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Vive l’amour dans la langue de Molière

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Votre humble serviteur bientôt de retour en tant que modèle vivant (nu intégral)

 

Vive l’amour dans la langue de Molière

Bonjour tout le monde,

C’est avec un plaisir immense que je vous informe de ma sortie prévue pour ce vendredi 15 février. En effet, les médecins et les spécialistes du centre de convalescence où je suis hospitalisé depuis trois semaines m’ont confirmé la guérison de mon bras gauche. À vrai dire, il s’agit d’une guérison de transition puisqu’il me faudra attendre jusqu’à la fin mars avant de pouvoir me servir de mon bras de manière pleine et totale. Ici, tout sera une question de prudence pour les semaines à venir.

Sous un autre ordre d’idée, J’ai eu la chance d’assister à un mini-spectacle offert par un duo musical qui a permis aux personnes présentes en salle de se remémorer certaines des plus belles chansons d’amour de la langue française. Mais, à bien y penser, quelle est la plus belle langue au monde sinon le français ? Oui, c’est un fait. Je suis à la fois nationaliste, fier de mes racines ancestrales et passionné par tout ce qui touche au beau, au bien et au bon. Mais, je suis également un francophile. C’est-à-dire, pour ceux et celles qui ignorent ce que ce mot signifie, que je suis un amoureux de la langue française.

Pour moi, la langue française est la langue de l’amour. Je devrais même dire « des amours »: amour de la nation, de la patrie, de ses terres en y incluant les « amours » de l’amitié fraternelle, de la famille sans oublier l’amour dit des amoureux et, pourquoi pas ?, celui des amants. J’aime ma langue et elle me le rend bien.

Aurais-je autant de plaisir à composer mes poèmes dans une autre langue que le français ? C’est possible. Aurais-je la même passion d’écrire mes textes dans une autre langue que ma langue maternelle ? C’est probable. Aurais-je le sentiment d’être privilégié de vivre, de penser, d’explorer et de découvrir le monde qui m’entoure dans une autre langue que le français ? Pourquoi pas ?! Cependant, c’est dans la langue française que chaque fibre de mon corps, de mon âme et de mon esprit vibre d’une vibration incomparable en ce monde.

Bref, j’ai réellement adoré cette soirée musicale où les chansons d’amour en français étaient à l’honneur et ce, en compagnie de gens formidables. Des gens qui m’ont appris de nouveau que le véritable bonheur se retrouve dans la simplicité de la vie. Croyez-moi sur parole ! C’est là une grande leçon existentielle.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Je poursuivrai mon chemin

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Je poursuivrai mon chemin

 

Aussi loin que je me souviennes,

Bien des gens me chantent la même rengaine,

Une triste rengaine sur un air de dépit,

Une chanson sur un air de jalousie.

 

Mais, contre toute attente, je me suis tenu debout.

Car je n’ai que faire de tous ces jaloux,

Qui n’ont pas d’autres choses à faire,

Et qui n’ont pas appris à se taire.

 

Les paroles sont comme les glaces sur un cours d’eau,

Qui fondent au soleil aussitôt arrivés les beaux jours,

À jamais dissipées dans la rivière suivant son cours,

Allant rejoindre dans les limbes bien des maux.

 

Je suis tel un marin naviguant sur les mers,

À la découverte de ces nouvelles terres,

De leurs richesses et de leurs beautés,

De ces peuples à respecter.

 

Je suis tel un aigle survolant les paysages,

À la conquête des livres saints afin de devenir sage,

Et de percer avec mon regard les secrets de l’univers,

Tout en composant avec joie ces quelques vers.

 

Quelle a été ma destiné ?

Drôle de question depuis que je suis né.

Maintenant que sera-t-elle ?

Alors qu’il me reste à voir tant de merveilles.

 

Une chose que j’ai apprise de la vie,

C’est que rien ne droit être pris pour acquis,

C’est pourquoi mes craintes sont bien futiles,

Car de ces blessantes paroles envers moi ont été inutiles.

 

Désormais, je m’éloignerai de ces sots.

Qui ont  le cerveau aussi vide qu’un vieux seau,

Et sans cesse je continuerai à croire en demain,

Et comme toujours et à jamais je poursuivrai mon chemin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moi, l’africain !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sabre aux poings

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Avec la permission de Spitting-to-Windward

Sabre aux poings

 

Femme blanche aux mains nues,

Femme des pays lointains d’où tu es venue,

Traversant mers déchaînées et vagues hautes,

Dis simplement : Que cherches-tu auprès de tes hôtes ?

 

Que ton âme soit pure et ta beauté naturelle,

Afin que tu sois parmi nous celle qui sera la plus belle,

Car tu pourrais devenir si tu le désires une valeureuse guerrière,

Parmi celles du passé qui nous ont défendu dans toutes nos guerres.

 

Le bleu de tes yeux témoigne de tes périples sous les cieux,

Et la blancheur de ta peau le témoignage de bonté des dieux,

Tandis que la fermeté de tes seins confirme la valeur de ton destin,

Viens ! Viens ! Joins-toi à nous afin de participer à ce délicieux festin.

 

À ce festin dressé pour toi par tes serviteurs,

Qui devant dragons et démons n’éprouvent point de peur,

Femme blanche aux cheveux d’or venue des régions austères,

Vois en nous, les hommes du nord, à la fois si fiers et si grégaires.

 

Écoutes la voix sacrée des divinités polaires

Entends les ordres transmis par la voix des airs,

Femme courageuse ! Vas-y ! Accomplis ton destin !

Car nul autre que toi possède sur nos terres ce sabre aux poings.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pierre noire

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Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Femme aux seins d’or

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Dessin : Noble Roro de la France

Femme aux seins d’or

 

Femme fragile

Femme à la peau d’argile,

Femme d’une terre inconnue,

Femme au corps si pur et si nu.

 

Ne détournez pas votre divin regard,

De tous ces hommes avides de cette beauté rare,

Daignez faire resplendir votre noble féminité,

Symbole de vie ! Symbole d’éternité !

 

De votre chevelure couvrant avec pudeur,

Votre tendre visage de ce monde qui vous fait peur,

Vous montrerais-je toute la richesse de toutes ces terres ?

Celle que nous léguèrent avec bonté toutes les mers.

 

Permettez à votre humble serviteur de vous caresser,

Ce dos fatigué de porter le poids de l’insouciance,

De cette folie qui vous poursuit telle une démence,

Et vous guérir de vos blessures par un doux baiser.

 

Femme sans cesse à mes yeux inaccessible,

Qui fait vibrer de coquins désirs mon cœur sensible,

Femme hors de prix ! Femme convoitée dès l’aurore !

Ce que je veux ? Nulle autre que la femme aux seins d’or.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce soir

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Ce soir

Ce soir,
Je ressens le besoin de boire,
De boire en moi tout mon désespoir,
Car j’ignore qui je suis où je vais : Ciboire !

Un gros mot,
Qui exprime bien des maux,
En moi coule le sang de mes aïeux,
Qui m’ont transmis la noblesse d’être valeureux.

Mes dents sont ceux d’un loup,
Mon regard plonge dans la nuit à chaque coup,
De mon corps blessé par les médecins et leurs scalpels,
Et pourtant, je crie, je hurle et au loin des terres j’appelle.

Ce soir, je suis seul.
Seul de corps et d’esprit,
Ainsi en a voulu la vie et c’est ainsi.
Qui d’entre vous me suis ? Qui bien le veuille ?

Boire un verre imaginaire,
Pour effacer mes peines de cet hier,
Trouver le courage de continuer le combat,
Protéger le futur de ma nation, de ma patrie de ces faux pas.

Ce soir ou cette nuit,
Ou bien serait-ce un autre demain ?
Où le peuple se prendra peut-être en main ?
Alors là, entre vous et moi, je n’en sais vraiment rien.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femme d’ivoire

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Par Stanislav Blagenko Tiré de https://voyageonirique.com/

Femme d’ivoire

 

Ô femme de rêve !

Serais-tu ma nouvelle Ève ?

Celle qui m’accompagnera sur les mers,

Pour découvrir de ces magnifiques terres ?

 

Femme aux seins fermes,

Plus je les regarde plus je les aimes.

Me donnes-tu la permission de les embrasser ?

Quelle joie me donnerais-tu si je peux les caresser.

 

Sentir le parfum de ta chevelure,

Qui te donne cette si belle et noble parure.

Pénétrer le secret de ton âme par la douceur de tes yeux.

Y aller avec soin car te respecter, plus que tout je le veux.

 

Parcourir le chemin de ton intimité,

Comme le feraient deux amants par une nuit d’été,

Entendre le souffle saccadé de ta respiration haletante,

Succomber à cette tentation ! Voilà tout ce qui en ce monde me tente.

 

Ô belle femme d’ivoire !

M’accorderais-tu cet instant de bonheur ?

Où je te ferai grâce de mon savoir-faire en cette heure ?

D’être entre tes reins pour y te faire vibrer de plaisirs un certain soir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le pont

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Le pont

 

Le pont vers le passé,

Que l’on doit inévitablement oublier,

Le pont vers le futur incertain,

Que l’on doit affronter c’est certain.

 

Pont des hommes d’honneur,

De ceux qui savent ce qu’est la peur,

De ceux qui ne craignent guère d’aimer,

Qui le démontrent avec actes et tendres baisers.

 

Pont vers la mer,

Venu des lointaines terres.

Pont d’amour et de paix fraternels,

Ne serait-ce pas qu’une promesse éternelle ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada