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En fouillant le placard

En fouillant le placard Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : Enjoy the music… by gb62da on DeviantArt

 

En fouillant dans le placard

 

J’étais à la maison, veillant tard un samedi soir.

N’ayant pas grand-chose à faire, j’ai fouillé dans le placard.

Pour y découvrir quelques secrets de mon père et de ma mère,

Eux qui vécurent les années du « faites l’amour, pas la guerre ».

 

Dans le fond de ce placard se trouvèrent de grands trésors,

Des albums de vinyle qui maintenant valent de l’or.

De ces groupes mythiques ayant façonné une nouvelle ère,

Une époque où tout semblait possible sur les mers et la terre.

 

De ces vinyles, j’ai découvert de jolies chansons.

En imaginant tous ces cœurs battre à l’unisson,

En chantants joyeux refrains prônant l’amour et la liberté,

De ces mélodies qui m’ont amenée en d’étranges contrées.

 

De ces groupes à l’accent britannique,

Marquant de leurs empreintes une ère magnifique,

Une ère à jamais gravée dans la profondeur de nos mémoires,

Pour réchauffer nos cœurs en cette période si noire.

 

En cette soirée, une peu spéciale.

J’ai abreuvé mon âme d’une boisson proverbiale,

Apaisant avec satisfaction ma soif de paix et de bonheur,

Avec tous ces trésors qui firent la joie de mes parents en leurs heures.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La reine des cœurs

La reine des cœurs Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/queen-of-hearts-870237751

La reine des cœurs

 

Je suis la reine des cœurs,

La reine qui sèche bien des pleurs,

De ces hommes qui ont été éconduits,

Par des amours irréels qui ont parsemé leurs vies.

 

Ne croyez pas que le cœur d’un homme ne souffre pas,

D’un amour qui est à jamais impossible et qui le fuit pas à pas,

Or, c’est dans les normes séculaires de toutes les sociétés,

Qu’on y affirme que l’homme ne doit jamais pleurer.

 

De ses larmes, pour toujours, il doit les cacher.

Tout en apprenant, dans le silence de son âme, à les sécher.

Cœurs souvent brisés par les soubresauts du destin,

Qui n’a de cesse de glisser entre les mains.

 

Entre les mains endoloris de tous ces valeureux amants,

Qui trouveront de leurs yeux ces femmes belles éternellement,

Que de soupirs sortent de ces hommes attendris l’espace d’un moment,

Des soupirs que je me hâte d’attraper aussi vite que dure cet instant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le pont de pierre

Le pont Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Vesseyre de la France

Le pont de pierre

 

Il y avait à l’époque de mon enfance,

Un endroit où bien des gens y allèrent,

En dansant, quelques pas en avant, et en arrière.

Y raconter leurs plus beaux contes de belle romance.

 

Un pont fait de pierres sculptées,

Et amenées au-dessus d’une rivière,

Par des gens si pauvres et bien solitaires,

Et qui n’avaient que pour outils leurs mains fatiguées.

 

Après chaque célébration du dimanche,

Courtisans y allèrent gaiement pour se rassembler.

Jeunes femmes si éprises, de leurs soupirants, par un baiser.

Jeunes hommes épris, de leurs élues, par la grâce de leurs hanches.

 

Que de paroles d’un amour frivole,

Y furent maintes et maintes fois prononcées,

Que des regards remplis de tendresse y furent partagés,

Des paroles et des regards qui au fil du temps ont pris leurs envols.

 

Sur ce pont, bien des cœurs se sont noués,

Sur ce pont, bien des promesses ont été formulées,

Sur ce pont de pierre, bien des cœurs se sont fracassés

Sur ce pont, au-dessus de cette rivière, des rêves se sont parfois réalisés.

 

Sur ce pont, j’y ai appris une grande leçon.

Que l’amour peut naître à tout moment, à tout instant.

Que de belles paroles et autant de regards si beaux, si rafraîchissants.

Sont vrais que s’ils concrétisent dans les jours mauvais comme les bons.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le sein dans l’histoire de la nativité

Le sein dans l’histoire de la nativité Dessin par Vincent Fonf de la France

Le sein dans l’histoire de la nativité

Bonjour tout le monde,

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un joyeux Noël, si cela s’avère possible, entouré de vos proches. Si cela n’est pas le cas, que la paix soit présente dans vos cœurs. Oui, il s’agit là d’une période de fin d’année tout à fait unique en son genre. Mais, dites-vous bien que l’humanité est déjà passée par des situations bien pires de celle que nous traversons actuellement. L’essentiel c’est d’entretenir, pour paraphraser les trois vertus théologales, la flamme de la foi en la vie, l’espérance en l’avenir et l’amour fraternel envers notre prochain.

D’ailleurs, j’aime bien décortiquer le terme ‘’prochain’’ d’une manière un peu particulière. En effet, j’y vois le fait d’être proche de celui qui nous tend la main, et ce, malgré nos limites inhérentes à notre nature humaine, nos différences tant culturelles que linguistiques et nos distances plus ou moins longues. Trois réalités qui nous touchent dans notre quotidien malgré l’existence d’outils de communication au sein de la société. Je pense notamment à l’internet et aux réseaux sociaux qui y pullulent, parfois pour le pire et parfois pour le meilleur. Ainsi va la vie.

Cependant, une idée m’est venue en cette journée magnifique qu’est Noël. Une journée pas comme les autres puisqu’un tout petit être, dépendant de l’amour et de la tendresse de ses parents, est venu bouleverser par sa seule présence le déroulement de l’histoire de l’humanité. Que l’on soit ou non chrétiens, simplement croyant en un être suprême, agnostique ou bien même athée, une chose est sûre : rien n’a été pareil depuis sa vie terrestre. Et pour cause puisque ses messages que nous ont transmis quelques-uns de ses proches, appelés les évangélistes, ont eu un impact considérable dans le monde occidental.

Or, tout ceci a été rendu possible, non pas grâce à un quelconque chevalier revêtu d’une armure impénétrable possédant une épée magique. Mais bien par une femme originaire d’un village modeste de Palestine. Une femme qui a dit oui à tout ce qui était possible pour son enfant, et ce, avec une confiance inébranlable envers une Parole. Une femme qui accoucha comme toutes les femmes en ce monde. Une femme qui a nourri son enfant du lait provenant de son sein.

Eh oui! Le sein de Marie a nourri l’être qui influencera le cours de l’histoire, comme jamais aucun homme ne l’avait fait avant lui et ne le fera jamais après lui. Le sein d’une femme, de cette femme, démontre jusqu’à tel point cet être, que l’on connaîtra sous le vocable de Jésus, demeure l’être humain par excellence. Comme la quasi-majorité d’entre nous, il a été nourri par le sein et entouré par les bras d’une mère, de sa mère. Le sein de Marie prouve donc toute la sacralité du corps humain.

Personnellement, j’aime bien utiliser le vocable de ‘’corédemptrice’’ lorsque je parle de Marie. Non pas que je désire abaisser le Christ au rang de Marie puisqu’il n’y a qu’un seul rédempteur. Mais, plutôt d’élever Marie de manière tout à fait symbolique à celui du Christ. En effet, c’est lorsque Jésus s’est lui-même abaissé en s’incarnant dans la chair d’une femme, en l’occurrence Marie, qu’il l’a lui-même anobli de Sa Sainteté lui conférant d’une certaine façon l’épithète de  »corédemptrice ». Une épithète qui lui convient parfaitement si on tient compte que c’est par le sein de Marie que le Christ a été nourri durant les premiers mois de son existence.

Merci de votre attention !

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Les mondes

Les mondes Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/worlds-863111100

Les mondes

 

Il arrive que parfois,

Ébranlée en moi est ma foi,

Foi en la vie, en l’amour, en l’amitié,

Foi que je croyais être pour toute l’éternité.

 

L’éternité qui s’égrène au fil du temps et des désillusions,

De ces illusions que l’on a appris à se forger au rythme d’un diapason,

De ce diapason qui résonne aussi longtemps que dure le bruit sourd,

Du bruit qui s’entend dès que l’instant où l’hivernage arrive pour les ours.

 

Il arrive parfois qu’un monde que l’on s’est construit,

Ce monde que l’on a tranquillement bâti avec toute notre énergie,

Une énergie qui nous est venue du tréfonds de nos entrailles,

Et qui, pour un geste inapproprié, les cisaillent.

 

Il arrive quelquefois que l’on s’aperçoive de notre perte de temps,

Que ce soit une question d’heures, de jours, de mois ou d’ans.

Cela fait toujours mal tel un glaive qui nous transperce l’âme,

Cela brûle tout notre être d’une indescriptible flamme.

 

Une flamme qui dévaste nos mondes,

Un monde peuplé de géants naviguant sur les ondes,

Un monde grouillant de nains qui se terrent sous la terre,

Un monde regorgeant de gens ordinaires ayant connu paix et guerres.

 

De ces guerres qui détruisirent des gens de bonne volonté,

De cette paix voulue par tant de gens ayant grande bonté,

De cette bonté qui a essaimé dans les cœurs des amoureux,

Le désir de fonder familles avec pour seul but d’être heureux.

 

Divers mondes se baladent devant mes yeux,

Des mondes aux paysages verdoyants et au ciel bleu,

Des mondes inconnus de bien des gens qui m’entourent,

Des mondes que je dois fuir avant que je disparaisse à mon tour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada