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Je n’y suis pour rien

Je n’y suis pour rien. Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle : gfriedberg

Je n’y suis pour rien

 

Appuyé sur le cadre de la fenêtre,

Je ressens en moi tout mon mal-être,

Un profond mal-être qui n’en finit plus,

Étouffé par mes vêtements alors que je suis nu.

 

Regardant au loin pour y trouver refuge,

Loin de ce frère qui n’avait pas compris et qui me juge,

Alors que je voulais protéger le repos de notre mère,

La prémunir de revivre de nouveau ce véritable enfer.

 

Pourquoi tourner le fer rouge dans nos plaies?

Rappeler en pensées ce drame si horrible, si laid?

Ouvrir des livres écrits à l’encre si sombre, si noire?

De ces livres longtemps enfouis dans nos mémoires.

 

Méritais-je de me faire traiter de Juda?

Alors que je souhaitais garder ce triste souvenir,

Cet événement qui arracha à jamais mon plus beau sourire,

Pour toujours loin de mon âme, de mon être, de mon corps, de moi.

 

Je n’y suis pour rien dans toute cette histoire,

Qu’on me laisse tranquille tant mon esprit avant que vienne le soir,

J’ai depuis longtemps tourné la page de cette période de mon enfance,

Pour être franc, puisque tu n’as pas compris, maintenant je m’en balance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis la femme du fermier

Je suis la femme du fermier
Je suis la femme du fermier de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-farmers-wife-852205731

Je suis la femme du fermier

 

Je suis la femme du fermier,

Celui hier qui a été enterré,

Revenu du front si blessé,

Je n’ai pas pu le sauver.

 

Il était parti rejoindre ses amis,

Défendre familles et patrie,

Nous étions tellement épris,

Mais je n’avais rien compris.

 

Combien de nuits j’ai pensé à lui,

Me demandant s’il avait été pris,

Était-il en sécurité et bien nourri,

Était-il fait prisonnier par l’ennemi?

 

J’espérais tant son retour,

En m’occupant de notre enfant avec amour,

Lui parlant de son père avec tendresse,

En la serrant dans mes bras avec délicatesse.

 

Certes nous ne manquions de rien,

Car cette terre je la travaillais de mes mains,

Avec le cœur au ventre et la fierté à l’âme,

Pendant que mon époux entre ses mains serrait son arme.

 

Puis, sans crier gare,

L’esprit de la guerre fit son art,

Un coup de canon retentit au loin,

Lui fit perdre son arme la rage aux poings.

 

Bruit sourd retentit dans sa tête et lui fit perdre l’esprit,

S’évanouissant en étant entouré d’ennemis ébahis,

De le voir encore vivant après une telle violence,

Était-il protégé par la divine Providence?

 

Fait prisonnier il fut interné dans un camp,

Où il s’ennuya de sa famille longuement,

Conflit terminé il fut bien libéré de corps,

Avec son âme brisée par tous ces tors.

 

J’ai ouvert grand les portes de mon cœur,

À cet homme devenu étranger face à mes peurs,

Semblable au dehors mais si différent en dedans,

Quelle souffrance a-t-il vécu pour l’amener vers le néant?

 

Aucun mot de sa bouche ne sortir évidemment,

Malgré mes questions posées bien gentiment,

Seules quelques larmes sur les joues coulèrent lentement,

Me laissant craindre le pire malheureusement.

 

Par une nuit de clair de lune et un ciel étoilé,

Dans le silence de cette chaude nuit d’été,

Sous un arbre feuillu il mit fin à ses souffrances,

Ignorant nos années d’amour et de romance.

 

Je suis la femme de ce cet homme que vous m’avez volé,

De cet homme qui depuis tout le temps j’ai tant aimé,

Comment vais-je faire pour expliquer à notre enfant chéri,

Que son père a connu l’enfer sur terre avant d’aller vers le Paradis?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir garder son équilibre

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Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Photo par David John Source : https://www.deviantart.com/tommothetog/art/A-Fine-Balance-849098027

Savoir garder son équilibre : un grand art

Savoir garder son équilibre peut paraître une chose aisée à réaliser. Or, il n’en est rien. Surtout en cette période dans laquelle les points de repère semblent être détruits ou du moins occultés par une force obscure. En effet, notre vulnérabilité telle que représentée par la nudité de ce modèle féminin d’une beauté exceptionnelle est de plus en plus dévoilée au grand jour. 

Être aux aguets de manière constante face à tout ce qui nous entoure absorbe inexorablement notre énergie et nos pensées parfois de manière tacite parfois de manière directe. Que puis-je dire des désastres qui nous sont montrés dans les médias de masse? Ici, l’essentiel est de se distancer par ce que nous voyons tout en gardant en soi notre humanité. C’est souvent un tour de force incroyable qui nous est demandé de manière quasi quotidienne.

Pour ce qui est des relations amicales ou bien amoureuses? Alors là, toutes les gammes des émotions peuvent ébranler les âmes les plus solides. Une parole mal interprétée, un geste mal placé sans pour autant y avoir eu une intention malveillante et j’en passe. Aimer est un art. Mais savoir garder son équilibre mental au sein de toute relation tant amicale qu’amoureuse relève d’un grand art. 

Bref, savoir garder son équilibre est loin d’être donné à tout le monde. Certains ont une capacité d’adaptation, élément essentiel à tout équilibre mental, étonnante tandis que pour d’autres, un rien ne les détruit à tout jamais. Sachons garder notre sang-froid face à tout ce qui nous entoure. Sachons mettre une distance entre ce que nous voyons et ce que nous ressentons. Et, enfin, évitons de nous laisser submerger par nos propres émotions lesquelles peuvent gruger toute notre volonté.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me sens si bien

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Je me sens si bien Par RollandJr St-Gelais photo par Rick B., Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/I-Feel-Good-848790653

Je me sens si bien

 

Que la vie est belle,

Quand je suis avec toi,

Que nous faisons l’amour toi et moi,

Tout me paraît être une pure merveille.

 

Je te sens si attirante,

Que réaliser mes fantasmes me tente,

Te voir ainsi nue et le dos tourné allègrement,

Le dos tourné me présentant tes fesses gentiment.

 

Attendant le moment venu,

Ce moment tant désiré, tant voulu.

Où je sentirai mon phallus pénétrer ton intimité,

Et que tu en redemanderas encore jusqu’à ta satiété.

 

J’adore prendre mon temps,

Pour te satisfaire bien évidemment,

Sentir la moiteur de ton être de femme,

Jusqu’au plus profond de ton la féminité de ton âme.

 

T’entendre crier de jouissance,

Fais de mon être une perpétuelle adolescence,

Rêvant à tous ces dames des magazines que j’ai regardés,

De ces magazines du marchand que j’ai par inadvertance empruntés.

 

Je me sens bien que je te vois jouir,

Car c’est là ou je prend tout mon plaisir,

Mon plaisir inavouable est avant tout le tien,

Car sans toi, ô mon amour, je suis absolument rien.

 

Je me sens bien jusqu’au petit matin,

Car te faire jouir est mon seul désir jusqu’au lendemain,

T’entendre gémir, crier jusqu’à te voir pleurer de bonheur,

Jusqu’à l’aurore où je savourerai tes lèvres en cette précieuse heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada