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Encore trop timide

Trop timide
« Encore trop timide » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Encore trop timide

 

Chérie! Ô ma chérie, m’écoutes-tu ?
Chérie! Ô ma chérie, m’entends-tu ?
Oui, tout à fait, devant moi tu es toute nue.
Mais, devant ces gens, tu ne seras point vue.

 

Nous sommes cachés dans les bois,
Dans cet endroit bucolique, toi et moi.
Pour seule musique, les chants des oiseaux.
Des oiseaux aux vives couleurs qui les rendent si beaux.

 

Terres d’amérindiens, terres d’Amérique,
Terres de colonisateurs à l’histoire si épique,
Descendants d’ancêtres venus du vieux-continent.
De ces gens qui apportèrent avec eux grand enrichissement.

 

Sois fière d’être mon modèle,
Car de toutes celles qui désiraient poser,
Tu es la seule qui possède un charme si recherché,
Tu possède une élégance peu commune faisant de toi la plus belle.

 

Ton regard si perçant,
Je m’en rappellerai assurément,
De tes courbes tellement féminines,
Je l’avoue me donnent des idées bien coquines.

 

De grâce, ma formidable beauté.
Enlève tes blanches mains de tes seins adorés,
Car de ton corps parfait et de ton visage sans rides,
Rien ne justifie cette posture, à moins que tu sois encore trop timide.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le sabre

Le sabre
Réalisation par Tastethewine Modèle nue est Carissa

Le sabre

 

Je suis femme de guerre,
Préparée à combattre même en enfer,
Ne craignant rien, ni sorciers, ni démons et ni humains.
Car je suis prête à tuer bien des monstres de mes deux mains.

 

J’ai voyagé sur bien des terres et des continents,
En y apprenant à manier armes diverses assurément,
Armes blanches ont toujours été de loin mes préférées,
Car dans le vent, on peut entendre siffler leurs lames affûtées.

 

Mais entre toutes, c’est elle que je tiens fermement
Qui occupe une place de choix depuis déjà très longtemps.
Lame bien aiguisée qui transperce le cœur de tous mes ennemis,
Mais qui s’arrête devant l’innocent tout en protégeant les cœurs meurtris.

 

Mon sabre est un peu mon enfant chéri,
Que je cajole avec un brin d’amour et de folie,
Car lui et moi, ce que nous en avons découvert des pays.
Et sans relâche, j’ai défendu bien des miséreux les grands et les petits.

 

Après tant d’années, je me suis bâti une demeure.
Car bien vivre est un pré requis au véritable bonheur,
Trouver digne époux pour fonder enfin mon propre foyer,
En me jurant de mon fidèle sabre, jamais je ne m’en séparerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dévotion

Devotion
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dévotion

 

Cette nuit, j’ai pris une grande décision.
Je me donne telle une offrande à cet humble mortel,
Car je veux, par ma chair et par mon sang, qu’il soit immortel,
Ainsi vivre ensemble en amoureux éternellement nous le pourrons.

 

Il sera pour toujours à mes yeux un dieu,
Je lui serai fidèle comme doit l’être une déesse,
Le temps d’une nuit, le temps d’un jour et que rien ne cesse.
Car rien ne vaut dans tous les mondes de vivre heureux à deux.

 

Acte de contrition pour les péchés à venir,
Mais vaut mieux les accomplir que d’en souffrir,
D’en souffrir de regrets d’avoir passé outre le chemin,
Car c’est peut-être ma raison de vivre et d’être, voire mon destin.

 

Cette nuit, il deviendra libre comme l’air.
Car par mon offrande à cet être tellement éphémère,
Nous sillonnerons à inlassablement toutes les terres et les mers,
Car le temps n’aura sur lui plus de prise grâce à mon sang et à ma chair.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je ne baisserai jamais les yeux

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je ne baisserai jamais les yeux

 

Femme à la peau blanche,
Fille de reine au-delà de La Manche,
Descendante d’un peuple sans cesse insoumis,
D’un peuple fier, au sang noble et au tempérament aguerri.

 

Témoin de l’arrivé de vos navires,
Vous, barbares, pour qui tout chavire,
Soyez sûrs que vos connaîtrez douleur et défaite,
Que vos cris de guerre se changeront en larmes de pertes.

 

Nos rives de diamants deviendront vos cimetières,
Dès l’instant où, armes aux poings, vous foulerez nos terres.
Vos bras glorieux aussitôt levés vous seront prestement arrachés,
Et vos yeux ébahis par la terreur et le désarroi vous seront transpercés.

 

Je suis celle qui commandera nos armées,
De ces hommes aux cœurs épris de leurs bien-aimées,
Et qui, jusqu’au dernier, vous jetteront à la mer là d’où vous venez.
Devant vous je ne baisserai jamais les yeux car fille de reine, je suis née.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Vive l’amour dans la langue de Molière

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Votre humble serviteur bientôt de retour en tant que modèle vivant (nu intégral)

 

Vive l’amour dans la langue de Molière

Bonjour tout le monde,

C’est avec un plaisir immense que je vous informe de ma sortie prévue pour ce vendredi 15 février. En effet, les médecins et les spécialistes du centre de convalescence où je suis hospitalisé depuis trois semaines m’ont confirmé la guérison de mon bras gauche. À vrai dire, il s’agit d’une guérison de transition puisqu’il me faudra attendre jusqu’à la fin mars avant de pouvoir me servir de mon bras de manière pleine et totale. Ici, tout sera une question de prudence pour les semaines à venir.

Sous un autre ordre d’idée, J’ai eu la chance d’assister à un mini-spectacle offert par un duo musical qui a permis aux personnes présentes en salle de se remémorer certaines des plus belles chansons d’amour de la langue française. Mais, à bien y penser, quelle est la plus belle langue au monde sinon le français ? Oui, c’est un fait. Je suis à la fois nationaliste, fier de mes racines ancestrales et passionné par tout ce qui touche au beau, au bien et au bon. Mais, je suis également un francophile. C’est-à-dire, pour ceux et celles qui ignorent ce que ce mot signifie, que je suis un amoureux de la langue française.

Pour moi, la langue française est la langue de l’amour. Je devrais même dire « des amours »: amour de la nation, de la patrie, de ses terres en y incluant les « amours » de l’amitié fraternelle, de la famille sans oublier l’amour dit des amoureux et, pourquoi pas ?, celui des amants. J’aime ma langue et elle me le rend bien.

Aurais-je autant de plaisir à composer mes poèmes dans une autre langue que le français ? C’est possible. Aurais-je la même passion d’écrire mes textes dans une autre langue que ma langue maternelle ? C’est probable. Aurais-je le sentiment d’être privilégié de vivre, de penser, d’explorer et de découvrir le monde qui m’entoure dans une autre langue que le français ? Pourquoi pas ?! Cependant, c’est dans la langue française que chaque fibre de mon corps, de mon âme et de mon esprit vibre d’une vibration incomparable en ce monde.

Bref, j’ai réellement adoré cette soirée musicale où les chansons d’amour en français étaient à l’honneur et ce, en compagnie de gens formidables. Des gens qui m’ont appris de nouveau que le véritable bonheur se retrouve dans la simplicité de la vie. Croyez-moi sur parole ! C’est là une grande leçon existentielle.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Je poursuivrai mon chemin

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Je poursuivrai mon chemin

 

Aussi loin que je me souviennes,

Bien des gens me chantent la même rengaine,

Une triste rengaine sur un air de dépit,

Une chanson sur un air de jalousie.

 

Mais, contre toute attente, je me suis tenu debout.

Car je n’ai que faire de tous ces jaloux,

Qui n’ont pas d’autres choses à faire,

Et qui n’ont pas appris à se taire.

 

Les paroles sont comme les glaces sur un cours d’eau,

Qui fondent au soleil aussitôt arrivés les beaux jours,

À jamais dissipées dans la rivière suivant son cours,

Allant rejoindre dans les limbes bien des maux.

 

Je suis tel un marin naviguant sur les mers,

À la découverte de ces nouvelles terres,

De leurs richesses et de leurs beautés,

De ces peuples à respecter.

 

Je suis tel un aigle survolant les paysages,

À la conquête des livres saints afin de devenir sage,

Et de percer avec mon regard les secrets de l’univers,

Tout en composant avec joie ces quelques vers.

 

Quelle a été ma destiné ?

Drôle de question depuis que je suis né.

Maintenant que sera-t-elle ?

Alors qu’il me reste à voir tant de merveilles.

 

Une chose que j’ai apprise de la vie,

C’est que rien ne droit être pris pour acquis,

C’est pourquoi mes craintes sont bien futiles,

Car de ces blessantes paroles envers moi ont été inutiles.

 

Désormais, je m’éloignerai de ces sots.

Qui ont  le cerveau aussi vide qu’un vieux seau,

Et sans cesse je continuerai à croire en demain,

Et comme toujours et à jamais je poursuivrai mon chemin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moi, l’africain !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sabre aux poings

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Avec la permission de Spitting-to-Windward

Sabre aux poings

 

Femme blanche aux mains nues,

Femme des pays lointains d’où tu es venue,

Traversant mers déchaînées et vagues hautes,

Dis simplement : Que cherches-tu auprès de tes hôtes ?

 

Que ton âme soit pure et ta beauté naturelle,

Afin que tu sois parmi nous celle qui sera la plus belle,

Car tu pourrais devenir si tu le désires une valeureuse guerrière,

Parmi celles du passé qui nous ont défendu dans toutes nos guerres.

 

Le bleu de tes yeux témoigne de tes périples sous les cieux,

Et la blancheur de ta peau le témoignage de bonté des dieux,

Tandis que la fermeté de tes seins confirme la valeur de ton destin,

Viens ! Viens ! Joins-toi à nous afin de participer à ce délicieux festin.

 

À ce festin dressé pour toi par tes serviteurs,

Qui devant dragons et démons n’éprouvent point de peur,

Femme blanche aux cheveux d’or venue des régions austères,

Vois en nous, les hommes du nord, à la fois si fiers et si grégaires.

 

Écoutes la voix sacrée des divinités polaires

Entends les ordres transmis par la voix des airs,

Femme courageuse ! Vas-y ! Accomplis ton destin !

Car nul autre que toi possède sur nos terres ce sabre aux poings.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pierre noire

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Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada