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Non, je ne regrette pas !

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Dessins réalisés par Brian étudiant au C.E.G.E.P. de Sept-Îles

Non, je ne regrette pas !

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que la poursuite de la saison automnale se fasse dans la quiétude, la douceur et la sérénité. Pour ma part, je vais très bien. D’autant plus que j’ai passé la fin du mois de septembre et le tout début du mois d’octobre dans ma ville natale qui est Sept-Îles.

20171006_100452En effet, j’ai eu la chance d’avoir été invité par une enseignant de niveau collégial afin d’être modèle vivant (nu intégral) pour des séances offerts à ses élèves. Vous avez sans aucun doute deviné que cela a été un grand honneur pour moi que l’on m’est offert une telle opportunité laquelle j’ai accepté avec une joie indescriptible. J’y ai fait la rencontre d’élèves extraordinaires, respectueux de ma personne et qui ont su apprécier mon savoir-faire dans un domaine qui me passionne depuis maintenant plus de six ans. Six ans de pratiques afin de parfaire mes prestations, à m’adapter aux gens pour qui je pose et à chercher à toujours donner le meilleur de moi-même.

Sous un autre d’idées, je tiens à préciser que je suis fier de tout ce dont20171002_1043202 (2) j’ai accompli jusqu’à maintenant même si parfois, le mot « parfois » est d’une importance cruciale dans mes propos, j’ai réalisé quelques séances de type plutôt «underground» voire même érotique, à ne pas confondre avec la pornographie. Bien au contraire ! D’ailleurs, j’ai souvent reçu des commentaires fort élogieux de la part de gens qui travaillent dans le nu artistique de catégorie internationale sans oublier le fait que plusieurs articles sur mon expérience ont été publiés dans des revues spécialisées ces dernières années.

Tenez-vous le pour dit, et ce une fois pour toute, je ne regrette strictement rien de ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant. Je l’ai accompli avec un sens professionnel indéniable, un respect envers toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais retenu d’aller là où mes services ont été requis. Cependant, l’élément fondamental réside avant toute chose : la fierté que mon père exprime dans sa voix lorsqu’il me répète souvent que ma défunte mère et lui-même ont toujours voulu que je sois heureux et fier d’être comme je suis et de m’accomplir dans ce que je fais.

Non je ne regrette pas !

Merci de m’avoir lu.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce fut court mais agréable

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Ce fut court mais agréable

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine a été bonne pour vous. Pour ma part, elle a été bien haut-delà de mes attentes. En effet, j’ai obtenu un contrat en tant que modèle nu pour une durée de quatre séances qui auront lieu dans un établissement d’enseignement situé dans la belle ville de Sept-Îles sur la côte-nord. Cela va me faire drôle de poser nu au sein d’un collège que j’ai jadis fréquenté avant d’effectuer mes études universitaires. Qui plus est ! C’est à Sept-Îles où votre humble serviteur est né un 24 mai 1962. Bref, cela me fait un petit velour au cœur d’y retourner dans un cadre artistique et de nudité absolue.

Ma semaine s’est terminée en beauté grâce notamment par un court20170914_185003 séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal, où une exposition sur le thème de l’érotisme, voir même la sexualité proprement dite, avait lieu dans un local réservé pour cette occasion. Croyez-moi sur parole ! Je n’ai en aucune façon regretté mon aller-retour Québec-Montréal afin d’être présent à l’ouverture d’une telle exposition. Une exposition où le corps nu, l’érotisme, la sensualité et la sexualité y étaient présentés de manière, certes fort provocatrice vu la teneur du thème proprement dit, respectueuse tant envers les modèles qui ont posé nu pour les réalisations présentées au grand public que pour les personnes venues assister à cette toute première.

20170914_184104Que puis-je dire de ma soirée ? Tout d’abord, j’ai été fort heureux d’y retrouver une photographe avec qui j’ai jadis travaillé à l’occasion d’une série érotique. Une série qui nous a permis d’explorer une facette méconnue du public en général et qui est la sensualité d’un corps nu atteint d’un handicap physique. Mais, attention ! Il s’agit avant toute chose de l’exploration d’une telle sensualité à travers le regard féminin. Que de beaux souvenirs nous avions pu nous remémorer lors de nos discussions. Il va sans dire que j’en ai profité pour découvrir d’autres réalisations photographiques que ma charmante amie Gabrielle Doutre a gracieusement présentées aux gens venus participer à cet événement. D’ailleurs, et c’est un élément fort intéressant à retenir, elle est l’une des rares artistes présents à cette exposition à avoir montré une oeuvre où la splendeur du sexe masculin en érection y est exhibée, au sens noble du terme, parmi toutes les photos. Il y a là quelque chose qui mérite quelques applaudissements de votre part. N’est-ce pas ?!

Ensuite, j’ai été impressionné par l’accueil chaleureux des gens. Un accueil qui prouve à la perfection que l’art érotique peut à la fois ê20170914_191437tre vécue, expérimentée et manifestée de manière des plus respectueuses tant chez les artistes et leurs modèles que par le public. Ceci est, du moins à mes yeux, fort important à souligner puisque d’une part, l’image de la sexualité est malencontreusement galvaudée de façon fort déplorable au sein de notre société et que d’autre part, les artistes qui oeuvrent dans un tel domaine semblent recevoir une opinion  qui leur est plutôt défavorable au sein de la population. Un peu comme si ils étaient, et j’y inclus les modèles, que des pervers assoiffés de sexe et sans moralité. Or, il n’en est strictement rien.

20170914_192802Enfin, la diversité des oeuvres est sans conteste un facteur qui rend une telle exposition si intéressante. À ce sujet, j’ai été ébahi par les oeuvres réalisées par madame Ania Jarda qui se sert uniquement de son imagination pour créer des nus féminins réellement extraordinaires. Que de couleurs ! Que de beautés illuminées ! Que de vie en chacune de ses oeuvres ! Que d’imagination débordante ! Et, le plus intéressant, quelle liberté dans sa manière de peindre ses modèles enfouis dans le plus profond de son esprit. À vrai dire, ses peintures m’ont fait vivre,  un tant soit peu, la fabuleuse époque du psychédélique et du Peace & Love des années 1960 tellement elles m’ont amené à voyager à travers le temps. Bravo à cette artiste extraordinaire. Qui sait ! Un jour, je serai peut-être un de ses futures modèles … en chair et en os. Soyez convaincus d’une chose, je le souhaite ardemment d’autant plus, et je l’affirme avec grande humilité, la nudité de mon corps est, semble-t-il pour l’ensemble des artistes, une source incroyable d’inspiration.

Je termine ce présent article pour vous rappeler que ladite exposition se déroule actuellement dans la ville de Montréal au 3890 rue Ste-Catherine Est, et ce du 14 au 17 septembre inclusivement de 18h00 à 23h00. Coût du billet est de 10.00$. À ce prix-là, c’est à ne pas manquer.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle exposition pour ce jeudi

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Date et lieu ?

Du 14 septembre à 18:00 au 17 septembre à 22:30

Temps d’Événements

3890 Sainte-Catherine E, Montréal H1W 2G4

 

Une belle exposition pour ce jeudi

Bonjour tout le monde,

New Image 11J’espère que vous allez bien et que vos projets élaborés pour cette automne se concrétisent selon vos attentes. De mon côté, je file le parfait bonheur depuis quelques jours. En effet, j’ai de nouveaux contrats de signés en tant que modèle nu pour au moins les trois prochains mois dont au Collège d’Enseignement Général et Professionnel de Sept-Îles et au sein de l’université du Québec à Trois-Rivières situé dans la belle région de la Mauricie. À cela s’ajoutent d’autres activités culturelles et même sportives. Hé oui! La saison de hockey commencera dès le début du mois d’octobre. Rien de plus captivant pour le Québécois que je suis qu’un bon match de hockey que ce soit à la télévision ou bien dans un aréna. 

Sous un autre ordre d’idées, je vous informe qu’il y aura uneNew Image 9 exposition, une seconde en l’espace d’une semaine dans la métropole du Québec, et j’ai nommée Montréal. J’ai vraiment hâte d’assister à une telle exposition où un nombre important d’artistes présenteront leurs oeuvres à un public, faut-il le préciser ?, majeur et vacciné. Je profiterai de cette chance inouïe pour m’entretenir avec les artistes, du moins ceux et celles qui seront disponibles, sur leur cheminent professionnel.

17795918_1051016131699168_8373821957803324530_nD’ailleurs, je pourrai rencontrer l’une des photographes érotiques avec qui j’ai eu l’opportunité de poser nu. Cette séance est sans contredit parmi les plus agréables qui m’a été donné de vivre depuis le tout début de ma carrière en tant que modèle nu. En effet, je n’ai que de bons mots à l’endroit de Gabrielle Doutre qui a su extirper mon érotisme de mon corps et ce, grâce à son coup d’œil fantastique. Un coup d’œil ! Un regard ! Un instant  ! Une virilité saisie pour l’éternité. Cette virilité tant méprisée par une société aseptisée et quelque peu castriste envers toutes formes de masculinité. 

Soyez convaincus que je ferai tout en mon pouvoir pour prendre quelques clichés en tenant compte des modalités exigées par les responsables. Lesdites photos serviront à d’éventuelles publications au sein de ce blogue. Bonne continuité de semaine.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Merci à mes premiers modèles

Mes premiers modèles? Mes parents
Mes premiers modèles? Mes parents

Merci à mes premiers modèles

Bien le bonjour tout le monde! 

Je désire aujourd’hui vous parler des deux personnes qui ont servi de véritables modèles tout au long de ma vie. J’ai bien écrit   » véritables modèles » puisque je n’ose pas imaginer une seule seconde ce que mon existence aurait pu être sans leur apport tout à fait extraordinaire. Et pourtant, elles n’ont accompli aucun exploit digne de mention, ni remporter de sommes considérables à la loterie et encore moins réalisé des œuvres d’art qui feraient l’envie de Picasso, de Michelangelo ou encore de Rembrandt.  Ces modèles furent certes des gens bien modestes mais avec un cœur en or.

Vous aurez sans doute deviné que de tels modèles m’ont été une source d’inspiration formidable afin de vivre ma vie de manière à la fois digne et féconde. Une dignité à laquelle chaque être humain a le droit absolu d’y aspirer tout en ayant aussi le devoir de respecter ses frères et sœurs dans l’humanité. Une vie pleinement vécue avec tout ce qu’elle implique de hauts et de bas tout en y incluant, il va de soi, sa responsabilité personnelle à l’égard de soi-même et de l’ensemble de la société.

Mes parents, puisqu’il s’agit bien d’eux à qui je rends un hommage bien mérité, sont les modèles qui m’ont été salutaires tout au long de mon périple sur terre. Je vous le jure solennellement que jamais de ma vie je ne les ai  vu se plaindre, ni perdre espoir tout en gardant une foi inébranlable en Dieu. Qui plus est! Ils ont su affronter les coups durs du destin avec une grande sérénité tout en appréciant les divers moments de bonheur et de joie tant avec leurs proches que dans leur intimité. Et pour ce qui est de la foi en Dieu?  Je peux vous affirmer avec une certaine fierté qu’elle constitue encore le fondement de mon existence. Oui, je suis chrétien de tradition catholique et c’est cette foi qui m’a incité à ne jamais baisser les bras et à voir qu’une montagne, aussi grosse soit-elle, pouvait être déplacée ou encore que derrière chaque nuage sombre se cache un soleil radieux.

Je me rappelle, en guise d’une petite anecdote en terminant mon témoignage de gratitude envers mes parents, qu’à l’occasion des funérailles de ma tendre mère mes frères avaient distribué des signets aux personnes présentes en l’église St-Joseph de Sept-Îles. Était-ce pour leur demander une quelconque aumône qui aurait pu aider mon père à défrayer les coûts reliés aux obsèques? Et bien non, et trois fois non! L’on retrouvait sur lesdits pamphlets l’une des prières les plus universellement connue de la chrétienté, après bien entendu le  « Notre Père » que le Christ avait lui-même enseigné à ses disciples. Cette belle prière est connue sous le vocable dite de  « La prière de la sérénité ».

Oui, je remercie le Ciel de m’avoir donné des parents aussi magnifiques.

Oui, je demande à Dieu la sérénité d’accepter ce que je suis et ainsi d’apporter un peu de joie aux gens qui m’entourent.

Oui, je demande à Dieu le courage de toujours aller droit devant, et ce, en dépit des « qu’en-dira-t-on? » afin de toujours me réaliser.

Oui, je demande à Dieu la grande sagesse de faire une différence entre ce qui est puéril de ce qui est véritablement honorable.

Merci à vous chers parents d’avoir été mes plus grands modèles vivants: des modèles à la fois remplis de vie et d’authenticité.

Votre fils qui vous aime.

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

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Une simple présentation!

Rolland St-Gelais

Rolland St-Gelais

Une simple présentation!

Introduction

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai décidé de rédiger une présentation sommaire de mon parcours de vie et de vous dévoiler quelques-uns de mes nombreux intérêts qui agrémentent mon quotidien. À vrai dire, je réponds à la suggestion d’une de mes amies qui désire en savoir plus sur votre humble serviteur. Bien entendu qu’il n’est pas question ici d’élaborer longuement sur le parcours de mon existence terrestre, mais bien plutôt de vous permettre de savoir qui je suis afin de mieux saisir toute la complexité de ma passion pour le domaine artistique dont notamment, mais pas uniquement, la nudité. Enfin bref, voici qui je suis en … quelques mots.

Qui suis-je ?

Je m’appelle RollandJr St-Gelais. Natif de la belle région de la Côte-Nord, plus précisément de Sept-Îles, fils cadet d’une famille de cinq enfants. Mes origines ancestrales sont à la fois normandes, aquitaines et écossaises. Bref, je suis un Québécois typique qui a grandi au sein d’une famille bien ordinaire, mais composé de gens extraordinaires.

Mon lieu de naissance a connu une grande période de prospérité au cours des années 1955 à 1970 et ce, surtout grâce à l’extraction du minerais de fer dans les mines du Grand Nord du Québec. On y retrouve en ce moment même un port de mer, des fonderies, une aluminerie, quelques industries de pèche et un centre touristique estival assez bien reconnu au plan tant national qu’international. En d’autres termes, cette ville pourrait être qualifiée de véritable petit Paradis terrestre n’eurent été les baisses de température pouvant aller jusqu’à -40 C et parfois même -45 C en hiver.

Ma famille est merveilleuse et je ne voudrais jamais l’échanger pour une autre car nous avons su nous serrer les coudes dans les moments d’adversité tout en savourant les temps les plus beaux que la vie nous offrait. Comme tout le monde, ma vie fut remplie de hauts et des bas.

Mais, au fait ! Quand ma vie débuta-t-il réellement ? Elle débuta vers le début du premier trimestre de grossesse de ma tendre mère qui ne se douta pas un seul instant du terrible drame qui allait influencer le cours de ma destinée. Et pour cause car je suis l’une des nombreuses victimes du terrible médicament tristement célèbre sous le vocable de la thalidomide qui fit des ravages dans presque tous les pays du bloc occidental et même en Afrique et dans certains pays d’Orient et d’Europe de l’Est. Je suis né le 24 mai 1962 vers les 20h00 à l’hôpital Ste-Anne de Sept-Îles. Il me manquait à la naissance la langue, les deux mains, l’avant-jambe gauche et une bonne proportion de mon pied droit sans oublier l’absence de mon menton. La thalidomide avait fait un véritable chef-d’œuvre. Ne croyez surtout pas que ma vie est triste et que je m’apitoie sur mon sort. Il en est rien. C’est ainsi que j’ai passé les quatre premières années de ma vie dans deux institutions à vocations fort différentes.

Dès ma naissance, le médecin de Sept-Îles avait refusé à ma mère de voir son rejeton en lui affirmant qu’il serait à jamais confiner dans un hôpital pour enfants arriérés mais, le plus terrifiant dans cette histoire, c’est qu’il recommanda à mon père de raconter à celle-ci que j’étais décédé peu de temps après ma naissance et de m’oublier. Mais, Dieu merci, il refusa d’obtempérer à leurs suggestions. Néanmoins, devant le peu de ressources disponibles à cette époque, ils durent se résoudre à me placer dans cette institution située dans la municipalité de Baie-St-Paul tout près de Québec. Ce fut un mal pour un bien! Les religieuses de l’endroit ont entrepris de me sauver la vie : Que d’heures elles passèrent à me nourrir aux compte-gouttes, à me bercer, à soigner les moindres plaies qui se formèrent sur mes bouts de bras etc. Ce sont elles qui décidèrent de me baptiser du même prénom qu’un de leurs pensionnaires de l’endroit qui fait cocasse portait le même prénom que mon père : Roland.

Chose étrange : Les médecins de Sept-Îles avaient volontairement omis de déclarer ma naissance aux autorités gouvernementales. Celles-ci avaient écrit aux médecins de l’hôpital de Baie-St-Paul afin de se renseigner à mon sujet. Heureusement, ils réussirent à régler mon cas évitant ainsi à mes parents de faire de la prison pour ne pas m’avoir rapporté au plan légal. Petite question : N’avait-il pas plutôt été les médecins de Sept-Îles à être accusés de négligence envers un enfant qui bien malgré lui dérangeait un peu trop ? On ne peut certes pas revenir dans le passé, ce qui ne m’empêche guère de me poser cette question bien légitime. Ce fut environ un an après ma naissance que ma défunte mère fut capable de me voir pour la toute première fois. Toutefois, elle fit un détour à la Basilique Ste-Anne-de-Beauprés afin de Lui demander la réalisation d’un de ces deux requêtes. Primo, de venir me chercher si je devais être confiné dans une institution pour retardés mentaux ou, secundo, de me donner la chance de mener une vie digne d’être vécue. Je Le remercie de m’avoir laissé le second choix. Bref, ma mère a finalement vu son poupon depuis le tout début de sa vie. Elle trouva que malgré les nombreuses carences physiques, il était tout de même joli avec ses beaux grands yeux et qu’il était doué une intelligence peu commune. Mais, faute d’argent, elle a été obligée de m’y laisser et elle alla rejoindre ses autres enfants et son conjoint sur la Côte-Nord.

Pourtant, Dieu veillait au grain avec la collaboration d’un ange bien spécial en la personne de sœur Annette Ferland. Cette dernière décida que les choses n’allèrent pas en rester là. Elle suggéra au docteur de cette institution de communiquer avec l’illustre Gustave Gingras de l’Institut de Réadaptation de Montréal et avec les responsables de l’hôpital Ste-Justine pour enfants afin de faire quelque chose pour votre humble serviteur, surtout à une époque si cruciale de sa vie. Après de multiples appels téléphoniques et un nombre impressionnants de courriers, je fus admis au sein de l’I.R.M. en 1964 et un peu plus tard à l’hôpital Ste-Justine. Les spécialistes entreprirent une adaptation et un travail médical de grande envergure : Port de prothèses, opérations visant à construire mon menton avec mes côtes flottantes et la liste pourrait se rallonger.

Une fois leur exploit médical et de réadaptation accomplie, les membres de ma famille ont pu faire la rencontre de leur frère cadet. Je fus aussitôt accepté parmi les miens et participa aux bons, mais aussi aux moins bons coups, comme tous les enfants de leurs âges. Je ne peux pas passer sous silence une famille qui nous avait épaulés à cette époque. En effet, la famille Bijould et la mienne avaient entretenu des liaisons amicales tout à fait formidable.

Une enfance bien particulière

Pour ce qui est de mon insertion scolaire ? Je dois avouer que ce fut en dents de scie. D’une part, on ne savait pas où me placer et d’autre part, mon physique dérangeait les…autres parents. J’ai donc débuté mon primaire dans une école pour enfants fous même si de l’avis des spécialistes mon intelligence était supérieure à la moyenne. Mais mes parents ont su à force de se battre, et se débattre, me sortir de cet asile d’aliénés. Ceci dit, on me refusa une fois encore ma venue dans une école du réseau normal parce que ma présence risquait de perturber des enfants en provenance de milieux huppés. Je me souviendrai toute ma vie de l’humiliation qu’éprouva ma mère et des larmes qu’elle versa à notre retour à la maison. Quoiqu’il en soit, et j’ignore comment, mon père a réussi à me faire admettre dans une école située dans un autre quartier que le mien. Veuillez noter que les enfants n’ont jamais manifesté de la méchanceté à mon endroit. Ce sont plutôt les parents qui agirent souvent en hypocrisie envers les miens. Mon cheminement scolaire se déroula après cette période d’adaptation fort bien. Malgré mes multiples opérations, mes ajustements à mes prothèses ainsi que l’entraînement à parler sans langue, coupez-vous la langue et vous verrez de quoi je parle, ma vie se déroula à merveille. Si ce n’est d’un événement malheureux qui eu lieu le 11 mai 1972. Je me réfère ici à l’assassinat de mon frère Hermann lors de la manifestation intersyndicale. Pour faire une histoire courte : il se trouva au mauvais endroit à un mauvais moment. Son assassin fut condamné pour environ quatre ans mais il n’en fit même pas un an complet. Il est à noter que cet individu blessa gravement 31 autres personnes dont ma sœur unique.

Le temps de l’université !

Après avoir complété avec succès mon primaire, mon secondaire qui est l’équivalent du lycée et mon collégial, me voilà aux portes de l’université Laval de Québec. J’y vécu tout près de onze belles années où j’y ai rencontré pour la première fois un grand amour avec une jolie jeune dame de Montréal. Par respect pour elle, je refuse d’en dire plus si ce n’est qu’elle aura toujours une place dans mon cœur et ce, malgré toutes ces années. Il m’est arrivé bien des aventures durant ma vie universitaires. Parmi celles-ci, il y a la visite du pape Jean-Paul II à Québec en 1984, les nombreux reportages dans la plupart des grands quotidiens du Québec et à différents postes de télévisions. J’étais une vraie petite vedette. Je fis la connaissance de bonnes personnes avec qui je garde des liens amicaux depuis ce temps.

Il y a aussi mon adhésion au sein de la Fédération de karaté Yoseikan du Québec qui a favorisé la création d’amitié avec des gens hyper amicaux. Par exemple, j’ai très souvent l’occasion de rencontrer les gens avec qui je m’entraînais et avec qui nous avions à quelques reprises sortis au restaurant. C’est aussi plaisant lorsqu’une jolie dame vous aborde dans l’autobus et vous dit qu’elle a de très beaux souvenirs de vous. Comme vous pouvez vous en apercevoir, ma vie a été fantastique. Pourtant, j’ai été dans l’obligation de retourner à Sept-Îles afin d’être aux côtés de ma tendre mère qui n’avait que pour quelques temps à vivre. Elle décéda des suites du cancer des poumons le 16 juin 1996 à l’âge vénérable de 68 ans.

Mon retour à Québec s’est effectué de façon spectaculaire : Nouvel appartement obtenu grâce à une femme merveilleuse de Québec. Ma désintoxication contre l’alcoolisme avec maintenant plus de seize ans de sobriété, reprise d’études universitaires mais cette fois en théologie sans oublier mes autres formations en histoire, science politique et en communication publique.

Quels sont mes intérêts ?

Mes intérêts sont, à vrai dire, des plus variés. Outre les arts martiaux dont le karaté que j’ai pratiqué pendant de nombreuses années, je suis un passionné du hockey. Il va sans dire les Remparts de Québec et les Canadiens de Montréal sont mes équipes favorites. Il y a aussi le domaine politique qui m’intéresse beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer en différentes occasions quelques-uns des premiers ministres canadiens et québécois.

Pour ce qui est du domaine artistique, je vous avouerais que je suis un véritable cinéphile. En effet, j’adore plus que tout le cinéma tant québécois qu’étranger. Pour moi, le septième art constitue la possibilité de comprendre l’autre, cet « autre » souvent tant décrié dans les médias de masse, avec nos yeux. Bien entendu qu’un œil critique est de mise afin d’éviter une quelconque forme de propagande. Les lectures enrichissantes occupent une place de choix au sein mon champ d’intérêt puisque c’est dans la lecture que se trouve l’unique liberté de l’esprit. N’avez-vous pas remarqué que les systèmes dictatoriaux tentent de restreindre la liberté en orientant la lecture offerte à leurs citoyens ?

Une autre de mes passions, celle-ci est apparue un peu tard au sein de ma pérégrination terrestre, est d’être un modèle nu pour toutes les personnes qui désirent travailler avec un homme ayant, disons-le franchement, un corps non conforme aux critères de perfection physique établis dans nos société. Or qui dit « passion », dit aussi « noblesse »! En effet, je suis sans cesse à la recherche de la noblesse en chacune de mes poses qu’elles soient ou pas nues. Oui, la noblesse est le fondement dans chacune de mes poses. « Et pourquoi donc ? » me direz-vous.

C’est que, voyez-vous ? il m’a aisé de constater que plusieurs personnes ont de la difficulté à assumer leurs imperfections physiques. J’entends par « imperfection » tout ce qui ne cadre pas selon les critères de beauté véhiculés dans la plupart des médias de masse. Voilà pourquoi j’ai donc décidé d’être modèle nu pour des écoles d’arts soucieuses de présenter d’autres facettes de l’être humain. Il est vrai que l’on peut y retrouver toutes sortes de gens dans le domaine du modèle vivant : des corpulents, des petits, des très grands, des fortes tailles, mais presque jamais des personnes vivant avec un handicap physique apparent. Ce qui est, je l’avoue, mon cas. Je me suis alors dis que le fait d’être modèle nu à l’occasion de séances de peintures, et même de photographies, pourrait certes aider les artistes-peintres en herbe ou bien les futurs photographes à découvrir une toute autre vision de la différence physique.

On doit reconnaître que cela prend une certaine dose de courage et, pourquoi pas ?, un brin de folie pour avoir mené mon projet à terme. Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’agir de la sorte de manière libre et sans contrainte ? Qui plus est ! Mon objectif est à deux volets : Primo, aider les artistes à voir cet « autre » à la fois si différent, mais aussi si semblable à eux. Secundo, y découvrir de nouvelles facettes de la beauté qui peuvent à priori passer inaperçues au premier coup regard. Ceci écrit, vous pouvez me traiter soit de « con » ou bien de « stupide » et même de « marginal ». J’accepte avec un immense plaisir ces qualificatifs puisque ce sont avec ces derniers que l’on affubla souvent des gens qui ont fait avancer la société, et ce, à grand pas de géants.

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec mes idées. Néanmoins, devant la montée subtile de l’eugénisme dans nos sociétés actuelles, les meilleurs alliés qui peuvent combattre cette calamité sont, et le seront toujours, les … artistes. En effet, ce sont eux qui constituent le fer-de-lance contre toutes les politiques susceptibles de prôner l’élimination des plus faibles, des non-conformes et des « parias » au sein de la société.

Conclusion

Je reconnais d’emblée que ma présentation est possiblement longue, entre autre sur le parcours de mon existence terrestre, pour un texte de dédié à un article d’un blogue artistique. Cependant, je me devais de le rédiger ainsi afin de vous aider à mieux comprendre le fondement de ma passion pour l’ensemble des domaines artistiques dont notamment la nudité. Soyez rassurés-es ! La composition de poèmes est aussi l’une de mes très nombreuses ferveurs artistiques. Que puis-je dire de mes blogues sinon qu’ils touchent des sujets des plus divers allant du monde des arts à celui de mes opinions personnelles en passant par un érotisme où la beauté est, et sera toujours, de mise ?

En terminant cette présentation spéciale, je tiens à remercier mes parents d’avoir refusé les dires du médecin lorsque ce dernier leur a dit : « Votre fils n’a pas de main, pas de jambe, pas de langue. Il n’est qu’un infirme condamné à végéter dans un centre pour enfants arriérés d’où il en sortira jamais. Il ne me marchera, ni n’écrira ni ne pourra jamais communiquer avec qui que ce soit dans le monde. » Le moins que l’on puisse dire : C’est qu’il s’est trompé sur toute la ligne. N’est-ce pas ?!

Cordialement vôtre

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada