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Tellement seule je me sens

Tellement seule je me sens
Tellement seule je me sens Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Louis Reed Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/tarnished-untruthed-soliloquies-772506959

Tellement seule je me sens

 

Seule dans cette pièce en blanc,

Je me revois lorsque j’étais qu’une enfant,

Me posant sans cesse tant de drôles de questions,

Et à mes parents trop occupés à me répondre comme de raison.

 

Je revois la table où la famille entière se réunissait,

Ah ! En ce temps-là, je me rappelle comme on s’aimait.

Mes frères et moi on se chamaillait mais vite on oubliait,

Car en chacun de nous faire vraiment confiance on le pouvait.

 

Je revois les membres de la famille d’antan,

Les yeux de mon père en regardant ma mère,

Ne sachant quoi dire comme un poème pour lui plaire,

Mais de son cœur émergea tant d’amour dans ses yeux brillants.

 

J’entends les plaisanteries de mon frère ainé,

Qui pour faire rire cette grande tablée, il n’en était pas gêné.

De raconter l’une après l’autre tant de blagues pas trop salées,

Pour ne pas notre tendre et pieuse mère par ses celles-ci l’offusquer.

 

Maintenant que de longues années ont passé,

Nos bien-aimés parents sont depuis longtemps enterrés,

Chacun de cette maisonnée a trouvé son chemin à tracer,

Même moi loin d’ici je suis partie vers un pays si étranger.

 

Un pays peuplé de gens extraordinaires,

Qui ont construit une grande nation sans faire la guerre

Qui ont dans leurs bouches que des mots d’amour et de paix,

Mais tôt ou tard, devoir revenir en ces lieux du passé, je le devais.

 

Je n’ai pas eu le temps de vous dire comme je vous aimais,

Car pour une folie de jeunesse, j’ai dû m’enfuir et ne revenir jamais.

De l’œuvre de l’oubli parfait j’ai cru que le temps l’avait enfin fait,

Tellement seule je me sens devant ces murs d’un blanc trop parfait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

 Canada

 

Sur un banc

Sur un banc
Sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Villa-Borghese-Rome-845449480

Sur un banc

 

Il y a de cela quelques années,

Dans un temps où nous pouvions voyager,

Je suis allé découvrir la ville magnifique de Rome,

Y voir les monuments, goûter les mets, voir femmes et hommes.

 

Car il est inutile de voir du pays sans discuter avec les gens qui y sont,

En effet, j’adore écouter les accents qui me font penser à des chansons.

Ces chansons me font rêver au soleil de la Mer Méditerranée,

Tandis que d’autres me font voir tant de coins étrangers.

 

C’est en allant au Vatican,

Qu’épuisé je suis allé sur un banc,

Ouvrant les yeux de mon cœur, je vis des êtres humains.

Des gens venus en pèlerinage pour se rassurer face à leur destin.

 

Un enfant me regardait plein de questions,

Qu’il posa à son père près de lui avec raison,

Son père le prit dans ses bras et lui dit tout bas,

Une réponse en me souriant qu’avec facilité je repéra.

 

Puis vint à mes côtés un vieil allemand,

Avec lequel j’ai entamé une discussion me connaissant,

Il me raconta quelques péripéties de sa vie et de ses amours,

De sa jeunesse, de son expérience, et ce sans trop de détour.

 

J’ai tiré à travers ces deux exemples, un grand enseignement.

Que la vie est ainsi faite pour tous car on agit pour son bien,

On fait tout son possible pour de meilleurs lendemains,

Assumer son passé, vivre le présent à pleines mains.

 

Sur un banc, je me suis reposé.

Avec un pur étranger j’ai pu discuter,

Par la tendresse d’un père répondant à son enfant,

C’est là que j’ai appris que nous sommes fils de Dieu assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

De doux souvenirs

Chauds souvenirs
Doux souvenirs ! Poème de RollandJr St-Gelais de Québec au Canada Réalisation photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Warm-memories-845445180

De doux souvenirs

 

Dimanche matin !

Tout est calme, je n’entends rien.

Sauf quelques oiseaux gazouillant en cœur,

Perchés dans les arbres près d’un champ de fleurs.

 

De ce champ de fleurs aux noms étrangers que m’offrit mon époux,

Une seule fleur ne suffisait pas tellement il m’aimait comme un fou.

Des magnifiques fleurs si colorées qui enjolivèrent mes journées,

Dont leurs parfums égayèrent les jours sombres ou ensoleillés.

 

Voilà maintenant plus de trois ans qu’il est parti,

Vers un monde meilleur, au Paradis, à ce que l’on dit.

Me laissant bien seule avec toutes mes nombreuses pensées,

Mon cœur brisé pourra-t-il un jour de nouveau autant aimer?

 

Mais heureusement qu’il y a toutes ces fleurs aux arômes si purs,

Qui me rappellent que la vie se conjugue tant au présent qu’au futur,

Et que peu importe les événements du passé, il faut garder le sourire,

Ce qui ne m’empêche guère de mon époux en garder de doux souvenirs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous vieillissons

Nous vieillissons
Nous vieillissons Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu. Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/SilverHair-Woman-829072654

Nous vieillissons

Que nous le voulions ou non, nous vieillissons. Les années deviennent des mois, les mois des semaines, des semaines des jours et les jours des heures. Parfois, nous sommes fiers de nos bons coups mais plus souvent qu’autrement émergent en nous des regrets. Des regrets qui se rapportent davantage à ce que nous n’avons pas fait qu’à ce que nous avons fait.

Puis viennent les souvenirs de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés. Quelques fois des prières pour le repos de leurs âmes aux cieux sont adressées. D’autres fois, une simple pensée pour les incroyants amplement leur suffit. À chacun leur foi, leurs espérances et leurs illusions. Car nul ne le sait ce qu’il y a de l’autre côté du pont comme de raison.

Les cheveux blancs sont la richesse accumulée au fil des années. Des années tricotées au fil des expériences du passé et des jours comptés. Des cheveux blancs qui embellissent telle une couronne d’argent le doux visage d’une mère et d’un père souvent oubliés par leurs enfants trop occupés goûter à la saveur insipide du numérique. De cette saveur imposée par conglomérats situés dans une vallée de silicone.

Oui, nous vieillissons. C’est la loi ultime pour tous. Que nous soyons riches ou pauvres, nous vieillissons. Nul ne peut y échapper. Mais, tant qu’à vieillir, vieillissons en chantant. Une chanson d’amour, une chanson d’antan, une chanson pour agrémenter le temps. Le temps que l’on a pour vaquer à nos occupations. Vieillissons avec le cœur léger car c’est la source du bonheur véritable.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le passé appartient au passé

Autrefois
Le passé appartient au passé Texte de RollandJr St-Gelais Photo libre de droit d’auteur Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-00949-4901-844314150

Le passé appartient au passé

Bon début de semaine tout le monde,

 J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout va à merveille et même plus. En effet, que puis-je demander de plus à la vie que de débuter la semaine avec une journée ensoleillée, d’avoir la chance de dormir dans un lit douillet et de prendre un bon petit déjeuner tout en appréciant d’avoir une excellente santé? Savoir apprécier l’instant est semble être une faculté rarissime en ce monde. Bref, merci la vie et merci mon Dieu.

Cela m’amène à me questionner sur ce qui fait que ma vie soit si belle. Je répondrais qu’un aspect fondamental de ma vision de la vie a contribué fortement à mon petit bonheur. Un aspect qui s’est développé tant au fil de mes expériences personnelles que sur mes réflexions de vie. Certes, chaque être humain possède une expérience de vie qui lui est propre. Ce qui confère une importance égale à chacune d’entre elles d’où la primauté du respect à l’égard du prochain car, comme l’affirme si bien le dicton : Parcours un kilomètre dans les chaussures d’autrui avant de le juger. Enfin bref, ledit aspect s’est construit de manière tout à fait graduelle.

Cet aspect est celui qui a pris le plus de temps à se développer. Et pour cause puisqu’il concerne ma vision de ce que j’appellerais les événements du passé. Non pas que j’ai été malheureux. C’est même loin d’être le cas. Croyez-moi sur parole. Ce qui ne m’a pas empêché de revoir quelques éléments de ma vie et de me questionner sur le pourquoi des choses. Pourquoi suis-je né ainsi? Pourquoi le décès de mon frère en 1972? Pourquoi m’être fait fourvoyer par un avocat sans scrupule en 1984? Pourquoi du pourquoi et de tout ces pourquoi? Que de questions sans réponses!

Sans réponses? Pas tout à fait puisqu’il existe une réponse infaillible à toutes ces questions. Une réponse si simple que peu d’entre nous la découvre. Il s’agit de savoir tourner la page et la tourner pour de bon. En effet, à quoi bon ressasser les événements de jadis alors que nul d’entre nous n’a la capacité de revenir en arrière. Qui plus est! Revenir en arrière et faire les choses autrement risque à son tour d’être à la source d’autres erreurs aux conséquences plus désastreuses que les précédentes. Ce qui a été fait est fait. Un point, c’est tout.

Il y a aussi une chose qui doit être dite une fois pour toutes. Le passé ne peut pas avoir toujours été sombre puisqu’il faut que la présence de la lumière, une présence aussi minime soit-elle, pour éclairer l’existence de chaque être humain. Bon! Je reconnais que mon positivisme a une influence remarquable dans ma façon de voir la vie. C’est peut-être mieux qu’il en soit ainsi. Quoiqu’il en soit, un peu à l’image du yin et du yang, la lumière et la noirceur ne peuvent exister l’un sans l’autre.

Il y a dans chaque existence, du moins je le souhaite ardemment, une présence lumineuse qui ravive le goût de vivre. Cela peut être une simple phrase, un geste humble, un regard amical ou tout autre action que l’on réalise à l’égard de nos semblables tout comme ces derniers peuvent faire envers nous. Attention ! Souvenons-nous que nous sommes interdépendants non seulement dans nos gestes mais aussi dans nos pensées.

En effet, nos pensées précèdent souvent nos actions avant même qu’elles soient commises. C’est pourquoi il est impératif de toujours porter attention aux idées que nous nous faisons de la réalité. D’ailleurs, la réalité pour l’un peut être fort différente pour l’autre. Ce qui est encore plus le cas de notre interprétation du passé lequel est vu que par des spectres construits par notre subconscient. Quoiqu’il en soit, le passé est le passé. Et, qu’il soit simplement fait en noir et blanc, il possède un charme qui lui est unique. Une unicité qui lui confère une richesse extraordinaire.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada