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Agnès

Agnès Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo :JRekas Source: https://www.deviantart.com/jrekas/art/Agnes-895416480

Agnès

 

Agnès ! Ô ma belle Agnès !

Comme tu sais me rendre à l’aise.

En cette chambre que nous avons louée,

Pour cette soirée, cette nuit, jusqu’à la matinée.

 

Je suis tombé amoureux avec ton si bel accent,

Par lequel j’ai deviné que tu es une étrangère assurément.

Un pays où l’on y danse la polka et l’on y boit de la vodka,

Un pays à l’histoire si triste, si grandiose, et qui toujours existera.

 

Je ne sais ce que tu as trouvé en moi d’intéressant,

À moins que ce soit mon allure d’un Canadien errant,

Loin de mon foyer comme chante si bien mon peuple conquis,

Par une puissance étrangère qui avait tout fait pour briser ses envies.

 

Ses espoirs, ses rêves et son amour de son pays et de sa patrie.

De la liberté et de ses terres desquelles il en sera à jamais banni.

Mais, en dépit de ma douleur, de ma peine et de mes chaudes larmes,

Il a trouvé en toi, ô, ma tendre Agnès, une consolation pour son âme.

 

Belle femme de la glorieuse Varsovie.

Femme superbe de la ville de Cracovie.

Permets-moi de passer avec toi ce doux moment,

Je te promets qu’au matin, je m’en irai silencieusement.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Sentiments profonds

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sentiments profonds

 

Au milieu de la nuit,

J’ai entendu un grand bruit.

Étrangement, je n’ai pas eu peur.

Car ce bruit provenait de mon cœur.

 

Dans la profondeur,

De cette étonnante noirceur,

J’y ai décelé un souvenir telle une lueur,

Une lueur qui m’a fait revivre un instant de bonheur.

 

Une grande dame que j’avais rencontrée,

Sur une terrasse par un beau dimanche d’été.

Elle était assise bien sagement telle une enfant,

Irais-je aller lui parler? Je me suis dit évidemment.

 

Pourquoi pas? Je me suis répondu.

Essayer n’est pas toujours une cause perdue.

Prenant alors mon courage de mes mains imaginaires,

Je me dirigeai en sa direction avec une allure toute fière.

 

Pardonnez mon intrusion,

Je ne voudrais pas être polisson.

Puis-je vous accompagner à cette table?

Car, de votre beauté, l’ignorer j’en suis incapable.

 

Soyez sans crainte, je n’ai point le désir de vous importuner.

Dites un seul mot, et aussitôt, à ma table, je vais y retourner.

Voyez-vous? Homme avec bonnes manières est rarissime en ces jours.

Mais, femme ayant une beauté si éclatante, l’est depuis toujours.

 

Votre chevelure rouge comme la flamme,

Vos lèvres sur lesquelles je déposerais même mon âme,

Votre regard que nul homme digne de ce nom ne saurait ignorer,

Je l’avoue avec humilité, le vôtre j’ai été incapable d’y échapper.

 

Cette nuit, j’ai entendu un grand fracas.

J’ai craint que mon cœur éclatât en mille éclats.

Car, j’ai pour vous depuis l’instant où je vous ai écoutée.

Des sentiments profonds maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En lui donnant cette originalité

En lui donnant cette originalité Poème de RollandJr St-Gelais, Photo par Alain, Modèle par Atsuko

En lui donnant cette originalité

 

Je me souviens de ces années,

De ce temps où nous pouvions aimer,

De cette période où nous pouvions espérer,

De ces années où pouvions sans cesse rêver.

 

Je commençais à peine à dessiner,

Cela a toujours été mon rêve depuis que je suis né,

Rien de plus normal, car par des parents-artistes j’ai été élevé.

Entre mes lèvres passèrent tant le sein maternel que les crayons à colorer.

 

Fils unique d’une famille aux mœurs inhabituelles,

Amoureux de cette musique de ces années si belles,

Curiosité sans cesse aiguisée par de jolies ribambelles,

D’un esprit égayé par le charme de la campagne et des hirondelles.

 

J’ai bien malgré moi vieilli,

Et, comme tout le monde, j’ai dû quitter le nid.

Le nid familial où mon père et ma mère s’aimèrent chaque nuit,

Pour aller vivre dans une cité lointaine afin d’y poursuivre ma vie.

 

Jeune homme libre d’esprit et ouvert à la nouveauté,

Amant des arts de toutes tendances et là où il y a la beauté,

J’ai placé une petite annonce dans le journal de cette localité;

Artiste en herbe cherche jeune dame, pour une peinture de nudité.

 

Peu de temps, à ma porte, est venue sonner,

Une belle dame aux allures et à l’accent étrangers,

Comme il se doit, je l’ai invitée poliment d’entrer,

En m’excusant d’avoir quelques joints fumés.

 

Sans plus attendre, elle entra dans ma modeste demeure.

Sa beauté était telle que j’en avais oublié le jour et l’heure,

Elle m’a dit que de poser nue, cela la comblerait de bonheur.

Car dans son pays, cela ne pouvait pas se faire sous peine de malheur.

 

 Sans plus attendre, elle enleva ses vêtements.

Elle prit la pose tout bien naturellement,

Pendant je me suis installé calmement,

En me roulant un joint minutieusement.

 

J’ai laissé aller mon imagination sans retenue,

Afin de dessiner cette femme si belle et nue,

D’une beauté comme je n’en avais jamais vu,

Quelle chance! La vie m’a permis d’avoir eu.

 

Mes doigts naviguèrent sur le papier,

Comme sur une mer agitée au mois de mai,

À chaque coup de crayon, j’en avais le souffle coupé.

Car mon seul désir était de votre beauté, l’immortaliser.

 

La rendre immortelle en lui donnant cette originalité,

D’être dessinée avec ces couleurs qui représentent ces années,

Où l’on pouvait vivre nos passions avec une entière liberté,

Et faire l’amour loin de toute cette hypocrite moralité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Offrande de Sabbat

Offrande de Sabbat
Réalisation photographique par Elizabeth Blair Stephenson Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/I-Disagree-827853311

Offrande de Sabbat

 

Depuis cette magique nuit,

Où j’ai appris à vous être soumis,

À devenir un bon garçon obéissant,

À être entre vos mains un jouet satisfaisant.

 

En me laissant caresser par vos mains si douces,

Alors que j’étais à votre merci dans votre chaude douche,

À votre volonté de faire de moi tout ce qu’il vous aurait plu,

Seul et fragile devant vos yeux admiratifs de me voir ainsi nu.

 

Que pouvais-je faire pour vous satisfaire ?

De votre beauté captivante, je ne voulais pas m’en défaire.

De vos tatouages, je les jalousais tant de ne point en faire partie.

Vous offrir ma peau en guise d’obole, telle était en cet instant mon envie.

 

M’allongeant dans votre baignoire,

Tel un holocauste pour une magie noire,

J’écoutais avec délice votre voix envoûtante,

Prononcer d’un grimoire cette incantation ensorcelante.

 

Lève-toi et suis-moi dans mon donjon,

C’est l’heure où je t’enseignerai grande leçon,

D’aimer mes supplices au point de ne pouvoir t’en passer,

De ton corps je saurai bien avec ma générosité le dompter.

 

Sens sur tes bras la douceur de mes cordes,

Obéis à mes désirs car pour toi ils seront des ordres,

Que chaque parcelle de ton corps devienne mon terrain de jeu,

Que tes souffrances soient au gré du temps la satisfaction de mes vœux.

 

Voilà les mots que vous avez prononcés,

Que j’ai lu en silence dans vos sadiques pensées,

De vos moindres désirs, de vos aspirations et de vos souhaits.

Enfin bref, et pour être franc avec vous, tout ce qu’il me plaisait.

 

Tel un élève docile,

Je recevais sur mon dos fragile,

Les lanières de cuir de cet adorable fouet,

Malgré mon silence, vous saviez que j’en redemandais.

 

Déliant ces liens qui me retenaient,

Vous avez souris? Bien sûr que je m’en doutais.

Car vous aviez un projet particulier en cette veille de Sabbat.

Sur cette table rouge de sang de ses victimes, vous unir à moi.

 

Par quelle action perfide, ai-je mérité cet honneur?

Fou de joie, je l’étais, dès que j’ai su quel serait votre bonheur.

Être offert en pâture à votre corps selon vos secrètes aspirations,

Ô maîtresse, veuillez agréer ma semence lors de notre charnelle union.

 

Par vos gestes si excitants et vos étreintes si luxurieuses,

Vous avez réussi à briser au plus profond de moi toute ma volonté,

Et ainsi, avec belle passion, me laisser par votre savoir-faire dominer,

J’étais votre jouet dont vous saviez tirer plaisir avec une allure ricaneuse.

 

Nous laissant aller à nos pulsions libératrices,

Avec bon gré, vous étiez ma bien-aimée dominatrice.

En ce vendredi de pleine lune, vous étiez une reine sans roi.

De ma verge gorgée vous en avez extrait potion étrange pour le Sabbat.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Prélude

Prélude
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Prélude

 

Solitude ou bien solitaire,
Question à laquelle je ne saurai me taire,
Car être loin de l’élue de mon cœur est la pire des tortures,
Celle à qui je pense dès l’aube jusqu’au crépuscule en humant l’air pur.

 

Je la revois assise devant la vitrine,
Avec son allure à la fois fière mais aussi coquine,
Portant vêtement d’un rouge flamboyant et transparent,
Mettant en avant sa beauté que j’avais découverte depuis longtemps.

 

Femme fière et belle comme je n’avais jamais vue,
Femme heureuse de présenter avec plaisir ses seins nus,
Femme possédant un sang noble coulant dans ses veines brûlantes,
Femme héritière de ses ancêtres aux récits nobles qui à chaque nuit la hantent.

 

Que pourrais-je livrer aux dieux pour de nouveau vous embrasser?
Quel présent aurais-je à offrir aux cieux pour une fois encore vous aimer?
Quelle offrande lèguerais-je à mes aïeux pour vous faire la cour sans lassitude?
Car en mon imagination fertile, je me vois accomplir le plus doux de mes préludes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada