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L’art de se dévêtir…

L’art de se dévêtir…

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez passé une semaine agréable. De mon côté, tout a été à merveille même si un petit problème de santé s’est pointé le nez en milieu de semaine. Rien de grave ! Soyez-en convaincus !

20171002_1043202 (2)Sous un autre ordre de sujets, j’ai eu l’idée de vous présenter une vidéo d’une magnifique modèle nue qui démontre à la perfection que l’art de se dévêtir est bel et bien un art à proprement parler. Vous comprendrez très certainement que jamais je n’ai eu à pratiquer un tel art à l’occasion de mes séances de nudité artistique. Et pour trois raisons qui me paraissent être évidentes. Primo, cela ne se fait tout simplement pas dans un tel contexte. Secundo, je me vois mal d’agir de la sorte en toute début de séance surtout en tenant compte de mes limites physiques. Et tertio, je n’ose pas une seule seconde penser à la réaction des personnes présentes en salle si cela arriverait. Bon ! Blague à part, force est d’admettre que cet art est loin d’être pour le commun des mortels.

En effet, il est impératif de bien connaître les forces et les faiblesses de son corps afin de réussir un art avec un doigté professionnel. Et, si je peux me permettre une telle comparaison, cela ressemble à une recette de haute gastronomie où la moindre petite faille, le plus petit oubli ou encore un soupçon de trop d’un quelconque élément de base peut faire gâcher un plat de grande renommée. Comme quoi, l’art existe sous bien des formes.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô femme de couleur d’ébène

 

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Dessin de Claude Bouillon

 

Ô femme de couleur d’ébène

 

Femme de ce continent,

Rempli de trésors et de diamants,

De ces rivières bleutées et de ces  vierges forêts,

De ton corps si gracieux et si svelte quoi dire je ne saurais.

 

Femme tellement noire,

Du Ghana ou de la Côte d’Ivoire,

De tes ancêtres tu en retiens tristes souvenirs,

Qui luttèrent contre tyrans et contre bien pires.

 

Femme aux cheveux hirsutes  !

Qui naquit dans une humble hutte,

Tu désires qu’une chose à ta progéniture,

C’est de bâtir dans la joie un bien meilleur futur.

 

Femme témoin d’un douloureux passé,

Ressaisis-toi ! Et surtout ne cesse pas d’espérer,

Car coule la force incroyable de tes aïeux dans tes veines,

Sache que tu es femme sacrée ! Ô femme de couleur d’ébène.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rencontre avec des modèles …

 

 

Rencontre avec des modèles qui acceptent de poser nus lors des ateliers à la Maison des associations

Transposée dans le domaine de l’art, la nudité se déleste des préjugés qui lui collent à la peau. Elle devient alors un support, un moyen d’expression qui créé une symbiose entre l’artiste et son modèle.

«Trop souvent dans l’esprit des gens, la nudité est assimilée à la sexualité. Mais quand on dessine, on est très loin de ça. » Président de l’association de l’Atelier de modèle vivant du Saint-Amandois, Cyrille Auvity propose des cours de dessins à partir de modèles, hommes ou femmes, nus.

« C’est un nu naturel »

Cette démarche artistique suscite souvent la curiosité du grand public. « Quand on parle de modèle vivant, on a régulièrement des regards interloqués, curieux et des remarques qui renvoient à la sexualité. » Des réactions qui sont pourtant à l’opposé d’une réalité artistique où modèles et dessinateurs entrent dans une démarche commune guidée par le respect.

« Je n’ai jamais entendu une seule blague grivoise, confie Cyrille Auvity qui est également dessinateur. C’est beaucoup plus respectueux que sur une plage. Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle. »

Christian Dehaene, modèle masculin depuis une vingtaine d’années, confirme cette notion d’union.

« Le nu, c’est secondaire. Être modèle, c’est être un acteur qui parle avec son corps. Quand on pose, il faut avoir une expression, un mouvement pour communiquer avec les artistes. Le visage doit être en adéquation avec le corps. Il y a une expression qui passe, c’est très important. » Si certains modèles posent occasionnellement, Christian Dehaene en a fait son métier, s’imposant une bonne hygiène de vie. « Il faut être très physique, confie le modèle. Je suis spécialisé dans la pose longue debout. Les appuis comptent beaucoup, c’est très technique, il ne faut pas avoir de crampe. »

Tatouage, piercing, bronzage, hématomes, etc., il s’interdit toutes traces étrangères sur le corps. Quant à la gêne de poser nu, il avoue ne pas la ressentir. Au contraire. « Je suis plus à l’aise nu qu’habillé. C’est un nu naturel. Je suis dans mon élément. »

Une aisance pas forcément donnée à tout le monde, comme en témoigne Nathalie Bauche, qui a posé nue pour la première il y a deux ans. « Au début, on a très chaud, on est très gêné, relate la quadragénaire. Après, on est dans le bain, on arrive à se mettre à l’aise, les positions viennent naturellement. » En posant nue, la Saint-Amandoise ressent une grande liberté et arrive à prendre davantage conscience de son corps. « À la fin de la séance, je suis émue de me voir sur une toile. On voit son corps autrement que sur une photo. »

Des modèles saint-amandois, Cyrille Auvity n’en trouve que peu. « Dans les petites villes comme la nôtre, c’est un peu compliqué car tout le monde se connaît. Les personnes qui seraient intéressées ont peur de se retrouver face à des gens qu’ils connaissent. » La compensation financière de 20 euros de l’heure pour les modèles de l’Atelier saint-amandois peut parfois les motiver à franchir le cap.

« Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle »

« J’ai parfois des étudiants en BMA (Brevet des métiers d’art au lycée Jean-Guéhenno NDLR) qui ne sont pas de Saint-Amand. » Quant à l’âge et aux critères physiques requis pour être modèle, il n’y en a pas. « Tout est intéressant à dessiner, confie Cyrille Auvity. Les critères physiques de la beauté tels qu’on les connaît aujourd’hui ne sont finalement pas très appropriés pour le dessin. Une fille très mince n’est pas facile à dessiner, il n’y a pas de formes, les ombres ne s’accrochent pas dessus. »
Marion Lapeyre

Source : http://www.leberry.fr/saint-amand-montrond/loisirs/art-litterature/2017/10/16/rencontre-avec-des-modeles-qui-acceptent-de-poser-nus-lors-des-ateliers-a-la-maison-des-associations_12591525.html

Belle réflexion !

Belle réflexion !

 

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Réalisation de Eri Kel

 

 » Parce que le corps est vie … et donc mouvement. »

Par Eri Kel 

Ce soir

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Ce soir

Ce soir,
Je ressens le besoin de boire,
De boire en moi tout mon désespoir,
Car j’ignore qui je suis où je vais : Ciboire !

Un gros mot,
Qui exprime bien des maux,
En moi coule le sang de mes aïeux,
Qui m’ont transmis la noblesse d’être valeureux.

Mes dents sont ceux d’un loup,
Mon regard plonge dans la nuit à chaque coup,
De mon corps blessé par les médecins et leurs scalpels,
Et pourtant, je crie, je hurle et au loin des terres j’appelle.

Ce soir, je suis seul.
Seul de corps et d’esprit,
Ainsi en a voulu la vie et c’est ainsi.
Qui d’entre vous me suis ? Qui bien le veuille ?

Boire un verre imaginaire,
Pour effacer mes peines de cet hier,
Trouver le courage de continuer le combat,
Protéger le futur de ma nation, de ma patrie de ces faux pas.

Ce soir ou cette nuit,
Ou bien serait-ce un autre demain ?
Où le peuple se prendra peut-être en main ?
Alors là, entre vous et moi, je n’en sais vraiment rien.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femme d’ébène

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Avec la permission de Lys Tiger photographe

 

Femme d’ébène

 

Femme d’ébène!

Votre beauté réchauffe mes veines,

Devenues froides par la cruauté de cette humanité,

Pour laquelle nul en ce monde ne peut vivre dans la vérité.

 

Femme aux lignes tellement pures,

Délivrez-moi de mes souffrances, je en conjure.

Permettez-moi de me blottir dans la chaleur de vos bras,

Laissez-moi m’étendre près de vous dans le silence comme il se doit.

 

Embrasser les moindres parcelles de votre corps,

D’une telle grande beauté encore plus précieuse que l’or.

Laissez-moi effleurer votre peau avec tendresse et volupté.

Mon humble désir de vous faire l’amour n’est point un grand péché.

 

Se connaître dans une parfaite intimité,

Sous le regard des cieux ou bien devant l’éternité,

Harmoniser nos gestes telle une mélodie jouée par les chérubins,

Ô que ce serait tellement merveilleux ! Ô que ce serait tellement divin !

 

Ô femme de l’Afrique noire !

Par votre grâce vous enjolivez mon cœur !

M’accorderez-vous votre main pour aller vers ce lendemain ?

Pour cette nuit, je vous offre ma nudité même si je n’ai  pas de mains.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Source : https://lys-tiger.book.fr/galeries/de-marbre/

Prises sur le vif

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Prises sur le vif

Bonjour tout le monde,

Je profite du temps pluvieux qui s’abatte actuellement sur la région de Québec pour rédiger un article portant sur un aspect précis de la nudité artistique. Un aspect qui est des plus importants si on veut donner une authenticité à chacune des poses. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’être pris sur le vif, dans l’action et dans l’instantanéité de la pose. C’est avec un peu de tristesse de constater que la majorité des modèles nus entretiennent souvent des poses où le moment présent semble être sous l’emprise d’une idée préconçue, d’une carence dans les mouvements inhérents à la vie. D’ailleurs, peut-on imaginer la vie sans le mouvement et sans le temps ?

Pour ma part, et je crois bien que vous le savez déjà, il m’arrive très souvent de déambuler entièrement nu lors des périodes de repos durant les séances de nudité artistique, à moins que la personne responsable du groupe me demande de remettre mes vêtement, afin de permettre aux élèves de saisir les multiples gestes qui expriment toute la force qui habite mon corps. Je suis vivant en tous temps et en particuliers sous les yeux des artistes en herbe. Comme je l’ai dit sur certains articles, être nu en tant que modèle, c’est avant toute chose, être un témoin de la vie qui nous habite et qui nous entoure.

En ce qui concerne cette photo prise à l’occasion de mon dernier court séjour à Montréal, où j’ai eu la chance d’assister à un festival d’art érotique de grande envergure, elle m’a bien amusé. Tout y est présenté de manière quelque peu humoristique et avec une certaine provocation. L’humour se retrouve notamment dans l’exposition, sans pour autant verser dans le voyeurisme, ni  dans l’exhibitionnisme, d’un geste tout à fait banal. Qui n’a jamais fait pipi ?

Tout y est montré de manière agréablement agréable. La couleur rougeâtre de la photo, la pleine nature où se trouvent les deux dames qui, part leurs sourires, ne semblent en aucun cas être offusquées par la présence du photographe. S’attendaient-elles à être prises sur le vif de cet instant, reconnaissons-le d’emblée, assez intime ? Peut-être que si, peut-être que non ! Toutefois, l’originalité de la pose donne à la photo un cachet spécial, un petit je-ne-sais-quoi qui la rend si unique, si amusant, si agréable à regarder sans pour autant fixer notre attention sur le geste même de la jeune dame. Autrement dit, la photo est en elle-même belle en soi avec ou sans cet acte des plus naturels.

Je termine cette missive en vous rassurant sur un point majeur. Même si je suis ouvert d’esprit en tant que modèle vivant, je n’irai jamais à faire de telles poses lors d’une séance de nudité artistique. Question de professionnalisme !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada