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La belle bohémienne

La belle Bohémienne
Réalisation par Jacq. Christiaan des Pays-Bas

La belle bohémienne

 

Parcourant le long chemin,
Cherchant un lieu où vivre où rester,
Le temps d’un frais printemps et d’un chaud été,
Quittant ce lieu aussitôt le froid annoncé sans lendemain.

 

Témoin de leur histoire mouvementée,
La belle bohémienne peut allègrement en raconter,
De son peuple souvent méconnu mais tellement mystifié,
Peuple courageux à la recherche d’une terre et de grande liberté.

 

La belle bohémienne est comblée,
Tant par sa beauté exquise que par ses talents innés,
Ses talents de prédire l’avenir par sa main douce et tatouée,
Et par sa lecture d’une de boule de cristal, elle voit venir son bien-aimé.

 

Belle bohémienne !
Dame si fière et si noble telle une reine,
Dame au cœur pur cherchant que le bonheur,
Accepteriez-vous de partager avec moi quelques heures ?

 

Simplement quelques heures de votre précieux temps,
Afin d’admirer votre beauté en écoutant une chanson remplie de gaîté,
Un air de joie de votre digne peuple qui a parcouru tant de pays ensoleillés,
Une mélodie de guitare que vous seuls, ô bohémiens, vous savez si bien jouer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada