que mon père : Roland.

Chose étrange : Les médecins de Sept-Îles avaient volontairement omis de déclarer ma naissance aux autorités gouvernementales. Celles-ci avaient écrit aux médecins de l’hôpital de Baie-St-Paul afin de se renseigner à mon sujet. Heureusement, ils réussirent à régler mon cas évitant ainsi à mes parents de faire de la prison pour ne pas m’avoir rapporté au plan légal. Petite question : N’avait-il pas plutôt été les médecins de Sept-Îles à être accusés de négligence envers un enfant qui bien malgré lui dérangeait un peu trop ? On ne peut certes pas revenir dans le passé, ce qui ne m’empêche guère de me poser cette question bien légitime. Ce fut environ un an après ma naissance que ma défunte mère fut capable de me voir pour la toute première fois. Toutefois, elle fit un détour à la Basilique Ste-Anne-de-Beauprés afin de Lui demander la réalisation d’un de ces deux requêtes. Primo, de venir me chercher si je devais être confiné dans une institution pour retardés mentaux ou, secundo, de me donner la chance de mener une vie digne d’être vécue. Je Le remercie de m’avoir laissé le second choix. Bref, ma mère a finalement vu son poupon depuis le tout début de sa vie. Elle trouva que malgré les nombreuses carences physiques, il était tout de même joli avec ses beaux grands yeux et qu’il était doué une intelligence peu commune. Mais, faute d’argent, elle a été obligée de m’y laisser et elle alla rejoindre ses autres enfants et son conjoint sur la Côte-Nord.

Pourtant, Dieu veillait au grain avec la collaboration d’un ange bien spécial en la personne de sœur Annette Ferland. Cette dernière décida que les choses n’allèrent pas en rester là. Elle suggéra au docteur de cette institution de communiquer avec l’illustre Gustave Gingras de l’Institut de Réadaptation de Montréal et avec les responsables de l’hôpital Ste-Justine pour enfants afin de faire quelque chose pour votre humble serviteur, surtout à une époque si cruciale de sa vie. Après de multiples appels téléphoniques et un nombre impressionnants de courriers, je fus admis au sein de l’I.R.M. en 1964 et un peu plus tard à l’hôpital Ste-Justine. Les spécialistes entreprirent une adaptation et un travail médical de grande envergure : Port de prothèses, opérations visant à construire mon menton avec mes côtes flottantes et la liste pourrait se rallonger.

Une fois leur exploit médical et de réadaptation accomplie, les membres de ma famille ont pu faire la rencontre de leur frère cadet. Je fus aussitôt accepté parmi les miens et participa aux bons, mais aussi aux moins bons coups, comme tous les enfants de leurs âges. Je ne peux pas passer sous silence une famille qui nous avait épaulés à cette époque. En effet, la famille Bijould et la mienne avaient entretenu des liaisons amicales tout à fait formidable.

Une enfance bien particulière

Pour ce qui est de mon insertion scolaire ? Je dois avouer que ce fut en dents de scie. D’une part, on ne savait pas où me placer et d’autre part, mon physique dérangeait les…autres parents. J’ai donc débuté mon primaire dans une école pour enfants fous même si de l’avis des spécialistes mon intelligence était supérieure à la moyenne. Mais mes parents ont su à force de se battre, et se débattre, me sortir de cet asile d’aliénés. Ceci dit, on me refusa une fois encore ma venue dans une école du réseau normal parce que ma présence risquait de perturber des enfants en provenance de milieux huppés. Je me souviendrai toute ma vie de l’humiliation qu’éprouva ma mère et des larmes qu’elle versa à notre retour à la maison. Quoiqu’il en soit, et j’ignore comment, mon père a réussi à me faire admettre dans une école située dans un autre quartier que le mien. Veuillez noter que les enfants n’ont jamais manifesté de la méchanceté à mon endroit. Ce sont plutôt les parents qui agirent souvent en hypocrisie envers les miens. Mon cheminement scolaire se déroula après cette période d’adaptation fort bien. Malgré mes multiples opérations, mes ajustements à mes prothèses ainsi que l’entraînement à parler sans langue, coupez-vous la langue et vous verrez de quoi je parle, ma vie se déroula à merveille. Si ce n’est d’un événement malheureux qui eu lieu le 11 mai 1972. Je me réfère ici à l’assassinat de mon frère Hermann lors de la manifestation intersyndicale. Pour faire une histoire courte : il se trouva au mauvais endroit à un mauvais moment. Son assassin fut condamné pour environ quatre ans mais il n’en fit même pas un an complet. Il est à noter que cet individu blessa gravement 31 autres personnes dont ma sœur unique.

Le temps de l’université !

Après avoir complété avec succès mon primaire, mon secondaire qui est l’équivalent du lycée et mon collégial, me voilà aux portes de l’université Laval de Québec. J’y vécu tout près de onze belles années où j’y ai rencontré pour la première fois un grand amour avec une jolie jeune dame de Montréal. Par respect pour elle, je refuse d’en dire plus si ce n’est qu’elle aura toujours une place dans mon cœur et ce, malgré toutes ces années. Il m’est arrivé bien des aventures durant ma vie universitaires. Parmi celles-ci, il y a la visite du pape Jean-Paul II à Québec en 1984, les nombreux reportages dans la plupart des grands quotidiens du Québec et à différents postes de télévisions. J’étais une vraie petite vedette. Je fis la connaissance de bonnes personnes avec qui je garde des liens amicaux depuis ce temps.

Il y a aussi mon adhésion au sein de la Fédération de karaté Yoseikan du Québec qui a favorisé la création d’amitié avec des gens hyper amicaux. Par exemple, j’ai très souvent l’occasion de rencontrer les gens avec qui je m’entraînais et avec qui nous avions à quelques reprises sortis au restaurant. C’est aussi plaisant lorsqu’une jolie dame vous aborde dans l’autobus et vous dit qu’elle a de très beaux souvenirs de vous. Comme vous pouvez vous en apercevoir, ma vie a été fantastique. Pourtant, j’ai été dans l’obligation de retourner à Sept-Îles afin d’être aux côtés de ma tendre mère qui n’avait que pour quelques temps à vivre. Elle décéda des suites du cancer des poumons le 16 juin 1996 à l’âge vénérable de 68 ans.

Mon retour à Québec s’est effectué de façon spectaculaire : Nouvel appartement obtenu grâce à une femme merveilleuse de Québec. Ma désintoxication contre l’alcoolisme avec maintenant plus de seize ans de sobriété, reprise d’études universitaires mais cette fois en théologie sans oublier mes autres formations en histoire, science politique et en communication publique.

Quels sont mes intérêts ?

Mes intérêts sont, à vrai dire, des plus variés. Outre les arts martiaux dont le karaté que j’ai pratiqué pendant de nombreuses années, je suis un passionné du hockey. Il va sans dire les Remparts de Québec et les Canadiens de Montréal sont mes équipes favorites. Il y a aussi le domaine politique qui m’intéresse beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer en différentes occasions quelques-uns des premiers ministres canadiens et québécois.

Pour ce qui est du domaine artistique, je vous avouerais que je suis un véritable cinéphile. En effet, j’adore plus que tout le cinéma tant québécois qu’étranger. Pour moi, le septième art constitue la possibilité de comprendre l’autre, cet « autre » souvent tant décrié dans les médias de masse, avec nos yeux. Bien entendu qu’un œil critique est de mise afin d’éviter une quelconque forme de propagande. Les lectures enrichissantes occupent une place de choix au sein mon champ d’intérêt puisque c’est dans la lecture que se trouve l’unique liberté de l’esprit. N’avez-vous pas remarqué que les systèmes dictatoriaux tentent de restreindre la liberté en orientant la lecture offerte à leurs citoyens ?

Une autre de mes passions, celle-ci est apparue un peu tard au sein de ma pérégrination terrestre, est d’être un modèle nu pour toutes les personnes qui désirent travailler avec un homme ayant, disons-le franchement, un corps non conforme aux critères de perfection physique établis dans nos société. Or qui dit « passion », dit aussi « noblesse »! En effet, je suis sans cesse à la recherche de la noblesse en chacune de mes poses qu’elles soient ou pas nues. Oui, la noblesse est le fondement dans chacune de mes poses. « Et pourquoi donc ? » me direz-vous.

C’est que, voyez-vous ? il m’a aisé de constater que plusieurs personnes ont de la difficulté à assumer leurs imperfections physiques. J’entends par « imperfection » tout ce qui ne cadre pas selon les critères de beauté véhiculés dans la plupart des médias de masse. Voilà pourquoi j’ai donc décidé d’être modèle nu pour des écoles d’arts soucieuses de présenter d’autres facettes de l’être humain. Il est vrai que l’on peut y retrouver toutes sortes de gens dans le domaine du modèle vivant : des corpulents, des petits, des très grands, des fortes tailles, mais presque jamais des personnes vivant avec un handicap physique apparent. Ce qui est, je l’avoue, mon cas. Je me suis alors dis que le fait d’être modèle nu à l’occasion de séances de peintures, et même de photographies, pourrait certes aider les artistes-peintres en herbe ou bien les futurs photographes à découvrir une toute autre vision de la différence physique.

On doit reconnaître que cela prend une certaine dose de courage et, pourquoi pas ?, un brin de folie pour avoir mené mon projet à terme. Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’agir de la sorte de manière libre et sans contrainte ? Qui plus est ! Mon objectif est à deux volets : Primo, aider les artistes à voir cet « autre » à la fois si différent, mais aussi si semblable à eux. Secundo, y découvrir de nouvelles facettes de la beauté qui peuvent à priori passer inaperçues au premier coup regard. Ceci écrit, vous pouvez me traiter soit de « con » ou bien de « stupide » et même de « marginal ». J’accepte avec un immense plaisir ces qualificatifs puisque ce sont avec ces derniers que l’on affubla souvent des gens qui ont fait avancer la société, et ce, à grand pas de géants.

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec mes idées. Néanmoins, devant la montée subtile de l’eugénisme dans nos sociétés actuelles, les meilleurs alliés qui peuvent combattre cette calamité sont, et le seront toujours, les … artistes. En effet, ce sont eux qui constituent le fer-de-lance contre toutes les politiques susceptibles de prôner l’élimination des plus faibles, des non-conformes et des « parias » au sein de la société.

Conclusion

Je reconnais d’emblée que ma présentation est possiblement longue, entre autre sur le parcours de mon existence terrestre, pour un texte de dédié à un article d’un blogue artistique. Cependant, je me devais de le rédiger ainsi afin de vous aider à mieux comprendre le fondement de ma passion pour l’ensemble des domaines artistiques dont notamment la nudité. Soyez rassurés-es ! La composition de poèmes est aussi l’une de mes très nombreuses ferveurs artistiques. Que puis-je dire de mes blogues sinon qu’ils touchent des sujets des plus divers allant du monde des arts à celui de mes opinions personnelles en passant par un érotisme où la beauté est, et sera toujours, de mise ?

En terminant cette présentation spéciale, je tiens à remercier mes parents d’avoir refusé les dires du médecin lorsque ce dernier leur a dit : « Votre fils n’a pas de main, pas de jambe, pas de langue. Il n’est qu’un infirme condamné à végéter dans un centre pour enfants arriérés d’où il en sortira jamais. Il ne me marchera, ni n’écrira ni ne pourra jamais communiquer avec qui que ce soit dans le monde. » Le moins que l’on puisse dire : C’est qu’il s’est trompé sur toute la ligne. N’est-ce pas ?!

Cordialement vôtre

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada