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Concentration

Concentration
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Concentration

 

Seul, oui, seul, ce que je me sens si seul.

Car j’ai passé la soirée à t’attendre sur le seuil.

En espérant te voir apparaitre avec le sourire,

Qui m’aurait rappelé tous mes lointains souvenirs.

 

Ces souvenirs où nous jouions ces quelques morceaux,

Sur mon piano aux dents si blanches et si noirs mais si beau.

Que pourrais-je faire pour te retrouver en ce monde courant à sa perte

Qui préfère l’argent au lieu de l’amour, aux usines au lieu des contrés vertes.

 

Chaque note que je touche en cet instant exprime mon désarroi,

Face à ces dirigeants qui nous mentent avec si mauvaise foi,

Je croyais qu’un jour tu me reviendrais assise à côté de moi,

En fredonnant un air pour me faire oublier où le monde va.

 

Puisse le vent de ce nouvel automne transporter ces airs de piano,

Peu importe où que tu sois, sur le bord de la mer ou en montagnes là-haut.

Que les étoiles entendent cette mélodie de Beethoven que pour toi avec joie je joue,

Car c’est par ce moyen, trouvé au fond de mon cœur, qui peut-être m’évitera de devenir fou.

 

Assis alors devant ce piano que m’avait offert mon regretté père,

Je me suis installé dans un geste rappelant un moine avant sa prière,

Mains jointes quelques instants puis ayant pris avec fureur leurs ultimes positions,

En les laissant libres de leurs destinés car pour cette fois j’en ai perdu ma concentration.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que des terres volées et des âmes brisées !

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Superbe dessin réalisé par Michel Landry artiste

 

Que des terres volées et des âmes brisées !

 

Assise au pied de cet arbre,

Tenant avec fermeté en ma main meurtrie,

Le bâton que le sorcier de mon village m’offrit,

À moi fille unique du chef  du clan des dents de marbre.

 

Pour témoigner de la présence de l’homme blanc,

Peu importe le pays où il vivait jadis sur le lointain continent,

Homme avide de richesses mais si pauvre de cœur,

Qu’il ne sut que semer sur son chemin que crainte et terreur.

 

Depuis ce temps où il mit le pied sur notre plage,

Guerriers furent avertis par nos grands sages,

Que sa seule volonté fut de nous exploiter, de nous détruire.

Détruire nos forêts afin de nous enfermer en des lieux et de leur appartenir.

 

Terres d’Amérique des aurores boréales,

Où rivières d’eau pure furent empoisonnées,

Par les usines de gens enrichis par les animaux assassinés,

Et de nos fiertés effacées par leurs gouvernants non sans mal.

 

De tout le mal inscrit dans les âmes et dans la chair,

Mais étouffé dans les draps où furent abusés mes frères,

Par des hommes portant croix d’argent et en robes noires,

Qui en chaque jour de leur Dieu élevèrent le ciboire.

 

Maintenant que tout est accompli et à jamais fini,

Que vous nous avez tout dérobé et tout pris,

Êtes-vous fiers de ce que vous avez réalisé ?

Que des terres volées et des âmes brisées !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ma France

Ma France

de Jean Ferrat ( un petit clin d’oeil à mes amis-es de la France)

 

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France