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Ses nouveaux souliers

Ses nouveaux souliers
« Ses nouveaux souliers » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ses nouveaux souliers

 

Hier soir, j’ai rencontré une jeune dame.
Pour qui mon coeur était tous feux, tous flammes.
Je lui offert un petit café dans un bistro près du métro,
Ah ce que j’étais bien avec elle car tout paraissait si beau.

 

Aimeriez-vous venir chez-moi ? Lui demandais-je.
Avec plaisir elle me répondit avec un regard tellement coquin,
Un regard qui m’invita à la prendre dans mes bras jusqu’au matin,
Une fois chez-moi elle s’est empressée d’être nue. L’embrasser le devais-je?

 

Allez mon bel homme ! Tu as aussi envie de moi que moi de toi, me dit-elle.
Nous allons des lors prestement dans ma chambre telle une joyeuse ribambelle,
Sentant le parfum des lavandes de sa France, pays de ces femmes si belles.
Étendue dans mon lit je la savourais jusqu’à l’expédier au septième ciel.

 

Une fois notre appétit charnel comblé et notre soif rassasiée
Une fois ma chaude et blanchâtre semence en elle par jets versée,
Comme de vieux amants, nous nous sommes l’un dans l’autre endormis.
Ne me doutant pas de la drôle de surprise que j’aurai sur le coup de midi.

 

Elle avait apporté ses délicats sous-vêtements faits en dentelle,
Elle avait apporté sa robe de satin qui lui donnait un air d’hirondelle,
Mais par un geste de grande bonté afin que je ne puisse jamais l’oublier,
Elle avait déposé à côté du lit du péché avec délicatesse ses nouveaux souliers.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada