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Nuit blanche

 

nuit blanche

Source photographique : https://photonoirblanc.com/

 

Nuit blanche

 

Glissant dans mes draps de satin,
En souhaitant tant dormir jusqu’au petit matin,
Fatiguée ! Épuisée ! Par tant d’efforts et de chagrin,
Je ne voulais que renaître dans un doux sommeil avec entrain.

 

Mais, voilà !
Tu étais simplement là.
Dans mes pensées et dans mes songes,
Trottant dans ma tête telle un souris qui me ronge.

 

Pourquoi ne voulais-tu pas partir ?
Pourquoi étais-tu là à toujours me sourire ?
Tu étais beau tel l’astre du jour valsant dans le ciel,
Sans geste brusque, tu me fis découvrir mille merveilles.

 

Me transportant dans tes bras musclés,
Notre amour serait-il en fin de compte notre clé ?
Celle qui ouvrira la porte de notre destin, de notre route ?
Maintenant, je le sais. Je le crois et même je n’en ai aucun doute.

 

Ne tarde pas, Ô mon amour, à me revenir,
Car pour toi, Ô mon chéri, mon coeur soupire,
Je te sens tout en moi au plus creux de mes hanches,
Voilà la raison de tous mes fantasmes en cette nuit blanche.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Verdure qui passe!

Verdure d'été!
Verdure qui passe!

Verdure qui passe!

 

Ô parents et amis des saisons de jadis,

Je vous le jure et à jamais je vous le redis;

Chose est certaine en ce monde que la douceur de l’été n’a pas son pareil.

Et ses couleurs si bigarrées sont à mes yeux de pures merveilles.

 

Admirer les diverses formes de la grâce propres à la féminité,

En secret, bien entendu, afin de ne point les offenser.

Car un chaste regard est toujours pour toutes ces dames,

Au plus haut point apprécié tant par leurs cœurs que par leurs âmes.

 

Ô verdure incommensurable de ce bel été!

Toi qui défiles au gré du temps et qui pourtant sans répit revient,

Tu nous rappelles certes notre funeste destiné,

Que de notre naissance, hélas un jour, notre mort survient.

 

Mais, d’ici-là, inutile de songer ne serait-ce qu’un seul instant,

À ce triste moment de notre trépas qui nous fait faux bond,

Profitons dès maintenant chers comparses de ce soleil resplendissant,

Et délectons-nous de ce plaisir si délicieux tel un simple bonbon.

 

Oui, je vous le redirai sans cesse quitte à en perdre la voix.

Que nous sommes, au cas où vous l’ignoriez, des enfants de la lumière,

Et dire le contraire, vous pouvez en être convaincus, n’est que des chimères.

Ceci dit ! Marcher sous l’astre du jour, telle est notre ultime voie.

 

Le royaume d’Hadès envie les mortels que nous sommes depuis l’éternité.

Tandis les dieux de l’Olympe, de leurs trônes imposants, redoutent notre science,

Laquelle ils le craignent fort assurément dans un profond silence,

Nous permettra peut-être de leur dérober le secret de l’immortalité.

 

Ne cessons pas de bénir la vie pour ce qu’elle nous donne,

Et faisons l’amour avec fougue et grand plaisir,

Et festoyons gaiement avec une chanson que l’on fredonne,

Sans oublier de partager avec les démunis afin de leur donner un sourire.

 

Ô verdure d’un bel été!

Tu me rappelles avec délicatesse ma destinée,

Qui est d’une étonnante frivolité:

C’est d’aimer et d’être aimé.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada