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Un hommage bien mérité

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Dessin réalisé par une étudiante du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Un hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mesIMG_20190405_163647 préparatifs en prévision de mon séjour qui aura lieu ces mardi et mercredi à Chicoutimi vont bon train. En effet, ma réservation de ma chambre d’hôtel, l’achat de mes billets de bus aller-retour et les modalités de transport pour la séance prévue à cette occasion sont déjà effectués. Comme ma défunte-mère me disait : Une préparation adéquate éloigne de nous bien des mauvaises surprises. C’est peut-être l’une des rares maximes que j’ai pris soin de suivre à la lettre.

Faire face à de mauvaises surprises est loin d’être agréable pour le commun des mortels. Toutefois, il existe également des événements qui, ma foi, sont à l’origine de surprises tout à fait réjouissantes au cours de notre existence ici-bas. Des surprises que nous offrent des gens que nous avons rencontrés de manière fortuite et qui nous laisseront de très beaux souvenirs pour de nombreuses années. Et, entre vous et moi, il est inutile de chercher très loin. Souvent, c’est lors d’imprévus que nous découvrons toute la grâce qui anime les gens placés sur notre chemin.

IMG_20190405_164916_006Pour ma part, je reconnais avec plaisir que mon expérience de modèle vivant (nu intégral) vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville a apporté son lot de belles surprises. Certes, je revois en pensées les quelques étudiants qui fréquentent cet établissement et avec qui j’ai eu la chance de discuter de tout et de rien. D’ailleurs, un de ces étudiants m’avaient demandé avec politesse si ma situation physique aurait pu avoir été causée par la thalidomide. Une question qui m’avait, pour un bref instant, fait sursauter. Il va de soi que je lui ai répondu par l’affirmative tout en mangeant une pointe de pizza et sirotant une boisson gazeuse à la cafétéria sur l’heure du repas de midi, en attendant la seconde séance de nudité artiste.

Bref, après mûres réflexions, je désire par la présenteIMG_20190405_163607_408 rendre hommage aux étudiantes qui m’ont permis de vivre une des plus belles journées en tant que modèle vivant. Leur générosité, leur amabilité et leur ouverture d’esprit ont été à l’origine du succès que nous avons vécu ensemble à cette occasion. Je parle bien de leur générosité car plusieurs de ces étudiantes ont donné le meilleur d’elles-mêmes afin de dessiner sur leur toile avec un soin méticuleux ce que leur humble serviteur leur proposait comme poses. Des poses choisies en fonction de leurs âges et de leur niveau de scolarité afin de leur être un outil d’apprentissage le plus utile qui soit.

À cela vient leur amabilité à mon endroit. Une qualité que j’ai longuement appréciée tout au long de la journée en classe. Fait amusant à noter ! La professeure nous avait ramener à l’ordre une élève et moi-même car nous étions distraits dans notre conversation. Une élève qui m’avait particulièrement ému tellement son aisance à s’ouvrir à moi était à la fois sincère et désintéressée. D’ailleurs, elle est parmi les étudiantes qui avaient réussi à donner un semblant de vie à leurs dessins. Chose tout à fait remarquable chez des artistes en herbe.

56356585_10156413336412523_3151060339336937472_nPour ce qui est de leur ouverture d’esprit, encore-là j’ai été ébahi par leur attitude. À vrai dire, je prévoyais répondre à quelques questions en lien avec ma situation physique ou encore dans les raisons incitatives qui m’amenèrent à poser nu pour des écoles d’art, des ateliers ou bien des artistes professionnels ou amateurs. Mais, au lieu de cela, elles ont accepté ce que je suis de corps et d’esprit. Fait amusant ! Une des étudiantes m’avait offert son aide pour que je puisse remettre ma prothèse une fois que la séance d’après-midi soit terminée.

Je pourrais rajouter d’autres exemples qui prouvent hors de tout doute que la jeunesse est belle, bonne, généreuse et sans cesse prête à offrir le meilleur d’elle-même. Mais, je crois bien, comme l’affirme le dicton qu’une image vaut mille mots, que les dessins que j’ai choisis pour agrémenter le présent article en constituent des preuves indéniables. Des dessins faits avec amour, passion et grand souci du détail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

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Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_081753Je profite de cette journée pour partager avec vous quelques mots de mon expérience de modèle vivant, nu intégral, vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville jeudi le 4 avril 2019. Une expérience qui m’a permis de renouer avec l’une de mes passions, en y incluant la poésie, la photographie et le cinéma, qui rendent ma vie agréable. Qui plus est ! Ce que j’y ai vécu m’a fait reprendre conscience jusqu’à tel point notre jeunesse est belle, formidable et ne demande qu’à se développer au maximum de son potentiel.

Comme à mon habitude, j’arrive toujours la veille dans la ville où doit avoir lieu la séance de modèle nu. Trois facteurs incitatifs me dictent d’agir de cette façon. En premier lieu, prendre le pouls de la ville où je vivrai quelques temps. Que s’en dégage-t-il ? Quelles en sont mes impressions ? Que puis-je bien y trouver d’inspirant dans la réalisation de mes poses futures ? Ce sont là des questions d’importance aléatoire puisque tout peut basculer en un clin d’œil.

En second lieu, réaliser une petite visite surprise dans l’établissementIMG_20190404_145741_468 même où aura lieu la journée de ladite séance. Ceci est pour un double objectif ; savoir à qui j’aurais à faire lors de la séance et me donner une petite idée de ce qu’il serait le plus utile pour rendre l’expérience réellement profitable entre d’une part, votre humble serviteur et d’autre part, le public concerné. Le choix de mes poses doit toujours tenir-compte de l’âge et du niveau artistique des personnes présentes ainsi que des attentes de mon hôte pour cette occasion. Est-il utile de vous rappeler que de s’imprimer des lieux favorise une approche globale de ce que je peux offrir ? Ceci constitue sans aucun doute une aide indéniable dans la visualisation pour la séance prévue pour le lendemain.

IMG_20190405_005219_907En dernier lieu, je vous dirai de me permettre de prendre le temps de prendre mon temps. En effet, un modèle vivant est avant toute chose un être vivant. Faire la rencontre avec des gens de l’endroit, savourer des plats préparés dans un bon restaurant, avoir la chance de tomber en amour pour un court instant avec une jolie dame et se promener au grand air ainsi que de dormir dans un bon lit douillet font parti de mon rituel de préparation. Vivre, ce n’est point exister. Vivre, s’est s’imprégner de la dynamique tant de l’espace que celle du temps. C’est-à-dire tout simplement s’approprier tout ce qui entoure son être. Ce qui est diamétralement opposé au fait d’exister puisque cet être ne fait que subir ce qui l’entoure.

Une fois que toutes ces étapes de la reconnaissance des lieux ont été effectuées et après avoir passé une bonne nuit dans le confort d’un lit douillet, suivi d’un copieux petit-déjeuner, je me dirige à l’établissement où aura lieu la journée des séances de nudité artistique. Là encore, rien n’est laissé au hasard. Une rencontre avec la professeure est nécessaire afin de finaliser notre entente sans oublier d’apposer nos signatures sur le contrat rendant celui-ci officiellement légal.

Ici, ce qui m’a ravi c’est la chance d’avoir pu me présenter aux étudiantes de chacun des deux groupes avec lesquels je travaillerai. Bien qu’elle ait été sommaire, ladite présentation m’a permis d’émettre deux énoncés à la fois clairs et précis. Primo, que ma nudité en ces lieux devait être perçue sur un angle strictement académique. Autrement dit, j’étais leur instrument pour un moment précis dans le cadre de leur formation collégiale. Et, secundo, de ne jamais se sentir gênée de me faire part de leur opinion avenant le cas où une pose pourrait susciter un malaise quelconque au cours de ma prestation. En résumé, j’étais là dans un strict souci d’aide.

Une fois que la glace fut brisée et que la professeure ait donné sesIMG_20190404_134757 directives, les poses nues purent débuter allant des plus ordinaires jusqu’aux plus recherchées. Il va de soi que les premières étaient davantage appropriées pour la réalisation de croquis, très utiles pour réchauffer leurs mains ankylosées par des heures d’inactivité, alors que les secondes étaient plutôt réservées une fois qu’elles furent sorties de leur torpeur. Ici, bien faire les choses, c’est avant tout d’y aller de manière progressive. Il est à noter que j’adopte une telle procédure à chacune des séances où ma présence est requise. Pour ce qui est de la période de repos, j’en profite pour vaquer à diverses occupations. Ceci peut être de discuter avec certaines des étudiantes présentes en ces lieux, en faisant attention de ne jamais m’imposer, de prendre connaissance du niveau de satisfaction de la professeure et, le cas échant, d’apporter certaines corrections aux choix de mes poses et, enfin, tout simplement m’isoler dans ma loge le temps de me reposer jusqu’à la reprise du cours.

Quelques éléments importants doivent être mentionnés dans ceIMG_20190404_144545 présente article. Tout d’abord, que le respect du droit à l’image des étudiantes a été au cœur même de chacune des photos prises tout au long des deux séances de nudité artistique. C’est pourquoi vous ne verrez jamais les étudiantes faces à la caméra, et ce dans un souci de conserver l’entièreté de leur anonymat. Ensuite, les photos ont été prises à la demande de votre humble serviteur afin de rendre mon blogue artistique le plus diversifié possible. Enfin, rien n’a été fait sans l’accord explicite des parties concernées, c’est-à-dire la professeure, ses étudiantes et votre humble serviteur. Ceci démontre sans aucun doute tout le professionnalisme que je mets dans la réalisation de ce blogue pour votre plaisir et le mien.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un peu gênée

Un peu gênée
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

Un peu gênée

 

Bon ! Maintenant que la glace est cassée.
Aimeriez-vous que je me présente un peu à vous ?
Cela ferait en sorte d’être plus confortable entre nous,
Allons ! J’ai tellement de choses à vous dire, à vous raconter.

 

Je suis née dans un village des Ardennes,
Baptisée dans une chapelle où l’on me prénomma Hélène,
Prénom que porta jadis ma grand-mère que je n’avais pas connue,
Mais, à ce que l’on m’a dit, elle était très jolie et toute menue.

 

Éduquée dans une famille traditionnelle et catholique,
J’ai fait première communion, confirmation et bien des confessions,
De mes péchés que j’inventais au gré du temps comme de raison,
À bien y penser, et sans regrets, il n’y a là rien qui soit atypique.

 

Ma mère me parla rarement de mon père,
Qui s’enrôla dans l’armée puis mourut à la guerre,
De cette drôle de guerre que j’ai apprise dans les livres d’histoire,
Que je lisais assidument, presque religieusement, jusque tard le soir.

 

Puis vint le jour de faire mon choix de carrière,
Que devrais-je faire pour travailler et éviter la misère ?
Aimant plus que tous les arts sous leurs formes bien diverses,
J’en fis part à ma mère qui me répondit par une tendre caresse.

 

Elle me confia qu’elle se doutait bien quel était mon rêve,
Que mon rêve avait déjà été le sien durant sa jeunesse si triste,
Car l’indigence et la pauvreté étaient le lot de bien des artistes,
Sans oublier celles qui leurs servir de modèles en jouant la belle Ève.

 

Elle rassembla toutes ses économies,
Afin de pouvoir, me dit-elle, réaliser ma vie.
C’est alors que je suis arrivé dans ce quartier de Paris,
Où j’habite dans une chambre située pas très loin d’ici.

 

Voyant une annonce dans une revue,
Où il était inscrit que l’on recherche modèle nu,
Cela me tenta d’essayer afin d’être en cette ville un peu connue,
Quand je pense à prude adolescence, qui l’aurait finalement cru ?

 

C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas,
Que ma crainte de la nudité a fini par sonner le glas,
Je me souviens très bien de cette fin de journée ennuagée
Car devant ce groupe d’élèves, je l’avoue, j’étais un peu gênée.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

Bébé, tu peux conduire ma guitare.

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Bébé, tu peux conduire ma guitare

 

Bonsoir ma chérie,
Depuis longtemps, c’est la nuit.
Et je t’attends impatiemment dans mon lit,
Pour y passer une nuit de plaisirs intenses et interdits.

 

Tu sais, j’ai adoré t’entendre chanter ce soir,
Dans ce bar malfamé rempli de gens cherchant de l’espoir,
Une façon d’oublier leurs grandes peines d’amour de jeunesse,
Noyant dans l’alcool et cachant dans la fumée du cannabis leur détresse.

 

Tu savais si bien faire vibrer les cordes,
De ces âmes esseulées fuyant toutes discordes,
Et de leurs yeux fatigués par tant douleur et d’amertume,
Tu les as fait revivre par les paroles des chansons écrites sous ta plume.

 

Quelques notes ont suffi,
Pour leurs redonner cette drôle d’envie,
De poursuivre leurs chemins malgré leurs chagrins,
Sous un air tel un « blues » des Rolling Stones jusqu’au matin.

 

Allez ! Maintenant que nous sommes ensembles,
Et que nous avons fait nos présentations, il me semble.
C’est maintenant à moi de te chanter une drôle de mélodie,
Voilà pourquoi bébé tu peux guider ma guitare remplie de vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Soleil dans ma chevelure

Soleil dans ma chevelure
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Soleil dans ma chevelure

 

Soleil dans ma chevelure,
Voilà ce qui est ma plus belle parure,
Celle que m’a donnée généreusement mère-nature,
Mes cheveux blonds comme le blé à la fois si beau et si pur.

 

Brille ! Brille ! Brille !
Brille belle chevelure de tous tes feux,
Voilà tout ce que je souhaite, tout ce que je veux.
Tu me fais tant honneur depuis que je suis petite fille.

 

Je me souviens de ces têtes qui se retournèrent en me voyant,
Et de tous ces nombreux prétendants du plus petit jusqu’au plus grand,
De ces gens riches et puissants sans oubliant les nombreux indigents,
Dont je peuplais leurs suaves rêves inavouables assurément.

 

Maintenant que la vie m’a enseigné,
Que la beauté de la jeunesse ne dure pas l’éternité,
Et qu’un jour viendra où le charme sera celui de mon cœur,
Et qu’autour de moi vivent tant de gens dans la solitude et la peur.

 

Finir ainsi est devenue mon inquiétude,
Car rien n’est pire en ce monde que de mourir dans la solitude,
Mais pour cet instant, je t’en prie.
Danse encore et encore, je t’en supplie.

 

Danse soleil, mon ami, dans mes blonds cheveux.
Pendant qu’il en est encore le temps et qu’ils sont si beaux.
Plonges-y tes chauds rayons afin de me réchauffer,
Pendant que je songe à mon bien-aimé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En me promenant …

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Avec la permission de Marlène D.

 

En me promenant …

 

En me promenant dans les bois,

Alors que je ne m’y attendais vraiment pas,

J’ai aperçu un jeune garçon jouant dans les feuilles d’or,

Tel le ferait un artiste-peintre cherchant l’inspiration de son art.

 

Je ne lui ai point dit un mot,

Et encore moins, faire un seul pas de trop.

Me contentant d’aller m’assoir sur un banc,

En regardant les nuages annonçant l’hiver blanc.

 

Puis, me revoyant en ce garçon.

Je n’ai pu m’empêcher quelques leçons.

Des leçons amères sur le sens de la destinée,

Assez semblable pour tant de gens indigents ou fortunés.

 

Peu importe les richesses accumulées,

Ou bien tous les trésors à jamais dilapidés,

Un seul compte vraiment dans le cœur des hommes,

C’est celui de l’amour qui suivra dans l’éternité nos âmes.

 

De cet amour que nous avons vécu,

Tant en êtres richement vêtus ou presque nus.

Car rien de plus authentique ce que les yeux n’ont point vu,

Ni de plus sacré ce qui se trouve dans le cœur des gens disparus.

 

J’aurais tellement aimé lui raconter,

Le temps de mes multiples frasques de jeunesse,

Le temps où ma peau frémissait à l’idée d’une caresse,

Avant le temps où l’on m’enrôla pour aller mes semblables tuer.

 

J’aurais tellement aimé lui relater,

Mes expériences, mes amours et mes regrets,

De mes bons coups ! De ces femmes que j’adorais !

De mes erreurs du passé longtemps en moi oubliées.

 

Et puis, je me suis ressaisi.

À chacun de faire son chemin,

À chacun d’accomplir son propre destin,

Voilà ce que mon tendre père dans sa sagesse m’a dit.

 

Vas-y jeune homme !

Joues gaiement dans les feuilles de feu,

Bonheur et d’amour ! C’est pour toi mon vœu.

Et souviens-toi que malgré tout la vie est si bonne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Demain n’existe plus

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Demain n’existe plus

 

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre officielle.

Celle qui vous détruit le cœur qui vous brise les ailes,

Celle qui enlève la vie à la plus belle des hirondelles,

Qui vous fait regretter votre jeunesse et ses ribambelles.

 

Aujourd’hui j’ai reçu cette triste vérité,

À laquelle bien malgré moi je n’y avais pas pensée.

Et peut-être même que j’avais volontairement oubliée,

Qu’au fil du temps le temps finirait par s’arrêter.

 

C’est alors qu’en parcourant les mots,

Qui allèrent transpercer mon âme de ces maux,

De ces termes à mes yeux inconnus et pourtant médicaux,

Et qu’en fin de compte m’annoncèrent l’heure de son tombeau.

 

C’est alors que je me rappelais soudain,

Que mon plus grand chagrin que ma plus grande peine,

C’est de ne pas avoir pris un seul moment pour dire que je l’aime.

Que c’est mon amour pour elle qui gardait en moi ce flegme.

 

Qui me faisait sans cesse revivre,

À chaque fois où en moi surgissait la peur de mourir.

Mais maintenant qu’elle n’est plus là,

Que deviendrais-je en ce monde sans loi ?

 

Elle savait si bien me consoler,

Et combien de fois elle m’a rassuré.

Devant l’inévitable fin de la vie qui est pour chacun de nous,

Ce que j’aimerais être maintenant avec elle loin de ce monde fou.

 

Mes larmes tombèrent comme douce pluie,

Laissant transparaître les gouttes de mon cœur qui fuit.

De mon cœur de chair brisé qui depuis cet instant languit,

Car j’ai tant de questions à poser à cet Être que j’appelle l’Infini.

 

Pourquoi n’ai-je pas su lui manifester mon amour ?

Voilà le plus grand des regrets qui m’accablera pour toujours.

C’est alors que j’ai compris qu’au sein de mon existence la mort s’est étendue,

Et que mes rêves pour elle sont à jamais détruits car demain n’existe plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désirs de jeunesse

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Désirs de jeunesse

 

 » De nos désirs de jeunesse non réalisés,

À la vieillesse bien des chagrins sont souvent évités. « 

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Perdu dans la forêt

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Photo par Mélanie Dufresne Modèle : RollandJr St-Gelais

Perdu dans la forêt

 

Où suis-je en cet instant ? 

Qui suis-je en ce moment ? 

D’où viens-je ? Voilà ma question! 

Où vais-je ? Voilà que j’en perds la raison.

 

Où est passée celle que l’on appelle civilisation ? 

Peuplée de gens semblables à des moutons ! 

Qui suivent les langues aux belles paroles, 

Qui se coiffent de belles auréoles.

 

Je regarde autour de moi, 

Et je ne t’y vois pas. 

Où es-tu mon amour, ma chérie ? 

Sans toi ma vie est simplement finie.

 

Assis dans l’herbe fraîche en écoutant, 

Les mélodies des oiseaux chantant, 

Me rappelant la musique de ma jeunesse, 

Qui donne un peu de réconfort à ma vieillesse.

 

Je me sens tellement seul sans toi, 

Car nul royaume ne peut exister dans le cœur d’un roi, 

Un roi qui n’a point de reine pour l’appuyer dans ses décisions, 

Une reine qui lui fera vivre d’inavouables sensations.

 

Je suis égaré dans cette forêt étrangère, 

Qui sait ? Est-elle remplie de farfadets et de sorcières ?

En me réchauffant par les chauds rayons du soleil, 

Je revois la grâce de ta beauté qui à chaque fois m’émerveille.

 

Je suis perdu dans ce labyrinthe d’arbres géants, 

Où le ciel est atteint par la cime de ces légendes d’antan.

Mais l’essentiel est d’avoir conservé, 

Une mèche de tes cheveux si parfumés.

 

Me souvenant la raison d’être de ma destinée, 

Qui est sans cesse de toujours et à jamais t’aimer, 

De mon amour pour toi, voilà pourquoi je vivrai, 

Car sans ta présence à mes côtés, je mourrai.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada