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Ce sein

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Par Sarah Saudek

Ce sein

 

 

Mon si tendre enfant, 

Ce que j’ai pensé à toi en dormant 

Ce que je te désirais chaque nuit en rêvant, 

Avec ton adorable père que j’aimais tant.

 

 

Il est maintenant porté disparu au front, 

Un jour, de nouveau nous nous retrouverons. 

Le jour où à jamais les canons se seront tus, 

Comme jadis ton père et moi nous étions souvent nus.

 

 

Dans une modeste maison, 

Où de bon cœur sans cesse nous rions. 

Entendant au loin le chant mirifique des oiseaux, 

À cette époque où tout était calme où tout était beau.

 

 

Nous ne connaissions pas la richesse vue par les hommes, 

Qui calculent leur bonheur par l’accumulation de sommes. 

Mais de notre liberté de quelques sous et de notre amour, 

Cela suffisait pour combler nos besoins de tous les jours.

 

 

Ce que j’étais bien dans ses bras, 

Jusqu’à ce jour fatidique où on le força, 

À servir le drapeau et apprendre à marcher aux pas. 

Quelle triste constatation que seul l’humble au front ira.

 

 

Maintenant que je suis avec toi dans cet immeuble, 

Dans ce logis avec pour tout quelques meubles, 

J’ai pour consolation de te tenir dans mes mains, 

Alors, je te donne avec grand amour mon sein.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Que l’on ne peut voir …

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Séance de nudité artistique réalisée à Montréal le 15 septembre 2018

Que l’on ne peut voir …

 

Vraiment difficile à dire,

Qu’il y ait un quelconque plaisir,

À lire dans les nombreux journaux,

Toutes ces horreurs rapportées en des mots.

 

À quoi bon se mentir ?

Que de voir tant de gens souffrir,

Nous ne fait plus verser de larmes,

Tellement insensibles sont rendues nos âmes.

 

Et pourtant, il y a au fond de mon être.

Ce petit quelque chose qui fait mal paraître.

Toutes ces violences gratuites et futiles,

Envers nobles dames et jolies filles.

 

Pourquoi le monde est si cruel ?

Alors que je voudrais tant qu’il soit beau.

Comme à l’aube du printemps où chantent les oiseaux.

Voilà le paradigme si temporel mais aussi éternel.

 

Que reste-t-il de la bonne volonté ?

Que reste-t-il de la beauté d’être aimé ?

Que reste-t-il des nobles valeurs d’autrefois ?

Dans cette époque où règnent gens de peu de foi ?

 

Devant le mal présent,

Afin de supporter ce mal accablant,

On décide alors par manque de courage,

De retenir en nous nos désespoirs et notre rage.

 

On subit tant de souffrance,

On ne fait que poursuivre notre errance,

On se couche aussitôt arrivés les signes du soir,

Quand face à nos douleurs que l’on ne peut voir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Perdu dans la forêt

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Photo par Mélanie Dufresne Modèle : RollandJr St-Gelais

Perdu dans la forêt

 

Où suis-je en cet instant ? 

Qui suis-je en ce moment ? 

D’où viens-je ? Voilà ma question! 

Où vais-je ? Voilà que j’en perds la raison.

 

Où est passée celle que l’on appelle civilisation ? 

Peuplée de gens semblables à des moutons ! 

Qui suivent les langues aux belles paroles, 

Qui se coiffent de belles auréoles.

 

Je regarde autour de moi, 

Et je ne t’y vois pas. 

Où es-tu mon amour, ma chérie ? 

Sans toi ma vie est simplement finie.

 

Assis dans l’herbe fraîche en écoutant, 

Les mélodies des oiseaux chantant, 

Me rappelant la musique de ma jeunesse, 

Qui donne un peu de réconfort à ma vieillesse.

 

Je me sens tellement seul sans toi, 

Car nul royaume ne peut exister dans le cœur d’un roi, 

Un roi qui n’a point de reine pour l’appuyer dans ses décisions, 

Une reine qui lui fera vivre d’inavouables sensations.

 

Je suis égaré dans cette forêt étrangère, 

Qui sait ? Est-elle remplie de farfadets et de sorcières ?

En me réchauffant par les chauds rayons du soleil, 

Je revois la grâce de ta beauté qui à chaque fois m’émerveille.

 

Je suis perdu dans ce labyrinthe d’arbres géants, 

Où le ciel est atteint par la cime de ces légendes d’antan.

Mais l’essentiel est d’avoir conservé, 

Une mèche de tes cheveux si parfumés.

 

Me souvenant la raison d’être de ma destinée, 

Qui est sans cesse de toujours et à jamais t’aimer, 

De mon amour pour toi, voilà pourquoi je vivrai, 

Car sans ta présence à mes côtés, je mourrai.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur le canapé

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Superbe dessin par Gérard Teillot

Sur le canapé

 

En cette si chaude journée

En ce dimanche si ensoleillé

Pendant ce temps de repos mérité

J’ai décidé de vous offrir ma nudité

 

Serait-ce en position couchée?

Comme vos toiles avec le papier lustré?

Serait-ce plutôt en position debout?

Ou bien encore en position à genoux?

 

Non, j’ai décidé d’être assise telle une reine.

Maîtresse de ce jeu en cet illustre arène,

Et d’user de mon pouvoir d’enchanteresse,

Quel le ferait avec prudence une déesse.

 

Assise sans dire un mot,

Dans le silence loin de ces maux,

Mot de trop! Mot inconnu! Mot de pinceaux!

Faits de plumes de magnifiques oiseaux.

 

Je suis dénudée,

Avec un plaisir si épuré,

De toute méchanceté et vanité,

Me voilà ainsi sur cet humble canapé.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir rendre grâce

 

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Votre humble serviteur à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec dimanche le 22 avril 2018

Savoir rendre grâce

 » Parce que être modèle vivant, c’est vivre et vivre c’est aussi être capable de rendre grâce pour cette vie. « 

de RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que se passe bien pour vous. De mon côté, la vie est magnifique avec la venue de la chaleur, le soleil qui commence enfin à nous sourire et les gazouillis des oiseaux. Que ça fait du bien au moral. Qu’on se sent vivre et même revivre après les longs mois de l’hiver canadien.

Personnellement, je n’ose pas trop me plaindre. Bien au contraire. J’ai la chance d’être né dans un pays où il fait bon vivre, d’avoir pu obtenir le maximum d’éducation au sein d’institutions d’enseignement réputées pour leur excellence au Québec et d’avoir plus que le nécessaire pour vivre de manière confortable. À cela s’ajoute une santé de fer et des activités diverses rendant ainsi mes journées fort occupées.

Oui, je rends grâce à Dieu pour la vie qu’il m’a donné et tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à maintenant. Je dois reconnaître que certains événements ont été loin d’être agréables, voire pénibles dans certains cas, à vivre particulièrement durant mon enfance. Je pense notamment à mes multiples opérations qui visaient à corriger certaines malformations causées par la thalidomide mais aussi à l’assassinat de l’un de mes frères en 1972. Cela fera bientôt 46 ans qu’un tel événement a eu lieu. Un événement qui marqua à jamais l’histoire de ma famille et celle de la ville de Sept-Îles. (1)

Mais qu’à cela ne tienne, ma vie est magnifique et je ne l’échangerai jamais avec qui que ce soit. En effet, je me réalise pleinement dans ce que je fais. Qui plus est ! Lorsque je vais dans un centre spécialisé pour la fabrication et la réparation des prothèses et orthèses pour les personnes handicapées, je m’aperçois que mes « bobos » sont très petits comparativement à ce que certains pensionnaires de dudit centre peuvent vivre. Et pourtant, ces derniers remercient la vie, ou si vous préférez Dieu dans le cas où vous êtes croyants, pour le simple fait d’être encore en vie.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) J’ose en glisser quelques mots car certaines publications se rapportant à cet événement sont mentionnées dans un groupe amical des gens de Sept-Îles sur le réseau social Facebook. Vous devez certainement vous imaginer que je ne rate jamais l’occasion d’y mettre mon grain de sel lorsque je juge cela nécessaire.

Ce pays

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Ce pays

 

Ce pays, c’est le nôtre !

Celui bâti par nos ancêtres,

Sur des terres d’érables et de hêtres,

Pays de nos précurseurs et de leurs hôtes.

 

Ce pays où règne un long hiver !

En des lieux arides tels de véritables calvaires,

Ils affrontèrent leurs destinées avec foi et détermination,

Levant les bras pour défricher sols ingrats avec résignation.

 

Ce pays où chaleur du printemps !

Ravive les cœurs esseulés en un rien de temps,

De par l’amour de gens vaillants et aux cœurs aguerris,

Fut construit avec un tel courage et un attachement tout aussi épris.

 

Ce pays où coulent rivières et ruisseaux !

En nos étés parfois si courts mais tellement beaux,

De ce peuple que l’on a souvent voulu reléguer au néant,

Et qui a, au gré des quatre saisons, lutté ardemment contre des géants.

 

Ce pays où l’automne agrémente denses forêts !

De part vives couleurs que mirent espiègles farfadets,

De ces forêts peuplées de tant de chants magnifiques,

Interprétés par des oiseaux aux teintes tellement mirifiques.

 

Ce pays où chaque ancêtre y trouva sa source.

Afin d’en faire pour ses descendants leur souche,

Et dans nos veines coule un sang d’une vraie noblesse,

Qui a pour divine origine la douce France avec ses richesses.

 

Ce pays fait toute notre fierté,

Les gens ont pour y survivre sans cesse lutté.

Apprivoiser contrées sauvages et mers déchainées

Ce pays, je l’aime plus que tout car c’est là où je suis né.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Petits oiseaux

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Petits oiseaux

 

Petits oiseaux par ce temps si beau,

Vous qui volez parfois si haut,

Dites-moi tout simplement,

Qui suis-je vraiment ?

 

Ne suis-je qu’une âme vagabonde ?

Qui parcourt cette terre moribonde,

À la recherche d’une raison d’être,

Et non plus d’essayer de paraître.

 

Sillonnant milliers de routes et divers paysages,

À la recherche d’un grand et pieux sage,

De l’Inde ou en terres d’Amérique,

Où pullulent érudites répliques.

 

Point trouvé une seule réponse à mes questions,

Me noyant dans l’océan de mes émotions,

Bravant ces divinités et ces démons,

Pour trouver une possible guérison.

 

Charmants petits oiseaux de passage,

Et dont j’ignore, quelle honte!, même votre âge,

Fredonner, je vous en prie, un air heureux pour moi,

Donnez-moi une chanson à mes lèvres qui donne un peu de joie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada