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Je me suis couché

 

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Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt 17 octobre à l’U.Q.A.C.

Je me suis couché

 

Dans la vierge forêt,
J’ai fui ce monde si laid,
En y cherchant la beauté innocente,
Des contes de fées qui en mon esprit me hantent.

 

Dans la fraîcheur du petit matin,
J’y suis allé avec un coeur léger et serein,
Ne craignant guère ce que j’allais y trouver,
Écoutant les oiseaux chanter et regardant les lièvres balader.

 

Que l’air frais me faisait du bien,
Faisant surgir en moi un drôle de refrain,
« Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas »
Voilà pourquoi j’ai continué mon chemin tranquillement par-ci et par-là.

 

Prenant plaisir de sentir les arômes des bois,
Jusqu’à une rivière où eau claire et limpide y coula,
Une soif apparut en moi, je me penchai et quelques gouttes je buvais.
Quel bonheur sublime et indescriptible en mon âme soudainement émergeait.

 

Clairière entre quelques fleurs et arbres de moi inconnus,
Lentement devant moi comme par magie à mes yeux apparue,
Me rappelant les récits de druides et de sorcellerie celte une idée naquit,
Exposer mon corps frêle aux déesses des lieux en espérant qu’il soit à jamais béni.

 

Retirant mes vêtements morceau par morceau,
Lentement et avec grâce sous le soleil de plus en plus chaud,
Désirant savourer chaque seconde de ce rituel magique improvisé,
En prononçant des formules sorties tout droit d’une kabbale imaginée.

 

Formules d’un grimoire de magie blanche,
Formules entendues par les mystiques avalanches,
Avalanches mystérieuses apportant gens courageux mais imprudents,
Vers des lieux qu’aucun mortel en ce monde a eu la chance de voir de son vivant.

 

Voulant regarder autour moi la beauté qui s’y trouvait,
Je n’ai point bougé afin d’admirer les êtres qui y vivaient,
De ces animaux sauvages aux cœurs d’or et tellement naturels,
Comme je jalousais avec douceur Dame nature d’être à la fois noble et belle.

 

Sentant venir en moi un étrange assoupissement,
Alors nu sur le sol boisé je me suis étendu calmement,
Prenant la position que j’ai connue alors que je voguais dans le néant,
Je me suis couché sans arrière-pensées pour ne jamais me réveiller assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Avant que viennent les rayons du matin

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Avec la permission spéciale de Alice F.

Avant que viennent les rayons du matin

 

Maintenant, que la nuit est tombée.

Et que tu te sens si fatiguée, si épuisée.

Ce qui n’enlève rien à ta beauté et à ta sensibilité,

Car ton âme a su absorber de ce monde sa méchanceté.

 

Ce que tu es superbe en ce moment,

Quand je te vois t’approcher de moi doucement,

Et moi je ne dis point un mot pour calmer tes douleurs,

Car c’est dans le silence que se trouve remède de grande valeur.

 

Avec des pas de velours tu glisses sur le plancher,

Et de la douceur de mes lèvres, tu veux ta soif étancher.

Je ne sais que dire en vivant avec toi ce rêve éveillé,

De grande crainte de subitement me réveiller.

 

Oui, si tu le veux vraiment, je serai à toi.

Oui, si tu le désires, avec toi tu seras en moi.

De corps et d’esprit libres nous serons enfin unis,

Et j’extirperai de toi tout ce qui te fait souffrir et te détruit.

 

Je ne veux qu’une chose: te tendre ma main.

Celle de mon coeur car celles de mon corps sont disparues,

À tout jamais dans le néant bien avant en ce monde ma venue,

Prends-la, je t’en supplies. Avant que viennent les rayons du matin.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada